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    Le mécanisme d'Anticythere

     

    En 1901, l’épave d’un navire grec est découverte au large de l’île d’Anticythère. La cargaison du navire est exceptionnelle pour les archéologues : statues, pièces de bronze …

     

    Cependant, au milieu de toutes ces pièces rares, en 1902, un archéologue grec remarque d’étranges pièces. Il s’agit de roues dentées maintenues entre elles par les restes d’une structure de bois.

     

    Que fait cet étrange mécanisme dans une cargaison datée de 100 à 150 avant notre ère ?

     

    Cependant, le mécanisme d'Anticythère vient de livrer la plupart de ses secrets grâce aux chercheurs du Antikythera Mechanism Research Project.

     

    Technologies grecques et romaines

     

    Si la Grèce et la Rome antiques nous fascinent, ce n’est certainement pas pour leur technologie. Il faut bien reconnaître que dans ce domaine, ces civilisations n’étaient pas particulièrement avancées.

     

    Nous n’avons retrouvé aucune machine ou invention prouvant une maîtrise quelconque du calcul des mouvements des planètes ou apparenté à un calendrier astronomique.

     

    Pourtant, ce mécanisme semble bien être en rapport avec l’astronomie.

     

    Un mécanisme encombrant

     

    Tout d’abord, il est important de souligner que l’étude des inscriptions que cet objet porte a permis d’affirmer qu’il date bien d’environ 100 à 150 ans avant notre ère.

     

    Le mécanisme a été débarrassé de sa gangue de calcaire et de corail. Les scientifiques ont remplacé en 1958 les parties oxydées par le métal originel.

     

    Les pièces de la machine ont ainsi été reconstituées. 82 fragments avaient été découverts.

     

    Énigmes Archéologiques:  Le mécanisme d'Anticythere

    Fragments du mécanisme d'Anticythère. By Ocean des étoiles . (site de l'auteur)

     

    L’appareil se présente comme une boîte de 20 cm d’épaisseur avec trois cadrans métalliques gradués capables de se mouvoir indépendamment.

     

    Deux autres cadrans composés de plusieurs cercles mobiles se trouvent à l’arrière de l’appareil.

     

    Sur tous ces cadrans sont indiqués des signes astronomiques.

     

    La boîte est couverte d’inscription et comporte un calendrier astronomique. L’intérieur est composé d’un mécanisme complexe de roues dentées, d’aiguilles mobiles, d’axes et de tambours. L’ensemble fonctionne manuellement.

     

    Pour retrouver un engrenage aussi sophistiqué, il faut attendre les horloges astronomiques du XIVe siècle.

     

    Donc, comment les artisans de la Grèce ancienne ont-ils pu fabriquer un mécanisme aussi précis avec la faible technologie qu’on leur attribue ?

     

    Hypothèses et controverses

     

    Pour certains, ce sont les restes d’un astrolabe c’est-à-dire d’un instrument qui permet de mesurer la hauteur d’un corps céleste au-dessus de l’horizon. Pour d’autres, l’objet est plus récent et s’est retrouvé par hasard dans l’épave.

     

    Cette dernière hypothèse va tout de même à l’encontre des datations effectuées.

     

    Énigmes Archéologiques:  Le mécanisme d'Anticythere

    Le plus gros fragment du mécanisme exposé au Musée archéologique d'Athènes. By Tilemahos Efthimiadis

     

    Le Docteur de Solla Price a été le premier à vraiment s’intéresser à cet objet. Il a écrit en 1959 un article à son sujet :

     

    « La machine d’Anticythère ressemble à une horloge astronomique sans balancier. Elle a été conçue comme une machine à calculer qui permet d’obtenir instantanément des renseignements sur les phases de la Lune, la position des planètes et sur les cycles cosmiques. »

     

    Il titre d’ailleurs son article : Un antique ordinateur grec.

     

    L’écrivain Arthur C.Clarke décrit bien la situation en soulignant que « si la perspicacité des Grecs de l’Antiquité avait été à la hauteur de leur ingéniosité, la révolution industrielle aurait commencé 1 000 ans avant Christophe Colomb.

