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    Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

     

    Fenêtres ouvertes vers le centre de la Terre, les lacs de lave sont des phénomènes fascinants. Souvent situés au fond de profonds cratères, leur dynamisme est hypnotique. L'arrivée régulière de bulles de gaz crevant leur surface fait alterner des périodes de calme avec des moments où toute leur surface s'active, un véritable déchaînement.

    Il n'existe que quelques lacs de lave permanents dans le monde comme l'Erta Alé en Éthiopie, le Nyiragongo situé en République démocratique du Congo, ou encore celui du Halemaumau, à Hawaï. D'autres lacs, tout aussi impressionnants, sont intermittents, comme celui du Marum, dans l'Archipel des Vanuatu.

    C'est le volcanologue Haroun Tazieff qui, le premier est descendu dans le cratère du volcan Nyiragongo, révélant le fabuleux spectacle qu'il contenait. Depuis, les études se multiplient pour tenter de comprendre le fonctionnement des flux d'énergie et les mouvements de convection qui les animent. Le photographe Olivier Grunewald nous invite à découvrir au plus près quelques uns des plus beaux de ces environnements turbulents de la planète Terre.

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave bouillonnant du volcan Marum

    Le lac de lave du volcan Marum, au Vanuatu, a un fonctionnement très différent de celui du Nyiragongo. Il est agité en permanence d'un bouillonnement intense.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Sur cette île de l'archipel volcanique du Vanuatu, l'île d'Ambrym offre le spectacle de deux lacs de lave. Celui du Marum, au fond d'un cratère vertigineux, et celui du Bembow, plus difficilement visible.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave de l'Erta Alé en Éthiopie

    Au nord de l'Éthiopie, le volcan Erta Alé a subi depuis 18 ans d'énormes variations d'activité. En 2001, il faisait environ 80 mètres de diamètre.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave de l'Erta Alé : le puits des enfers

    En 2002, une mission scientifique est descendue faire des mesures et des prélèvements au fond du puits de 80 mètres de profondeur du volcan Erta Alé dans cette zone isolée au nord de l'Éthiopie.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave de l'Erta Alé déborde parfois

    Le lac de lave de l'Erta Alé n'a cessé de remonter jusqu'à affleurer puis s'effondrer en janvier 2017 produisant un panache de cendre de près de 700 mètres. D'immenses coulées de lave se sont épanchées pendant plus d'un an.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave du Nyiragongo, un laboratoire scientifique

    C'est le suivi régulier et la collecte de données qui permettront un jour de mieux comprendre ces mystérieux lacs de lave.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave du Nyiragongo n'est pas si facile d'accès

    Descendre tout le matériel au cœur du volcan Nyiragongo nécessite une logistique importante et une très bonne préparation physique.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Des bulles crèvent la surface du lac de lave du Nyiragongo

    La surface du lac de lave du Nyiragongo se fracture et d'énormes bulles de gaz crèvent sa surface.

    © Olivier Grunewald

     
     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave du Nyiragongo vu de près

    Photographié à un mètre de distance, cet océan de magma laisse apparaître sa croûte en partie refroidie.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave du Nyiragongo au fond de son cratère

    Les missions scientifiques qui descendent travailler au cœur du Nyiragongo s'installent sur un site de campement au plus près du spectacle.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave du Nyiragongo sous l'œil d'une webcam

    En 2011, l'équipe de la Société de volcanologie de Genève a travaillé à l'installation d'une webcam pour pouvoir surveiller le lac de lave en permanence.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

    Le lac de lave du Nyiragongo dans son cratère multiple

    Au fond de son immense cratère, le plus grand lac de lave, celui du Nyiragongo, s'active en permanence.

    © Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

     

    Géologie:  Les lacs de lave vus par Olivier Grunewald

      

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    Le monde minéral et ses trésors cachés

    par Bruno Cupillard

     

     

    Formes, couleurscontrastes : les minéraux du monde renferment souvent des beautés insoupçonnées. Après un voyage de plusieurs années au cœur des pierres, le gemmologue Bruno Cupillard a décidé d'immortaliser les plus beaux d'entre eux grâce à la photographie. Un travail à mi-chemin entre l'art et l'inventaire pour mieux progresser dans les entrailles de ces splendeurs et connaître ainsi quelques clés de l'identification des minéraux. L'occasion d'en apprendre davantage sur la composition, les propriétés optiques et la croissance des minéraux mais aussi sur leur entretien. Jaspe, gypse, agate du Brésil : partez à la recherche des trésors cachés du monde minéral.

     

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Agate du Brésil, résistante et poreuse

    L'agate est une matière composée de silice et colorée par des oxydes. C'est une calcédoine ou quartz polycristallin. En fonction de leur aspect, les agates ont reçu des noms évocateurs : agate mousse, agate rubanée, agate œillée, agate festonnée, agate plume, agate arborisée, agate paysage.

    Caractéristiques :

    • dureté : 6,5 à 7 échelle de Mohs/10 ;
    • densité : 2.58-2.65 ;
    • composition : SiO2 ;
    • classe cristalline : quartz ;
    • variété : calcédoine ;
    • système cristallin : trigonal / microcristallin ;
    • propriétés optiques :
      • indice de réfraction : 1.530-1.540 ;
      • biréfringence : 0,009 à 0.004 ;
      • signe optique : biaxe positif ;
      • polychroïsme : néant.

    Entretien : pas d'entretien particulier. Eau savonneuse.

    Traitement : les caractéristiques physiques des agates, à la fois résistantes et poreuses, ont facilité depuis longtemps leur traitement. Le premier témoignage de Pline décrivait la coloration en noir des agates pour leur donner l'aspect de l'onyx, plus prisé. Le traitement thermique des agates accentue les teintes allant de l'orangé au rouge.

    La teinture : plusieurs procédés sont utilisés. Après un choc thermique ou chimique l'agate acceptera plus facilement la teinture sous forme d'encre ou de colorant. Après une montée en température dans du bicarbonate HCO3, une solution chimique donnera la teinte :

    • noir : sucre puis acide sulfurique (2H3O) + (SO42) ;
    • brun : sucre + traitement thermique ;
    • bleu : réaction de la potasse sur du sulfate de fer : potasse de prusse jaune + sulfate de fer ;
    • vert : Acide de chrome H2CrO4 ou nitrate de nickel (Ni(NO3)2, 6H2O) ;
    • rouge : nitrate de fer Fe (NO3).

    © Bruno Cupillard, aventures-cristallines.fr, tous droits réservés.

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Jaspe orbiculaire de Mahajanga, Madagascar

    Parsemé de cercles concentriques serrés les uns contre les autres, ce jaspe particulièrement esthétique provient de la province de Mahajanga, près de Marovato, au nord-ouest de Madagascar.

    Caractéristiques :

    • dureté : 6,5 à 7 échelle de Mohs/10 ;
    • densité : 2,4 à 2,9, variable selon le type de jaspe, ses inclusions et associations ;
    • composition : SiO2 et inclusions ;
    • classe cristalline : quartz ;
    • variété : calcédoine ;
    • système cristallin : trigonal/microcristallin ;

    Propriétés optiques :

    • indice de réfraction : 1,530-1,540 ;
    • biréfringence : 0.009 à 0.004 ;
    • signe optique : biaxe positif ;
    • polychroïsme : néant.

