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    de la revue La Semaine

     

    Grand Reportage:  10 faits inusités sur les chiens (2 pages)

     

    Grand Reportage:  10 faits inusités sur les chiens (2 pages)

     

     

    Grand Reportage:  10 faits inusités sur les chiens (2 pages)

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    Plus fort que la NASA ? Les missions spatiales les plus spectaculaires de l'Europe

    Les futures missions spectaculaires de l'ESA

    la mission exomars prévoit l'envoi d'un robot sur la planète rouge  
    La mission ExoMars prévoit l'envoi d'un robot sur la planète rouge © ESA 

    Rosetta et Philae ont fait découvrir au monde la puissance de l'ESA, l'Agence spatiale européenne, capable de donner le change à sa grande soeur américaine, la NASA. Et ce n'est pas fini. Voici les 10 prochaines missions majeures de l'Agence spatiale européenne qui se prépare à visiter Mars, survoler Mercure, trouver de nouvelles planètes habitables ou découvrir les secrets de l'énergie sombre.

     Voir les projets

     

    Intermediate eXperimental Vehicle : future navette spatiale ?

    l'engin est destiné a préfigurer une future navette européenne.
    L'engin est destiné a préfigurer une future navette européenne. © ESA-J 

    Pas besoin d'ailes pour atterrir. L'ESA va bientôt tester son Intermediate eXperimental Vehicle, un engin capable de résister aux températures extrêmes de rentrée dans l'atmosphère, de se contrôler à l'aide de volets et de chuter dans l'océan sans dommages. Mis au point par Thalès Alenia Space, il sert de laboratoire pour une potentielle navette spatiale future. Déjà lancé depuis un avion, IXV sera très prochainement embarqué dans un lanceur Vega pour tenter sa première descente depuis l'espace.

     Lancement : fin 2014

     

    ExoMars : de la vie sur Mars ?

    un robot visitera mars d'ici la fin de la décennie.
    Un robot visitera Mars d'ici la fin de la décennie. © ESA 

    La vie a-t-elle déjà existé sur Mars ? C'est la question à laquelle devra répondre le programme ExoMars de l'ESA. Trois engins seront envoyés vers la planète rouge, dont un rover (robot roulant) de 300 kg, qui devrait forer le sol martien à deux mètres de profondeur d'ici la fin de la décennie. Ce dernier analysera également la fine atmosphère de la planète. Le projet, qui devrait coûter 1,2 milliards d'euros, sera mené en collaboration avec Roscosmos, l'agence spatiale russe

     Lancement : 2016-2018

     

    BepiColumbo : dans la chaleur de Mercure

    les orbiteurs atteindront mercure en 2022
    Les orbiteurs atteindront Mercure en 2022 © ESA / P.Carril 

    7 ans de voyage pour explorer une planète désolée. Le programme BepiColumbo de l'ESA a pour objectif de dévoiler les mystères de Mercure, la planète la plus proche du soleil où règne une chaleur intolérable (+450° la journée). Jusqu'ici, seules deux sondes américaines - Mariner 10 et MESSENGER - ont survolé ce terrain constellé de cratères. Les deux orbiteurs MPO et MMO (ce dernier est fourni par l'agence spatiale japonaise) vont étudier la surface et le champ magnétique de la planète en 2022. La mission doit son nom à un astronome italien mort en 1984.

     Lancement : août 2015

     

    Juice : les étonnants satellites de Jupiter

    trois des impressionnants satellites de jupiter devraient être étudiés
    Trois des impressionnants satellites de Jupiter devraient être étudiés © ESA-AOES 

    C'est le plus lointain et le plus fascinant des projets de l'ESA. En 2022, la sonde spatiale de 5 tonnes Juice (JUpiter ICy moons Explorer) sera propulsée par le lanceur Ariane V pour un voyage de près de 10 ans en direction de Jupiter. Arrivée sur place vers 2032, elle étudiera la planète géante (11x le diamètre la Terre), mais surtout ses trois lunes glacées, Callisto, Europe et Ganymède. Ces trois satellites (sur 67 !) pourraient abriter, sous leur manteau, des océans favorables à l'émergence de la vie. L'engin survolera chacun d'eux à plusieurs reprises.

