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    Il existe beaucoup de contes Africains. Pour vous mettre l'eau à la bouche nous vous proposons de lire le conte suivant :

     

    Le lièvre et le Grand Génie

    de la brousse

     

    Contes et Légendes:  Le lièvre et le Grand Génie de la brousse

     

    Un jour le lièvre s'en alla trouver le Grand Génie de la brousse et lui dit :

    _ O Grand Génie ! Toi qui veilles sur tous les habitants de la brousse, Toi qui est le Maître des Maîtres, je veux te demander quelque chose.

    _ Quelle chose ?

    _ Une seule chose : c'est que tu augmentes la puissance de ma cervelle.

    _ Et pourquoi faire ?

    _ Pour que j'ai plus d'esprit que toutes les autres bêtes de la brousse.

    Le Grand Génie réfléchit et dit :

    _ Je veux bien, mais il faut, auparavant, que tu me montres ce que tu es capable de faire. Emporte cette gourde et emplis-la de petits oiseaux ; prends cette calebasse et emplis la de lait de biche ; emporte aussi ce bâton et va chercher un serpent aussi long que lui. Quand tu reviendras avec la gourde pleine de petits oiseaux, la calebasse pleine de lait de biche, et le serpent aussi long que le bâton, alors je verrai ce que je puis faire pour toi.

     

    Le lièvre partit, encombré de sa gourde, de sa calebasse et de son bâton. Après avoir trotté quelque temps, il vint s'allonger auprès d'une source à laquelle beaucoup d'animaux venaient boire, le soir, au coucher du soleil. Là, il se tint tranquille, et il se mit à penser, à penser et à penser encore jusqu'au moment où le soleil commença à descendre pour disparaître.

    Et voilà que les petits oiseaux de la brousse arrivèrent en grand nombre. Et tous ces oiseaux de sautiller, de boire, de chanter, de jouer, de voler, de se rouler et de voleter encore.

    Le lièvre se dit :

    _ Aujourd'hui je vais voir de quoi je suis capable !

    Et, sortant de son coin, il commença à sauter à droite, à gauche, en avant, en arrière, en criant de toutes ses forces :

    _ Non ! Non !... Jamais !... Ce n'est pas possible en vérité !... Comment peut-on croire une chose pareille !... Non, non et non !... Ils ne sont pas assez nombreux pour ça.

    Les oiseaux, arrêtés tout droit sur leurs deux pattes, et fort étonnés, l'appelèrent :

    _ Lièvre ! Que dis-tu ?... Mais que dis-tu donc ?

    _ Oh ! N'en parlons pas !... il s'agit d'une chose tout à fait impossible...

    _ Mais quoi donc ?

    _ Quelqu'un m'a raconté que vous pourriez entrer dans la gourde que voici et la remplir ! Mais je sais bien que c'est tout à fait impossible : vous n'êtes pas assez nombreux pour ça !

    _ Tu plaisantes, lièvre, s'écrièrent les oiseaux. Vraiment, lièvre, tu plaisantes !

    Et ils riaient, tout en sautillant autour du lièvre, et en chantant :

    _ Nous pouvons la remplir tout entière... Tout entière nous pouvons la remplir !

    Le lièvre, sans remuer, dit :

    _ Non en vérité, non, vous ne pouvez pas !

    _ Ah nous ne pouvons pas, reprirent les oiseaux mécontents de voir leur parole mise en doute. Attends un peu et tu vas voir !

    Un premier oiseau entra par le goulot, puis un second et un troisième, et tant et tant qu'à la fin la gourde fut pleine.

    Alors, le malin bondit sur la gourde, la ferma solidement avec un bouchon, et la cacha dans un coin.

     

    A ce moment une biche arrivait pour boire à la source. Et notre lièvre de recommencer à sauter à droite, à gauche, en avant, en arrière, en criant de toutes ses forces :

    _ Non ! Non !... Jamais !... Ce n'est pas possible en vérité !... Comment peut-on croire une chose pareille !... Non, non et non !... Elle n'a pas assez de lait pour ça.

    La biche étonnée , s'arrêta sur ses quatre pattes, le regarda et l'appela :

    _ Lièvre, que dis-tu ?... Mais que dis-tu donc ?

    _ Oh n'en parlons pas !... Il s'agit d'une chose tout à fait impossible...

