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    Avalanche

     

    Une avalanche est un glissement de neige ou de glace en montagne. L’avalanche peut être provoquée par le dégel ou tout simplement un bruit soudain.
    La stabilité du manteau neigeux varie en fonction de son évolution. En effet, dès que la neige se dépose à la surface du sol, elle commence à se transformer selon une suite de phénomènes physiques en relation avec les conditions météorologiques. Le résultat est un manteau stratifié, composé de différentes couches de neige. Selon les caractéristiques de ces couches successives et leur évolution, le manteau neigeux peut devenir stable ou instable, ce qui peut dans ce dernier cas provoquer une avalanche ou faciliter son déclenchement.

     

    Avalanche : Danger

    Parfois mortelles, les avalanches ont des formes et des effets différents.

    On distingue trois types d'avalanche caractérisée chacune par le type de neige mise en cause dans le mouvement initial : l'avalanche de neige récente, l'avalanche de plaque dure, et l'avalanche de neige humide (ou de fonte).

    L'avalanche de neige récente ou avalanche en aérosol:

    Les avalanches spontanées se produisent pendant ou peu après les chutes de neige. Un skieur peut déclencher une avalanche sur ce type de neige.

    avalanche

    Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © dinosoria.com

     

    Quand une avalanche dépasse 70 km/h, l'air s'incorpore aux particules de neige et crée un nuage de neige fine qui accélère l'avalanche qui peut alors déferler à une vitesse de 200 à 300 km/h et provoquer d’énormes dégâts.

    L'onde de souffle peut abattre des forêts entières.

     

    Cliquez sur ce lien afin de voir la vidéo

    Video Avalanche


    L'avalanche de plaque dure :

    Les plaques dures sont très dangereuses pour les skieurs.
    La cassure, toujours très nette, se propage rapidement suivant une ligne brisée. L'instabilité de ces plaques tient essentiellement à la présence d'une sous-couche fragile sans cohésion. Leur équilibre précaire peut être rompu sous l'effet d'une faible surcharge.

    Dans ce cas là, la plaque supérieure glisse. L'avalanche peut atteindre 100 km/h et les victimes sont alors emportées et totalement ensevelies.

    avalanche

    Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © dinosoria.com

     

    L'avalanche de neige humide (ou de fonte) :

    Ce type d'avalanche, également appelée avalanche de neige coulante, est directement lié à la présence d'eau liquide. Ces avalanches se produisent au cours de réchauffements importants lors d'un redoux hivernal par exemple, accompagnés ou non de pluie. Les plus typiques des avalanches de neige humide sont les avalanches de printemps.

    Leur écoulement s’effectue à une vitesse de 20 à 100 km/h. Malgré cette « lenteur », elles possèdent une grande puissance dévastatrice. Cette avalanche se comporte comme une coulée de lave ou de boue et emprunte les fonds de vallée ou les couloirs.

     

    Les avalanches les plus meurtrières dans le monde

    • 1618: Plurs en Italie, 1 500 morts
    • 1689: Saas en Suisse, 300 morts
    • 1916: Tyrol en Autriche, plus de 10 000 morts

    De 1950 à nos jours, on comptabilise 2 avalanches en Autriche qui ont fait 411 morts; 3 avalanches en Suisse avec 137 morts et 5 avalanches en France avec 78 morts.

    La montagne est considérée comme un espace de loisir mais il ne faut pas oublier que l'avalanche est le risque naturel qui fait, en moyenne, le plus de victimes en Europe.

    La montagne provoque en moyenne 30 morts par an. Les Alpes sont le massif français le plus dangereux.

    avalanche

    Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © dinosoria.com

     

    Les statistiques démontrent qu'en cas d'ensevelissement, jusqu'à 15 mn, la victime à 90% de chance de survivre. Par contre, de 18 à 35 mn, le risque de mourir par asphyxie est très important. Au-delà de 35 mn, la survie n'est possible que s'il existe une poche d'air.

    Il est donc important que les secours interviennent le plus rapidement possible.

     

    L'échelle européenne des risques d'avalanche

    Degré 1 : faible
    Le manteau neigeux est en général bien stabilisé.

    Des déclenchements ne sont en général possibles que par forte surcharge sur de très rares pentes raides extrêmes.

    Degré 2 : Modéré
    Le manteau neigeux n'est que modérément stabilisé dans quelques pentes raides. Ailleurs, il est bien stabilisé.