     

    Dernières découvertes sur le mécanisme d'Anticythère

     

    L'AMRP, Antikythera Mechanism Research Project, a publié un article dans le magazine Nature le 31 juillet 2008 concernant de nouvelles découvertes sur le mécanisme d’Anticythère.

     

    Grâce à un scanner conçu spécialement pour l’occasion, on sait maintenant que ce mécanisme avait plusieurs fonctions :

     

    Prévoir les éclipses

    Dates des Jeux olympiques

    Calendrier civil corinthien

    Reconstitution du mecanisme d'Anticythere

     

    Énigmes Archéologiques:  Le mécanisme d'Anticythere

    Reconstitution du Mécanisme d'Anticythère. (Musée archéologique d'Athènes). By Tet_Sy

     

    L’intérieur du mécanisme est d’une grande complexité avec un assemblage d’une trentaine de roues dentées, d’engrenages précis au millimètre, de cadrans, d’aiguilles et de spirales annotées.

     

    Grâce aux dernières recherches, les scientifiques ont pu affiner leurs connaissances du mécanisme. Il comporte par exemple un système précis de compensation des décalages des éclipses dans le temps.

     

    De plus, l’origine de ce mécanisme semble avoir été découvert. Il aurait été créé à Syracuse, ville natale d’Archimède.

     

    Rien ne prouve pour le moment que c’est bien le génial mathématicien qui en est le créateur mais ça reste une hypothèse plausible.

     

    Cependant, il s’agirait plutôt d’un héritage indirect car le mécanisme est daté entre 100 et 150 avant notre ère et Archimède est mort en 212 avant notre ère.

     

    V.B (10.2004) . M.à.J 09.2008

    Merci à Alex Bussenault pour sa collaboration

     

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    L'invention de l'aviation serait-elle plus ancienne ?

     

    L’aviation est communément acceptée comme une invention moderne. Pourtant, de nombreux vestiges, notamment égyptiens, ont été interprétés comme étant des avions ou planeurs.

     

    Doit-on en conclure que les connaissances en aéronautique sont bien plus anciennes qu'on le pense ou ne s'agit-il que de mauvaises interprétations ?

     

    Une maquette en bois illustrant un "planeur" trône au musée des Antiquités du Caire. Cet "avion" est daté de 200 ans environ avant notre ère.

     

    Un planeur égyptien

     

    Un jour de 1969, l’égyptologue Khalil Messiha triait des pièces dans les sous-sols du musée d’antiquités du Caire.

     

    C’est alors qu’il fut intrigué par un étrange objet. Dans une boîte étiquetée « oiseaux » et enregistrée sous le n° 6347, cet oiseau n’avait en fait rien d’un oiseau avec ses ailes droites, sa ligne fuselée et l’empennage vertical de la queue.

     

    Les registres indiquaient que l’objet était daté de 200 ans environ avant notre ère. Il avait été découvert dans une tombe proche du village égyptien de Saqqarah en 1898.

     

    Le scientifique, stupéfait, identifia l’oiseau comme étant un modèle réduit de planeur vieux de 2 100 ans.

     

    Énigmes Archéologiques:  L'invention de l'aviation serait-elle plus ancienne ?

    Pièce étiquetée sous le N° 6347 (Musée du Caire)

     

    Le ministère de la Culture égyptienne nomma une commission.

     

    Un groupe d’experts en archéologie et en aéronautique a étudié le modèle. Ils ont remarqué la cambrure de ses ailes et leur extrémité recourbée, indispensable à la stabilité d’un appareil. Ils ont émis l’hypothèse que cet objet fût la maquette ou modèle réduit d’un avion grandeur nature.

     

    « Le modèle réduit, long de 18 cm pour un poids de 32 grammes, semble intégrer les principes d’aéronautique. »

     

    Pour comble, le planeur volait et évoluait parfaitement dans les airs. De plus, il ne s’agissait peut-être pas d’un planeur à l’origine car une cassure sur la partie inférieure de la queue suggérait qu’il avait peut-être été équipé d’un mécanisme de propulsion.