     Lancement : 2022

     

    Euclid : percer les mystères de l'énergie sombre

    le lancement de cet engin est prévu pour 2020.
    Le lancement de cet engin est prévu pour 2020. © ESA 

    Personne ne sait exactement ce qu'est l'énergie sombre. Mais on suppute que c'est la force la plus puissante de l'univers. A partir de 2020 et pendant six ans au minimum, le satellite artificiel Euclid de l'ESA aura pour objectif de nous aider à comprendre l'énergie sombre, cette gravitation répulsive de nature inconnue qui emplirait la majorité de l'univers et expliquerait son expansion. Ce télescope alimentera en images et en données une équipe de 1 200 chercheurs situés partout en Europe.

     Lancement : 2020

      

     

    Solar Orbiter : la mission la plus brûlante

    une image composite du soleil montrant sa couronne
    Une image composite du soleil montrant sa couronne © ESA-Proba-2 consortium-SWAP team-Institut d'Astrophysique de Paris (CNRS & UPMC), S. Koutchmy-J. Mouette 

    Jamais le Soleil n'aura été si proche. En 2020, la sonde Solar Orbiter se sera approchée cinq fois plus près de notre étoile que ne l'est la Terre. L'engin de plus de 1 600 kg embarquera analyseurs de vent solaire, magnétomètres chargés d'analyser le champ magnétique du Soleil ou encore un coronographe capable de mettre en évidence sa couronne. Solar Orbiter sera placé sur une orbite excentrique afin de survoler les pôles de l'astre, difficilement observables depuis la Terre. Son équipement, qui devra résister à des chaleurs extrêmes pendant 7 ans est très proche de celui de la mission BepiColumbo.

     Lancement : 2017

     

    James Webb Space Telescope : aux origines de l'univers

    30 ans après hubble, ce télescope devrait permettre d'explorer les confins de
    30 ans après Hubble, ce télescope devrait permettre d'explorer les confins de l'univers © ESA 

    Star des télescopes depuis 1990, Hubble va bientôt prendre sa retraite. Pour lui succéder, la NASA, l'ESA et l'agence canadienne CSA travaillent sur le télescope James Webb (du nom d'un ancien administrateur de la NASA). Cet engin de 6 tonnes effectuera ses observations dans le rayonnement infrarouge à 1,5 millions de kilomètres de la Terre. De là, il permettra de voir les galaxies les plus éloignées (dans l'espace et dans le temps) qui se sont formées juste après le Big Bang. Les premiers éléments du télescope sont en cours de fabrication.

     Lancement : 2018

     

    ADM-Aeolus : mesurer les vents sur Terre

    ce satellite sera lancé en 2015
    Ce satellite sera lancé en 2015 ©  ESA - P. Carril, 2010 

    Cette mission regarde plutôt vers la Terre. ADM-Aerolus est un satellite européen d'observation météo. Constamment placé à 400 kilomètres d'altitude au dessus d'une portion terrestre située entre jour et nuit, il sera chargé de mesurer vents et courants atmosphérique d'altitude (30 km) avec son instrument unique, Aladin. Il servira de laboratoire aux futurs satellites météo. La fabrication de l'engin est confiée à EADS Astrium Satellites et sera propulsé dans l'espace par un lanceur européen Vega.

     Lancement : 2016

     

    Cheops et Plato : à la découverte d'autres systèmes planétaires

    a ce jour, on connaît déjà plus de 1000 systèmes planétaires
    A ce jour, on connaît déjà plus de 1000 systèmes planétaires © ESA/C. Carreau 

    On a longtemps cru que le Soleil était le seul à posséder des planètes. Mais depuis les années 1990, les astronomes ont découvert plus de 1 700 exoplanètes tournant autour d'autres étoiles. Pour mieux les connaître, l'ESA compte sur CHEOPS, un petit télescope spatial capable de reconnaître, en observant les étoiles, une variation infime de luminosité marquant le passage d'une planète. Mais aussi sur PLATO, un observatoire de 2 tonnes chargé de déterminer le rayon, les caractéristiques et donc de définir si ces exoplanètes sont potentiellement habitables.

     Lancements : 2017 et 2024

     

    MeteoSat 3e génération : toujours plus précis

    sentinel 4 fera partie du projet mtg
    Sentinel 4 fera partie du projet MTG © ESA / P.Carril 

    Depuis plus de 30 ans, ils sont les meilleurs amis d'Evelyne Dhéliat ou Laurent Cabrol. Les satellites MétéoSat assurent depuis les années 1970 l'observation météo de l'Europe. En collaboration avec Eumedsat (une société regroupant les offices météo) et Thalès (qui fabrique les engins), une troisième génération de ces engins est en cours de préparation. Innovations prévues sur les 6 appareils : une détection améliorée des orages, ou encore, sur Sentinel 4 des instruments d'observation de la composition chimique de l'atmosphère.

