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    Civilisation de la vallée de l’Indus

     

    Mohenjo-Daro : Mystère. Reconstitution 3d

     

    Ce site constitue un véritable mystère, affirment les archéologues, qui auraient juré, avant la découverte de Mohenjo-Daro, qu’aucune véritable civilisation n’avait pu exister dans la vallée de l’Indus, au Pakistan, il y a environ 4 500 ans.

     

    Depuis 1921, une succession de découvertes dont la cité d’Harappa puis celle de Mohenjo-Daro ont prouvé l’existence d’une culture jusqu’alors inconnue.

     

    La civilisation de la vallée de l’Indus a inventé une écriture à ce jour indéchiffrée et a manifestement marqué la culture indienne.

     

    Mais, le plus grand mystère reste l’abandon de ces cités et la disparition de cette civilisation.

     

     

    La civilisation de la vallée de l’Indus

     

    En 1921, des fouilles débutèrent à Harappa. Les archéologues mirent au jour les maigres vestiges d’une grande cité.

     

    En 1922, un archéologue indien qui cherchait les vestiges d’un ancien temple bouddhiste mit au jour à 640 km d’Harappa les ruines d’une civilisation protohistorique. C’est une véritable métropole qui sortit de terre.

     

    Mohenjo-Daro, la « colline des morts », fait toujours l’objet de recherches mais aussi de vives controverses.

     

    Mais qui était cette civilisation restée si longtemps dans l’ombre ?

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Vestiges de la ville d'Harappa. By Ch.khawar . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Il faut imaginer un peuple qui a vécu sur un immense territoire. Ce peuple parlait une langue qui nous est inconnue et utilisait une écriture que nous n’avons toujours pas réussi à déchiffrer.

     

    Cette civilisation a construit de grandes villes divisées en quartiers mais avec une logique qui nous échappe.

     

    En effet, nous n’avons retrouvé ni temples, ni palais. Les premiers habitants de la vallée de l’Indus ont commencé à édifier des villages vers le VIIe millénaire avant notre ère.

     

    Puis, entre 3 200 et 1 800 ans avant notre ère, de grandes villes s’épanouirent. C’est entre 2 700 et 2 600 ans avant notre ère que furent édifiés les imposants murs d’enceinte d’Harappa.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Vestiges de la ville d'Harappa. By Ch.khawar . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Les chercheurs ont d’abord pensé que cette civilisation était constituée de colonies provenant de Mésopotamie. Mais, les fouilles ont révélé que ce peuple avait ses caractéristiques propres. Pour l’instant, faute de nouveaux indices, officiellement la plus ancienne civilisation indienne est née sur les rives de l’Indus tout comme l’Egypte s’est développée sur les rives du Nil.

     

    Depuis la découverte de Mohenjo-Daro, d’autres cités antiques de l’Indus ont été retrouvées comme Dholavira ou Ganweriwala.

     

    Apparemment, ce peuple était un peuple de marchands. Tout porte à croire qu’ils ne disposaient d’aucune supériorité militaire. Tout atteste le caractère pacifique de ce peuple qui possédait une supériorité culturelle.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution d'après un buste en stéatite d'un homme barbu qui a été baptisé le Prêtre-Roi. On a découvert d'autres sculptures de ce personnage qui n'est toujours pas identifié. By Rajamanohar somasundaram . Licence . (Hexolabs Media and Technology Pvt. Ltd.)

     

    On se perd en hypothèses sur leur système social et sur leur religion. Il ne s’agit nullement comme c’est le cas pour la civilisation égyptienne d’avancée technologique subite. L’évolution semble avoir été progressive.

     

    Après près de 100 ans de recherches, on commence à mieux comprendre l’évolution de cette civilisation. Schématiquement, les périodes sont les suivantes :

     

    Entre 8 000 et 5 000 ans avant notre ère : les techniques de la métallurgie se diffusent dans toute l’Eurasie. L’agriculture et le commerce apportent la richesse. Les villages croissent et deviennent de véritables villes.

     

    Entre 4 000 et 2 600 ans avant notre ère : les archéologues parlent d’une « époque de rationalisation ». Les régions du bassin de l’Indus commencent à constituer une identité culturelle spécifique.

     

    A cette époque apparaît un nouveau modèle d’urbanisme. Les agglomérations sont divisées en deux secteurs. Il est probable que les secteurs étaient habités par des classes sociales distinctes.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution de poteries de la civilisation de l'Indus. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Entre 2 600 à 1 900 ans avant notre ère : c’est « l’époque de l’intégration ». Cette période désigne la manière dont les cultures régionales ont conflué en une seule grande civilisation.