    _ Mais quoi donc ?

    _ Quelqu'un m'a raconté que vous pourriez emplir de votre lait la calebasse que voici. Mais je sais que c'est tout à fait impossible : vous n'avez pas assez de lait pour ça.

    _ Tu plaisantes lièvre ; vraiment, tu plaisantes !

    Et la biche de rire, tout en sautant autour du lièvre en chantant :

    _ Je puis l'emplir tout entière... tout entière je puis l'emplir !

    Mais le lièvre secoua ses oreilles et dit :

    _ Non, en vérité, vous ne pouvez pas !

    _ Ah je ne puis pas, dit la biche fâchée d'être ainsi démentie. Attends un peu et tu vas voir !

    elle s'installa au dessus de la calebasse, et le lait coula, coula, coula tant et tant que bientôt la calebasse fut remplie.

    _ J'ai perdu mon pari, dit le lièvre. Mon cousin le lion avait raison quand il m'affirmait que vous donnez plus de lait que la vache. Et je m'en vais le lui dire de ce pas.

    _ Le lion ? demanda la biche. Et elle tremblait déjà de frayeur.

    _ Mais oui, le lion... il est là, tout près... attendez-moi je reviens avec lui.

    _ Adieu lièvre dit la biche en bondissant dans la forêt, je verrai le lion une autre fois.

    Content de s'être débarrassé si facilement de la biche, le lièvre ferma soigneusement la calebasse pleine de lait et la porta auprès de la gourde pleine de petits oiseaux.

     

    Bientôt un serpent arriva pour se désaltérer à son tour.

    Dès qu'il le vit, le lièvre commença à marcher le long du bâton en comptant ses pas et en criant de toutes ses forces :

    _ Deux pas... Trois pas... Quatre pas... Non ! Non ! Jamais... Cinq pas... Ce n'est pas possible en vérité !... Six pas... Comment peut-on croire une chose pareille !... Sept pas... Non, non et non ! Il n'est pas assez grand pour ça.

    Le serpent s'arrêta, tout surpris, se dressa tout droit sur sa queue, regarda la lièvre et l'appela :

    _ Lièvre, que dis-tu ? Mais que dis-tu donc ?

    _ Oh n'en parlons pas !... Il s'agit d'une chose tout à fait impossible...

    _ Mais quoi donc ?

    _ Quelqu'un m'a raconté que vous étiez aussi long que le bâton que voici. Mais je sais bien que vous n'êtes pas aussi grand que ça !

    _ Tu plaisantes, lièvre, s'écria le serpent. Vraiment tu plaisantes !

    Et il se mit à ricaner, et à ramper dans l'herbe, tout en sifflant :

    _ Je suis aussi long que le bâton... Aussi long que le bâton, je suis !

    Mais le lièvre secoua ses deux oreilles et dit :

    _ Non, en vérité, non, vous ne l'êtes pas !

    _ Ah tu crois cela, dit le serpent furieux d'être pris pour un menteur. Et bien je vais me mettre à côté et tu verras que je suis aussi grand que lui. Et le serpent de s'allonger tout contre le bâton.

    Notre malin lièvre fit un bond, attacha le serpent au bâton, un lien à la tête, un lien à la queue, et il serra si bien que le serpent ne pouvait plus bouger.

     

    Alors notre lièvre pris la gourde, la calebasse et le bâton et il partit trouver le Grand Génie de la brousse.

    _ Grand Génie ! appela-t-il.

    _ Me voici, lièvre. Je t'attendais.

    _ Regarde, Grand Génie, voilà la gourde pleine de petits oiseaux, la calebasse pleine de lait de biche, et le serpent long comme le bâton.

    Le Grand Génie regarda tout cela, regarda la lièvre, lui toucha le front et lui dit :

    _ En vérité, si j'augmentais la puissance de ton esprit, je ferais une grande sottise.

    _ Et pourquoi ? demanda le lièvre.

    _ Tu es assez rusé comme cela ! Si tu l'étais d'avantage, tu deviendrais mon maître.

     

    D'après les Contes de la brousse et de la forêt de A. Davesne et J. Gouin. Ed. EDICEF 

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    Conte Albanais

     

    Le pêcheur de feuilles

     

    Contes et Légendes:  Le pêcheur de feuilles

    Copyright © 1998, 1999, Christophe FERRE

     

    "Oyez, Oyez bonnes gens, venez tous écouter l'étrange et extraordinaire histoire du pêcheur de feuilles..."