    Entretien : pas d'entretien particulier. Eau savonneuse.

    Traitement : éventuellement traitement thermique et teinture.

    © Bruno Cupillard, aventures-cristallines.fr, tous droits réservés.

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Agate onyx noire à bandes blanches

    Il existe plusieurs types d'agates. L'agate fortifiée présente des dessins angulaires qui évoquent des fortifications. L'agate mousse est translucide. Elle est parcourue d'inclusions à base de chlorite verte. L'agate onyx est noire à bandes blanches, alors que la sardonyx alterne les couches brunes, orangées et blanches.

    Caractéristiques :

    • dureté : 6,5 à 7 échelle de Mohs / 10 ;
    • densité : 2.58-2.65 ;
    • composition : SiO2 ;
    • classe cristalline : quartz ;
    • variété : calcédoine ;
    • système cristallin : trigonal/microcristallin ;
    • propriétés optiques :
      • indice de réfraction : 1.530-1.540 ;
      • biréfringence : 0,009 à 0.004 ;
      • signe optique : biaxe positif ;
      • polychroïsme : néant.

    Entretien : pas d'entretien particulier. Eau savonneuse.

    Traitement : les caractéristiques physiques des agates, à la fois résistantes et poreuses, ont facilité depuis longtemps leur traitement. Le premier témoignage de Pline décrivait la coloration en noir des agates pour leur donner l'aspect de l'onyx, plus prisé. Le traitement thermique des agates accentue les teintes allant de l'orangé au rouge.

    La teinture : plusieurs procédés sont utilisés. Après un choc thermique ou chimique, l'agate acceptera plus facilement la teinture sous forme d'encre ou de colorant. Après une montée en température dans du bicarbonate HCO3, une solution chimique donnera la teinte :

    • noir : sucre puis acide sulfurique (2H3O) + (SO42) ;
    • brun : sucre + traitement thermique ;
    • bleu : réaction de la potasse sur du sulfate de fer : potasse de prusse jaune + sulfate de fer ;
    • vert : Acide de chrome H2CrO4 ou nitrate de nickel (Ni(NO3)2, 6H2O) ;
    • rouge : nitrate de fer Fe(NO3).

    © Bruno Cupillard, aventures-cristallines.fr, tous droits réservés.

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Jaspe orbiculaire aux allures de lagon bleu

    Le jaspe orbiculaire est une calcédoine (silice) plus ou moins opaque créée suite à l'apport d'argile et de pigments divers. Ici, les vides d'une coulée de rhyolite se sont emplis, accueillant un choix étonnant de couleurs et de formes.

    Caractéristiques :

    • dureté : 6,5 à 7 (échelle de Mohs/10) ;
    • densité 2.4 à 2.9, variable selon le type de jaspe, ses inclusions et associations ;
    • composition : SiO2 et inclusions ;
    • classe cristalline : quartz ;
    • variété : calcédoine ;
    • système cristallin : trigonal/microcristallin.

    Propriétés optiques :

    • indice de réfraction : 1.530-1.540 ;
    • biréfringence : 0,009 à 0.004 ;
    • signe optique : biaxe positif ;
    • polychroïsme : néant.

    Entretien : pas d'entretien particulier. Eau savonneuse.

    Traitement : éventuellement traitement thermique et teinture.

    © Bruno Cupillard, aventures-cristallines.fr, tous droits réservés.

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Agate aux couleurs flamboyantes

    Agate aux couleurs flamboyantes.

    Caractéristiques :

    • dureté : 6,5 à 7 (échelle de Mohs/10) ;
    • densité : 2.58-2.65 ;
    • composition : SiO2 ;
    • classe cristalline : quartz ;
    • variété : calcédoine ;
    • système cristallin : trigonal/microcristallin.

    Propriétés optiques :

    • indice de réfraction : 1.530-1.540 ;
    • biréfringence : 0,009 à 0.004 ;
    • signe optique : biaxe positif ;
    • polychroïsme : néant.

    Entretien : pas d'entretien particulier. Eau savonneuse.

    © Bruno Cupillard, aventures-cristallines.fr, tous droits réservés.

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Rhodochrosite de Capillitas issue d'une stalactite

    Cette rhodochrosite provient de la mine de Capillitas, en Argentine. Ce carbonate de manganèse doit son nom au grec « rhodon » signifiant « rose » et « khrozo », « coloré ». Le site de Capillitas se présente sous la forme de cavités dotées de stalactites impressionnantes dont certaines mesurent plus d'un mètre. Ici la coupe de cette stalagmite alterne des festons rosés, blancs et carmins aux tonalités pâles à soutenues.

    © Bruno Cupillard, aventures-cristallines.fr, tous droits réservés.

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Agate de Chine aux formes surréalistes

    Comme dans la peinture surréaliste de Joan Miró, cette agate de Chine présente une construction de signes et de formes colorées.

    Caractéristiques :

    • dureté: 6,5 à 7 (échelle de Mohs/10) ;
    • densité : 2.58-2.65 ;
    • composition : SiO2 ;
    • classe cristalline : quartz ;
    • variété : Calcédoine ;
    • système cristallin : trigonal/microcristallin.

    Propriétés optiques :

    • indice de réfraction : 1.530-1.540 ;
    • biréfringence : 0,009 à 0.004 ;
    • signe optique : biaxe positif ;
    • polychroïsme : néant.

    © Bruno Cupillard, aventures-cristallines.fr, tous droits réservés

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Calcédoine aux mille couleurs

    On qualifie d'agates les calcédoines présentant plusieurs couleurs. Ces colorations peuvent se présenter en zones parallèles, concentriques ou se répartir dans la masse de façon irrégulière. À noter ici la finesse des lignes colorées et les tubes d'échappement de gaz dans cette agate du Brésil.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Pietersite aux reflets chatoyants

    Sid Pieters a découvert cette forme de crocidolite en 1962 sur les terres de sa ferme, en Namibie. En 1964, cette matière a été nommée pietersite. Depuis 1993, une amphibole très fibreuse trouvée en Chine porte la même appellation car elle présente des couleurs et des chatoyances similaires.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Gypse noir et blanc aux impuretés contrastées

    Le gypse est un minéral très fréquent des terrains sédimentaires. C'est un sulfate hydraté de calcium CaSO4 qui cristallise sous des formes très diverses : concrétions en forme de rose, flèches ou masses de cristaux aux parois accolées.

    Les couleurs sont tout autant variées : incolore, blanc, jaune, rose à rouge, gris à noir, etc.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Gypse et ses cristaux monocliniques

    Le gypse est un sulfate de calcium. Souvent enchâssé dans des marnes imperméables, il est alors préservé de la dissolution comme c'est le cas à Grozon, dans le Jura. Translucide, il présente ici, à la surface de ses parois, le contour de cristaux monocliniques.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Stromatolite de la mine de Corsica, Minnesota

    Certains stromatolites datent de près de 3,5 milliards d'années. Elles étaient présentes dans des eaux peu profondes. Il s'agit de la première manifestation de vie dont la trace nous soit parvenue.