     

    Certains auteurs n'ont d'ailleurs pas hésité à reproduire l'objet avec un aileron qui n'existe pas sur l'objet original comme vous pouvez le voir sur la photo. Ils ont extrapolé en se basant sur cette cassure.

     

    Bien sûr, les conclusions de la commission ont fait l’objet d’une violente polémique. Et la théorie, avancée, n’a pas fait l’unanimité.

     

    Certains chercheurs ont-ils voulu voir ce qui n'existe pas ? C'est possible et peut-être que cet objet n'est qu'un simple oiseau de bois. D'ailleurs, de nombreux objets similaires ont été mis au jour en Egypte.

     

    Des textes qui posent problème

     

    L'homme semble s'être intéressé depuis fort longtemps à un moyen qui permettrait de voyager en utilisant un mécanisme volant.

     

    Le Sifr’ala de Chaldée, un texte babylonien, nous explique partiellement comment construire et faire voler un avion.

     

    Ce texte, vieux de plus de 5 000 ans, contient des notions très précises sur les parties en cuivre et en graphite d’un avion. Il décrit également les effets de la résistance du vent sur la stabilité.

     

    Il est évident que de telles précisions prouvent que des expériences ont été menées. 

     

    C’est dans les récits indiens que l’on trouve les plus étonnants récits d’aviation. Le célèbre Mahabharata, gigantesque épopée commencée au IVe siècle avant notre ère, mentionne un « char aérien », dont les flancs en métal étaient munis d’ailes.

     

    Énigmes Archéologiques:  L'invention de l'aviation serait-elle plus ancienne ?

    Peinture sur toile qui représente l'un des chariots célestes décrits en détail dans le Ramayana, poème vieux de 2 200 ans

     

    Le Samara Sutradhara, recueil de textes hindous qui date de l’Antiquité, est une véritable mine d’or sur l’aviation.

     

    « On appelle Vimana, l’avion qui se meut par sa propre force comme un oiseau », peut-on y lire.

     

    Ou,

     

    « Le corps doit être résistant et solide, taillé dans un bois léger et les ailes seront déployées. Il faut placer le moteur au mercure à l’intérieur et mettre en dessous le système de combustion en fer ».

     

    Le Ramayana, poème épique du IIIe siècle avant notre ère, décrit un avion circulaire à double pont muni de hublots et d’une coupole.

     

    Grâce à un carburant fait d’un liquide jaunâtre, nous dit-on, l’appareil pouvait voler à la vitesse du vent.

     

    Les bijoux d'Amérique du Sud

     

    Certains objets qui offrent l'apparence de modèles d'avion ont été mis au jour en Colombie, au Costa-Rica, au Venezuela et au Pérou. L'un d'eux est un pendentif.

     

    Les archéologues colombiens l'ont classé comme "zoomorphe", c'est-à-dire ayant une forme animale.

     

    Énigmes Archéologiques:  L'invention de l'aviation serait-elle plus ancienne ?

    Fabriqué par les anciens Indiens Quimbayas de Colombie, ce bibelot en tumbaga découvert dans une tombe est daté de 500 à 800 ans de notre ère. (Museo del Oro de Bogota). By Claudio Ruiz

     

    Des experts en aéronautique et des biologistes ont comparé la forme de ces bijoux avec des silhouettes de chauves-souris, de raies et d'oiseaux. D'après eux, les caractéristiques artificielles l'emportent sur celles qui semblent de nature organique.

     

    Leur forme évoque celle d'un avion de chasse à aile delta. Ces bijoux sont dotés d'ailes triangulaires, d'une petite queue droite et d'un aileron de queue.

     

    Mais jusqu'à quel point cette comparaison est-elle valable ? En effet, il s'agit plus dans ce cas d'interprétation.

     

    V.Battaglia (10.2004)

     

     

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    Mystère des crânes de cristal

     

    Les crânes de cristal apparus sur le marché européen à la fin du 19e siècle ont suscité bien des spéculations.