     

    Toutes les villes dispersées dans un rayon de milliers de kilomètres utilisent la même écriture et les mêmes sceaux en stéatite. Ils décorent leurs vases avec les mêmes dessins et les poids utilisés sont les mêmes partout.

     

    Ce processus d’unification sur un territoire aussi immense reste inexpliqué.

     

    Entre 1 900 à 1 600 ans avant notre ère : c’est « l’époque de la localisation ». Au cours de ces deux siècles, les villes sont progressivement abandonnées, l’écriture est négligée et des techniques tombent en désuétude.

     

    Mohenjo-Daro : une cité très évoluée

     

    Le caractère le plus stupéfiant des villes harappéennes est la complexité de leur urbanisme. Ces villes s’étendaient sur un périmètre de 100 à 200 ha au minimum.

     

    Mohenjo-Daro est très bien conçue. On peut la comparer aux grandes villes américaines. D’ailleurs, les archéologues ont surnommé cette cité« le Manhattan de l’âge de bronze ».

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Plan de la ville de Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    En effet, on peut voir une douzaine d’artères tracées au cordeau traverser la ville du nord au sud, coupées d’est en ouest par des rues plus étroites qui délimitaient des pâtés de maisons.

     

    Cela évoque le quadrillage du prestigieux quartier new-yorkais.

     

    Les rues étaient pavées avec des centres administratifs imposants. Il y avait des rangées de petites maisons en briques dotées de toilettes privées et d’égouts.

     

    Au centre de Mohenjo-Daro se dressait la citadelle, vaste édifice abritant des salles de fêtes et des bureaux.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    A proximité, des bains publics avaient été construits. Mohenjo-Daro abritait également ce qu’on a baptisé le « Grand Bain ». C’est une piscine de 12 m de long sur 7 de large et 2,40 m de profondeur. On pense qu’elle servait pour des cérémonies d’immersion car on retrouve les bains rituels dans la religion de l’hindouisme.

     

    Les rues étaient bordées de magasins. A l’intérieur des maisons, il y avait généralement un puits et même quelquefois une salle de bain avec un bac à douche.

     

    En l’absence de canalisations, ces maisons ne disposaient pas bien sûr de l’eau courante. Par contre, il existait un système d’évacuation des eaux usagées utilisant des conduits d’argile.

     

    Ces tuyaux rejoignaient les égouts amovibles, en pierre, à chaque croisement, facilitant l’entretien du système.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Le marché. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Ce peuple était apparemment épris d’ordre et d’hygiène. Dans les ruines du site de Mehrgarh, les archéologues ont découvert l’équivalent de nos décharges industrielles. On y mettait les rebuts du travail des peaux, du cuivre, du talc, des coquillages, etc.

     

    D’autres bâtiments restent énigmatiques. A Harappa et Mohenjo-Daro, il existe deux édifices étranges avec un socle divisé en blocs, qui supportait probablement une construction en bois. On a cru qu’il s’agissait de greniers mais finalement ils restent un mystère.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Grand Bain. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0) 

     

    De même, n’ayant retrouvé aucun édifice religieux, on suppose que cette civilisation adorait ses divinités en plein air.

     

    Pourquoi une civilisation aussi évoluée a-t-elle abandonné ces villes ?

     

    Des cités abandonnées

     

    A partir de 1 600 ans avant notre ère, les villes étaient à l’abandon. De nombreuses théories ont été émises pour expliquer ce déclin.

     

    On a tout d’abord pensé que la civilisation de l’Indus avait été renversée par une invasion indo-européenne. Mais aucune preuve n’est venue étayer cette théorie.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Aire de stockage. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    L’eau est peut-être la cause de cet abandon. En effet, des recherches archéologiques ont révélé que la civilisation de l’Indus devait lutter constamment contre les inondations. Certains quartiers de Mohenjo-Daro auraient été reconstruits huit fois. Mais, il n’y a aucune trace d’une catastrophe naturelle qui aurait touché l’ensemble des cités.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Plan détaillé de Mohenjo-Daro. Zoom image. By Rajamanohar somasundaram. (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Parallèlement à ce problème, des squelettes portent la trace de blessures à l’arme blanche. Il y aurait donc bien eu un conflit. Les fouilles relatives à cette époque ont révélé des destructions, des incendies et des squelettes sans sépulture.

     

    On constate en parallèle un retour en arrière dans la technique de céramique par exemple. Cependant, les squelettes sont fort peu nombreux et on n'a retrouvé aucun fragment d’armes.

     

    Une explosion nucléaire ?

     

    Plus récemment, une théorie assez révolutionnaire a été énoncée. Les scientifiques Davneport et Vincenti ont déclaré que la ville de Mohenjo-Daro avait été ravagée suite à une explosion nucléaire.

