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    Dossier: comment se protéger de la fraude?

     

    Hameçonnage, courriels frauduleux, vol d’identité, fraude par Internet, les arnaques peuvent prendre différentes formes. Pour vous éviter les mauvaises surprises, voici un condensé des principales fraudes et la façon de vous protéger.

     

        

    Fraude par carte de débit: protégez-vous

    Ne soyez pas au nombre des victimes de fraude par carte de débit. Découvrez comment protéger vos cartes et vos numéros d’identification personnelle (NIP).

      

     

    Potage au cresson et aux patates douces    

    Contrefaçon de cartes de crédit: vos droits

    Pouvez-vous être tenu responsable des achats effectués sur une carte de crédit contrefaite?


        

    Des fraudeurs lorgnent votre épargne-retraite

    «Besoin d’argent? Obtenez rapidement $$$ si vous avez un CRI ou un FRV (fonds de pension d’un ex-employeur). Transaction sérieuse. Attention! Des fraudeurs veulent mettre la main sur votre épargne-retraite.

        

    Les 10 arnaques les plus fréquentes  

    Voici 10 escroqueries parmi les plus fréquentes dont sont victimes les aînés, selon le Centre antifraude du Canada.

        

    Achats en ligne: comment éviter les pièges

    Adepte des achats en ligne? Attention aux pièges! Voici ce qu’il faut faire et ne pas faire pour les éviter lorsqu’on magasine sur Internet.

        

    Votre ordinateur est vulnérable: protégez-le

    Dès que vous reliez votre ordinateur à Internet, vous l’exposez à des menaces telles que des virus, des espions et des pirates. Il faut donc assurer convenablement sa sécurité. Voici comment procéder..

        

    Choisissez les bons mots de passe

    Blogues, sites de partage de photos, sites marchands: nombreuses sont les occasions de s’inscrire sur des sites Internet! Voici donc tous les conseils pour choisir des mots qui ne risquent pas d’être découverts.

        

    Médicaments vendus par Internet: soyez très vigilant...

    Si certaines pharmacies virtuelles sont honnêtes, d'autres ont des pratiques frauduleuses et vendent des produits de mauvaise qualité...

    Vous avez déjà eu affaire à des fraudeurs? 

    On a déjà volé votre identité? On vous a demandé de contrôler votre ordinateur à distance? On vous a offert de l'argent comptant pour votre compte d'épargne-retraite?  Racontez-nous quelles ont été les conséquences de ces fraudes sur votre vie... et votre portefeuille! Votre histoire nous intéresse!  

     

    Finances:  Comment se protéger de la fraude?

     

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    L’assurance-vie: pour qui, pourquoi?

    Explications!

     

    À qui et pourquoi peut bien servir une assurance-vie? se demandent certains. Une panoplie de produits permet aujourd’hui de dénicher la protection nécessaire à votre besoin d’assurance. Explications.

     

    L’assurance-vie: pour qui, pourquoi? Explications!

    iStockphoto.com

     

    Si l'assurance-vie peut parfois vous être utile à vous, à titre d’assuré, elle l’est aussi à ceux qui vous entourent. Pour qu’ils puissent, par exemple, payer à votre décès vos frais funéraires, l’impôt que vous devrez ou même vos dettes. Elle peut également servir à maintenir le niveau de vie de votre bénéficiaire ou encore à laisser un héritage à un proche. 

     

     

    Plusieurs personnes dans la cinquantaine ou la soixantaine contractent une nouvelle hypothèque afin de s’acheter un appartement ou même un bateau. Bien souvent, leur résidence principale est déjà entièrement payée. «Prendre un tel engagement, c’est une tendance qu’on observe sur le marché», remarque Kim Oliphant, vice-présidente aux ventes du réseau de courtage de l’assurance individuelle La Capitale Assurance et gestion du patrimoine. Si une personne contracte ainsi une nouvelle dette, elle doit aussi se demander si, à son décès, la succession va devoir rembourser un tel emprunt. Voilà une situation où une assurance-vie pourrait se révéler utile. Il en existe d’autres. 