     

    Le métier de pêcheur n'est pas toujours facile et, sans un peu de chance, il arrive que ces travailleurs de la mer ne soient guère payés de leur peine. Ainsi, un brave père de famille de la côte Adriatique, proche de la pointe de Samana, avait-il bien du mal à nourrir ses cinq enfants. Jamais la pêche n'était vraiment abondante, et il arriva même un moment où il resta dix jours sans prendre le moindre poisson.

     

    "Tout cela est très injuste, disaient les gens de son village, car il est le plus travailleur et il connaît son métier mieux que personne."

     

    On le plaignait beaucoup, mais, comme tout le monde était pauvre, personne ne se trouvait en mesure de lui venir en aide. Ses enfants avaient faim, et sa femme qui n'était pas très solide ne pouvait que laver un peu de linge pour gagner de quoi acheter du pain.

     

    Le brave homme eût bien fait un autre métier, mais il ne trouvait pas d'embauche. Et puis, parce qu'il aimait la mer, il espérait toujours qu'elle finirait par se montrer généreuse avec lui.

     

    Un jour que le Roi passait par là, il entendit les enfants qui criaient famine. Il se renseigna, on lui dit combien ce pêcheur fort méritant jouait de malchance, et ce roi riche et bon décida de l'aider.

     

    "Je veux faire quelque chose pour toi, lui dit-il, mais je tiens absolument à ce que tu restes pêcheur. Tu vas continuer ton métier et, chaque fois que tu apporteras quelque chose dans ton filet, tu viendras l'apporter sur le plateau de ma balance. Dans l'autre plateau, je mettrai le même poids en sequins d'or, et cet or sera pour toi."

     

    De nouveau plein de courage et d'espérance, le pêcheur reprit la mer. Trois jours passèrent, trois jours et trois nuits sans une minute de repos. Trois jours et trois nuits à ramer, à lancer son filet, à le ramener sans qu'il vît l'ombre d'un poisson.

     

    "Je suis maudit ! se lamentait-il. Nous mourrons tous de faim."

     

    Le pêcheur épuisé rentra au port, mais avant d'amarrer sa barque, il lança son filet une dernière fois. Lorsqu'il le retira, il n'y trouva qu'une feuille de chêne déjà bien abîmée par l'eau salée. Il allait la jeter lorsqu'un camarade lui dit :

     

    "Que risques-tu à la porter au Roi ? il n'a pas parlé de poisson, il t'a dit de lui porter tout ce que te ramènera ton filet.

     

    - Il va croire que je me moque de lui, et peut-être même me fera-t-il jeter en prison ?

     

    - Non, il ne le fera pas. C'est un bon roi. Et je suis tout disposé à témoigner que tu as bien pêché cette feuille."

     

    Le pêcheur était tellement désespéré qu'il mit la feuille dans sa poche et prit le chemin du palais royal.

     

    Lorsque le roi le vit arriver avec sa prise, il se mit à rire.

     

    "Mon pauvre ami, fit-il, cette feuille est si légère qu'elle ne fera même pas bouger d'un cheveu le fléau de ma balance. Mais enfin, puisque tu es venu jusque-là, tentons tout de même l'expérience."

     

    Le pêcheur posa sa feuille sur le plateau qui tomba comme si on l'eût chargé de plomb. Et le trésorier du roi commença de poser des sequins sur l'autre plateau. A haute voix, un secrétaire comptait.

     

    "Un sequin, deux sequins, trois sequins..."

     

    La balance ne bougeait toujours pas. Et il fallut soixante sequins pour faire monter enfin le plateau où se trouvait la feuille.

     

    Le pêcheur s'en alla avec les pièces et le roi, qui n'en revenait pas, garda la feuille. Tous les savants du royaume furent invités au palais où ils demeurèrent longtemps à examiner cette feuille de chêne si étrange. Ils se livrèrent à toutes les analyses que la science pouvait permettre et, en fin de compte, ils furent bien obligés de reconnaître que cette feuille n'avait d'autre particularité que son poids.

     

    Bien entendu, le pêcheur que l'on soupçonnait de magie fut interrogé, mais les enquêteurs, qui étaient des juges honnêtes, déclarèrent qu'il était beaucoup trop naïf pour être magicien.

