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    Les troglodytes de Turquant

     

    Par François Silvan
    source : Détours en France n°170, p. 63
     

    C’est à Turquant que vous verrez les exemples de troglodytes les plus spectaculaires. La municipalité a eu l’heureuse initiative de créer un village des métiers d'art en restaurant et en sécurisant une quinzaine de caves troglodytiques.

    Dans les caves troglodytiques, vous pourrez observer, par exemple, le travail d’un bijoutier, d’un sculpteur sur pierre, d’un souffleur de verre au chalumeau (!)..., ou simplement y déguster les bières locales – Troglotte ambrée ou Piautre blonde – au très convivial Bistroglo. Le parcours Patrimoine métiers d’art vous guidera.

    Troglodyte à TurquantMusée de la "Pomme Tapée". La dégustation de cette spécialité vous laissera un souvenir exceptionnel ! Véritable industrie au XIXe siècle, cette activité est aujourd'hui unique en France.

     Ne ratez pas le « troglo » musée des pommes tapées, qui met également en scène ce que fut la vie dans les caves de coteau, et auparavant le travail des carriers. « L’extraction de la pierre remonte ici aux Xe-XIe siècles jusqu’ à ce que l’activité soit abandonnée au XVIIe siècle », indique François Vermeulen, propriétaire du Troglo des Pommes Tapées, tout en avançant dans une veine de 60 mètres de profondeur sur 6 de largeur. « Et encore, il y a beaucoup plus grand, ajoute l’artisan. On relève ici cinq niveaux de cave différents, avec un “ciel de cave” de 16 mètres. Certaines pierres de tuffeau d’ici se sont retrouvées à l’abbaye de Westminster ou au Kremlin », affirme-t-il. 
Et si vous êtes en vélo, empruntez le passage troglodytique aménagé pour La Loire à Vélo à Souzay-Champigny, en repartant sur Saumur, histoire de finir votre circuit sur une note spectaculaire.

    souffleur dans une grotte troglodytePascal Marchiset (ici dans son atelier troglodyte) est diplômé de l’école Dorian et détenteur du brevet des métiers d’art. Le village des métiers, visité par 50 000 personnes en 2011, est à l’origine de la création de 35 emplois.

     

    Art et Culture 3:  Les troglodytes de Turquant

     

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    Château cathare : Montségur, l'ultime refuge

     

    Par Détours en France
    source : Hors Série - Châteaux de légende, 2013, p.100
     

    De tous les châteaux cathares, Montségur n’est pas le plus spectaculaire. Mais le plus émouvant, certainement ! Découverte.

    MontségurPointant au sommet d‘un piton rocheux, ou « pog », de 1 200 mètres, surplombant une forêt de cistes et d’épineux, et le village, Montségur fut partiellement rebâti sur les bases des fortifications qui abritèrent les Cathares jusqu’à leur reddition, en 1243, après dix mois de siège.

    Une histoire émouvante

    Le refuge des "hérétiques"

    Pour qui a visité Peyrepertuse, la « Carcassonne céleste », véritable ville dont les longs remparts jouent avec le vide, la première vision de Montségur peut décevoir. Ici, rien de grandiose : des murailles déchiquetées d’où émerge la silhouette martyre d’un donjon tronqué.

    RempartsLe château de Montségur, qui fut le théâtre d'un holocauste et de la reddition des Cathares, démontre, par sa situation, à quel point la nécessité de s'isoler, se réfugier, se protéger a, dans l'Histoire du Moyen Âge, animé les hommes, lesquels ont pour cela soulevé des montagnes.

    Lorsqu’on grimpe à l’assaut du « pog » de Montségur, à travers une végétation aride de cistes et d’épineux, l’imagination travaille. Le sentier sur lequel vous posez vos pas ? Oui, c’est bien celui-là qu’ont foulé les deux cents Cathares venus se réfugier dans la forteresse du maître des lieux, Raymond de Péreille.

    Suivez le sentier :

    Le sentier se fait escarpé avant d’arriver au pied de la forteresse. Une petite porte, au sud : c’était le seul accès possible à Montségur. Le choix du site, sur un piton à 1 200 mètres, rendait le lieu sûr, segurus. En grimpant jusque là-haut (comptez une bonne demi-heure), on comprend mieux qu’il ait séduit l’église cathare, à la recherche d’un refuge pour ses derniers fidèles.