     

     

     

    L’impôt au décès 

    Si vous détenez un chalet et que vous êtes seul, votre succession pourrait, après votre décès, avoir des impôts à payer. L’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle sur son site que «la majorité des avoirs du défunt sont présumés vendus et de l’impôt peut alors être payable. À l’inverse, le montant d’assurance-vie versé par l’assureur est toujours libre d’impôt.» Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut donc consulter un conseiller en sécurité financière spécialisé en assurance de personnes. Il pourra établir tous les cas où de l’impôt pourrait être exigible au décès. Il analysera votre situation personnelle et vous aidera à déterminer le montant d’assurance qu’il vous faut. 

     

    Peut-être avez-vous des enfants ou petits-enfants à qui vous souhaitez laisser un héritage. Si vous souscrivez une assurance-vie et les désignez comme bénéficiaires, ils pourront recevoir une somme d’argent libre d’impôt. Un autre peut désigner sa compagne ou son compagnon comme bénéficiaire afin de s’assurer qu’au décès, cette personne puisse maintenir son niveau de vie. D’autres encore désignent un enfant handicapé afin de sécuriser son avenir financier. 

     

     

    Après avoir dressé un portrait d’ensemble des besoins d’assurance-vie, on détermine s’il s’agit de besoins temporaires ou de besoins plus permanents. On optera selon le cas pour une assurance- vie temporaire, vie entière ou vie universelle. La prime que vous devrez débourser, mois après mois, année après année, devra évidemment respecter votre budget. 

     

    L’assurance-vie temporaire semble être la plus connue du grand public. La prime déboursée est fixe et uniforme pendant toute la période, par exemple 10 ans. Ensuite, si le besoin ponctuel devient permanent, on pourra renouveler l’assurance à un prix qui augmentera à chaque renouvellement. Le nouveau montant de la prime sera généralement inscrit dans le contrat d’assurance. Si l’assuré vit longtemps, il peut devenir assez élevé. 

     

     

     

    Comme son nom l’indique, cette assurance servira pour des besoins temporaires, comme rembourser le solde d’un prêt ou même aider financièrement des enfants à charge. «Le principal avantage, c’est qu’elle est abordable, surtout durant la première tranche. La stratégie serait donc de ne pas la renouveler», précise Mme Oliphant. Autre point important: la période de renouvellement n’est pas infinie, ce type de contrat cessant habituellement à 85 ans. Passé cet âge, on ne pourra le renouveler, ce qui est très fâcheux quand le besoin d’assurance est encore présent. 

     

     

    Prenons l’exemple de Lucie, 55 ans, une non-fumeuse dont l’état de santé est considéré comme normal. Afin de protéger le remboursement d’un emprunt d’une durée de 10 ans, elle opte pour une assurance temporaire 10 ans (T10) d’un montant de 100 000$. Selon les calculs de Mme Oliphant, Lucie devra payer environ 220$ par année. Si elle décide à 65 ans de renouveler sa T10, il lui en coûtera alors 1 400$ par année jusqu’à 75 ans. Au-delà de cet âge, sa prime fixe sera de 5 700$ par an. Aïe! Dans ce type de contrat, les primes grimpent très vite. Si Lucie devait mourir, son bénéficiaire recevrait 100 000$. 

     

    Cette assurance couvre la vie entière de la personne. En la conservant de façon permanente, vous êtes sûr qu’un jour ou l’autre votre assureur paiera le montant prévu à votre contrat. Cette somme est libre d’impôt. Les primes sont la plupart du temps fixes et garanties. L’assureur ne peut plus en changer le montant. 

     

     

     

    Cette assurance est populaire auprès de ceux qui souhaitent laisser une somme en héritage ou, encore, qui veulent s’assurer que les frais funéraires ou l’impôt à payer au décès pourront être versés. Elle offre l’avantage d’avoir une valeur de rachat : on vous donne une certaine somme si vous résiliez votre contrat. 

     

     

     

    Dans son site web, l’AMF met en garde les détenteurs d’assurance-vie entière : «Avant de mettre fin à une assurance pour obtenir la valeur de rachat, informez-vous auprès de votre représentant des conséquences financières et fiscales. Il est parfois possible d’emprunter sur cette valeur de rachat, et ce, sans mettre fin à l’assurance. Il s’agit alors d’un prêt: vous devrez rembourser avec intérêts, faute de quoi votre assurance prendra éventuellement fin.» 