    Ce stromatolite provient de la mine de Corsica, située dans le Minnesota, aux États-Unis.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Chrysocolle de Katanga aux airs de mangrove

    La chrysocolle est un minéral d'altération des minéraux de cuivre. Elle est généralement associée à d'autres minéraux de cuivre, comme ici à la malachite. Ces associations procurent des verts et des bleus plus ou moins intenses et zonés aux motifs contrastés. Elle se présente en formes massives, en concrétions, en stalactites ou en croûtes et enduits, mais très rarement en cristaux aciculaires. Cet échantillon provient de la province du Katanga, dans la ceinture cuprifère de Kolwezi et Likasi, au sud de la République démocratique du Congo, près de Lubumbashi (ancienne Elisabethville). Caractéristiques :

    • densité : 2 à 2,4 ;
    • dureté : 2 à 4 ;
    • famille des silicates ;
    • composition : (Cu,Al)2H2Si2O5(OH)4.nH2O ;
    • système cristallin : monoclinique.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Stromatolite rougeoyante

    Les stromatolites se développent toujours dans de rares endroits du monde comme les sources chaudes du Parc de Yellowstone (États-Unis) ou en bordure d'océan, en Australie. Celle-ci provient de la mine de Corsica, située dans le Minnesota, aux États-Unis.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Jaspe aux allures d'océan agité

    Ce jaspe particulièrement esthétique et dont la photo ressemble à un océan agité provient de la province de Mahajanga, près de Marovato, au nord-ouest de Madagascar.

    Les jaspes sont des calcédoines opaques, massives, à grains fins. La couleur de base peut être blanche, rose, verte, rouge, ou jaune. C'est l'apport d'oxydes et les changements de concentration qui donnent sa couleur au jaspe et l'animent agréablement.

    Caractéristiques :

    • dureté : 2,4 à 2,9 ;
    • dureté : 6 à 7 ;
    • famille des calcédoines ;
    • composition : SIO2.

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    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Splendide malachite et ses verts bleutés

    La malachite est d'une belle couleur verte. Elle présente diverses nuances : vert bleuté, vert émeraude, vert sapin, vert sombre et parfois vert de gris sous la forme d'une simple oxydation de cuivre.

    Les gisements importants se trouvent dans l'Oural, en République démocratique du Congo, au Chili, en Namibie et en Australie. L'échantillon présenté ici est la coupe d'une stalagmite issue de la ceinture cuprifère du Katanga, au sud de la République Démocratique du Congo et au nord de la Zambie.

    Caractéristiques :

    • dureté : 3 à 4 ;
    • densité : 3,6 à 4,05 ;
    • composition : Carbonate de Cuivre Cu2(CO3)(OH)2.

     

    Géologie:  Le monde minéral et ses trésors cachés par Bruno Cupillard

    Paesine d'Italie aux couleurs éclatantes

    La paesine est une variété de calcaire marneux datant de l'Éocène (début du Tertiaire) que l'on trouve dans la région de Florence, en Italie. La couleur de fond est ivoire, beige ou grise. Les bords ou croûtes de certains nodules sont colorés par la pénétration d'oxydes ferriques en brun, ocre et rouille.

    Sur cette image, les couches ou strates ont fractionné. Certaines failles se sont remplies de calcites. Les tranches polies présentent naturellement un dessin évoquant des paysages ou des formes symboliques.

    Caractéristiques :

    • famille : roche calcaire ;
    • composition : CaCO3 et oxydations FeO Fe2O3 MnO2 ;
    • origine : Toscane, Italie.

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    Paesine aux dendrites noires

    Dans certaines paesines, les oxydes de manganèse ont créé des dendrites noires telles des arborescences de part et d'autre des fissures. Les couches ou strates se sont en effet fractionnées sous les mouvements du sol lors de la création des Apennins. Les failles se sont alors re-soudées par la cristallisation de calcite. Une fois tranchées et polies, ces roches présentent des dessins tels celui présenté sur cette photo. Le calcaire marneux recouvre une large partie de la province de Florence, en Italie. Les affleurements découvrent des strates de quelques centimètres à deux mètres.

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    Paesine ou calcaire de Florence

    Originaire de la région de Florence, la paesine est une variété de calcaire marneux. Elle est souvent qualifiée de « pierre paysage », « pierre imagée », « calcaire de Florence » ou « calcaire ruiniforme ». La paesine est le résultat de la combinaison de la sédimentation puis des mouvements de tectonique, de l'apport d'oxydes par infiltration dans ces calcaires faiblement hygrophiles puis à la cicatrisation des failles par la cristallisation de calcite.

    Caractéristiques :

    • famille : roche calcaire ;
    • composition : CaCO3 et oxydations FeO Fe2O3 MnO2 ;
    • origine : Toscane, Italie.

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    Pectolite bleue turquoise de Saint-Domingue

    « Larimar » est le nom commercial donné à une pectolite bleue que l'on trouve spécifiquement en République dominicaine. Sa couleur varie du bleu turquoise au bleu clair et au blanc. Certaines pierres présentent une teinte bleu-vert. Cette pectolite bleue se trouve au sud-ouest de la capitale Saint-Domingue, dans la province de Barahona, près des villages de Filipinas et Los Checheses. Le gisement primaire est situé sur un terrain volcanique. La pectolite bleue est présente dans les cavités de basaltes altérés.

    Caractéristiques :

    • composition NaCa2Si3O8(OH) ;
    • index de réfraction : 1.59 - 1.63 ;
    • densité : 2,62 à 2,90 selon la présence de calcite et de natrolite ;
    • dureté : 5-6 ;
    • inclusions : hématite (dendrites plumes) Natrolite (cristaux allongés) Calcite (veines) Chalcocite (cristaux noirs) ;
    • origine de la couleur : Cu2+.

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    Larimar de République dominicaine

    « Larimar » est le nom commercial donné à une pectolite bleue que l'on trouve spécifiquement en République dominicaine. Sa couleur varie du bleu turquoise au bleu clair et au blanc. Certaines pierres présentent une teinte bleu-vert. Cette pectolite bleue se trouve au sud-ouest de la capitale Saint-Domingue, dans la province de Barahona, près des villages de Filipinas et Los Checheses. Le gisement primaire est situé sur un terrain volcanique. La pectolite bleue est présente dans les cavités de basaltes altérés.

    Caractéristiques :

    • composition NaCa2Si3O8(OH) ;
    • index de réfraction : 1.59 - 1.63 ;
    • densité : 2,62 à 2,90 selon la présence de calcite et de natrolite ;
    • dureté : 5-6 ;
    • inclusions : hématite (dendrites plumes) Natrolite (cristaux allongés) Calcite (veines) Chalcocite (cristaux noirs) ;
    • origine de la couleur : Cu2+.