     

    Ils ont trouvé de grosses strates de glaise et de verre vert. Les archéologues supposent qu’une très forte température a fait fondre de la glaise et du sable qui ont durci immédiatement après.

     

    De semblables strates de verre vert ont été retrouvées dans le désert du Nevada après chaque explosion nucléaire.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution du style vestimentaire d'après les sculptures. By Rajamanohar somasundaram. (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    L’analyse moderne a confirmé que des fragments de la ville avaient fondu au contact d’une très haute température. Les douzaines de squelettes qui ont été trouvés dans la région de Mohenjo-Daro présentent une radioactivité excédant la norme de presque 50 fois.

     

    Ces analyses scientifiques nous ramènent à la grande épopée indienne, le Mahabharata. Elle contient des mentions d’une arme prodigieuse aux effets dévastateurs. Un des passages parle d’une « coquille », qui étincelait comme le feu, mais sans dégager de fumée.

     

    « Quand la coquille a touché le sol, le ciel est devenu obscur, les tornades et les tempêtes ont ravagé les villes. Une horrible explosion a brûlé des milliers de gens et d’animaux, les réduisant en cendres. »

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Bien sûr, on a du mal à imaginer qu’à une époque aussi lointaine des armes nucléaires ont pu être utilisées. Le texte est troublant quand on le met en parallèle avec les dernières découvertes. Pourrait-il s’agir d’un phénomène naturel qui aurait provoqué un cataclysme ? L’épicentre du choc a été détecté au centre de la ville. A cet endroit, toutes les maisons ont été nivelées. A la périphérie, les destructions sont moins importantes.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Le marché. By Rajamanohar somasundaram . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    L’énigme de Mohenjo-Daro reste entière pour le moment. Cependant, si l’on suppose qu’une catastrophe s’est abattue sur cette cité, cela n’explique pas l’abandon des autres villes. Mohenjo-Daro et Harappa sont les métropoles les plus connues mais il existait au moins trois autres villes aussi importantes. Il y en avait d’autres mais de moindre importance.

     

    Eléments de réflexion

     

    Il existe quelques rares cas de réacteurs nucléaires naturels : Article sur ce phénomène

     

    À ce jour, sur les 1052 sites qui ont été découverts, plus de 140 d'entre eux se trouvent sur les rives du cours d'eau saisonnier Ghaggar-Hakra.

     

    En fait, le peuple indusien n'a pas disparu.

     

    Au lendemain de l'effondrement de la civilisation de l'Indus, des cultures régionales émergent qui montrent que son influence se prolonge, à des degrés divers. Il y a aussi probablement eu une migration d'une partie de sa population vers l'est, à destination de la plaine gangétique. Ce qui a disparu, ce n'est pas un peuple, mais une civilisation : ses villes, son système d'écriture, son réseau commercial et, finalement, la culture qui en était son fondement intellectuel.

     

    Énigmes Archéologiques:  Civilisation de la vallée de l’Indus

    Reconstitution de Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram. (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Une des causes de cet effondrement peut avoir été un changement climatique majeur. Autour de 1800 av. J.-C., nous savons que le climat s'est modifié, devenant notablement plus frais et plus sec. Mais cela ne suffit pas pour expliquer l'effondrement de la civilisation de l'Indus. Une catastrophe tectonique pourrait avoir détourné les eaux de ce système en direction du réseau gangétique. 

     

    Source : Wikipedia

     

    Une autre cause possible de l'effondrement de cette civilisation peut avoir été l'irruption de peuples guerriers au nord-ouest de l'Inde, qui auraient provoqué la rupture des relations commerciales avec les autres pays.

     

    Plusieurs facteurs sont sans doute intervenus et ont conjointement provoqué ce déclin. À vrai dire, la raison de la chute de ce peuple et ce qu’il est devenu ensuite est très floue et sujette à polémique. Cependant, le fleuve et les changements climatiques ont certainement joué un rôle dans le déclin de cette civilisation.

     

    La civilisation de la vallée de l’Indus a en tout cas marqué l’Inde. Bien des aspects de l’Inde d’aujourd’hui puisent leurs racines dans la civilisation de l’Indus.

     

    V.Battaglia (10.06.2005). M.à.J 07.2008

     

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    Le trésor des Cathares

     

    Hérétiques traqués et massacrés par la Sainte Inquisition, les derniers des Cathares meurent sur le bûcher, au pied du château de Montségur, en 1244.

    215 personnes meurent alors, brûlées vives en emportant, peut-être, le secret de la cache d’un trésor très important.