     

    Lui-même ne savait rien. Il ne pouvait rien savoir, car il n'avait pas assez de mémoire pour se souvenir des moindres détails de sa vie d'enfant.

     

    C'était pourtant dans sa plus tendre enfance que dormait le secret de cette feuille. Car le pêcheur n'avait guère que trois ou quatre ans lorsqu'un laboureur, voisin de son père, avait déraciné et jeté sur le chemin un jeune chêne né en bordure de son champ. L'enfant l'avait ramassé ce tout petit arbre et l'avait planté en un endroit où personne ne cultivait le sol. Reconnaissant, le chêne, qui avait grandi en toute liberté, avait saisi cette occasion de remercier celui à qui il devait la vie.

     

    Et sans doute parce qu'il détenait le pouvoir de conjurer le mauvais sort, il s'arrangea pour que le pêcheur ne retire plus jamais de l'eau un filet vide.

     

    D'après les Légendes de la mer de B. Clavel, Ed. Hachette 

     

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    Pourquoi les crocodiles ne mangent pas les poules ?

     

    (AFRIQUE)

     

    Contes et Légendes:  Pourquoi les crocodiles ne mangent pas les poules ?

     

    Une poule avait pour habitude de descendre chaque jour au bord de la rivière afin d’y chercher de la nourriture. Un crocodile la regardait l’estomac envieux de la voir si grassouillette. 

     

    Contes et Légendes:  Pourquoi les crocodiles ne mangent pas les poules ?

     

    Un jour, le crocodile vient près d'elle et menace de la manger mais la poule s’écrie : 

     

    -  Frère, O mon frère, ne faites pas cela ! Le crocodile en est si troublé qu'il s'en va, pensant qu'il pouvait bien être le frère de la poule.

     

    Chaque matin, il revient près de la rive la rive, bien décidé à faire de la poule son repas. Chaque matin, la poule se met à crier :

     

    -  Frère, O mon frère, ne faites pas cela ! Et le crocodile s’en va en maudissant la poule. 

     

    Comment puis-je donc être le frère de cette poule, se demande un jour le crocodile ?  Elle vit sur la terre, et moi je vis dans l'eau. Elle est dodue et moi je ne suis qu’un sac d’os. Je vais aller voir mon ami Mbambi afin de l'interroger et régler une fois pour toute la question. 

    Le crocodile se met en route. Il n'était pas encore bien loin quand il rencontre son ami Mbambi une sorte d’immense lézard.

     

    -  Mbambi, lui dit-il, je suis très troublé.  Tous les jours, une jolie poule grasse vient au fleuve pour manger; chaque jour, quand je veux la saisir et l'emporter chez moi pour la manger, elle m'effraie et m'appelle son frère. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester ainsi plus longtemps et j’allais trouver Mbambi pour tenir une palabre avec lui.

     

    Contes et Légendes:  Pourquoi les crocodiles ne mangent pas les poules ?

     

     Oh ! tu n’es qu’un sot, répond Mbambi. Tu ne dois rien faire de tout cela car autrement, tu perdrais tes paroles et tu montrerais que tu es un ignorant. Ne sais-tu pas, mon cher crocodile, que les canards vivent dans l'eau et pondent des œufs et que les tortues en font de même. Moi aussi, d'ailleurs, je ponds des œufs, tout comme les poules. Et toi, mon stupide ami, que fais-tu donc ? Nous sommes donc tous frères dans un certain sens. C'est pour cette raison que les crocodiles ne mangent pas les poules.

     

     

     