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    Les minéraux du monde en 19 photos

     

     

    Principaux constituants des roches, les minéraux sont des substances qui possèdent une composition chimique et des propriétés physiques bien définies. Ils se forment durant les différentes étapes de la vie des planètes : volcanisme, formation des montagnes et des océans, etc. Ces processus géologiques naturels, qui peuvent être terrestres ou extraterrestres, sont souvent microscopiques et très lents. Au cours du temps, de splendides cristaux prennent forme pour le bonheur de nos yeux. Qu'ils soient utiles ou esthétiques, les minéraux font partie intégrante de la société humaine. Avec ce diaporama, Futura vous présente quelques minéraux emblématiques.

     

     

     

    Géologie:  Les minéraux du monde en 19 photos

    Le béryl, un cristal d’eau de mer

    Le béryl (Be3Al2Si6O18) est un minéral du groupe des silicates. Son nom vient du grec beryllos, qui signifie « cristal de la couleur de l'eau de mer ». Il en existe plusieurs variétés utilisées en joaillerie, comme l'aigue-marine et l'émeraude. Couleurs : variées.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    Le sélénite, une pierre de Lune

    Considéré comme une variété de gypse, le sélénite permet de voir « l'éclat de la Lune ». Son nom provient d'ailleurs de selentis, qui signifie « pierre de Lune » en grec. La région de Bologne, en Italie, est connue pour en contenir beaucoup. Elle fut d'ailleurs utilisée pour construire les premières fortifications de la ville, aujourd'hui disparues.

    Couleur : incolore à rougeâtre.

    © mockbird, Flickr, CC by-sa 2.0

     

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    La marcassite, une cousine de la pyrite

    La marcassite est un minéral composé de disulfure de fer (FeS2). Elle fut longtemps confondue avec la pyrite jusqu'à ce que le minéralogiste français René Just Haüy la distingue en 1814. Couleur : jaune de bronze pâle.

    © Leon Hupperichs, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    L’anglésite, une pierre de plomb

    pierre fine. Couleurs : incolore, bleu, vert, gris, jaune.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La dundasite blanche et la crocoïte orange

    La crocoïte porte son nom en référence à la couleur du krokos, qui signifie « safran » en grec. Ce minéral est souvent associé à la dundasite blanche. De magnifiques cristaux de crocoïte sont exposés au British Museum de Londres.

    Couleurs : rouge hyacinthe et rouge orangé pour la crocoïte, blanc pour la dundasite.

    © JJ Harrison, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    Le gypse, des cristaux parfois géants

    Le gypse, composé de sulfate dihydraté de calcium (CaSO4·2H2O), désigne à la fois une espèce chimique et une roche. Il permet la fabrication du plâtre. Il en existe plusieurs variétés, l'une d'elles étant appelée gypse lenticulaire. Il s'agit alors de grands cristaux transparents pouvant prendre différentes formes : fer de lance, queue d'hirondelle ou même rose des sables. La mine de Naïca, située au Mexique, contient des cristaux géants dépassant 11 mètres de hauteur ! Couleurs : du blanc au gris, parfois rosé.

    © Ra'ike, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    L’arsenic rouge, un minéral d’artiste

    Le réalgar, ou arsenic rouge, est un minéral composé de sulfure d'arsenic (AsS). Jusqu'à la fin du XIXe siècle, il a été utilisé comme pigment coloré par les peintres. Couleur : rouge orangé.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La barytine, de nombreuses applications industrielles

    La barytine, ou baryte, est un minéral constitué de sulfate de baryum (BaSO4). Son nom vient du grec ancien βαρύς, qui signifie « lourd ». La barytine est utilisée pour plusieurs applications industrielles : pour le papier, les plastiques et les vernis par exemple. Elle est également employée dans l'industrie pétrolière pour augmenter la densité des fluides de forage et limiter les risques de fuite de gaz. Elle peut aussi servir d'absorbeur de rayons gamma et est employée dans la construction de certains bâtiments comme les centrales nucléairesCouleurs : incolore, parfois blanc ou jaune.

    © Kosioryt, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La magnétite, un minéral de fer

    La magnétite est une espèce minérale ferrimagnétique composée d'oxyde de fer (Fe3O4). Connue depuis au moins l'âge du fer, elle constitue l'un des principaux minerais de fer. Couleur : noir.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La sidérite, un minéral associé à du magnésium

    La sidérite est principalement constituée de carbonate de fer (FeCO3). Ce minéral est rarement pur et est souvent associé à du magnésium et du manganèse. Il est très présent à l'intérieur des sols. À ne pas confondre avec les sidérites qui, en astronomie, sont des météorites métalliques composées de fer. Couleurs : marron, brun jaunâtre à grisâtre, gris, gris jaunâtre à verdâtre.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    L’orthose, un minéral extraterrestre

    Minéral du groupe des silicates, l'orthose est présent dans les roches plutoniques et métamorphiques, c'est-à-dire formées par la recristallisation de roches sédimentaires ou magmatiques. On en trouve également dans certaines météoritesCouleurs : incolore, blanc, gris, jaune, jaune gris, rouge rose, rougeâtre, vert, verdâtre, rose.

    © Didier Descouens, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La fluorite multicolore

    La fluorine, ou fluorite, est composée de fluorure de calcium (CaF2). Elle possède également des traces de différents ions, ce qui explique ses multiples couleurs. Elle est souvent utilisée en astronomie afin de limiter les phénomènes d'aberration chromatique sur les lentilles et les objectifs. Couleurs : incolore, vert, rose, violet, bleu, etc.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La topaze, un silicate

    La topaze fait partie des nésosubsilicates tout comme l'andalousite, le disthène et le sillimanite. Elle a longtemps été confondue avec l'olivine jaune. Son nom est d'ailleurs tiré de l'île de Topazios qui était un gisement d'olivine de la mer Rouge. La topaze peut changer de teinte par procédé artificiel. Couleurs : variées.

    © DidierDescouens, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La rhodochrosite, une couleur éclatante

    La rhodochrosite est un carbonate de manganèse (MnCO3) relativement rare. Sa belle couleur rose rouge, très appréciée en joaillerie, est due à la présence de manganèse. Couleur : rose rouge.

    © The_Wookies, Wikimedia Commons, CC by 2.5

     

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    La magnifique topaze

    Espèce minérale de formule Al2SiO4(F,OH)2, la topaze peut contenir des traces de fer, de chrome, de magnésium et de titane. Lorsqu'on expose longtemps cette pierre fine à la lumière solaire, elle peut changer de couleur. Couleurs : incolore à blanc, bleu, verdâtre, brun jaune, orange, rose, rougeâtre, violet, brun.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La pyrite, l'or des fous

    Ce sulfure de fer est susceptible de cristalliser. Il prend alors des reflets dorés. Durant la ruée vers l'or, la pyrite a d'ailleurs été confondue par de nombreux mineurs avec le précieux métal à cause de son éclat et de sa couleur. Cet épisode lui a valu le surnom d' « or des fous ». Couleurs : doré pâle.