     

    L’histoire des Cathares

     

    C’est en Orient que commence l’histoire des Cathares. De Perse, en passant par les Balkans, chemine vers l’Occident une doctrine religieuse selon laquelle le monde matériel est la création du démon.

    Des marchands grecs de Constantinople découvrent les premiers le catharisme, qui pénètre le milieu des croisés occitans à partir de la 2e croisade.

    Ainsi au XIIe siècle, une Église cathare est fondée dans le sud de la France.

     

    Ses rites sont administrés par des prêtres, les « parfaits », à la vie d’une rigoureuse sévérité. Cette Eglise possède ses évêques, sur le modèle de la hiérarchie catholique.

     

    Quatre prélats cathares siègent ainsi à Carcassonne, Albi, Toulouse et Agen. De plus, elle entretien des liens avec ses homonymes orientaux. En 1176, l’évêque hérétique de Constantinople préside à Saint-Félix, en Lauragais, un concile qui édicte une charte cathare.

     

    C’est une situation inacceptable pour l’Eglise romaine. Les ennemis des cathares les accusent injustement de pratiquer des rituels sataniques et de se livrer à l’inceste.

    Le pape Innocent III, en 1208, proclame la croisade contre l’hérésie et place à sa tête un soldat redoutable, Simon de Montfort.

    Ce dernier massacre plusieurs milliers de personnes dans l’église de Béziers, en 1209, et conquiert petit à petit tout le Sud-Ouest français, exterminant les hérétiques.

     

    La lutte contre les cathares atteint son paroxysme après 1233, quand les dominicains se voient confier la direction des tribunaux inquisitoriaux contre eux.

    Elle s’achève en 1244 avec la chute de la forteresse de Montségur, refuge des derniers cathares.

     

    L’idéologie cathare

     

    Le système idéologique cathare prône le dualisme : il existe un Dieu du bien et un Dieu du mal.

    Notre monde, créé par Satan, est issu du mal. Donc, le royaume de Dieu, le Dieu de bonté, ne peut se trouver sur Terre.

     

    Cette reconnaissance de deux Dieux ne signifie pas que les cathares adorent Satan mais au contraire qu’ils le dénoncent tout en soulignant sa puissance.

     

    Pour les cathares, c’est Satan qui oblige des anges à s’incarner en hommes pour peupler la Terre.

    Au terme de plusieurs incarnations, un homme peut espérer devenir un « parfait ». Son âme échappe alors au diable et rejoint le royaume divin.

    Cette croyance en un cycle de réincarnations est de toute évidence un legs des religions orientales comme l’hindouisme.

     

    La forteresse de Montségur

     

    Depuis 1213, les cathares ont perdu toute initiative. Ils vivent en clandestin dans les villes ou réfugiés dans des places fortes.

    A 1060 mètres d’altitude, perchée sur un piton calcaire (le pog), Montségur est une forteresse imprenable : de 1243 à 1244, 150 hommes seulement tiennent en échec plusieurs milliers d’assaillants.

     

    Énigmes Archéologiques - Le trésor des Cathares

     

    Le château a été construit entre 1205 et 1211 à la demande du clergé cathare qui en a fait un centre spirituel et une place forte.

    Tout y est conçu pour la défense mais respecte également le symbolisme cathare. Un large portail invite les âmes à entrer, l’orientation du bâtiment suit les points cardinaux et son plan adopte la forme d’un pentagone, figure au symbole puissant dans la pensée cathare.

     

    Certaines théories soutiennent que Montségur, comme les châteaux de Quéribus et Cabaret, serait également un observatoire et un temple solaire.

     

    Énigmes Archéologiques - Le trésor des Cathares

     

    A partir de 1240, Montségur abrite une communauté qui s’élève jusqu’à 500 personnes. Ces cathares pensent être protégés par la garnison de chevaliers qui est encadrée par l’évêque cathare de Toulouse, Bertrand Marti.

     

    Pour l’Eglise catholique autant que pour le roi de France Louis IX (Saint Louis), Montségur constitue un outrage intolérable à leur autorité.

     

    Énigmes Archéologiques - Le trésor des Cathares

    Quéribus

     

    En mai 1243, une armée de 10 000 hommes fait le siège du château. Pendant 10 mois, les défenseurs repoussent tous les assauts.

     

    La fin des cathares

     

    Peu avant Noël, une petite troupe escalade le Roc de la Tour et y prend position. Dès lors, les assiégeants peuvent y installer leurs catapultes. 

    En mars 1244, l’eau commence à manquer à Montségur. Les assaillants proposent aux cathares d’avoir la vie sauve s’ils adjurent.

    Ils refusent, préférant mourir plutôt que de renoncer à leur foi.