     

    Un crâne de cristal appartient au British Museum, un autre crâne à la Smithsonian Institution de Washington. Ces deux crânes sont d'ailleurs des faux. De nombreux particuliers sont également détenteurs de crânes en cristal.

     

    Ce mystère a surtout fait l’objet d’une enquête passionnante par deux journalistes de la BBC en 1997, Chris Morton et Ceri Louise Thomas.

     

    L'enquête a été retranscrite dans un ouvrage intitulé "The Mystery of the crystal skulls" publié aux Editions du Rocher en 1999 pour la traduction française.

     

    Preuves scientifiques et témoignages des descendants des peuples amérindiens nous amènent à nous interroger sur le passé de l’humanité et son avenir.

     

    Cette étrange affaire nous ramène au calendrier Maya et à cette fameuse date du 21 décembre 2012 mais également à la mythique cité de l’Atlantide.

     

    Analyse scientifique des crânes de cristal

     

    L’énigme posée par ces crânes tient au fait que, selon les experts, seuls des outils du 20e siècle, notamment des mèches recouvertes de diamant, ont pu attaquer un matériau aussi dur que le cristal de quartz.

     

    Or, les crânes authentifiés datent d’une période très antérieure à la conquête espagnole. On sait que les peuples amérindiens n’utilisaient pas d’outils pour façonner leurs objets. C’est tout le problème qui se pose aux scientifiques.

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Le crâne de Cristal du British Museum est un faux. By Conorwithonen . (CC BY-NC-ND 3.0) . 

     

    Plusieurs tests ont été effectués. Ceux réalisés par Hewlett Packard dans leurs laboratoires sur le fameux crâne de Anna Mitchell-Hedges ont fait l’objet d’un rapport que l’on peut résumer ainsi :

     

    « Nos scientifiques ne peuvent expliquer comment de tels objets auraient pu être sculptés par des civilisations anciennes sans nos outils d’aujourd’hui »

     

    Les deux journalistes de la BBC ont demandé au British Muséum de réaliser des tests. Il s’agissait de chercher des marques laissées par d’éventuels outils afin de dater le travail du cristal.

     

    C’était donc le meilleur moyen de savoir si les crânes étaient authentiquement anciens ou le produit d’une technologie européenne.

     

    Voici un résumé des résultats transmis oralement aux journalistes et aux propriétaires des crânes testés :

     

    Le crâne du British Muséum comporte des traces de meules. Il est donc considéré comme « post-colombien »

     

    Le crâne de la Smithsonian Institution porte lui aussi des traces de meules

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Les deux crânes sont des faux. © Chris Morton et Ceri Louise Thomas

     

    Ces deux crânes exposés ne sont donc pas si anciens.

     

    Juillet 2008: Beaucoup plus récemment, de nouvelles analyses ont été effectuées. Elles confirment ce que nous savions déjà à savoir que les crânes de cristal du British Museum à Londres et de la Smithsonian Institution à Washington sont des faux, comme celui du musée du Quai Branly à Paris.

     

    Pour ceux qui sont passionnés par ce sujet, l’étude a été publiée dans la revue Journal of Archaeological Science en juillet 2008.

     

    Par contre, le crâne dit « à la croix reliquaire » a bien été fait à la main. Il a dû être taillé quelque temps avant ou peu après la conquête espagnole.

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Crâne de Anna Mitchell-Hedges . © Galde Press Inc, Etats-Unis

     

    Enfin, et c’est le plus surprenant, concernant les deux derniers crânes analysés, le porte parole du British Muséum a déclaré : « j’ai peur que nous ne soyons pas en mesure de faire des commentaires sur les deux autres crânes » …. » L’équipe a reçu pour consigne de ne pas faire de commentaires ».

     

    Pourquoi ? Qu’est-ce qu'ont découvert les scientifiques qui soit si embarrassant à révéler ?