     Lancement : à partir de 2017

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  • 10 catastrophes qui pourraient arriver en France

    10 catastrophes qui pourraient arriver en France © Montage Linternaute.com 

    Inondations, tornades, glissements de terrain... Ces catastrophes naturelles ou industrielles pourraient arriver en France. Quelles sont les régions concernées ? Quels sont les risques ? Linternaute.com fait le point.

       Les 10 risques majeurs

      

    Un "outbreak" de tornades dans le nord-ouest ?

    les tornades ont déjà semé la dévastation dans l'hexagone.
    Les tornades ont déjà semé la dévastation dans l'Hexagone. © swa182 - Fotolia 

    Non, les tornades n'existent pas que dans les documentaires américains. La France a déjà été touchée par deux évènements classés niveau 5 (maximum recensé) sur l'échelle de Fujita, selon l'institut d'étude météo Keraunos. Ce fut notamment le cas près de Rouen en 1845 et dans le Pas-de-Calais - au sud-est d'Arras - en 1967 : au total, ces deux évènements ont coûté la vie à plus de 90 personnes. Le Nord-Pas de Calais et les deux Normandie forment d'ailleurs deux vastes zones à risques (toujours selon Keraunos (avec un arc regroupant Charente-Maritimes et Vendée, entre Pyrénées et Massif-Central ou encore le sud du Var). Le risque est aggravé par la possibilité d'un "outbreak", c'est à dire l'apparition de multiples tourbillons issus de différents orages supercellulaires, mais aussi par la densité de population nettement supérieure à celle de la "Tornado Alley" américaine.

    Une crue catastrophique de la Seine à Paris ?

    en 1910, 45 jours furent nécessaires pour que l'eau s'évacue entièrement.
    En 1910, 45 jours furent nécessaires pour que l'eau s'évacue entièrement. © Production Perig - Fotolia 

    Créteil, Bercy, Concorde, Grands Boulevards, une bonne partie des VIIIe et XVe arrondissements, Issy-les-Moulineaux ou le port de Gennevilliers. Toutes ces zones seraient inondées en cas de crue centennale de la Seine. Malgré l'aménagement de lacs en amont, le fleuve est sujet à de lentes crues hivernales provoquées par des précipitations prolongées (entre janvier et mars) semblables à celles de 1876 ou 1910. Un tel évènement provoquerait la quasi paralysie des transports publics ou encore des perturbations difficilement prévisibles à l'alimentation en électricité de la région. Les conséquences seraient gigantesques pour l'ensemble de l'Hexagone. Selon un rapport de l'OCDE de 2014, une crue centennale couterait jusqu'à 30 milliards d'euros (l'équivalent du budget annuel "Défense" de la France) et pourrait toucher jusqu'à 5 millions de Franciliens. 

    Un nouveau Xyntia sur la côte atlantique ?

    les côtes dunaires de l'atlantique sont particulièrement vulnérables
    Les côtes dunaires de l'Atlantique sont particulièrement vulnérables © jmt - Fotolia 

    La conjonction était meurtrière... Le 27 février 2010, un cyclone extratropical frappe la côte atlantique alors que les coefficients de marée sont au plus haut. Vents violents et ruptures de digues tuent 47 personnes, principalement en Vendée et en Charente-Maritime. Or, ce scenario peut se reproduire. De nombreuses zones littorales demeurent menacées par le risque de submersion marine, malgré les travaux engagés. Pire, les intérêts immobiliers ou la résistance de pouvoirs locaux conduit à la construction de nouveaux logements dans des zones à risques, selon un rapport de la Cour des Comptes. Le littoral atlantique est particulièrement exposé (bassin d'Arcachon, îles de Ré ou d'Oléron, alentours de La Rochelle, sud de la Vendée) en raison du littoral sablonneux situé à très basse altitude. Le risque est aussi présent dans le Cotentin, autour de Calais, ou le long du Golfe du Lion.