     

     

     

    Plus vous souscrivez jeune à une assurance-vie entière, moins les primes sont élevées. C’est une question d’assurabilité. En vieillissant, l’état de santé se détériore généralement. «Pour la plupart des produits d’assurance-vie, on exige un test de santé, pour d’autres, on se contente d’un petit questionnaire. En 2015, même les personnes qui ont de sérieux antécédents médicaux peuvent trouver une assurance-vie», remarque Mme Oliphant. Mais il est évident que, dans ce dernier cas, le montant assurable pourrait être moins élevé. 

     

     

     

    Reprenons l’exemple de Lucie, 55 ans, qui souhaite aujourd’hui acheter une assurance-vie permanente d’une valeur de 100 000$. Elle devra alors débourser 1 500$ par année. «Ce n’est pas si mauvais, puisque cette somme est très semblable à celui qu’elle aurait déboursée au premier renouvellement de son assurance temporaire de 10 ans à 65 ans», remarque Mme Oliphant. L’avantage, avec l’assurance-vie permanente, tient au fait que le contrat de Lucie ne prendra pas fin quand elle aura 85 ans. De plus, le montant de sa prime est garanti. 

     

    Ce type d’assurance est un produit hybride qui comporte un volet assurance- vie et un compte de placement. C’est donc un mélange d’assurance et d’épargne. Il permet au client d’accumuler de l’épargne à l’abri de l’impôt, comme le fait le Compte d’épargne libre d’impôt (CELI), tout en ayant une assurance. Le montant accumulé peut servir éventuellement à payer les coûts de cette assurance (primes). On peut aussi retirer des sommes si le besoin se fait sentir. 

     

     

     

    «Depuis que le CELI est apparu, et avec l’augmentation des cotisations annuelles, on remarque que les ventes d’assurance-vie universelle ont baissé. Les gens préfèrent prendre une assurance- vie permanente et cotiser à leur CELI», constate Mme Oliphant. 

     

     

     

    L’assurance-vie universelle est un produit plutôt complexe. Il faut être bien conseillé afin de s’assurer que la prime d’assurance est bien payée chaque année. La prime déboursée sera relativement équivalente à celle d’une assurance-vie permanente, puisque c’est un peu le même produit auquel on ajoute une portion placement. Elle comporte des primes qui augmentent avec l’âge ou encore des primes fixes. 

     

    Les assureurs mettent en ligne plusieurs calculateurs qui peuvent mesurer le montant d’assurance-vie dont vous avez besoin. L’Agence de la consommation en matière financière du Canada en propose également un sur son site. Il vous suffit d’inscrire les mots clés suivants dans le moteur de recherche Google: montant assurance vie FCAC, ou encore d’aller sur ce lien: www.fcac-acfc.gc.ca/Fra/ressources/ programmesEducatifs/ft-of/Pages/ assurances-2-4.aspx. Vous devrez estimer les coûts liés au décès, vos dettes et autres dépenses, la valeur de vos biens, les frais de subsistance annuels pour le conjoint survivant et les personnes à charge, le nombre d’années pendant lesquelles ces personnes auront besoin de votre aide et, finalement, votre revenu annuel. Bonne recherche! 

     

     

     

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    5 conseils pour partir en vacances

    sans se ruiner

     

    Par Rémi Leroux du magazine Protégez-vous

    Une majorité de vacanciers ont l’intention de rester au Québec cet été, en partie pour des raisons financières. Voici quelques idées pour prendre du bon temps à petits prix.

     

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    Photo: Shutterstock

     

    Vous rêviez d’une traversée de la Cordillère des Andes, d’un périple au Maroc ou d’une excursion dans les Caraïbes, mais votre portefeuille n’est pas d’accord. Vous n’êtes pas seul. Cette année, la situation économique morose n’incite pas les Québécois à s’envoler vers des destinations exotiques. Selon un sondage réalisé par CAA-Québec, 54 % des répondants avaient l’intention de rester au Québec cet été, contre 49 % l’an dernier.



    Près de 20 % des personnes interrogées affirment par ailleurs que la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine est l’une des raisons ayant refroidi leurs ardeurs estivales et, en moyenne, le budget des vacanciers ne dépassera pas 2 000 $ pour deux personnes et plus cette année.



    Cela dit, des vacances réussies à coût raisonnable, c’est possible. Voici cinq idées pour ne pas vous ruiner, avec ou sans les enfants.