     

    Énigmes Archéologiques - Le trésor des Cathares

    Roc de la Tour

     

    Le 16 mars 1244, les cathares se rendent et ouvrent les portes. Une cohorte de 215 hommes et femmes descend vers le bas de la montagne en se tenant par la main et en chantant des hymnes.

     

    Un immense bûcher les attend. Ils y montent de leur plein grès et leurs corps réduits en cendre donnent au lieu son nom sinistre : le Prat des Cremats (le Champ des Brûlés).

     

    Énigmes Archéologiques - Le trésor des Cathares

    Hérétiques au bûcher. Bas relief du XIVe siècle (Amiens, Musée de Picardie). © dinosoria

     

    Le trésor des cathares

     

    Montségur n’était pas seulement une forteresse mais également un immense coffre-fort. On pense que ce château abritait la fortune des cathares, mis de côté de puis des décennies.

     

    Quelque part dans le château se trouvait un trésor estimé à 100 000 livres, probablement en or et en argent.

     

    Ce trésor est-il demeuré sous les ruines du château aujourd’hui réduit à ses murs extérieurs ? Ou a-t-il été transporté dans un autre lieu ?

     

    Dans la nuit qui précède la date fatale du 16 mars, deux ou quatre parfaits se seraient évadés de la forteresse assiégée.

    Selon un témoin de l’époque, ils se seraient laissés glisser à l’aide de cordes le long des parois vertigineuses.

    Ils auraient atteint le Sabarthès, près de Tarascon-sur-Ariège où se trouve un réseau de plus de 50 grottes.

    On perd ensuite leurs traces.

     

    Bien évidemment, des chercheurs de trésor ont fouillé les lieux mais en vain.

     

    Cependant, pour d’autres passionnés de la légende cathare, le trésor n’aurait pas été constitué d’or mais d’un objet bien plus précieux : la coupe du sang du Christ, le très précieux Graal.

     

    Mais, cette théorie s’appuie plus vraisemblablement sur une ressemblance de nom entre Montségur et Monsalvat.

    Le Montsalvat est lié à la légende du Graal.

     

    V.Battaglia (25.09.2005)

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    D’étranges tumulus en Nouvelle-Calédonie

     

    L’île de la Nouvelle-Calédonie se situe dans le Pacifique à environ 1 200 kilomètres de la côte est de l’Australie.

    À 65 km de sa pointe méridionale se trouve la petite île des Pins, laquelle est parsemée d’environ 400 tumulus, ou tertres de sable et de gravier, de 2,50 à 3 mètres de haut, et de 90 mètres de diamètre.

    Il en existe un petit nombre qui sont similaires, près de Palta, dans le sud de la Nouvelle-Calédonie.

     

    Au début des années 1960, L. Chevalier, du musée de la Nouvelle-Calédonie à Nouméa, entreprit des fouilles dans quatre des tumulus. Ces tertres renferment un étrange contenu.

     

    Au centre de trois d’entre eux, on découvrit une colonne debout, en ciment, et dans le quatrième, deux piliers côte à côte.

    Mais, on ne découvrit ni os, ni charbon de bois ou autres vestiges d’une présence humaine.

     

    Énigmes Archéologiques - D’étranges tumulus en Nouvelle-Calédonie

    L'île des Pins. Baie d'Upi. By Bruno Menetrier. Licence

     

    Ces colonnes ou cylindres, de 1 à 1,90 m de diamètre et de 1 à 2,50 m de haut, sont faites d’un mortier de chaux, contenant des fragments de coquillages.

    La datation par le carbone 14 les situe entre 10 950 et 5 120 ans avant notre ère. Pourtant, l’utilisation d’un mortier de chaux est pratiquement inconnue avant la période classique, soit quelques centaines d’années avant notre ère.

     

    Chevalier pense que les cylindres ont été façonnés en coulant du mortier dans d’étroits puits creusés au sommet des tertres et qu’on laissa durcir en place.

    C’est pourquoi, la surface des cylindres est mouchetée de fragments de silice et de gravier ferrugineux, qui semblent s’être incrustés dans le mortier lors de son durcissement.

     

    Selon nos connaissances actuelles, les plus anciennes traces archéologiques attestent d’un peuplement de la Nouvelle-Calédonie vers 1 300 avant notre ère (période de Koné).

    Les théories actuellement admises sur le peuplement de la Nouvelle-Calédonie permettent de penser que les Mélanésiens sont issus de peuples venus du Sud-est asiatique. 

    Ces peuples seraient passés par la Papouasie-Nouvelle-Guinée. On suppose que cette vague migratoire serait passée en Papouasie-Nouvelle-Guinée vers 5 000 avant notre ère puis serait arrivée en Nouvelle-Calédonie vers 1 000 avant notre ère.