    © DidierDescouens, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    L’aigue-marine, une pierre fine aux couleurs de la mer

    L'aigue-marine est une variété de béryl, une espèce minérale du groupe des silicates. Elle est considérée comme une pierre fine. Sa couleur bleu clair caractéristique évoque l'eau de mer, ce qui lui a valu son nom. Couleurs : incolore à bleu verdâtre.

    © Vassil, Wikimedia Commons, DP

     

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    La précieuse émeraude verte

    L'émeraude est une des quatre pierres précieuses. Sa couleur verte caractéristique provient de traces de chrome, de vanadium et parfois de fer. Sa formation nécessite des conditions géologiques exceptionnelles, ce qui la rend très rare. Couleur : vert.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    La fluorite, le quartz et la rhodochrosite

    Les minéraux peuvent se rencontrer. Sur cette image, on peut observer un mélange de fluorite (rose clair), de quartz (translucide) et de rhodochrosite (rose éclatant). Ces trois pierres sont très appréciées en joaillerie.

    © Rob Lavinsky, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

     

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    Top 23 des grottes, dans les entrailles

    de la Terre

     

     

    Les grottes sont généralement des cavités souterraines naturelles que l'on trouve le plus souvent dans les zones karstiques sur terre ou sous l'eau. Bien qu'elles puissent également avoir été creusées par la main de l'Homme pour servir d'abri contre les intempéries ou pour extraire des minéraux précieux, elles sont généralement naturelles. La formation des grottes est principalement due à l'action de l'eau qui se fraie un chemin au travers des microfissures présentes dans les roches carbonatées du type calcairedolomie ou craie. Elle les dissout et, avec le temps, creuse des dolines, des galeries, des puits, des cavités. Selon la géologie des lieux, les grottes et gouffres peuvent se présenter sous formes labyrinthiques, horizontales mais aussi en étages, en gouffres verticaux, en conduits, en siphons inondés ou encore en bassins. Les grottes sont dites actives lorsque l'eau continue à s'infiltrer en poursuivant son travail de sape.

    Les grottes sont des lieux pleins de trésors en constante évolution. L'eau peut y provoquer la formation de nouvelles galeries, faire s'effondrer plafonds et parois pour façonner une doline et créer, par réactions acido-basiques, des stalagmites ou des stalactites. Si la grande majorité des grottes ne présentent pas esthétiquement d'intérêt particulier, exception faite pour les géologues et les spéléologues, certaines révèlent des concrétions naturelles de toute beauté. Les plus sèches abritent les plus anciens joyaux de la créativité artistique humaine. Et, dans leur grande majorité, elles abritent des espèces animales spécifiques, adaptées à ce milieu constamment humide et froid. Voyage au cœur de la Terre à la découverte des plus belles grottes comme la grotte de Howe, à New York, la grotte de Phraya Nakhon, en Thaïlande, la grotte des Demoiselles, dans l'Hérault, la grotte de Niaux, en Ariège, ou encore la grotte de Clamouse, dans le Massif central.

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    La grotte de Phraya Nakhon, en Thaïlande

    Cette vue de la grotte de Phraya Nakhon située dans le parc national marin de Khao Sam Roi Yot, en Thaïlande, permet de découvrir un élégant pavillon dédié au roi Rama V, qui a été édifié sur un petit tertre d'argile rougeâtre.

    La vaste caverne de roche calcaire a été creusée par le ruissellement des eaux pluviales et sa partie supérieure est percée de plusieurs ouvertures au travers desquelles s'infiltre la lumière du jour. Une arche, sorte de pont fantasmagorique, surplombe la grotte dans laquelle croît une végétation luxuriante.

    © Niels Mickers, CC by 3.0 NL

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    La grotte des Demoiselles, dans l'Hérault

    La grotte des Demoiselles se situe dans le département de l'Hérault, au cœur du Languedoc-Roussillon. Elle constitue une véritable bibliothèque des temps géologiques et présente des concrétions aussi magnifiques qu'étranges.

    L'on y trouve bien sûr les sempiternelles stalactites et stalagmites, des draperies de calcite translucide ou blanche, des colonnes et des formes stupéfiantes, telle la plus célèbre d'entre elles que l'on peut admirer au centre de la grande salle des Abîmes, et qui a été surnommée « la Vierge à l'Enfant ». Véritable cathédrale souterraine, la grotte des Demoiselles, préalablement appelée « grotte des fées », propose des agrégats aux aspects étonnants : le buffet d'orgue qui est un ruissellement de stalactites, le manteau royal, la vasque, les santons de Provence, les gargouilles, les bancs de méduses... L'acoustique y est exceptionnelle et les plus chanceux peuvent assister chaque année à une messe de Noël ponctuée de chorales.

    © Giulio Nepi, CC by 2.0

     

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    Tunnel de lave, en Islande

    Les tubes ou tunnels de lave se forment lors de coulées volcaniques qui durcissent en surface mais dont le cœur reste fluide, permettant à la lave de continuer à s'écouler. Lorsque la coulée cesse d'être alimentée par la lave en fusion, le conduit se vide en laissant une cavité en forme de galerie.

    Cette formation qui peut atteindre plusieurs kilomètres de longueur, se retrouve surtout sur les sites de « volcans rouges » associés à un volcanisme dit effusif, généralement de type basaltique, comme ici en Islande. Leurs diamètres varient de quelques décimètres à plusieurs mètres, et certaines parmi les plus vastes sont partiellement visitables. Dans la même veine, on peut trouver également des tubes ou tunnels de glace qui sont creusés par l'eau de fonte sous glaciaire.

    © Jesús Rodríguez Fernández, CC by-nc 2.0

     

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    La grotte de Lacave et sa salle des Merveilles, dans le Lot

    La grotte de Lacave se trouve dans le département du Lot, à proximité de la vallée de la Dordogne. La partie visitable débute après un petit trajet en train dans une vaste salle appelée salle du chaos et se poursuit dans celle de la tarasque ou la roche adopte la forme de cet animal mythique. Les merveilles se succèdent avec le Couloir des Neiges, la salle des Trois Parques, la salle des Orgues qui renferme une concrétion nommée Notre Dame de la Cave. Succèdent alors la salle du Grand Dôme et les premiers lacs au-dessus desquels les concrétions adoptent des formes étranges. Le joyau de la grotte de Lacave, est la salle des Merveilles où les effets de la lumière semblent donner vie aux cristaux formant les concrétions. L'acoustique étant proche de celle d'une cathédrale, des concerts y sont fréquemment donnés mais les places sont limitées.

    © Thomas van de Vosse, CC by-nc 2.0

     

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    La grotte de Clamouse et son splendide Couloir Blanc

    La grotte de Clamouse, située dans le département de l'Hérault, possède l'un des réseaux souterrains les plus étendus du sud du Massif central. C'est l'action de l'eau qui, en s'infiltrant dans les fractures de la roche principalement constitué de karst dolomitique, a formé différents niveaux de galeries : le niveau inférieur, toujours inondé, le niveau médian labyrinthique, parfois inondé en période de crue dont les parois présentent des dentelles de pierre et le niveau supérieur, seul visitable, qui est constitué de vastes salles décorées de cristallisations blanchâtres de calcite et d'aragonite. La plus belle partie de la grotte nommée le « Couloir Blanc », est ornée de superbes cristaux d'aragonite. Mais le réseau souterrain permet également de découvrir des fistuleuses, des gours, des draperies, les cristaux d'aragonite formant de véritables fleurs de pierre, et des concrétions étonnantes telles les excentriques qui se forment à partir d'un dépôt de calcaire qui se fait uniquement par évaporation.