    1. Pas si loin, c’est bien

    Osez les vacances à partir… de la maison. Si vous habitez Montréal ou Québec, pourquoi ne pas organiser une excursion de deux jours en canot-camping dans le parc de la Mauricie ? Il vous en coûtera à peine 24,50 $ par nuit pour trois personnes, incluant le bois à brûler.



    En établissant votre camp de base à la maison plutôt qu’à l’hôtel, vous ferez des économies sur les frais de déplacement et d’hébergement et pourrez ainsi vous offrir des petits plaisirs comme une soirée au restaurant, une séance au spa ou une journée aux glissades d’eau avec les enfants. On peut s’évader du quotidien sans partir très loin...



    2. À la journée, la belle idée

    Optez pour des excursions à la journée. Pour vous inspirer, consulter notre dossier50 sorties à moins de 50 $; vous y trouverez des dizaines d’idées de sorties familiales partout au Québec. Découvrez par exemple le Canyon des Portes de l’Enfer à Saint-Narcisse-de-Rimouski (28 $ pour deux adultes et deux enfants), dans la région du Bas-Saint-Laurent, ou encore le Zoo de Falardeau, à Saint-David-de-Falardeau (42 $ pour deux adultes et deux enfants), au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

    3. En voiture plutôt qu’en avion

    Le sondage de CAA-Québec révèle que, parmi les vacanciers interrogés, 68 % envisageaient d’utiliser la voiture et seulement 22 % l’avion. Si vous ne prévoyez pas une traversée du Canada, se déplacer en auto est plus économique qu’emprunter la voie des airs. Pour se rendre à New York à la fin de juillet, par exemple, un billet d’avion coûte environ 370 $ aller-retour par personne. Si vous faites le même voyage en automobile plutôt qu’en avion, vous dépenserez autour de 90 $ d’essence (et 24 $ pour les péages si vous choisissez le chemin le plus rapide). Quant aux coûts liés à l’usure de l’automobile, le calculateur des coûts d’utilisation d’une voiture de CAA-Québec évalue qu’ils s’élèvent à 0,18 $ le kilomètre pour une Toyota Yaris 2010, soit environ 220 $ sur la distance Montréal-New York aller-retour. Et pourquoi ne pas penser au covoiturage?



    Vous pouvez aussi opter pour l’autobus ou le train (un aller-retour Montréal-New York coûte environ 150 $ par personne dans les deux cas).



    4. Le «hors saison», ça a du bon

    Si vos enfants sont encore jeunes et peuvent se permettre de rater une semaine d’école, vous pourriez partir à un moment où les autres vacanciers sont déjà rentrés. Un forfait «tout inclus» pour la destination de vos rêves reviendra à un prix plus intéressant qu’en période de fort achalandage. Le prix d’un séjour d’une semaine dans le Sud pour deux adultes et deux enfants est d’environ 400 $ de plus si vous partez à la mi-août plutôt qu’au début de septembre, par exemple.



    Un conseil: si vous magasinez des billets d’avion réguliers, faites-le un dimanche, c’est le jour où les prix sont les plus bas, selon une récente étude américaine. Elle établit que le prix moyen d’un billet d’avion vendu le dimanche est de 432 $, contre 439 $ si vous l’achetez un samedi et 497 $ un mardi, jour qui était considéré jusqu’à présent comme le plus profitable.



    5. Troquer son toit, pourquoi pas?

    L’échange de maison pour les vacances est une option en vogue depuis plusieurs années. Les sites Internet qui proposent ce type de services se sont multipliés ces dernières années. Vous pouvez les comparer sur le site www.camago.fr et trouver de bons plans de dernière minute.



    Si vous choisissez cette solution, n’oubliez pas ces quelques précautions: communiquez par courriel et par téléphone avec vos partenaires d’échange pour instaurer une relation de confiance, mettez vos objets de valeur et vos papiers personnels sous clé, installez un mot de passe sur votre ordinateur et créez une session «invité», limitez la ligne téléphonique aux appels locaux et prévenez votre compagnie d’assurance.

     

     

    Ne brûlez pas la Prestation universelle pour garde d’enfants!