     

    Énigmes Archéologiques - D’étranges tumulus en Nouvelle-Calédonie

    L'île des Pins. Saint-Joseph. Licence

     

    La céramique Lapita a longtemps été considérée comme la plus ancienne forme de poterie et donc de vestiges humains dans cette partie du monde. Les plus anciennes céramiques sont datées d’environ 1 300 ans avant notre ère.

     

    Cependant, il y a quelques années, on a retrouvé sur la côte nord de la Nouvelle-Guinée, de la céramique datée de 3 000 ans avant notre ère.

     

    Pourquoi avoir construit ces colonnes sur une île perdue au milieu du Pacifique ? Étant donné l’âge avancé pour ces cylindres, qui les a construits ? 

    Pas un peuple colonisateur, car sinon on aurait retrouvé des traces d’une civilisation quelconque.

    Quel peuple à une période aussi reculée possédait des connaissances lui permettant d’édifier de tels édifices ?

    Nos connaissances sur la préhistoire du Pacifique ne sont pas très importantes et assez récentes. Sans doute, cette énigme pourra-t-elle être résolue à l’avenir grâce à de nouvelles découvertes qui ne manqueront pas, j’en suis certaine, de remettre en cause, les théories sur la colonisation des îles du Pacifique.

     

    V.Battaglia (10.09.2005)

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    Las Bolas « les Boules »

     

    Sphères mégalithiques du Costa Rica

     

    Même avec les outils et les techniques dont nous disposons aujourd’hui, tailler à la main une sphère parfaite dans un bloc de pierre constitue un véritable défi.

    Ce défi, les artisans d’Amérique Centrale, qui sculptèrent Las Bolas Grandes « les Grosses Boules de pierre », le relevèrent il y a de cela 1 600 ans environ selon certaines théories.

     

    Caractéristiques des Bolas Grandes

     

    De tailles et de poids extrêmement variables, ces sphères, ont un diamètre qui va de moins de 10 cm à plus de 2,50 m, pour un poids allant jusqu’à 16 tonnes. La boule la plus lourde qu'on ait déterrée pèse environ 30 tonnes.

     

    Elles se fondent harmonieusement dans le paysage du delta du fleuve Diquis, au sud du Costa Rica.

     

    Près de 200 bolas ont été mises au jour, mais des centaines d’autres attendent d’être exhumées.

     

    La plupart des boules ont été taillées dans la pierre et le matériau provient du fleuve Térraba, situé à environ 100 km des sites archéologiques initiaux. D'autres ont été taillées dans du calcaire ou du grès.

     

     

    Énigmes préhistoriques:  Las Bolas « les Boules »

    Bolas grandes. Photo prise au Musée National de San José. © dinosoria

     

    Malheureusement, de nombreuses boules ont été détruites par le passage des bulldozers, l’érosion due aux intempéries et aux actes de vandalisme de la part des autochtones.

     

    De nombreuses boules sont visibles au Musée National de San José. La grande majorité des Bolas Grandes est toujours enfouie dans la jungle.

     

    Analyse des scientifiques

     

    Les chercheurs ont eu connaissance de ces étranges boules dans les années trente, lorsque la forêt céda la place à des plantations de bananiers.

     

    Un examen approfondi permit aux spécialistes de supputer que les artisans qui avaient façonné les boules avaient dû utiliser des gabarits de bois.

     

    Le façonnage dut exiger une patience infinie car la plupart de ces boules sont sculptées dans un granit particulièrement dur.

     

    La technique mise en œuvre consistait vraisemblablement à tailler tout d’abord une boule grossière puis à la polir avec un abrasif, peut-être du sable.

    Taillées avec des moyens extrêmement rudimentaires, ces sphères n’en sont pas moins remarquablement bien exécutées, atteignant presque la perfection.

     

    Énigmes préhistoriques:  Las Bolas « les Boules »

    Une sphère d’environ 2 m de diamètre comporte en effet une marge d’erreur d’à peine plus d’un centimètre, soit deux millièmes environ.

     

    Ce qui est surprenant c’est que ces sphères ont été découvertes au beau milieu d’une jungle inextricable. Effectivement, on peut se demander comment ces boules de toute évidence artificielles se sont retrouvées en pleine forêt.

     

    Doit-on en déduire que ces sphères ont été placées là avant que la jungle n’envahisse cette région ? Si oui, cela fait remonter leur création à une époque très reculée que certains estiment à 1 600 ans avant notre ère ; époque à laquelle, l’homme n’était pas censé disposer d’outils et d’une technologie aussi perfectionnée.

    Leur géométrie est bien trop parfaite pour n’être qu’un simple hasard.