    Un enchaînement dramatique à Fessenheim ?

    la centrale de fessenheim demeure sûre selon l'asn et edf
    La centrale de Fessenheim demeure sûre selon l'ASN et EDF © IGN 

    Cela pourrait être l'un des pires enchaînements imaginables. Le sud de l'Alsace est l'une des régions hexagonales où le risque sismique (voir Planseisme.fr) est le plus important. En 1356, la zone fût, par exemple, secouée par le terrible tremblement de terre de Bâle. Dans les années 1970, les ingénieurs ont conçu la centrale nucléaire de Fessenheim pour résister à un séisme de 6,7 sur l'échelle de Richter. Mais un évènement plus violent n'est pas à exclure. Pire, en cas de séisme, la centrale est située plusieurs mètres en contrebas du Grand canal d'Alsace. Une rupture de la digue protégeant l'installation pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Selon EDF, les améliorations apportées ces dernières années (notamment après Fukushima) rendent un tel scénario "impossible". Une affirmation contestée par les adversaires de la centrale, qui exigent son démantèlement immédiat.

    Une nouvelle canicule meurtrière ?

    la canicule de l'été 2003 pourrait se reproduire
    La canicule de l'été 2003 pourrait se reproduire © amandare - Fotolia 

    Ce fut un enfer silencieux qui pourrait se reproduire. En août 2003, la France fut atteinte pendant deux semaines par un épisode de canicule record. Au coeur de la période, le 12 août, le mercure atteint 39°C à Paris, 41°C à Auxerre et même 43°C à Orange. La nuit, la température reste supérieure à 25°C. Très vite, urgentistes et services funéraires donnent l'alerte : les plus âgés meurent en masse au moment où les services publics sont ralentis par les vacances d'été. On estime au Sénat que près de 15 000 personnes sont mortes, le bilan étant particulièrement lourd autour de Paris ou dans le centre de la France. Un plan canicule est mis en place pour répondre au scandale. Mais les climatologues sont inquiets : le réchauffement global pourrait multiplier ces évènements (déjà connus en 1947, 1976 ou 1983), mais aussi renforcer les pointes de température sur de longues durées.

    Un séisme à Nice ?

    les alpes du sud constituent l'une des zones les plus menacées
    Les Alpes du sud constituent l'une des zones les plus menacées © Marc Xavier - Fotolia 

    Nice - Los Angeles, même combat ? Depuis le XVe siècle, la ville a subi plus de 150 tremblements de terre (selon Nice matin). Avec Grenoble, Tarbes ou Saint-Louis (à la frontière suisse), elle fait partie des villes situées dans la zone "moyenne" établie par le plan séisme. Dans un article de L'Express, un responsable du BRGM (le bureau géologique hexagonal) estimait qu'un évènement majeur pourrait causer la mort de 50 à 600 personnes et des dégâts à hauteur de 3 à 9 milliards d'euros. De nouvelles failles sous-marines ont par ailleurs été découvertes ces dernières années. Si les constructions récentes ont pris en compte les normes antisismiques, le coeur historique de la cité azuréenne - avec ses rues étroites, ses constructions hautes et anciennes - pourrait être particulièrement vulnérable. Les séismes de 1564 et 1887 - qui ont ravagé la région - sont encore présents dans les mémoires.

    Des glissements de terrain dans les Alpes ?

    le risque de mouvements de terrain est particulièrement redoutable dans les
    Le risque de mouvements de terrain est particulièrement redoutable dans les Alpes © puckillustrations - Fotolia 

    Le 5 novembre 2014, une jeune femme mourrait dans les Alpes-Maritimes, emportée par un glissement de terrain. Cet aléa demeure très présent dans les Alpes. Déjà car certaines montagnes calcaires présentent des faiblesses (le Néron, qui propulse ses blocs rocheux sur Saint-Martin-le-Vinoux près de Grenoble). Mais aussi à cause des "Ruines de Séchilienne". Sur ce site situé en amont de la capitale du Dauphiné, un flanc de montagne instable ne cesse de s'effriter. Des géologues ont envisagé un écroulement majeur du versant qui provoquerait un barrage naturel sur de la Romanche qui coule en contrebas. Selon les premiers calculs, sa rupture aurait directement menacé les usines chimiques Seveso de Pont-de-Claix et inondé partiellement l'agglomération grenobloise. Depuis, les experts ont repoussé cette possibilité. Mais le site reste sous surveillance constante, tout comme celui de La Clapière (Alpes-Maritimes)

    Une vague de froid désastreuse dans le sud ?