    Des déclenchements sont possibles surtout par forte surcharge et dans quelques pentes indiquées dans le bulletin.
    Des départs spontanés d'avalanches de grande ampleur ne sont pas à attendre.

    Peu de danger d'avalanches spontanées.

    avalanche

    Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © dinosoria.com

     

    Degré 3 : Marqué
    Le manteau neigeux n'est que modérément à faiblement stabilisé dans de nombreuses pentes raides.

    Des déclenchements sont possibles parfois même par faible surcharge et surtout dans de nombreuses pentes indiquées dans le bulletin.
    Dans certaines situations, quelques départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont possibles.

    L'appréciation du danger d'avalanche demande de l'expérience.
    Eviter autant que possible les pentes raides d'exposition et d'altitude indiquées dans les bulletins.

    Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © dinosoria.com

     

    Degré 4 : fort
    Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart des pentes raides.

    Des déclenchements sont probables même par faible surcharge dans de nombreuses pentes raides.
    Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois grosse, sont à attendre.

    Conditions défavorables.
    L'appréciation du danger d'avalanche demande beaucoup d'expérience. De ce fait, il est recommandé de ne pas skier, ni de partir en randonnée.

    avalanche

    Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © dinosoria.com

     

    Degré 5 : très fort
    L'instabilité du manteau neigeux est généralisée.

    Spontanément, de nombreux départs de grosses avalanches sont à attendre y compris en terrain peu raide.

    Danger aigu. Toutes les mesures de sécurité sont à recommander.

    Conditions très défavorables. Il est fortement recommandé de ne pas skier, ni de partir en randonnée.

    Rappelons enfin que le ski hors piste est toujours déconseillé. Le temps peut être splendide et la montagne vous paraîtra paisible. Les risques sont pourtant bien réels. La plupart des accidents surviennent par manque de respect des consignes de sécurité.

    V.Battaglia (01.2005)

     

     

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    Roche Musicale. Roche Souple. Roche Sculptée

     

    La Terre bouge et se remodèle en permanence. Au cours de sa longue évolution, la nature a créé des merveilles parfois énigmatiques.
    Elle a déposé sur les montagnes de grosses boules vitreuses et ciselé dans le sous-sol de délicates cristallisations. Des eaux chargées de sable et de cailloux creusent le granit le plus dur ; des minéraux s’agglomèrent en bizarres constructions et des pierres semblent se déplacer comme par magie.
    Les scientifiques ne savent pas toujours expliquer ces phénomènes. Les étranges grondements qu’émettent parfois les sables du désert, la musicalité de certaines roches ou ces dalles de pierres qui fléchissent sous leur propre poids constituent encore des mystères à découvrir.

     

     

    Le sable du désert percussionniste

    Aux oreilles des habitants du désert du Sinaï, en Égypte, les sons étranges qui descendent parfois des dunes retentissent comme les appels d’un djinn, l’esprit de l’air.
    Les Arabes y faisaient déjà allusion il y a 1 500 ans.
    Au 20e siècle, les scientifiques utilisent des microphones et des sismographes pour étudier ce phénomène. Cependant, malgré toute notre technologie, nous ne sommes toujours pas capables d’en donner une explication satisfaisante.
    On sait seulement que, dans certaines conditions, des grains de sable secs et lisses dévalant la pente d’une dune peuvent produire un son sourd, à basse fréquence, rappelant le roulement des timbales d’un orchestre.
    Il est possible qu’il s’agisse de décharges d’électricité statique produites par le frottement des grains de sable les uns contre les autres.
    Ce phénomène musical peut être entendu dans les déserts du monde entier.

     

    Des pierres souples

    Certaines pierres présentent une incroyable malléabilité. À tel point que découpées en fines lamelles, elles fléchissent sous leur propre poids.
    La plus connue est une variété de grès quartzeux appelée itacolumite, du nom d’une montagne du Brésil, Itacolumi, où elle abonde.

    Pierre souple

    Cette particularité ne s’explique pas très bien. Les grains de sable qui constituent cette roche ne sont pas étroitement liés comme dans les granits classiques, mais séparés par de larges intervalles, ce qui leur permettrait de bouger.
    On ignore par contre l’origine de cette texture particulière. Personne n’a encore trouvé d’application à ce matériau.

     

    De grosses boules de pierre

    En décembre 1967, l’archéologue Matthew Stirling découvrit dans les montagnes du centre du Mexique des centaines de grosses sphères de pierre dont certaines atteignaient 3,30 mètres de diamètre.
    Ces pierres ne ressemblent en rien aux fameuses Bolas Grandes du Costa Rica qui ont été taillées par l’homme.
    La surface des boules prouve qu’on ne les a pas patiemment travaillées et polies. De plus, elles ne sont pas en granit, mais en pierre volcanique tendre.