    Dans le courant du mois de juillet, les familles québécoises vont recevoir leur chèque de PUGE, prestation universelle bonifiée cette année par le gouvernement du Canada. Un joli pactole que vous pourriez être tenté d’utiliser pour les vacances. Si vous avez un enfant de moins de six ans, vous toucherez 160 $ par mois au lieu de 100 $, soit 960 $ par enfant pour les six premiers mois de l’année et 1 920 $ par an.



    Par ailleurs, pour les enfants âgés de 6 à 17 ans, vous percevrez désormais un montant mensuel de 60 $, soit 360 $ par enfant pour les six premiers mois de l’année et 720 $ par an.



    Mais attention, car, parallèlement à la bonification de la PUGE, le Fédéral a également supprimé le Crédit d’impôt pour enfants qui correspondait à 287 $ de réduction nette d’impôt. Toutes les familles qui payent de l’impôt profitaient de ce crédit, rappelle l’Association coopérative d’économie familiale de l’Estrie.



    Pour éviter les mauvaises surprises au moment de déclarer vos impôts en 2016, l’ACEF Estrie vous recommande de «mettre de côté au moins les deux tiers du versement de la PUGE bonifiée que vous percevrez en juillet.»

    Finances:  5 conseils pour partir en vacances sans se ruiner

     

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    Acheter une auto usagée, une bonne affaire?

     

    Acheter une voiture usagée peut s’avérer une bonne affaire. Mais il vous faut d’abord faire vos devoirs. Consciencieusement. Sinon, gare aux pépins qui vous feront regretter votre achat. Voici les points à surveiller.

     

    Acheter une auto usagée, une bonne affaire?

    iStockphoto.com

     

    Les véhicules d’aujourd’hui roulent plus longtemps que ceux construits il y a deux décennies. Jugez par vous-même. 

     

    • En 2000, moins du tiers (28%) des voitures achetées neuves 15 ans auparavant roulaient encore, dit DesRosiers Automotive Consultants. 
    • Aujourd’hui, près de la moitié (44%) des voitures achetées neuves il y a 15 ans fréquentent encore nos routes. 
    • Même qu’aujourd’hui, une voiture sur dix âgée de 20 ans a encore des chances de circuler. 

     

    Il n’y a pas si longtemps, faire l’acquisition d’une voiture vieille de huit ou neuf ans, c’était faire l’acquisition d’une moribonde. La donne est aujourd’hui tout autre: les véhicules dont l’odomètre affiche plus ou moins 150 000 km ne sont qu’en milieu de vie et ont encore de bonnes et longues années à offrir. Voilà pourquoi, avant d’acheter neuf, il est intéressant de voir ce que l’usagé a à vous proposer. Car pour un budget donné, vous pourrez rouler dans plus grand, plus luxueux, avec toit ouvrant et sièges chauffants. Ou encore vous pourrez rouler dans sensiblement le même type de voiture qu’envisagé dans le neuf, mais pour pas mal moins de sous. Encore faut-il éviter les nombreux pièges.

     

    Profiter de la dépréciation

    Ce n’est pas un mythe. 

    • Les véhicules neufs quittent le concessionnaire… et perdent 20% de leur valeur. 
    • Au bout de trois ans – quatre ou cinq ans pour les modèles luxueux ou à la fiabilité légendaire –, ils auront perdu la moitié de leur valeur. 

     

    Bref, même si vous ne recevrez jamais de facture «dépréciation», c’est cette dernière qui, loin devant le prix d’achat, de l’essence et des réparations, représente le coût le plus important d’une voiture neuve. C’est dire qu’en achetant un véhicule d’occasion, vous laissez à d’autres le soin d’assumer cette coûteuse dépréciation. 

     

    Attention, cependant: «Pour qu’une voiture usagée soit vraiment économique, dit Éric Brassard, auteur du livre Finance au volant, il vous faut éviter les années de forte dépréciation – les quatre à cinq premières années pour les voitures de grande qualité, les trois premières années pour les marques moins recherchées.»

     

     

    La «longévité» des voitures usagées 

    La « longévité » des véhicules varie selon qu’il s’agit d’un véhicule américain ou importé (voitures et camions confondus). Ainsi, les GM, Ford et Chrysler de ce monde affichent aujourd’hui un taux de survivance de 46% après 15 ans, une nette avancée par rapport aux 35% enregistrés au début des années 2000. L’écart générationnel est encore plus marqué dans le cas des marques importées (asiatiques et européennes); le nombre de leurs véhicules qui, après 15 ans, circulent encore sur nos routes est de 56% – soit plus d’un véhicule sur deux.