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    LES TROIS VIEILLARDS

    Un jour une femme sort de sa maison et voit 3 vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle. Elle ne les reconnaît pas. Elle leur dit:
      -Je ne pense pas que je vous connaisse, mais vous devez avoir faim, s'il vous plaît entrez et je vous donnerai quelque chose à manger.
      -Est-ce que l'homme de la maison est là ? ont-ils demandé.
      -Non, il est sorti, leur répondit-elle
      -Alors nous ne pouvons pas entrer, ont-ils répondu.
    En soirée lorsque son mari arrive à la maison, elle lui dit ce qui s'était passé.
      -Va leur dire que je suis à la maison et invite-les à entrer ! dit-il à sa femme.
    La femme sort et invite les hommes à entrer dans la maison.
      -Nous n'entrons jamais ensemble dans une maison, ont-ils répondu.
      -Et pourquoi ?  a-t-elle voulu savoir.
    Un des vieillards lui expliqua :
      -Son nom est Richesse, dit-il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l'autre. Lui c'est Succès et moi je suis Amour.
    Il a alors ajouté :
      -Retourne à la maison et discute avec ton mari pour savoir lequel d'entre nous vous voulez dans votre maison.
    La femme retourne à la maison et dit à son mari ce qui avait été dit. Son mari était ravi.
      -Comme c'est agréable!! dit-il. Puisque c'est le cas, nous allons inviter Richesse.
    Sa femme n'était pas d'accord.
      -Mon cher, pourquoi n'inviterions-nous pas Succès ?
    Leur belle-fille qui était dans une autre pièce, entendit leur conversation, elle sauta sur l'occasion pour faire sa propre suggestion :
      -Ne serait-il pas mieux d'inviter Amour ? La maison sera alors remplie d'amour!
      -Tenons compte du conseil de notre belle-fille, dit le mari à femme. Sort et invite Amour à être notre invité..
      -La femme sort et demande aux 3 vieillards : Lequel d'entre vous est Amour? Elle lui dit :
      -S'il vous plaît entre et soit notre invité.
    Amour se lève et commença à marcher vers la maison. Les deux autres se lèvent aussi et le suive.  Étonnée, la dame demande à Richesse et Succès :
      -J'ai seulement invité Amour. Pourquoi venez-vous aussi? Les vieillards lui répondirent ensemble :
      -Si vous aviez invité Richesse ou Succès les deux autres d'entre nous serions restés dehors,
    mais puisque vous avez invité "Amour", partout où il va, nous allons avec lui,puisque partout où il y a de l'Amour, il y a aussi de la Richesse et du Succès !!!!


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  • La Flambée
     

    Il était une fois une femme qui aimait bien manger
    "Les Flambées"
    Elle dégustait voracement dans les restaurant les plus chics
    Comme un enfant qui s'amuse au cirque.

    Lui, loin d'être un fin gourmet
    Se contentait des plus humbles mets
    D'ailleurs, il n'avait jamais d'appétit
    "Un peu de spaghetti me suffit
    Ou encore un pâté chinois
    Tranquille, en paix, chez moi....

    Et la femme devenait irritée
    De l'entendre ainsi parler
    Elle le trouvait trop terre-à-terre
    Ce compagnon frustre et sans manières.

    Elle ne cessait jamais de lui répéter:
    "Vas-tu apprendre à manger
    Tu es ennuyant à mourrir
    Fais moi donc plaisir
    Mets ta cravate, ton complet
    Ne sois un homme incomplet
    Viens avec moi, je te ferai déguster
    La meilleure des flambées
    Tu ne pourras le regretter."

    Elle ne cessait de l'invectiver:
    "Tu n'as pas de classe, mon bien-aimé
    Il faut que tu apprennes à bien manger
    Començons pas une flambée..."
    C'est tout ce qu'il entendait
    Le pauvre qui, lentement, se lassait....
    "Manger,manger, flambée, flambée..."

    Ça durait depuis de longues années
    Quand c'était le temps de manger
    C'était comme si la Terre cessait de tourner
    Plus rien n'existait, sauf le désir de manger.
    Mais pas n'importe quoi
    Il en va de soi
    "Des flambées, des Flambées"
    C'était son hymne sacré!

    Un bon soir qu'elle hurlait
    Il est apparut tout frais
    Habillé de son plus beau complet
    "Ça fait longtemps que tu le désirais
    Et bien voilà, ce soir, je t'accompagne!"

    "Bravo! nous prendrons même le champagne
    J'attendais ce moment  depuis vingt ans."
    "Moi aussi de répondre le mari
    Vingt ans, c'est assez, ça suffit!"

    Elle a choisi le plus chic restaurant
    "Tu vas voir comme tu seras content."
    "Oui, je le sais, tu ne peux savoir comment!"

    Vous avez devinez ce qu'elle a commandé?
    Et oui, la célèbre flambée
    La sempiternelle...
    Et lui un homme soulagé
    Il s'est flambée
    La cervelle.....

    Auteur inconnu

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