    le réchauffement climatique ne nous protège pas d'une violente vague de froid.
    Le réchauffement climatique ne nous protège pas d'une violente vague de froid. © mario beauregard - Fotolia 

    Malgré le réchauffement climatique, l'arrivée brutale d'une vague de froid peut provoquer des dégâts considérables. Surtout quand elle se prolonge : en janvier 1985, où le mercure resta deux semaines aux alentours de -15°C. La vague de froid provoqua la mort de 150 personnes. Les pouvoirs publiques peuvent déclencher le plan grand froid. Le niveau maximum d'alerte, le niveau 3, est mis en place à -10°C. On parle alors de "crise majeure" particulièrement dans les régions du sud, peu habituées à ce genre de phénomènes (manque de chasse-neiges, faibles moyens de prévention). Pourtant, le thermomètre peut descendre très bas. En 1956, on releva -13°C à Marseille, faisant geler les fontaines du Parc Lonchamps ou l'Etang de Berre. Le froid peut tuer des personnes isolées. Par ailleurs, les conséquences économiques peuvent également être désastreuses en déstabilisant les transports ou en pesant sur l'agriculture.

    La colère des volcans en Auvergne et dans les DOM ?

    le volcanisme menace principalement l'outre-mer
    Le volcanisme menace principalement l'Outre-mer © chatka - Fotolia 

    Une éruption volcanique en France, est-ce possible ? Oui, assurent les géologues du BRGM. Les DOM (Guadeloupe, Martinique, Réunion) mais aussi l'Auvergne sont possiblement menacés. En métropole, les volcans de la chaîne des Puys sont considérés comme en sommeil : ils grognaient il y a encore 8 000 ans (une paille au plan géologique) et leur très hypothétique réveil aurait des conséquences catastrophiques, notamment autour de Clermont-Ferrand (nuées ardentes, explosions de maars...). Mais ses manifestations seraient sans doute précédées de signes avant-coureurs (légers séismes...). Le danger est beaucoup plus réel en Outre-Mer. En Martinique, la Montagne Pelée est sous surveillance constante. En 1902, son éruption, accompagnée d'une nuée ardente, provoqua la destruction de la ville de Saint-Pierre et la mort de 30 000 personnes.

    Un accident industriel en Rhône-Alpes ?

    de nombreuses régions sont à risque en france
    De nombreuses régions sont à risque en France © TTstudio - Fotolia 

    Seveso, Mexico, Bhopal... Ces grandes catastrophes industrielles ont attiré l'attention des médias et renforcé les contrôles sur les usines. Des précédents existent aussi en France. A Feyzin, au sud de Lyon, l'explosion d'une raffinerie le 4 janvier 1966 causa la mort de 18 personnes. Incendies, explosions, dégazages dans l'air ambiant... Le risque technologique est souvent renforcé par la concentration de nombreux sites Seveso accolés. C'est le cas au sud de Lyon, dans le célèbre "Couloir de la Chimie", mais aussi autour du Bec d'Ambès près de Bordeaux, le long du Rhin en Alsace, à l'embouchure de la Seine (Le Havre, Rouen) ou encore près de Lacq (Pyrénées-Atlantiques)... En tout, la France compte plus de 668 sites classés Seveso "seuil haut" nécessitant des mesures de sécurité importantes, dont 83 dans la seule région Rhône-Alpes.

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  • Le top des catastrophes naturelles

    18 juillet 2014 , par Henri Michaud
      
    Typhon au Bangladesh

    Crues soudaines, pluies torrentielles, ouragans, tornades, les catastrophes naturelles entraînent des pertes de vies et des dégâts matériels importants. Mais, de toutes les catastrophes survenues dans l’histoire, les tremblements de terre et les inondations comptent parmi les plus meurtrières.

     

    Fleuve Yangtsé en crue

    1. Crues dévastatrices

    En Chine, le fleuve Yangtsé sort régulièrement de son lit. Si les habitants ont parfois le temps de fuir la zone inondable, ce ne fut pas toujours le cas. En 5 crues (1887, 1911, 1931, 1935 et 1938), pas moins de 2 157 000 personnes ont perdu la vie en raison de la montée des eaux.

    Les inondations les plus meurtrières ont entraîné la mort de 900 000 (1887) et 870 000 (1938) Chinois.