     

    Bien sûr, cette théorie ne se base sur aucune preuve scientifique, et à ce titre, n'est pas reconnue.

     

    Qui a taillé les Bolas Grandes ?

     

    Par qui ces boules ont elles été taillées et pour quelles raisons ? A ces questions, des suppositions ont été émises.

     

    Il n’est même pas possible de faire remonter les sphères à une époque précise. En effet, elles sont apparues en même temps que des objets propres non pas à une mais à plusieurs cultures précolombiennes.

    De plus, elles ne peuvent elles-mêmes être datées. On ne peut donc faire que des estimations par rapport à d’autres objets découverts dans le même périmètre où, comme certains, en tenant compte de la géographie de cette région dans le passé.

     

    Afin de ne pas bouleverser notre schéma classique, la communauté scientifique se base sur l'étude stratigraphique, méthode qui fait remonter l'élaboration de ces boules entre 200 ans avant notre ère et 1500 ans.

     

    Énigmes préhistoriques:  Las Bolas « les Boules »

     

    Lorsque l’on parle de civilisations précolombiennes, on pense immédiatement aux grands empires des Incas, des Mayas ou des Aztèques.

     

    Ces peuples nous ont laissé des vestiges sur lesquels les scientifiques s'interrogent depuis longtemps.

     

    En réalité, grâce aux archéologues, on sait qu’il a existé une succession de civilisations bien avant l’arrivée des Incas.

     

    Nous connaissons à peine les Olmèques qui sont considérés comme les fondateurs de toutes les civilisations qui suivirent. Les têtes Olmèques portent elles-mêmes une histoire très méconnue.

    Mais, les Bolas Grandes remonteraient à une époque antérieure.

     

    Quant à leur fonction, de multiples hypothèses ont été émises.

     

    Par exemple, on a envisagé que les Bolas auraient servi à marquer l’emplacement des tombes. On a également émis l’hypothèse qu’elles avaient pu servir de monnaie d’échange.

     

    V.Battaglia (23.10.2005)

     

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    Cnossos

     

    Le labyrinthe de Cnossos

     

    Construit en Crète à partir de 1 700 ans avant notre ère environ, le palais de Cnossos avec ses innombrables pièces entrelacées, est certainement le Labyrinthe que la mythologie attribue au Minotaure.

    Mais que se cache-t-il réellement derrière la légende du Minotaure ? Le palais de Cnossos était-il vraiment un palais ?

     

    Mythe du Labyrinthe et du Minotaure

    Ce sont les auteurs anciens qui nous ont rapporté cette légende. Tous leurs récits sur la Crète tournent autour du Labyrinthe.

    Monstre à corps d’homme et à tête de taureau, le Minotaure était le fils de Pasiphaé, femme de Minos, et d’un taureau envoyé par Poséidon, dieu de la Mer.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Sculpture de Poséidon. By Arte Molto Brutta 2

     

    Dédale est l’architecte supposé de ce Labyrinthe. Originaire d’Athènes, il a été forcé de s’exiler pour avoir tué son neveu.

     

    Il se réfugie en Crète, où le roi Minos, fils de Zeus et d’Europe, lui demande de construire un édifice pour y enfermer le Minotaure.

     

    Dédale imagine alors le Labyrinthe, « palais de la double hache », aux salles et aux couloirs si enchevêtrés qu’on ne peut en sortir.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    La célèbre fresque des dauphins dans le palais de Cnossos. By Nenyaki

     

    Plus tard, Minos ayant vaincu Athènes, la cité asservie doit payer un tribut de sept jeunes hommes et sept jeunes femmes, chaque année.

     

    Les victimes sont enfermées dans le Labyrinthe et sacrifiées au monstre. Ces sacrifices continuent jusqu’au jour où le héros Thésée tue le Minotaure. Grâce au fil déroulé par Ariane, fille de Minos, le vainqueur peut sortir des inextricables couloirs.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Le taureau est très présent sur les fresques de Cnossos. By Jorge 11

     

    Pour avoir déplu au roi, Dédale et son fils Icare sont enfermés dans le Labyrinthe. Ils s’en échappent en se fabricant des ailes avec de la cire. Icare s’approche si près du Soleil que ses ailes fondent. Il est alors précipité dans la mer, près de Samos, évènement à l’origine de la mer Icarienne.

     

    La découverte du palais de Cnossos

    En 1894, l’archéologue sir Arthur Evans arrive en Crète pour rendre la vie à l’île du roi Minos.

    Sous les vestiges grecs et romains, il trouve de nombreux témoignages de la civilisation minoenne.