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Reconstitutions médico-légales du visage du crâne de Mitchell-Hedges. Cette femme est incontestablement de type amérindien . (en haut) Dessin de Richard Neave, du département d'art et médecine de l'université de Manchester. (en bas), Dessin de l'inspecteur Frank J.Domingo de la police criminelle de New York

     

    Le British Muséum nie avoir réalisé ces analyses. Il est important de le souligner. Cependant, on peut également se demander pourquoi les deux journalistes auraient dit la vérité sur les deux crânes exposés à Londres et à Washington mais auraient menti pour le reste ? On peut également se demander pourquoi les représentants du British Museum n'ont pas réagi vivement face aux accusations des journalistes ?

     

    Toujours est-il que nous nous retrouvons, dans l'hypothèse où les journalistes ont relaté la vérité, avec au moins deux crânes authentiques :

     

    Le crâne de Anna Mitchell-Hedges

    Le crâne à la croix reliquaire

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Objets analysés par le British Museum. © Chris Morton et Ceri Louise Thomas

     

    Cela suffirait donc à accréditer cette affaire. Il faut tout de même savoir qu’un commerce de crânes en cristal existe depuis la fin du 19e siècle et que bon nombre de crânes qui sont sur le marché sont des faux.

     

    Les pouvoirs du cristal de quartz

     

    La meule de joaillier n’a été introduite aux Amériques qu’après l’arrivée de Christophe Colomb en 1492.

     

    Le cristal de quartz est, après le diamant, la matière la plus dure au monde. Il est impossible de sculpter cette matière à la main.

     

    Selon les spécialistes de Hewlett Packard, il aurait fallu un an avec des outils modernes pour sculpter le crâne de Anna Mitchell-Hedges.

     

    De plus, même avec nos outils, une pièce aussi précise et fragile se serait brisée sous les effets des vibrations et de la chaleur.

     

    Le cristal de quartz fait aujourd’hui partie de notre vie. Le cœur de nos ordinateurs, où toute l’information est stockée, est une petite puce en cristal de silicium. Cette puce utilise les propriétés uniques du cristal pour stocker les informations.

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Crâne taillé dans la pierre à Palenque, au Mexique. By Crazynd . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Selon les Mayas, les crânes de cristal seraient d’antiques ordinateurs. Ils contiendraient d’importantes informations sur les origines de l’humanité et son destin.

     

    Le cristal de quartz est depuis peu à la pointe du progrès scientifique : instrumentation de mesure, télécommunications, système radar et sonar ….

     

    Pourquoi les crânes ont-ils été précisément façonnés dans ce type de quartz ? Les civilisations considérées comme « primitives » avaient-elles des connaissances que nous ne possédons que depuis moins de 100 ans ?

     

    Les crânes de cristal dans la culture

    Maya et Aztèque

     

    Selon la légende Maya, les Itzas, venus de l’Atlantide, ont apporté les crânes avec eux. Atlantide se dit « Atlantiha » en langue maya.

     

    Ce qui est intéressant c’est que l’Atlantide a toujours fait parti de la tradition orale des peuples amérindiens.

     

    Cette « légende » se retrouve en Amérique du Sud, dans les textes des anciens Sumériens de Mésopotamie et bien sûr dans le Timée de Platon.

     

    Comme le mythe du déluge, ce mythe semble universel.

     

    A Tula, une métropole des Toltèques, vieille de plus de 1 000 ans, il y a un temple appelé « Temple des Atlantes ».

    Derrière ce temple, il y a le mur de coatepantliau ou mur serpent, qui est orné de bas-reliefs.

     

    Ils représentent une série de serpents avec un crâne humain à la place de la tête.

     

    Les archéologues sont toujours perplexes.

     

    Cette construction est dédiée aux « Atlantes ». Mais qui sont-ils ?

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Crânes gravés dans la pierre de l'édifice des Atlantes à Tula. By Jimg 944 . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Ce temple établit un rapport entre un mystérieux groupe d’êtres désignés sous le nom d’Atlantes et l’image du crâne humain.

     

    Les prêtres mayas utilisaient les crânes lors de cérémonies dont la signification nous échappe.