    Photo : Fleuve Yangtsé en crue

     

    Plateau de Loess dans la provionce de Shaanxi

    2. Séisme meurtrier

    Il n’existe que très peu de détails sur le tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire. Mais, au début de l’année 1556,  un puissant séisme (de magnitude inconnue) a secoué les provinces de Shaanxi, de Gansu et de Shanxi en Chine.

    Le séisme aurait fait, selon les estimations, quelque 830 000 morts.

    Photo : Les habitants de la région habitaient dans des maisons creusées à même la pierre du Plateau de Loess (sur la photo). Ces habitations se sont effondrées pendant le séisme, ce qui explique le nombre élevé de victimes.

     

    Tremblement de terre en Chine

    3. Rayée de la carte

    Le 28 juillet 1976, la région de Tangshan (Chine) est dévastée par un tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter. La région, qui comptait un peu plus d’un million d’habitants, a été pratiquement rayée de la carte.

    Le bilan officiel fait état de 242 419 morts, mais certaines sources parlent de près de 800 000 victimes.

    Photo : Tremblement de terre 1976

     

    Typhon au Bangladesh

    4. La tempête fait rage

    Plus d’un demi-million de victimes, voilà le bilan du typhon le plus meurtrier de l’histoire. Le phénomène météorologique dévastateur a frappé le Bangladesh les 12 et 13 novembre 1970 avec des vents de plus de 200 km/h et une onde de tempête d’une rare puissance.

    On parle de 150 000 morts et de 100 000 disparus qui n’ont jamais été retrouvés. Mais le bilan pourrait être deux fois plus lourd.

    Photo : Thyphon Île de Bhola

     

    Inondations en Hollande

    5. La Hollande sous les eaux

    Le samedi 5 novembre 1530, plusieurs villages de la Hollande ont été envahis par les eaux lors d’un important raz-de-marée. Une large partie de la région des Flandres et de la Zélande s’est retrouvée sous les eaux. Une partie du territoire touché n’a pas été récupérée à ce jour.

    Bilan : 400 000 morts.

    Photo : Digue en Hollande

     

    Tsunami en Indonésie

    6. Vague meurtrière

    Les tsunamis sont provoqués soit par des tremblements de terre sous la plaque océanique, soit par des glissements de terrain majeurs. Celui qui a frappé l’Indonésie est encore très frais dans la mémoire collective.

    Ce matin du 26 décembre 2004, un tremblement de terre d’une magnitude de 9,1 se produit dans l’océan Indien. Le séisme a provoqué un tsunami qui a déferlé sur les côtes de l’Indonésie. La province de Banda Aceh a été particulièrement touchée.

    Le phénomène naturel, qui a modifié l’axe de la Terre, a tué quelque 246 000 personnes.

    Photo : Après le tsunami

     

    Tremblement de terre à Haïti

    7. Haïti tremble

    16 h 53, le 12 janvier 2010, les Haïtiens sentent la terre qui tremble sous leurs pieds. Le séisme, 7,3 sur l’échelle de Richter, se produit dans une zone densément peuplée et où les normes de construction étaient plutôt lâches.

    De nombreux bâtiments, dont une partie du Palais présidentiel, s’écroulent, entraînant dans la mort plus de 230 000 habitants de l’île. Quatre ans plus tard, la situation était toujours chaotique dans le pays.

    Photo : Le palais présidentiel

     

    Typhon Nargis

    8. Nargis dévaste le Myanmar

    Le 2 mai 2008, le Myanmar est touché par le typhon Nargis. De puissantes vagues et des pluies diluviennes ravagent le pays, faisant 146 000 victimes.

    Toutefois, le gouvernement du pays serait en partie responsable de ce lourd bilan. Il a attendu plusieurs jours avant d’accepter l’aide internationale, alors que des centaines de personnes blessées, privées d’eau, de nourriture et de moyens de communication, perdaient la vie, faute de secours.

    Photo : Après le passage de Nargis.

     

    Catastrophe au Japon

    9. Des forces combinées

    Une des zones urbaines les plus densément peuplées au monde a été le théâtre d’une catastrophe dévastatrice. Le 1er septembre 1923, à 11 h 58, la région de Tokyo-Yokohama a été secouée par un séisme estimé à 7,9 (échelle de Richter), entraînant dans la mort des milliers de personnes.

    Mais les Japonais n’étaient pas au bout de leurs peines. Le tremblement de terre fut accompagné d’un tsunami et de 88 incendies alimentés par des vents forts provenant d’un typhon.