    En 1900, Evans entreprend le dégagement du palais de Cnossos. Très vite, il met au jour une profusion de salles, de couloirs qui permettent d’éclairer les légendes d’un jour nouveau.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Ruines de Cnossos. By James Preston

     

    Cette architecture très complexe est sans doute à l’origine des récits mythologiques sur le Labyrinthe.

    D’autant plus que de nombreuses fresques et sculptures représentant des taureaux ont été retrouvées.

     

    Evans a voulu restituer les grandes lignes du palais de Cnossos. Il a relevé les murs, les a peints de couleurs violentes et a donné des noms aux différentes salles. Cette reconstitution est aujourd’hui très controversée.

    En effet, si ces restaurations attirent un grand nombre de touristes, c’est du point de vue archéologique, une véritable catastrophe, car les « morceaux » du complexe ont été choisis de manière arbitraire.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Restauration d'une partie du palais de Cnossos. By Phileole

     

    Par contre, on doit à Evans une chronologie de la civilisation minoenne. Dans son œuvre maîtresse, The Palace of Minos at Cnossos, qu’il publie en 1930, il propose une chronologie, en trois périodes, fondée sur la céramique.

     

    La Crète minoenne

    Les vestiges retrouvés, qui datent du IIe millénaire avant notre ère, montrent une civilisation brillante, qui utilise une écriture pictographique, et une économie riche, fondée sur le commerce.

     

    L’histoire de cette civilisation est marquée par des ruptures brutales. Aux alentours de 1750 avant notre ère survient une catastrophe qui ravage l’île et abat les palais. Il s’agissait sans doute d’un tremblement de terre.

     

    La Crète se relève rapidement. Les palais sont reconstruits, encore plus grands et complexes.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Véranda des gardes du palais de Cnossos dessinée par sir A.Evans, 1935

     

    Vers 1570 avant notre ère, un deuxième tremblement de terre, en rapport avec l’éruption du Santorin, détruit de nouveau les palais.

    Cela n’empêche pas la civilisation minoenne d’atteindre son apogée.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Les murs sont recouverts de fresques. By Phileole

     

    Vers 1450 avant notre ère, cette civilisation disparaît brutalement. La catastrophe n’est pas, cette fois-ci, naturelle. Il s’agit d’invasions venues de Grèce. De nombreux objets crétois, preuves du formidable butin, ont été retrouvés sur le continent, à Mycènes.

     

    Quelle était la fonction du « palais » de Cnossos ?

    Pourquoi ce palais a-t-il joui d’une aussi mauvaise réputation ? Peut-être qu’il ne s’agissait pas d’un palais, mais d’un sanctuaire. Un sanctuaire dans lequel des victimes auraient été immolées. Ou, peut-être était-ce un lieu sacré servant de cimetière ?

     

    En effet, certains archéologues contestent au gigantesque édifice dégagé à Cnossos sa vocation de palais d’habitation.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Une des pièces du palais de Cnossos. By Cocoate.com

     

    Ils ont constaté que le lieu géographique était peu judicieux pour un palais : exposé, difficile à défendre.

    De plus, les sources sont peu nombreuses autour du palais. L’approvisionnement en eau de toute une population aurait posé des problèmes.

     

    Les salles, présentées comme des appartements royaux, s’avèrent être plutôt des sous-sols humides, dépourvus de fenêtres.

    Enfin, ce « palais » ne dispose ni de cuisines, ni d’écuries.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Vestiges d'un portique solennel, fortemment restauré par Evans. By Gbaku

     

    Selon l’archéologue allemand Hans Georg Wunderlich, le palais aurait été un immense mausolée destiné à recevoir les morts. Il n’aurait donc jamais été habité.

     

    Selon lui, les hautes jarres de terre ne contenaient pas du grain ou de l’huile, mais étaient des urnes où les cadavres étaient conservés dans du miel.

    De même, les silos de pierre seraient en réalité des sarcophages.

     

    Énigmes archéologiques - Cnossos

    Urnes et vases retrouvés à Cnossos. By Nenyaki

     

    Cette théorie est séduisante et collerait parfaitement à la légende d’un palais « maudit », abritant un monstre.

    Cependant, aucun squelette n’a été retrouvé ce qui ébranle fortement la théorie du sanctuaire.

     

    En fait, les deux théories ne sont pas vraiment convaincantes au vu des découvertes.

    On imagine mal un roi s’installant dans des pièces sans fenêtre. De même, l’absence de cuisines et d’écuries est inconcevable pour un édifice d’une telle importance.

     

    Le mystère reste donc pour le moment non résolu. Mais, les fouilles se poursuivent et Cnossos nous livrera peut-être un jour tous ses secrets.

     

    V.Battaglia (22.11.2005)

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