     

    Cependant, les crânes de cristal "authentifiés" sont anatomiquement parfaits. Celui de Mitchell possède une mâchoire articulée d’où leur surnom par les peuples amérindiens de « crânes qui parlent » et « crânes qui chantent ».

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Crânes sculptés dans la pierre à Chichen Itza. By Joachim Pietsch . (CC BY-SA 3.0)

     

    Selon eux, les prêtres mayas utilisaient les crânes pour prévoir l’avenir en les faisant « parler »; un peu comme les ventrilogues et leur marionnette.

     

    La légende des crânes de cristal

     

    Voilà l’histoire et le message des crânes selon les descendants des peuples amérindiens :

     

    Au commencement, il existait 12 mondes où une vie humaine était présente. La Terre était appelée « la planète des enfants ».

     

    Les onze autres mondes ont rassemblé leurs connaissances dans une sorte d’ordinateur holographique, les crânes de cristal.

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Coatlicue, déesse de la vie et de la mort. Le visage est entouré de crânes. By Rageforst . (CC BY-NC-ND 3.0) 

     

    Ces « Anciens » ont amené ces crânes sur Terre et ont fait don de la connaissance aux hommes.

     

    Ils aidèrent les hommes à construire quatre grandes civilisations : Lémurie, Mu, Mieyhun et l’Atlantide.

     

    Les 13 crânes étaient conservés dans une pyramide appelée « l’Arche ». Plusieurs civilisations ont été les gardiennes de l’Arche : les Olmèques puis les Mayas et enfin les Aztèques.

     

    Ces derniers en auraient fait un mauvais usage.

     

    Énigmes Archéologiques:  Mystère des crânes de cristal

    Crâne en pierre Maya. By Bomba Rosa . (CC BY-SA 3.0)

     

    Les crânes furent dispersés par les prêtres Aztèques après la conquête espagnole. Ils devaient rester séparés car leur pouvoir collectif était trop puissant pour être utilisé avec sagesse par l’homme.

     

    Les crânes de cristal ont-ils un rapport avec l'avenir de l'humanité ?

     

    Doit-on rejeter en bloc cette histoire considérée comme sacrée par les Indiens ? Existe-t-il des crânes de cristal authentiques ?

     

    Si nous supposons que certains crânes sont authentiques, pourquoi vouloir y mêler absolument une technologie extraterrestre comme on le lit trop souvent ?

     

    Si l'on appréhendait ce type d'objet avec un peu plus de rationalité et sans se sentir obligé d'y mêler légendes, catastrophisme et petits hommes verts, les scientifiques seraient peut-être moins récalcitrants pour en parler.

     

    Sommes-nous issus du cosmos ? Certains scientifiques le pensent et présentent des théories sérieuses.

     

    Mon opinion est que les peuples qui continuent aujourd’hui à transmettre la sagesse des crânes devraient être plus écoutés.

     

    Si dans son inconscience et son avidité, l’homme ne prend pas rapidement conscience que la Terre, son unique refuge, ne peut continuer à être pillée sans graves conséquences, l’humanité disparaîtra avec elle.

     

    V.Battaglia (01.2005). M.à.J 08.2008

     

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    La légende des petits hommes

     

    Momie Miniature

     

    Tel un bouddha, les mains croisées sur les genoux, il était assis en tailleur sur la corniche d’une petite grotte, dans une montagne granitique.

     

    Il semblait d’âge mûr, avec une peau brune et ridée, un nez épaté et une grande bouche. Pourtant ce « vieillard » ne mesurait que 35 cm de haut.

     

    C’est en 1932 que des chercheurs d’or découvrirent cette momie miniature, dans les monts Pedro, à 95 km de Casper dans le Wyoming.

     

    Les savants émirent l’hypothèse qu’il s’agissait d’une momie de Pygmée. Peut-être cet homme était-il un ancêtre des Indiens d’Amérique.

     

    La seule chose certaine était qu’il avait eu le droit aux honneurs d’un embaumement.