    Celui-là qu’ils descendront le 16 mars 1244 pour aller au bûcher destiné à ceux qui refusent d’abjurer leur foi. Au demeurant, sur le côté du sentier, le visiteur peut croiser une croix commémorative, dressée en 1960 au sein d’un lieu dénommé « Prats dels Crémats » (Champ des Brûlés). Depuis, elle est régulièrement fleurie.

    Prise du fort

    Reconstruit dès 1204, Montségur a parfaitement joué ce rôle jusqu’en 1243 : les troupes de Louis IX décident alors d’attaquer ce nid d’hérétiques en représailles après l’attentat d’Avignonet qui a coûté, l’année d’avant, la vie à deux inquisiteurs, Guillaume Arnaud et Étienne Saint-Thibéry, mandatés par le pape.

    FortificationQui put imaginer qu’avec une telle situation la forteresse succomberait sous les coups et la patience des assaillants ?

    Mais la citadelle, qui épouse parfaitement le relief du pog, est bien défendue : les assaillants s’épuisent et les catapultes, situées trop en contrebas, ne parviennent pas à entamer les murailles. La situation s’éternise plusieurs mois jusqu’à l’intervention d’une poignée de Gascons.
    Par une rude nuit d’hiver, ils grimpent sur le pog à l’endroit le moins défendu, parce que protégé par un relief très accidenté : la falaise dite du « roc de la tour » est aujourd’hui classée hors catégorie par les clubs d’escalade ! De là, les assaillants s’emparent d’une barbacane qui sert de poste avancé et construisent une machine qui va bombarder sans relâche les murailles du château.

    StèleL’histoire des Cathares suscite un tel engouement qu’un monument a été érigé sur les flancs de la montagne en 1960 par la Société du souvenir et d’études cathares commémorant cet événement marquant que fut le bûcher.

    Quelques semaines plus tard, Montségur tombe enfin, après dix mois de siège. Le chef des assiégés, Pierre-Roger de Mirepoix, négocie la vie sauve pour les laïcs et ceux des « parfaits » qui abjureront leur foi. On connaît la suite : ils seront 207 à préférer les flammes du bûcher.

    La visite du lieu

    La porte au sud donne accès à l’intérieur du château et à la cour intérieure. Il y avait autrefois des bâtiments adossés aux remparts, comme le prouvent les trous de boulins dans les murs, destinés à recevoir les planchers. Là, les vestiges du donjon : on y pénétrait par une porte au premier étage, avec un accès direct par le rempart.

    ChâteauAvion furtif, arme de guerre ? Les formes géométriques du reste de la citadelle peuvent donner matière aux plus vastes interprétations.

    Aujourd’hui, on se contente de pénétrer dans la salle basse, qui servait d’entrepôt pour les vivres. en face de vous, deux meurtrières : au solstice d’été, elles reçoivent les rayons du soleil qui ressortent par deux autres meurtrières placées juste en face. une particularité qui a beaucoup excité la curiosité des amateurs d’ésotérisme, lesquels viennent en pèlerinage à chaque solstice : hasard de l’architecture ? Ils y voient plutôt la preuve d’un culte rendu au soleil par les Cathares. Les yeux perdus par l’échappée de lumière, on se prend à rêver…

    Le trésor enfoui ?

    Lors de la reddition de Montségur, Hugues des Arcis, à la tête des troupes royales, donna plusieurs jours aux assiégés pour décider de leur sort. Une clémence — inhabituelle à l’époque de Simon de Montfort ! — qui alimente la légende du trésor des Cathares. Selon elle, une poignée d’individus se serait échappée à la veille de la reddition finale, emportant avec elle un hypothétique trésor. Nulle trace ne subsiste, à Montségur ou ailleurs, de ce magot qui a fait couler beaucoup d’encre. Mais, dès qu’il s’agit des Cathares, il est tentant de rêver, toujours !

    Hélas, l’Histoire nous rattrape : après la reddition des Cathares, Montségur fut reconstruit après 1245 par un nouveau seigneur de Mirepoix, qui fit allégeance au roi de France. Il n’a donc plus grand-chose à voir avec le château du seigneur de Mirepoix et ses protégés… Il est donc vain de chercher dans ses vestiges des « signes » qui viendraient alimenter l’imaginaire cathare. Qu’importe, la magie du lieu est quand même là : on peut bien rêver un peu ?