    Vous êtes du genre à magasiner pendant des heures votre nouveau frigo, mais à acheter un véhicule usagé sur un coup de tête? Et pour vous, toutes les raisons sont bonnes? Genre: vous êtes tombé amoureux du modèle rare et à bon prix annoncé dans Internet, il vous faut donc faire vite. Ou encore votre vieux tacot a rendu l’âme, ça vous prend rapidement un moyen de transport; et hop, vous voilà en train de signer un contrat chez le vendeur d’occasion du coin. Erreur… Erreur, erreur, erreur. Car si le marché de l’usagé a ses bonnes occasions, il a aussi ses mauvaises – qu’il faut savoir reconnaître. Comment? En y mettant du temps et de l’énergie. C’est comme dans tout: mieux vaut prévenir que guérir. Voici donc tout ce qui pourrait mal tourner lors d’une transaction dans l’usagé, et comment y parer.

     

    Attention au kilométrage

    La voiture que vous reluquez affiche un bas kilométrage? Son compteur risque d’avoir été illégalement «reculé». Sachez que les Québécois parcourent en moyenne 20 000 kilomètres par an. L’odomètre d’une voiture âgée de cinq ans devrait donc, logiquement, indiquer plus ou moins 100 000 kilomètres. Il en affiche moins? Vérifiez deux fois plutôt qu’une en exigeant de voir les factures d’entretien. Vous pouvez également, avec le numéro de série en poche et pour une quarantaine de dollars, obtenir l’historique complet du véhicule surwww.carfax.com

     

    Aussi et surtout, faites inspecter la voiture. L’opération coûte un peu plus d’une centaine de dollars, mais elle vaut son pesant d’or, ne serait-ce que parce qu’elle vous dévoilera la plupart des vices cachés.

     

    Vérifier le lien financier du propriétaire précédent

    Il arrive qu’un véhicule usagé souffre d’un lien financier avec son ancien propriétaire. Si vous en faites l’achat, vous vous retrouverez, bien malgré vous, avec la dette automobile du propriétaire précédent. Évitez le piège en effectuant une vérification auprès du Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM, www.rdprm.gouv.qc.ca ou 1 800 465-4949). Vous saurez ainsi rapidement si un quelconque paiement, mensuel ou autre, handicape la transaction.

     

    Vérifiez le contrat d'achat 

    Certains marchands trafiquent non seulement les compteurs kilométriques des voitures usagées qu’ils vendent, ils en trafiquent aussi les contrats d’achat. Prenez le temps de lire le document qu’on vous demande de signer. N’hésitez pas à vérifier, page après page, que les inscriptions sur la copie du vendeur sont bel et bien celles qui se retrouvent sur la vôtre.

    À l’Office de la protection du consommateur (OPC), la vente de véhicules usagés occupe, année après année, le deuxième rang dans toutes les demandes de renseignements, juste derrière les télécommunications. Déclarations mensongères, transactions douteuses, garanties non respectées… Les plaintes et les infractions pour lesquelles un marchand est reconnu coupable sont réunies dans un Profil du commerçant, qui peut être consulté par le grand public sur www.opc.gouv.qc.ca. Certes, un marchand sans plainte n’est pas nécessairement un modèle de bonnes pratiques commerciales. À l’opposé, un marchand qui transige beaucoup de véhicules usagés et qui a fait l’objet de plusieurs plaintes n’est pas nécessairement un commerçant à problèmes, surtout si la plupart des plaintes ont été réglées à la satisfaction du client. Reste que vous ne voudrez sans doute pas faire affaire avec un vendeur d’occasion qui cumule une bonne douzaine de plaintes non réglées. Mieux vaut alors vous tourner vers un marchand au profil plus reluisant.

     

    Acheter une voiture importée? 

    Le véhicule usagé qui vous fait envie a franchi nos frontières? Méfiance: une bonne partie des «occases» qui entrent au Québec sont tout juste bonnes… pour la casse. En effet, des voitures accidentées sont importées au pays sous le prétexte qu’on utilisera leurs pièces, mais elles peuvent se retrouver sur nos routes, retapées tant bien que mal. N’achetez pas ces épaves sur quatre roues.