     

    Exhibée comme une curiosité pendant plusieurs années, la momie fut achetée par Ivan T. Goodman, un homme d’affaires qui l’emmena à New York.

     

    Le Docteur Harry Shapiro, du Muséum d’histoire naturelle, l’examina aux rayons X et le département d’anthropologie de l’université Harvard en certifia l’authenticité.

     

    Certains y virent un personnage d’environ 65 ans. De là, on s’intéressa aux légendes des Indiens Shoshone et Crow du Wyoming.

     

    Ces légendes faisaient état d’un peuple de « petits hommes », « hauts de quelques pouces ».

     

    Énigmes Archéologiques:  La légende des petits hommes

    Momie qui est étonnante de par ses proportions adultes

     

    Suite au décès de Goodman en 1950, la momie changea de propriétaire puis disparut.

     

    Cependant en 1979, le Docteur George Gill, professeur d’anthropologie, reçut des clichés des radios prises par Shapiro.

     

    Sa conclusion fut très différente. Selon lui, il s’agissait d’un bébé ou d’un fœtus, appartenant peut-être à une tribu d’Indiens préhistoriques.

     

    Le petit avait dû être atteint d’anencéphalie, une malformation congénitale, qui expliquerait ses proportions adultes.

     

    Le Dr Gill a émis l’hypothèse que les Indiens, trouvant des momies d’enfants malformés, avaient pu les prendre pour des restes de petits adultes.

     

    Cette erreur aurait donné naissance à la légende des « petits hommes ».

     

    Malgré tout, Pedro, nom donné à la momie, reste une curiosité scientifique. Les chercheurs ne disposent que de données fragmentaires.

     

    Espérons, qu’un jour, cette momie refasse surface afin que les scientifiques puissent l’étudier de manière plus approfondie.

     

    Elle doit dormir dans la collection d’un amateur fortuné ce qui est bien regrettable.

     

    V.Battaglia (01.2005)

     

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    Les premières piles ?

     

    Une lampe antique égyptienne

     

    En 1936, dans les ruines d’un village datant du début de notre ère, non loin de Bagdad en Irak, des archéologues découvrirent un objet qui les laissa perplexes.

     

    Il s’agissait d’un vase de terre cuite contenant un petit tube de cuivre d’une dizaine de centimètres de long sur un peu plus de deux de large.

     

    La base du tube était fermée par un disque de cuivre.

     

    A l’autre extrémité, une tige de fer corrodée par de l’acide, sortait d’un genre de prise en asphalte.

     

    L’archéologue Wilhelm König conclut, que si le tube avait contenu une solution acide, cet objet n’était autre qu’une pile électrique.

     

    Énigmes Archéologiques:  Les premières piles ?

     

    D’après lui, ces piles auraient pu être utilisées par les artisans de l’époque pour plaquer les métaux précieux.

     

    D’autant que d’autres objets similaires avaient été découverts dans la région ainsi que de minces tiges de cuivre et de fer ayant pu servir à connecter plusieurs piles.

     

    En 1940, l’ingénieur américain W.F.M.Gray s’appuya sur les schémas et les explications et fabriqua une réplique de la fameuse pile.

    Chargée d’une solution de sulfate de cuivre, la pile produisit environ un demi-volt.

     

    Énigmes Archéologiques:  Les premières piles ?

     

    Ci-dessus: Vue en coupe de la pile de Bagdad. On aperçoit une tige de fer isolée par de l'asphalte qui sort d'un tube de cuivre soudé. Quand on remplit ce tube d'électrolyte, la pile émet un courant électrique

     

    L’égyptologue A. Eggebrecht était convaincu que les piles électriques existaient 1 800 ans environ avant leur présumée invention en 1799 par Alessandro Volta.

     

    Pour d’autres scientifiques, le doute subsiste. La prétendue pile n’aurait pu contenir qu’un rouleau de parchemin ou tout autre objet. A leurs yeux, rien ne prouve que la fonction de l’objet était d’engendrer du courant électrique.

     

    V.Battaglia (02.2005)

     

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