     

    Art et Culture 3:

     

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    Lunéville, le palais ressuscité

     

     

    Par Détours en France
    source : Hors Série - Châteaux de légende, 2013, p.54
     

    On le surnommait « le Versailles lorrain ». Dans la nuit du 2 janvier 2003, un terrible incendie ravage la demeure des ducs de Lorraine, chef-d’oeuvre de l’architecture monumentale du XVIIIe siècle. Dix ans après, le phénix renaît de ses cendres.

    Château de Lunéville

    Depuis les jardins à la française, la silhouette est toujours aussi altière et les toits triomphants. 

    Incendie dramatique

    En 1703, le duc de Lorraine Léopold décide la construction d’un palais qui prouvera à l’Europe son prestige et sa capacité à gouverner. Il faudra vingt ans pour que Lunéville devienne cette affirmation du pouvoir, à l’image de son modèle, Versailles. Un de ses successeurs, Stanislas, roi déchu de Pologne, va en faire le rendez-vous des lettrés de l’Europe avec, en guest-star, Voltaire.

    Jardins

    Dès son installation, en 1737, Stanislas, dernier duc de Lorraine, n’aura de cesse d’embellir les jardins. Ainsi sont nés un kiosque d’inspiration turque, le « Rocher », un village féerique, ou encore un pavillon de la Cascade. À sa mort, Louis XV fera tout détruire…

    Mais dans la nuit du 2 au 3 janvier 2003, il aura suffi d’une demi-heure pour que les flammes embrasent toute la toiture, anéantissant ainsi la chapelle et l’aile sud. Et avec elles la bibliothèque et des trésors inestimables, comme la correspondance de Napoléon, des ouvrages de Voltaire et des pièces uniques de faïencerie. Sans parler des appartements dévastés, des meubles et tapisseries anéanties.

    La malédiction du nain ?

    Depuis sa construction, Lunéville a été touché par treize incendies. Il n’en faut pas plus pour que certains affirment que le château est victime d’une malédiction. Le responsable en serait Nicolas Ferry, le nain de Stanislas. Réputé pour son mauvais caractère, celui qu’on appelait « Bébé » ou « Le Nain jaune » – allusion au personnage d’un conte paru en 1698 – aurait voulu ainsi se venger de son maître. Il est vrai que le duc Stanislas mourut après que sa robe de chambre eut pris feu au contact d’une cheminée…

    La résurrection 

    Aujourd’hui, le visiteur peut à nouveau visiter quelques pièces (visite libre et gratuite) : le vestibule, la salle des gardes, la salle des livrées, les salles voûtées qui servaient de cave à vin et l’escalier d’honneur. Sans oublier la chapelle, qui a retrouvé tout son lustre et accueille des concerts. Il peut aussi flâner à sa guise dans les jardins et rêver au Lunéville d’autrefois.

    Jardins

    Aux chartreuses, par exemple, ces petites maisons bucoliques réservées aux courtisans, à la pagode chinoise et au kiosque turc imaginés par le duc Stanislas. Ce dernier avait aussi conçu le « rocher », sorte de petit village féerique installé autour du canal, animé par 88 automates. Ce n’est pas le feu qui détruisit cette attraction, mais Louis XV : devenu propriétaire de Lunéville à la mort de Stanislas, il fit tout raser, pour cause de rigueur budgétaire !

    Quelques chiffres

    • 8 147 livres ont brûlé
    • 4 200 donateurs au sein de l’association Château des Lumières
    • 1 405 698 euros de dons pour restaurer une galerie du château
    • 103 millions d’euros : coût total des travaux, prévus jusqu’en 2015

    Art et Culture 3:  Lunéville, le palais ressuscité

     

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    Sur les traces de la Grande Guerre

    à Verdun

     

    Par Vincent Noyoux
    source : Détours en France n°179, p.20
     

    Verdun, Douaumont... Marchez sur les chemins de la mémoire, sur ces lieux dont le nom est à jamais associé à la Première Guerre mondiale.

    La nécropole nationale devant l'ossuaire de Douamont.