    Boule de pierre

    Ces sphères se sont formées il y a 40 millions d’années quand une coulée de lave brûlante a recouvert le site.
    En refroidissant lentement, la cendre s’est cristallisée autour de noyaux de verre. Le verre avait émis des gaz, entraînant de ce fait la cristallisation d’une plus grande quantité de cendres, et créant ainsi des boules de pierres à l’intérieur de la couche de cendre.

     

    La pierre de croix

    La staurotide, minerai opaque, de couleur rougeâtre, se présente souvent sous la forme d’une croix.
    Les cristaux de staurotide sont d’ailleurs considérés comme des talismans. En Bretagne, on affirme qu’ils tombent du ciel. Dans le comté de Patrick, en Virginie, on les appelle pierres des fées.

    Pierre de croix

    En réalité, la forme particulière de ce minerai est due à la structure atomique du cristal.

     

    Des racines de pierre

    Prises parfois pour des racines, les fulgurites sont des tubes de verre nés dans le sable, la terre ou la roche sous l’action de la foudre.

    Fulgurites

    Certaines se ramifient jusqu’à 12 mètres de profondeur dans le sable des dunes.

     

    Des armes en pierre

    Semblables à des masses d’armes abandonnées par une armée au Moyen-Âge, des centaines de curieuses formations gréseuses étaient autrefois éparpillées sur le sol à Mount Signal, en Californie, à proximité de la frontière mexicaine.
    Chacune d’elles se présentait sous la forme d’une boule de 10 à 18 cm de diamètre fixée à un manche effilé atteignant parfois 50 centimètres de long.
    La plupart des manches étaient orientés vers l’ouest.

    Arme de pierre

    Ces « armes » n’étaient en réalité que des formations rocheuses appelées concrétions qui résultaient du dépôt, autour d’un noyau (une branche par exemple), de sédiments que cimentent ensuite les sels minéraux de l’eau.

    Les concrétions adoptent parfois d’étranges formes : outils, grappes de raisins, animaux…

    Leur longueur peut aller jusqu’à 30 mètres. On connaît bien leur processus de formation. Par contre, les géologues n’ont pas su expliquer pourquoi les concrétions de Mount Signal ont toutes le même aspect ni la raison pour laquelle elles sont toutes orientées vers l’ouest.

    On ne le saura d’ailleurs jamais, car au fil du temps, les curieux se sont livrés à un véritable pillage et il ne reste plus rien de ces étranges massues.

     

    Les roches musicales

    On sait depuis très longtemps que certaines roches vibrent comme les cloches. Certaines roches musicales bousculent les lois physiques.
    Ce qui est étonnant c’est le fait qu’une certaine roche résonne alors que sa voisine, apparemment identique, reste muette.

    En 1965, des scientifiques étudièrent le phénomène. Ils ont scié, taillé, broyé et examiné au microscope des échantillons de roches musicales vieilles de 180 millions d’années.

    D’après eux, le phénomène est dû aux tensions internes subies par les pierres en raison de l’alternance de la sécheresse et de l’humidité sur le cailloutis.
    D’après les chercheurs, les roches initialement en milieu sec et que l’on change de place perdent rapidement leur musicalité.

    Cependant, nul n’a su expliquer pourquoi les sons se manifestent dans certaines roches, mais pas dans d’autres, pourtant voisines.

    V.Battaglia (19.09.2005)

     

    Catastrophes Naturelles:

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    Montagnes. Volcans. Failles

     

    Les montagnes et les volcans ont toujours exercé une véritable fascination sur l'homme. On associe aussi montagnes et volcans aux catastrophes naturelles telles que les glissements de terrain ou les avalanches.

    Le monde est parsemé de volcans et de roches volcaniques aussi bien anciens que récents. Les différents types d'éruptions, de formations et de matériaux produits par les volcans reflètent l'environnement géologique au sein duquel ils se développent.

    On trouve les volcans actifs sur la terre ferme et, surtout, au fond des océans. La répartition des volcans dans le monde n'est pas aléatoire mais est clairement liée aux plaques lithosphériques. C'est sous la mer que l'on trouve le volcanisme le plus actif: sur les dorsales océaniques où la croûte est étirée.