    Le rapport officiel fait état de 141 720 morts et de 580 397 bâtiments détruits. Des habitants d’origine coréenne, soupçonnés d’avoir allumé des incendies, ont également été tués par des milices populaires.

    Photo : Séisme 1923

     

    Tremblement de terre en Italie

    10. La Botte secouée

    L’Italie, un pays en forme de botte, n’a pas été épargnée par les catastrophes naturelles. On n’a qu’à penser à l’éruption du Vésuve qui a fait des milliers de morts le 24 août 1979.

    Mais ce pays a été le théâtre du plus puissant tremblement de terre enregistré sur le continent européen. Messine et Reggio, deux villes du sud du pays, ont été totalement dévastées le 28 décembre 1908.

    Entre 70 000 et 100 000 personnes y ont laissé leur vie.

    Photo de Messine

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  • L'étrange avion cargo d'Airbus pour transporter des pièces détachées

    L'avion singulier du groupe Airbus

    Le constructeur aéronautique Airbus est basé à Toulouse, mais ses avions sont fabriqués au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne et en Chine. Un avion plus grand que n'importe quel cargo de taille standard était nécessaire afin de transporter d'un atelier à un autre les ailes et les fuselages d'avions à demi assemblés. Et pour ce faire, Airbus a conçu le Beluga. Mis au point dans les années 90 et construit sur le modèle de l'A300, (les ail... Lire la suite   
    ©  Airbus

    Nom de code

    Voici le Beluga. Officiellement, il se nomme A300-600ST Super Transporter. 
    ©  Airbus

    En prenant de la hauteur

    Vu depuis un A380 en vol, il reste très imposant.
    ©  Airbus

    Le Beluga dans les airs

    Depuis la terre ferme, il a presque l'air d'un avion gros porteur classique, à un détail près : son envergure de plus de 45 mètres.
    ©  Airbus

    Un voisin des cétacés

    Lorsque son compartiment principal est ouvert, le Beluga ressemble à une baleine avalant sa proie, d'où son nom.
    ©  Airbus

    Un compartiment pour le moins spacieux

    Il a été conçu pour convoyer les fuselages d'un avion entier. Lors d'un vol classique, la cargaison transportée par le Beluga dépasse les 45 tonnes.
    ©  Airbus

    Des dimensions impressionnantes

    Le Beluga mesure 17 mètres de long.
    ©  Airbus

    Une largeur colossale

    Le corps de l'avion mesure 7 mètres de diamètre.
    ©  Airbus

    Pas de long-courrier pour le Beluga

    Avec une autonomie de 4 630 kilomètres, ce n'est pas un avion conçu pour les longues distances.
    ©  Airbus

    Un chargement de taille

    Sur cette photo, on charge à son bord le revêtement de l'aile du premier Airbus A350 XWB, qu'il transportera d'Espagne au Royaume-Uni.
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    Transport de pièces détachées, mais pas seulement

    Bien que le Beluga soit traditionnellement utilisé pour acheminer des pièces détachées, celles-ci sont parfois remplacées par des hélicoptères.
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    Transport d'oeuvres d'art

     Le Beluga peut servir au fret de marchandises. En 1999, dans le cadre d'une exposition, il a servi à déplacer l'immense tableau d'Eugène Delacroix, "La Liberté guidant le peuple", de Paris à Tokyo.
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    Facilement repérable

    Seuls cinq de ces avions sont en circulation ; les dénombrer est donc relativement aisé.
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    Il sert même à des campagnes de recrutement

    En septembre 2012, lors du Salon Aéronautique International de Berlin, le Beluga fut mis à contribution pour recruter d'éventuels employés. Le flanc de l'appareil arborait la phrase "Rejoignez-nous".
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    Des péniches insignifiantes en comparaison

    Airbus mobilise également des poids lourds et des péniches pour transporter des tronçons d'avions, mais ils ne sont pas aussi impressionnants que le Beluga.
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    Une masse énorme qui ne l'empêche pas de voler

    A le voir au sol, on a du mal à croire que cet immense avion puisse s'élever dans les airs. Son poids maximum au décollage est de 1 700 tonnes.
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    Un avion étrange dans le ciel français

    Et comme peuvent en témoigner les habitants de Toulouse, ville dans laquelle Airbus est implanté, le Beluga peut fréquemment être aperçu dans le ciel.
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