    Devant l'ossuaire de Douamont (Meuse), la nécropole nationale aligne 16 142 tombes de soldats français. Parmi elles, près de 600 stèles de soldats musulmans issus de l'empire colonial.

    On est à Verdun comme on est à Sarajevo, à Waterloo, à Stalingrad, à Pearl Harbor, à Troie ou à Alésia.

    La nécropole nationale et l'ossuaire de Douaumont

    Dans la forêt domaniale de Verdun, un long découvert planté de milliers de croix se déploient.  Derrière se trouve les trois ailes blanches de l’ossuaire de Douaumont. Là reposent les restes de 130 000 soldats allemands et français. Il faut gravir 204 marches pour accéder au sommet de la tour des morts et bénéficier, à 46 mètres de hauteur, d’un panorama sur le terrain en dispute parsemé d’une centaine de sites.

    La tour des Morts au centre de l'ossuaire de Douaumont.

    Au centre de l'ossuaire de Douaumont, la tour des morts. Au premier étage, un petit musée de la guerre. Au sommet, à 46 mètres, une vision globale des champs de bataille.

    Fort, tranchée, boyaux...

    Le fort de Souville

    Le fort de Souville est l'ultime rempart assurant la défense de Verdun après que le système défensif de Douaumont soit tombés aux mains des Allemands.

    Au fort de Douaumont, on sonde l’acier meurtri des tourelles, stupéfaits qu’un pareil dispositif soit tombé aux mains des Allemands pratiquement sans combats dès le début de leur offensive. Près d’un millier de ses occupants y laissèrent leur vie quand un dépôt de munitions explosa accidentellement le 8 mai 1916. On longe la Tranchée des Baïonnettes, puis le Boyau de Londres et ses poutrelles de ciment qui menait vers les voies ferrées à petit écartement. Partout des abris d’infanterie sur lesquels la mousse panse les cicatrices.

    La tranchée des Baïonnettes

    Monument emblématique du champ de bataille de Verdun, la Tranchée des Baïonnettes . La légende rapporte que, le 10 juin 1916, les soldats du 137e RI ont été ensevelis debout, fusil à la main, à la suite d'un bombardement.

    Boyau de Londres

    À proximité du fort de Douaumont (Meuse), le Boyau de Londres est un abri entre le fort et l'arrière, à proximité des voies ferrées étroites qui assuraient transports d'hommes et ravitaillement.

    Le lieu où se trouvait le village de Fleury-devant-Douaumont dans la zone rouge.

    Au cœur de la « zone rouge », le village de Fleury-devant-Douaumont a totalement été anéanti par les combats qui se déroulèrent de juin à septembre 1916.

    Découvrez aussi notre chronique sur le Mag de Campagne TV

     

     

    Art et Culture 3:  Sur les traces de la Grande Guerre à Verdun + vidéo

     

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    Passages couverts : les raccourcis romantiques

     

    Par Dominique Le Brun et Dominique Roger
    source : Détours en France n°156, p. 50
     

    Ils sont nés au début du XIXe siècle entre les grands boulevards et le quartier du Sentier. Avant que les chantiers d’Haussmann ne chamboulent les lieux et modifient les zones de chalandises, Paris en comptait environ cent cinquante. Aujourd’hui, il en reste une trentaine. Nous vous proposons de découvrir les plus beaux.

    Verdeau, Jouffroy, Des Panoramas : Au bonheur des premiers magasins

    Le passage Jouffroy

    Dès l’entrée dans un passage, le monde change. Au vacarme succède un calme ouaté, tandis qu’on oublie le temps qu’il fait dehors. Des verrières tombe une lumière diffuse, relayée par les éclairages des boutiques. On se sent bien, la notion du présent s’estompe, le décor est d’une autre époque.


    Le coude du passage Jouffroy


    Le passage Jouffroy, créé en 1846. Des merveilles vous y attendent, à commencer à l’ex-librairie Paul Vulin, dont l’interminable présentoir montre des livres d’art et catalogues d’exposition que l’on ne verra pas ailleurs. Le plus étonnant est plus loin, là où le passage fait un coude : quelques marches conduisent à la sortie du musée Grévin, et immédiatement sur votre gauche, voici l’hôtel Chopin, si coquet qu’on croirait un décor de film. Se succèdent encore d’autres commerces incroyables : La Boîte à joujoux (maisons de poupées), M&G Segas (objets rares et cannes de collection), la Maison du roy (décoration). Lorsque l’on sort sur le boulevard Montmartre, il faut se réhabituer à la frénésie du XXIe siècle !