    Les failles sont dues au déplacement des plaques lithosphériques. De nombreuses failles sont inactives. Cependant, il existe également des systèmes de failles actifs. Une énorme énergie peut alors être libérée durant un tremblement de terre.

     

    Devil’s Tower

     

    Selon une légende indienne très ancienne, Devil’s Tower, l'étrange rocher grisâtre qui se dresse au milieu des paysages vallonnés du Wyoming, en Amérique du Nord, aurait mystérieusement jailli du sol. Comme toutes les légendes, celle-ci recèle sa part de vérité. Au microscope, Devil's Tower a révélé tous ses secrets.
    Ce rocher fut baptisé « la tour du diable » par les pionniers. Pour les amateurs, on aperçoit cette tour dans le film »Rencontres du troisième type ».

     

    Un mont sacré

    Ce géant de pierre se situe dans les Grandes Plaines du Wyoming à côté des Black Hills du Dakota. C’est le mont sacré d'une vingtaine de tribus indiennes.

     

    Devil’s Tower

    Devil’s Tower. By g-s-h

     

    Elles l’ont baptisées l'« antre de l'Ours ».. Dans la mythologie des Sioux des plaines, c'est ici que Hu Nump, le Grand Ours, initiait les chamans aux secrets des guérisseurs, tandis que la tradition kiowa veut que l'étrange rocher ait poussé d'une souche d'arbre pour protéger sept jeunes Indiennes menacées par un grizzly.

     

    La naissance de Devil’s Tower

    Tout commença voici 40 ou 50 millions d'années, à l'époque de la formation des Black Hills, lorsqu'une montée de roches en fusion se fraya un chemin du centre de la Terre jusqu'à la surface par des fissures dans la croûte terrestre :

    Il y a environ 40 millions d’années, à l'ère tertiaire, la roche en fusion perça les couches sédimentaires pour se frayer un chemin vers la surface, provoquant leur intumescence. Le magma se figea à plusieurs centaines de mètres sous la surface

    Il y a environ 2 millions d’années, l'érosion mit au jour la pointe de la colonne de lave à mesure qu'elle usait la roche plus tendre qui l'entoure

     

    Devil’s Tower

    Vue aérienne de Devil’s Tower. By Spappy Jones

     

    C'est ainsi que Devil's Tower s'élève chaque année un peu plus par rapport à son environnement. En vérité, elle culmine actuellement à 1 558 m au-dessus du niveau de la mer et sa hauteur réelle décroît peu à peu au fil du temps, car elle non plus n'est pas totalement épargnée par l'érosion.

    La genèse et la nature du bloc de lave, toutefois, restent sujettes à controverse. Certains géologues le considèrent comme le type même du laccolithe, une coulée de lave en arêtes de poisson qui serait restée figée dans les profondeurs pendant sa montée et n'aurait jamais atteint la surface.

     

    Devil’s Tower. Bloc de lave

    Bloc de lave. By Clearly Ambiguous

     

    D'autres, en revanche, affirment que la colonne rocheuse est un bouchon de lave qui serait venu combler la cheminée principale d'un volcan dont il ne reste plus rien. En l'absence de toute trace de roche volcanique dans les environs de Devil's Tower, cependant, la deuxième hypothèse semble peu crédible.

    Devil’s Tower

    By Clearly Ambiguous

     

    Aujourd'hui, Devil's Tower se dresse à 260 m au-dessus des plaines qui l'entourent. Au pied du mont, intempéries et chutes de pierres ont accumulé des monceaux de roches.

    Devil's Tower se compose d'un faisceau de colonnes rocheuses de section carrée à heptagonale, dressées comme des troncs d'arbre dans une charbonnière.

    La phonolite formant Devil’s Tower dérive de la croûte continentale.

    Varappe sur Devil’s Tower

    Varappe sur Devil’s Tower. By Rdwatson 78

     

    Dans la partie inférieure de Devil’sTower, les fûts de pierre restent soudés. Au sommet, par contre, ils deviennent instables.
    Cela n’est pas sans danger pour les quelques 4 000 varappeurs qui, chaque année, escaladent le rocher géant.

    V.Battaglia (19.10.2006)

     

    Références et crédit photographique

    Les Sites naturels, éditions Gründ 2003
    Planète Terre. Gallimard 2003

    Toutes les photos étaient sous Licence creative commons Attribution-Non Commercial-No Derivs 3.0 Unported au moment de la mise en ligne de ce dossier et proviennent du site FlickR

    Catastrophes Naturelles:  Montagnes:  Devil's Tower

     

     

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