    © Martin Souchay, GFDL

     

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    Les grottes de Han et la salle des Draperies, en Belgique

    Le réseau des grottes de Han est situé dans la province de Namur, près de Han-sur-Lesse, en Belgique. Cette enfilade de galeries et de salles est l'une des plus belles du continent européen. Les voûtes se caractérisent par la beauté de ses concrétions en draperies qui se reflètent dans le miroir de la Lesse. Les diverses cavités aux noms évocateurs : salle des Scarabées, le minaret, les Mystérieuses, le Styx, le Trophée et bien d'autres encore vous réservent des surprises. La galerie des Viervertois offre un éventail de concrétions toutes plus belles les unes que les autres : stalactitesstalagmites, colonnes, gours, cierges, coulées, draperies...  

    © GrottesdeHan, CC by-sa 3.0

     

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    Un crustacé Niphargus course, dans les grottes de Frasassi, en Italie

    Niphargus course est un petit crustacé troglobie endémique des grottes de Frasassi dans la province d'Ancône en Italie. L'espèce n'est représentée nulle part ailleurs. De la famille des Gammares, il n'a été découvert qu'en 1985 par G. Karaman.

    Il existe plus de 200 espèces différentes de Niphargus qui se cantonnent chacune dans un environnement spécifique du fait de leur faible capacité de dispersion. Chaque espèce a donc évolué dans des groupes séparés. L'épiderme du Niphargus est laiteux car il ne voit jamais la lumière du jour. Le crustacé est anophtalmique.

    Carnivore lorsqu'il trouve des proies, il peut néanmoins se contenter de débris organiques, voire d'argile lorsqu'il n'a pas le choix. Il peut survivre 200 jours sans se nourrir et 6 mois hors de l'eau dans un milieu humide. On le trouve dans différents niveaux de dureté d'eau, y compris les eaux soufrées.

    © Flot et al. BMC Evolutionary Biology, CC by 2.5

     

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    Les Jameos del Agua, les grottes de l'île de Lanzarote, aux Canaries

    C'est sur l'île de Lanzarote dans les Canaries que l'on peut découvrir le réseau de cavités souterraines de Jameos del Agua. Leur formation est d'origine volcanique. C'est l'activité éruptive du volcan de la Corona qui a formé ce gigantesque tunnel de lave qui court sur plus de 6 km de long depuis le cône jusqu'à l'océan.

    Ce dernier est parfois surnommé, tunnel de l'Atlantide. La première partie visitable du boyau révèle une végétation luxuriante, et se poursuit par la découverte du lac souterrain constitué d'eau salée mais cristalline qui s'illumine de couleurs éclatantes lorsque le soleil pénètre dans une fissure de la voute. Une passerelle aménagée qui surplombe le lac, permet d'observer de petites écrevisses aveugles et laiteuses, endémiques du lieu : Munidopsis polimorpha.

    © Hjs fotografie, CC by-sa 3.0

     

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    La grotte de Saint-Marcel et sa cascade de gours, en Ardèche

    Située aux portes sud des gorges de l'Ardèche, la grotte de Saint Marcel offre le superbe spectacle de salles immenses et sa surprenante cascade de gours (vasques étagées de calcite) unique en Europe. La grotte présente un réseau qui se développe sur près de 57 km, dont 18 km sont constitués de galeries inondées. Les grottes sont reliées entre elles par des séries de puits et de siphons. La partie visitable s'étend sur à peine 600 m, mais permet de découvrir d'étranges concrétions calcaires, de somptueuses cathédrales et des salles monumentales aux noms suggestifs tels que : « la Fontaine de la Vierge », « la Galerie des peintres », « la Table des rois ».

    © Ros_K Photographie, CC by 2.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    Les grottes de Carlsbad, au Nouveau Mexique

    Les grottes de Carlsbad se trouvent dans le parc naturel du même nom, sous les montagnes Guadalupe, au sud-est du Nouveau-Mexique, aux États-Unis. Le parc comprend 119 grottes distinctes connues. Elles représentent parmi les cavernes les plus profondes du pays dont l'une atteint 486,80 m, et accueillent l'une des plus vastes chambres souterraines. Elle mesure 1.220 m de long, 191 m de large et 78 m dans sa plus grande hauteur. Les grottes ont été formées lors de la dissolution du calcaire par les remontées d'acide sulfurique émanant des champs pétrolifères centre du continent. Les salles offrent le spectacle habituel de stalactitesstalagmites, colonnes, draperiesfistuleusesexcentriques, et même du « pop corn » qui sont des petites boursoufflures calcaires agglomérées ressemblant au maïs soufflé que l'on achète dans les salles de cinéma. Les couleurs des concrétions fluctuent selon la concentration des éléments chimiques contenus dans les minéraux. Les grottes de Carlsbad sont réputées non seulement pour leur magnificence, mais également pour les concentrations de chauves-souris à queue libre mexicaines qui y logent. On peut y découvrir également quelques gravures et peintures pariétales.

    © MartinStr, DP

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    La grotte de Smoo, à Durness, en Écosse

    La grotte de Smoo est une gigantesque caverne côtière constituée de plusieurs chambres. Situé à Durness dans l'extrême nord de l'Écosse, au pied d'une falaise de calcaire, l'accès de la caverne a été creusé par les attaques de la mer, alors que la partie arrière et souterraine s'est formée comme les autres salles karstiques, par dissolution du calcaire et des dolomies.

    Les dernières salles ne sont accessibles qu'aux spéléologues expérimentés. Cette bande de calcaire est enserrée dans un socle de quartzite, de gneiss et de gruau non solubles. La grotte peut être visitée à pied ou par bateau. L'entrée est située à 600 m de son ouverture initiale qui s'est effondrée dans le passé. La grotte actuelle est profonde de 83 m depuis son accès jusqu'au puisard ou siphon située dans le fond de la troisième chambre.

    © Florian Fuchs, CC by 3.0

     

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    La grotte de Howe et son Lac de Vénus, aux États-Unis

    Située dans l'État de New York, la grotte de Howe s'est formée par érosion des sédiments calcaires déposés par l'océan qui recouvrait la région il y a 5 à 6 millions d'années. C'est à 45 mètres sous terre que l'on découvre les concrétions qui habillent la voûte, et le Lac de Vénus auprès duquel les amoureux se promettent des vœux éternels.

    On y célèbre également des mariages au sommet d'une formation calcaire qui a adopté la forme d'un cœur. Une autre partie moins aménagée de la grotte est utilisée pour des « parcours aventure ». Equipés pour patauger ou ramper dans la boue et l'eau, les plus intrépides pourront s'initier sans équipement à la spéléologie, sous la surveillance d'un guide. 