    Une Mercedes de moins de deux ans proposée dans Internet pour le tiers de sa valeur? C’est tentant, mais ça sent surtout l’arnaque. Ne tombez pas dans le panneau de ces fraudeurs qui dénichent leurs victimes dans le cyberespace automobile. 

     

    Leur modus operandi est toujours le même: un prix nettement inférieur à la réalité du marché, une illustration de la voiture si léchée qu’on pense avoir affaire à une neuve, le tout annoncé pour un très court laps de temps (généralement moins de 48 heures). Pas de coordonnées téléphoniques – ou s’il y en a, elles sont bidon. Ceux qui sont tentés par de telles propositions et qui entrent en contact avec le «vendeur» reçoivent rapidement un courriel… pour se faire dire que ledit vendeur est en déplacement à l’étranger, mais qu’un intermédiaire peut faciliter la transaction. Et de se faire inviter à verser un acompte par le biais d’un site de paiement sécurisé. 

     

    Vous vous en doutez: le dépôt disparaît sans demander son reste... et ceux qui ont mordu découvrent que le «vendeur» n’a jamais eu de super Mercedes à vendre. Le conseil: ne transférez jamais d’argent en guise de promesse d’achat. Au contraire, demandez à voir le véhicule, à en faire l’essai et à le faire inspecter. S’il s’agit d’une fraude, votre cyberinterlocuteur n’ira pas plus loin et, heureusement pour vous, le processus s’arrêtera là.

    Le faux particulier est un vendeur de véhicules d’occasion sans permis et sans caution, qui travaille «sous la couverte» pour ne pas avoir à vous offrir les garanties prévues à la Loi sur la protection du consommateur. Son manège: il vous fait croire qu’il se défait de sa propre voiture et vous donne rendez-vous dans un stationnement tout ce qu’il y a de plus anonyme – il ne veut pas que vous sachiez où il habite. Le moteur lâche après deux jours? Il n’y aura plus de service à son numéro de téléphone, il se sera évanoui dans la nature et vous n’aurez aucun moyen de le retracer pour faire valoir le règlement relatif à la qualité contre les vices cachés (qui s’applique aux transactions entre particuliers). 

     

    Évitez le piège: lors du premier contact téléphonique, ne mentionnez pas la marque ou le modèle du véhicule annoncé. Si, à votre «Bonjour, j’appelle pour l’auto à vendre», on vous répond: «Quelle auto?», c’est sans doute que vous avez affaire à quelqu’un qui a plus d’un véhicule à vendre et qui tente discrètement de savoir lequel vous intéresse. 

     

    N’hésitez pas à le questionner. Depuis combien de temps possède-t-il le véhicule? Détient-il les preuves d’entretien? Un faux particulier se fait vague quant au premier sujet et peut rarement répondre par l’affirmative à la seconde question. Lors du rendez-vous où il vous permettra d’examiner la voiture, demandez à voir son permis de conduire, notez l’adresse qui y figure et vérifiez qu’elle est bien la même que sur le certificat d’immatriculation. Il vous propose d’ «enregistrer» le véhicule à votre place? Refusez tout net. Surtout, méfiez-vous des gens qui disent vendre le véhicule d’un proche. Un faux particulier voudra vous faire croire qu’il vend la voiture de sa mère, mais si ça se trouve, il en est peut-être à la trentième voiture «de sa mère» vendue depuis le début de l’année…

     

    Prix

    Dans le marché de l’occasion, il est difficile d’en arriver à un prix juste. Combien pour ce véhicule sans trop de rouille, qui semble en bonne condition mécanique, muni de la climatisation et de quelques autres dispositifs? S’il n’existe aucune boule de cristal capable de déterminer avec précision la valeur d’un véhicule usagé, plusieurs outils aident à établir des repères. Le plus complet est sans conteste le site Internet du Canadian Black Book (www.canadianblackbook.com) qui recense la moyenne des transactions, par modèles et par régions. Il y a aussi les petites annonces des journaux quotidiens et régionaux, les publications automobiles, les services-conseils d’associations d’automobilistes, de même que, tout à fait gratuits et facilement accessibles, les sites Internet de vente comme Kijiji.