    Entrée du passage Verdeau


    Le déphasage se ressent d’autant plus dans le passage Verdeau (ouvert en 1847): se succèdent un marchand de vieux appareils photos, la célèbre librairie La France ancienne où l’on trouve l’introuvable, celle de Roland Buret, truffée d’éditions originales de BD, la Galerie Mallard qui possède notamment de superbes bois gravés, et Le Bonheur des dames, véritable temple de la broderie au point de croix. Il y a même un excellent café-restaurant : Le Bistrot, aux tarifs plus que raisonnables. D’un côté, il mène au Faubourg-Montmartre ; de l’autre, il débouche sur les grands boulevards. Pratique !

     

    Passage des Panoramas


    Dans l’axe du passage Jouffroy s’ouvre celui des Panoramas : drôle de nom pour une galerie. Il vient du spectacle que l’on venait y admirer en 1799 lorsque l’Américain William Thayer fit construire ici deux tours circulaires dont les parois intérieures étaient tapissées de vues panoramiques représentant des paysages ou des scènes historiques. Jusqu’en 1830, date de leur destruction, les spectateurs avaient ainsi la sensation de voyager dans le monde ou dans le temps ! Ce fut la première période de gloire du passage des Panoramas. Tel qu’on le connaît aujourd’hui, il résulte des transformations effectuées en 1830, et il connut une seconde époque d’intense fréquentation lorsqu’Offenbach donna ses fameux opéras bouffes au théâtre des Variétés, voisin immédiat du passage. Enfin, le théâtre et le passage ont acquis la célébrité littéraire lorsque Zola en a choisi le cadre pour son roman Nana(1879). Le fond du passage s’ouvre sur des galeries perpendiculaires. Donnant accès au théâtre qui lui a donné son nom, la galerie des Variétés abrite le sympathique restaurant Les Coulisses. Plus loin, il faudra voir aussi les galeries Feydeau, Montmartre et Saint-Marc, plus commerçantes que pittoresques, mais que l’on ne peut s’empêcher de trouver sympathiques.

    Choiseul, Colbert, Vivienne : les galeries cultes et cultivées

    La galerie Choiseul

    Le passage Choiseul a changé lorsque le prix de l’immobilier a chassé les petites entreprises du centre de Paris, tandis que sur nos bureaux, les articles de papeterie étaient remplacés par les claviers et les écrans d’ordinateurs. C’est ici que l’on venait commander papiers à en-tête et timbres en caoutchouc, cartes de visite et agenda. La maison Lavrut maintient une tradition de belle papeterie, mais aujourd’hui, les boutiques de chaussures ne cessent de gagner du terrain.

    La galerie Colbert

     


    Rotonde de la galerie Colbert


    Splendeur du  2e arrondissement, la galerie Colbert a été sauvée de la ruine par la Bibliothèque nationale qui assuma les frais de sa restauration en 1985. Au centre, sa rotonde et la statue de bronze sont une ode à l’élégance, à peine voilée par le faux marbre de ses colonnes. Elle offre un décor de prestige à des établissements universitaires de haut niveau dont la liste intimide. Elle donne aussi accès au restaurant Le Grand Colbert, qui a conservé son décor Art nouveau des années 1880.

    La galerie Vivienne

     


    Le bistrot Vivienne


    La galerie Vivienne, 1826. Trois tronçons et trois entrées, rue des Petits-Champs, Vivienne et de la Banque. Elle totalise 176 mètres de longueur et montre une élégance assez rare, avec ses verrières, ses mosaïques, sa rotonde, son escalier. Les commerces de prêt-à-porter et de décoration haut de gamme y sont dans leur élément. La galerie est ouverte tous les jours. On notera d’ailleurs qu’avec l’arrivée de la haute couture grâce à Jean Paul Gaultier, la galerie Vivienne apparaît pour beaucoup comme un nouveau temple du luxe.

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    Art et Culture 3:  Passages couverts : les raccourcis romantiques

     

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