    © Sébastien Barré, CC by-nc 2.0

     

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    Les grottes de Luray et leur Stalacpipe Organ, aux États-Unis

    Les grottes de Luray se trouvent dans l'État de Virginie, aux États-Unis. Elles offrent deux heures de visite à 48 m sous terre. Les parois et les voûtes sont ornées de concrétions diverses et l'œil est sans cesse attiré par les innombrables stalactites et coulées de calcite qui parsèment le site. Certaines salles hautes des cathédrales présentent des foulards, des châles et des lambrequins de calcite translucide retombant en plis gracieux, d'imposantes colonnes de calcaire et des lacs cristallins dont celui du Rêve, dans lesquels se reflètent tous ces joyaux minéraux. Le Voile de Titania qui se déploie sur une paroi, est un magnifique exemple de coulée de calcite immaculée. Dans une autre salle géante, l'on peut admirer une énorme colonne de près de 15 mètres de hauteur. Le point d'orgue (c'est le cas de la dire) de la visite est d'écouter les sons cristallins émis par un instrument de musique unique en son genre : le « Stalacpipe Organ ». Il a fallu une trentaine d'années pour mettre au point cet instrument étonnant dont les bobines actionnent de minuscules marteaux qui font résonner les stalactites de diverses tailles, en produisant des sons de xylophone, de diapason ou de cloche.

    © John W. Iwanski, CC by-nc 2.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    L'aven d’Orgnac, en Ardèche

    Un aven est une formation géologique karstique dont la formation résulte fréquemment de l'effondrement de la voûte d'une cavité. L'aven d'Orgnac, situé en Ardèche, offre une succession de grottes d'une taille démesurée, décorées de concrétions d'une diversité et d'une profusion remarquables. Certaines portent des noms évocateurs tels que « la Tour de Pise », « la Forêt de piles d'assiettes », « les Palmiers géants » ou l'emblématique « Pomme de pin », de 11 m de haut. La visite commence à 50 m de profondeur par la première salle, dite du « Chaos », qui se trouve à 100 m sous terre, et se termine par la « Salle rouge », située à 121 m de profondeur. Cette dernière correspond à la galerie originelle creusée par la rivière souterraine qui s'écoulait à cet endroit il y a quelque 6 millions d'années.

    © Benh Lieu Song, CC by-sa 3.0

     

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    L'aven Armand et sa forêt de stalagmites, en Lozère

    C'est à 100 m de profondeur, sur le causse Méjean, en Lozère, que se découvre l'aven Armand. L'abîme s'est formé par dissolution de la roche calcaire par des eaux acides qui se sont enrichies de gaz carbonique issu de l'activité bactériologique sur la matière organique.

    Les eaux de ruissellement, particulièrement riches en carbonate, ne restent pas suffisamment longtemps à l'aplomb de la voûte pour former des stalactites importantes. Celles-ci éclatent au sol en tombant de 40 m de hauteur en libérant leur charge minérale qui cristalliseront d'autant plus rapidement autour du point d'impact.

    La salle principale abrite une spectaculaire forêt de 400 stalagmites, dont une de 30 m de haut qui en fait la plus grande connue à ce jour. Certaines ont adopté la forme de piles d'assiettes empilées, d'autres de draperies. L'une des concrétions de calcite blanche fait penser à un brocoli.  

    © Pedropicco, CC by-nc 2.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    La grotte de Niaux et ses peintures pariétales, en Ariège

    Les parois de nombreuses grottes inactives, qui ne sont plus soumises à des infiltrations aquifères, ont servi de support aux premiers artistes humains. Long de 13 km, l'ensemble souterrain de la grotte de Niaux, dans l'Ariège, abrite une succession de peintures pariétales de toute beauté tracées au charbon de bois, représentant la faune du paléolithique supérieur qui vivait dans le massif des Pyrénées. Le bestiaire comprend principalement des bisons, des chevaux, des bouquetins, des cerfs, des aurochs, des poissons, une belette et des empreintes de mains. La grotte ornée de Niaux, qui a elle seule mesure 2 km de long, est une des plus représentatives de la peinture rupestre de l'époque magdalénienne.

    © HTO, DP

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    Les grottes de Bétharram, entre Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées

    Situées à la frontière des départements des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, les grottes de Bétharram forment un parcours de 2,8 km qui permet de visiter les trois étages de galeries creusées par la rivière. Le niveau inférieur correspond au lit de la rivière que l'on suit partiellement en barque. Les salles offrent les spéléothèmes habituels que sont les stalactites et les stalagmites, les colonnes et draperies auxquels il a été donné des noms suggestifs en fonction des formes étranges adoptées, tels que : la « Salle des lustres », « Jeanne d'Arc », « l'Éléphant », « la Cloche », « le Cloître chaos »...

    © Père Igor, CC by-sa 3.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    Les grottes de Skocjan creusées par la rivière Reka, en Slovénie

    Les grottes de Skocjan, en Slovénie, font partie de la plus grande zone humide souterraine que l'on connaisse. Le système de grottes visitables s'étend sur 6,2 km sur une profondeur maximale de 223 m.

    C'est la rivière Reka qui a dessiné les galeries qui permettent aujourd'hui de découvrir des stalagmites et des stalactites de différents coloris dans une succession de 11 grottes. L'on peut admirer des draperies ou rideaux, des coupelles, des dolines effondrées, des ponors (ou pertes) et des arches naturelles. Les cavités abritent également une faune cavernicole unique dont le Protée anguillard.

    © TravelingOtter, CC by 2.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    Le coléoptère Leptodirus, un animal cavernicole

    La faune souterraine est particulière : certaines espèces se servent des grottes pour s'y abriter et se nourrissent à l'extérieur, c'est le cas des chauves-souris ou des salanganes. D'autres sont inféodées au monde cavernicole : on les qualifie de troglobies. Ces espèces ne peuvent survivre à l'extérieur des grottes et leur biologie s'est adaptée à un environnement austère, humide et froid. Leur épiderme s'est dépigmenté, leur vision s'est réduite ou a disparu, et elles peuvent se passer de nourriture pendant un long moment. Parmi ces espèces, l'on trouve quelques rares insectes, dont ce petit coléoptère du genre Leptodirus à la biologie encore mal connue.