     

    Vente entre particuliers 

    • Un contrat n’est pas obligatoire lors d’une transaction entre particuliers, mais un document écrit reste un bon moyen de confirmer la transaction et d’éviter les malentendus. On y consigne l’identification des deux parties, la description du véhicule, y compris les problèmes connus et les réparations imminentes, de même que les modalités d’achat. 
    • Une transaction automobile entre particuliers entraîne le paiement d’une seule taxe, soit la TVQ – qui sera appliquée au bureau de la SAAQ. Pour les véhicules de moins de dix ans, cette taxe est calculée selon le plus élevé de deux montants: le prix réel d’achat ou le prix indiqué dans Guide Hebdo, moins de 500$. Pour les véhicules de dix ans et plus non inscrits dans cette publication, la TVQ est calculée sur le montant de la transaction. 
    • Dans une transaction entre particuliers, le vendeur n’a pas à vous fournir de garantie. Reste qu’en vertu du Code civil du Québec, l’acheteur est protégé par une garantie dite «de qualité» qui s’applique contre les vices cachés. Il peut donc recourir aux tribunaux si le véhicule est affecté d’une défectuosité «qui [le] rend impropre à l’usage auquel il est destiné ou qui diminue tellement son utilité qu’il ne l’aurait pas acheté ou n’aurait pas donné si haut prix s’il l’avait connue».

     

    Essai routier: une étape essentielle

    Gêné, ou trop pressé pour un essai routier? Cette étape est pourtant primordiale dans le processus d’achat d’un véhicule, tant neuf qu’usagé. Passer outre cet essai revient à se marier… sans avoir au préalable rencontré son/sa partenaire de vie! Un bon essai routier s’effectue sur un parcours varié: route, autoroute et artères en ville. Idéalement, vous roulerez dans un environnement familier afin de vous concentrer sur le comportement de la voiture – et non sur la signalisation routière. Soyez attentif aux bruits et aux odeurs de la voiture, histoire de déceler ce qui pourrait clocher. Aussi, la tenue de route vous paraît-elle stable? Les accessoires fonctionnent- ils correctement? Les rapports de transmission se passent-ils sans anicroche?

     

    L’inspection mécanique: ne partez pas sans elle! 

    On ne vous le dira jamais assez: dans le processus d’achat d’un véhicule d’occasion, la meilleure précaution qui soit, c’est l’inspection mécanique. Malheureusement, trop d’acheteurs passent outre à cette étape. Dommage, car elle peut révéler des bobos cachés, des odomètres reculés, des réparations plus importantes (et plus imminentes!) que prévu, voire le fait que le véhicule a été accidenté et reconstruit. Une bonne inspection mécanique devrait passer par une vérification de la carrosserie et un essai routier, mais aussi par une évaluation des systèmes électriques, le démontage des roues et l’examen des freins. Des ordinateurs de pointe devraient être utilisés afin d’analyser, entre autres, la performance du moteur. 

     

    Un garagiste de confiance peut faire la lumière sur le bilan de santé de la voiture usagée que l’on reluque. Les centres de vérification technique de CAA-Québec (1 877 626-0310) offrent pour leur part une inspection complète en 180 points et, parce qu’ils n’effectuent aucune réparation, ils ont l’avantage de poser des diagnostics objectifs – on n’essaie pas de vous y vendre un nouveau radiateur… 

     

    Armé d’un rapport complet d’inspection, vous êtes mieux armé pour prédire ce qui pourrait bientôt tomber en panne sur l’occase que vous envisagez acheter. Si le diagnostic est décidément peu reluisant, vous pourrez demander qu’on ajuste à la baisse le prix mentionné. Ou, carrément, vous pourrez décider d’aller voir ailleurs.

     

     

    Voiture usagée: adresses utiles

    Registre des droits personnels et réels mobiliers: www.rdprm.gouv.qc.ca ou 1 800 465-4949. 

     

    Des problèmes? L’Office de la protection du consommateur (www.opc.gouv.qc.ca), CAA-Québec (www.caaquebec.com) et l’APA (l’Association pour la protection des automobilistes, www.apa.ca). 

     

    Pour l’historique complet du véhicule: www.Carfax.com

     

    Communiquez avec le constructeur du véhicule usagé que vous venez d’acheter afin de vérifier s’il existe encore une garantie valide – ou si des rappels ont été lancés au cours des dernières années. Canadianblackbook.com: la référence pour les valeurs de revente et les moyennes de prix de transaction dans l’usagé.

     

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