    © Yerpo GFDL, CC by-sa 3.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    Heteropoda maxima, l’une des plus grandes araignées du monde

    Cette énorme araignée des Sparassidae que l'on ne trouve qu'au Laos, est cavernicole. Son petit nom d'Heteropoda maxima laisse imaginer son envergure qui, pattes écartées, peut atteindre entre 25 et 30 cm. Son corps à lui seul mesure 4,5 cm. C'est probablement la plus grande araignée chasseuse que l'on puisse trouver. L'arachnide ne tisse pas de toile et se sert de sa vitesse pour capturer ses proies qu'elle poignarde avec ses chélicères. Elle n'injecte son venin que si la morsure n'a pas été suffisante pour immobiliser sa victime, majoritairement des criquets souterrains. Bien que ses yeux soient visibles, l'araignée est pratiquement aveugle, mais elle est très sensible aux vibrations

    © Petra & Wilfried, CC by 2.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    Le gouffre de Padirac et sa stalactite géante, la Grande Pendeloque

    Le gouffre de Padirac est l'entrée monumentale d'une cavité profonde de 103 m située dans le Lot sur le causse de Gramat. Une rivière souterraine parcourt une grande partie du réseau qui se développe sur plus de 40 km. Après une descente vertigineuse, la première partie de la visite, qui s'effectue en barque, fait découvrir la « Grande Pendeloque », stalactite géante de 60 m de long suspendue au-dessus du « Lac de la Pluie », et se poursuit jusqu'au Grand Dôme dont la voûte s'élève jusqu'à 94 m de haut. On peut y admirer d'innombrables concrétions en calcaire et des cascades de calcite

    © Jorsym, CC by-nc 2.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    Les grottes de Neptune, près d’Alghero, en Sardaigne

    Les grottes de Neptune qui doivent leur nom au dieu de la mer, se trouvent non loin de la localité d'Alghero, sur la presqu'île du Cap Cacchia, en Sardaigne. Ce sont des formations karstiques auxquelles on ne peut avoir accès que dans des conditions particulières, soit par un escalier à flan de falaise (pour les plus sportifs) soit par bateau, mais uniquement par temps calme.

    Les cavernes possèdent une ouverture sur la mer et servaient d'abris aux phoques moines. Les salles et couloirs se succèdent sur près de 4 km, mais seuls quelques centaines de mètres sont visitables, dont le célèbre lac salé aux reflets marmoréens, dont le niveau est celui de la mer. Les autres boyaux et recoins ne sont accessibles qu'aux spéléologues chevronnés. Certaines stalactites qui pendent de la voûte rejoignent parfois les stalagmites pour former des colonnes imposantes de toute beauté.

    © Tobias Helfrich, CC by-sa 2.0

     

    Géologie:  Top 23 des grottes, dans les entrailles de la Terre

    La grotte de Dargilan, à Meyrueis, la grotte rose de Lozère

    La grotte de Dargilan, située sur la commune de Meyrueis, en Lozère, est également appelée la « Grotte rose ». Outre les concrétions classiques telles que stalagmites et stalactites, on peut également découvrir deux immenses colonnes de draperies, qui se détachent une paroi de 200 m de long et sur 18 m de haut.

    Des fistuleuses ou macaronis qui sont des concrétions tubulaires précédant la naissance des stalactites, pendent de la voûte. La grotte est surtout connue pour ses couleurs qui, selon la concentration d'oxyde de fer, teinte les coulées de rose ou de brun soutenu, tandis que plus loin, c'est l'oxyde de manganèse qui fait ressortir ces nuances grises. On peut encore y voir divers ocres et du calcite blanc. 

    © AB, Tous droits réservés

     

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    Les séismes en Équateur et au Japon ont

    des causes bien différentes

     

    Du Japon à l'Équateur en passant par le Vanuatu, la tectonique des plaques a fait des siennes et causé de nombreuses victimes. Pour autant, la simultanéité de ces événements est une coïncidence.

     

     
     

    Le récent séisme survenu en Équateur est lié au déplacement de la plaque océanique Nazca qui s'enfonce sous le continent sud-américain et qui a généré l’érection de la cordillère des Andes, ici photographiée au Pérou (cordillère Huayhuash). © Mikadun, Shutterstock

    Le récent séisme survenu en Équateur est lié au déplacement de la plaque océanique Nazca qui s'enfonce sous le continent sud-américain et qui a généré l’érection de la cordillère des Andes, ici photographiée au Pérou (cordillère Huayhuash). © Mikadun, Shutterstock

     
     

    À quelques jours d’intervalle, des séismes ont frappé le sud du Japon, le Vanuatu et l’Équateur. Ces secousses sont-elles liées ? Non, répondent les géologues, qui expliquent que ces coïncidences sont tout à fait possibles. De plus, les phénomènes à l’œuvre sont différents.

     

    Au sud du Japon, l’île de Kyushu a été frappée deux fois de suite par de puissants séismes. La région se situe sur une petite plaque insérée entre trois autres et subit des contraintes mécaniques internes. © idé
    Au sud du Japon, l’île de Kyushu a été frappée deux fois de suite par de puissants séismes. La région se situe sur une petite plaque insérée entre trois autres et subit des contraintes mécaniques internes. © idé

     

    Dans le cas des séismes de l'île de Kyushu, au Japon, l’événement s’est produit au sein même d’une plaque tectonique. L'épicentre n'est donc pas situé au-dessus d'une faille, mais un peu plus loin. La cause est une déformation interne due aux contraintes mécaniques venues des pressions exercées par les plaques voisines. La puissance de la secousse n’était pas énorme mais elle a eu lieu à faible profondeur (10 km ou moins), ce qui a engendré de gros dégâts.

     

    Les points névralgiques du risque sismique. © idé
    Les points névralgiques du risque sismique. © idé

     

    Séisme en Équateur : les Andes continuent de monter

     

    En Équateur, le séisme est dû au mouvement de subduction : la plaque océanique Nazca s’enfonce sous le continent sud-américain. Ce grand déplacement concerne d'ailleurs toute la côte Pacifique des Amériques puisqu'il est à l'origine de l’érection de la cordillère des Andes.

     

    La secousse a été puissante et la profondeur était plus grande que dans le cas du Japon (environ 25 km). Les dégâts sont considérables : le tremblement de terre a fait plus 400 morts, des milliers de blessés, au dernier bilan, qui reste provisoire.

     

    La configuration géologique complexe des plaques tectoniques au nord-est de l'Australie, le long des îles Salomon et du Vanuatu, non loin de la Nouvelle-Calédonie. © IRD
    La configuration géologique complexe des plaques tectoniques au nord-est de l'Australie, le long des îles Salomon et du Vanuatu, non loin de la Nouvelle-Calédonie. © IRD

     

    La ceinture de feu du Pacifique toujours active

     

    Mercredi dernier, une secousse de grande puissance, d’une magnitude supérieure à 7, s’est produite au nord du Vanuatu, un archipel situé entre l’Australie et les îles Fidji. La région est une zone de subduction active entre deux plaques océaniques. À cet endroit, la fosse du Vanuatu est en continuité avec la fosse des Salomon (du nom de l’archipel situé plus au nord).

     

    L’ensemble s’intègre dans la « ceinture de feu du Pacifique », qui enserre cet océan d’un arc riche en séismes et en activité volcanique. Le lien entre ces séismes est donc la tectonique des plaquesqui craquelle la croûte terrestre. Cependant, il ne permet pas d'expliquer la simultanéité des derniers événements.

     

    À découvrir en vidéo autour de ce sujet :

     


    Chaque année de nombreuses catastrophes naturelles ravagent les pays du Sud. Malheureusement, avec le peu de moyens disponibles, la gestion de ces états de crise est souvent problématique. Sébastien Hardy, géographe de l’IRD (institut de Recherche pour le développement) nous parle au cours de cette vidéo des solutions envisagées par l’organisme pour traiter le problème.

     

     

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