•  

    Vénus

     

    Vénus est le troisième objet le plus brillant dans le ciel nocturne (le Soleil et la Lune sont plus lumineux).
    Première « étoile » qui s’allume le soir et dernière qui s’éteint le matin, elle est très populaire sous le nom d’étoile du Berger.

    L'orbite de Vénus est plus proche du Soleil que celle de la Terre. Elle semble proche du Soleil lorsqu'on la regarde depuis la Terre. Vénus est donc plus visible au lever et coucher du Soleil.

    Sa luminosité fait que la planète était déjà connue des civilisations anciennes, par exemple des Chinois, des Mésopotamiens et des Babyloniens.

     

     

    L'orbite

    De longues séries d’observations au radar ont montré que Vénus tourne sur elle-même en 243 jours, en sens inverse des autres planètes. La rotation de Vénus est donc rétrograde.

     

    Venus

    Vénus © Nasa

     

    Cette particularité, conjuguée à la période de révolution de Vénus autour du Soleil (224,7 j), vaut au jour solaire vénusien d’avoir une durée de 117 jours terrestres.

     

    La surface

    La surface vénusienne a été cartographiée en détail par la sonde spatiale Magellan, révélant une surface complexe, et dépeignant Vénus comme un monde d'extrêmes.

     

    volcan Sif Mons sur Venus

    Image du volcan Sif Mons (2 000 m d'altitude), situé à la surface de Vénus, établie à partir de données recueillies par l'altimètre radar de la sonde Magellan. © NASA

     

    85% de la surface est constituée de plaines volcaniques. Les volcans se comptent par dizaines de milliers.
    Deux grands plateaux ayant les dimensions de continents terrestres, Aphrodite Terra et Ishtar Terra, dominent les plaines. Sur le second se trouve, à l’est, le plus haut sommet de Vénus, le mont Maxwell (11 800 m).

     

    Sol de Venus

    Image radar de la surface de la planète Vénus prise par la sonde spatiale Magellan en 1992.© NASA

     

    L’une des principales surprises a été la découverte de très nombreuses structures volcaniques et de coulées de lave en de nombreuses régions. Dans les plaines, des groupes d’édifices volcaniques ont été mis en évidence ainsi que des zones fracturées, témoins d’une déformation importante de la surface sous les contraintes tectoniques.

     

    Un champ magnétique faible

    Si Vénus possède un champ magnétique, ce dernier est très faible. Au vu de la vitesse de rotation très lente de Vénus (243 jours), ceci est prévisible. La vitesse de rotation est trop faible pour produire un champ magnétique dans le noyau métallique de la planète.

     

    Comparatif Vénus-Terre

    Comparatif Vénus-Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa

     

    L’atmosphère

    Vénus est enveloppée complètement et en permanence d’une épaisse atmosphère nuageuse, à base de gaz carbonique (96,5 %) et d’azote (3,5 %). Les nuages s’étendent entre 50 et 70 km d’altitude.

     

    Venus

    Venus © NASA

     

    Par opposition, la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre n'est que de 0,035 %. Vénus possède 260 000 fois plus de dioxyde de carbone que la Terre.

    Les sondes Venera ont également enregistré une température surprenante de 740 K (467° C).

     

    Differents aspects de Venus

    Différents aspects de Vénus. © NASA

     

    En fait, Vénus est la planète la plus chaude du système solaire. Même Mercure, plus proche du Soleil, est plus froide.

    V.Battaglia (05.04.2005) M.à.J 04.2007

    Photos de Venus

    Références

    Astronomie, Hachette 2001
    L’Astronomie, éditions De La Martinière 2002
    Au coeur des étoiles et galaxies. Hachette 2004
    Site de la NASA

     

    La Terre dans l'Univers:  Vénus

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Mercure

     

    Mercure est la planète la plus au centre du système solaire et la planète la plus proche du Soleil. Mercure est connue depuis au moins 3 000 ans av. J.-C.

    L'orbite de Mercure étant très excentrique, la distance de Mercure par rapport au Soleil varie entre 46 et 70 millions de kilomètres.

    Il est difficile d'apercevoir Mercure la nuit, de par sa proximité par rapport au Soleil. Elle est visible uniquement au lever et au coucher du Soleil, près de la ligne d'horizon.

     

    Le sol de Mercure

    On connaît très peu de choses sur Mercure ; les navettes spatiales ont cartographié moins de la moitié de sa surface. En effet, es caractéristiques de son relief sont restées pratiquement ignorées jusqu’à ce qu’elle soit survolée par la sonde américaine Mariner 10, en 1974 et 1975.

     

    Sol de Mercure

    Sol de Mercure. © Nasa

     

    Sa surface ressemble beaucoup à celle de la Lune. On y retrouve des régions montagneuses et de grands bassins, criblés de cratères météoritiques. Ces cratères proviennent d'un intense bombardement météorique lors de la formation du système solaire. La formation de cratères s'est accompagnée d'éruptions de lave, créant ainsi des plaines volcaniques.

     

    Mercure

    Mercure. © Nasa

     

    Récemment aucune navette ne s'est approchée de Mercure et la planète est trop proche du Soleil pour permettre une observation en toute sécurité à l'aide du télescope spatial Hubble.

    La structure la plus spectaculaire est un vaste bassin d’impact (1 350 km de diamètre) bordé d’un triple anneau montagneux.

     

    Rotation et densité

    La rotation de Mercure (durée d'une journée) a été établie grâce à des observations radar. Mercure tourne trois fois sur son axe au cours de deux années mercuriennes. Habituellement, lorsque la période de rotation d'un objet est synchronisée avec sa période orbitale, on parle de base 1:1 ; Mercure est le seul objet du système solaire à avoir une synchronisation 3:2.

     

    Mercure et la Terre

    Comparatif Mercure-Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa

     

    Malgré sa petite taille, Mercure a une très forte densité, similaire à celle de la Terre et supérieure à celle de la Lune. Cette forte densité et l'existence d'un champ magnétique impliquent la présence d'une grande quantité de métaux sur Mercure.

     

    Mercure

    Mercure. © Nasa

     

    Mercure est l'une des planètes les plus petites du système solaire.

     

    L'atmosphère

    Une trace d'atmosphère a été détectée, composée principalement d'hélium, d'hydrogène et de sodium. Elle est dotée d'une pression inférieure à un trillionième de la pression atmosphérique terrestre.

    Température

    Sa proximité par rapport au Soleil permet aux températures diurnes d'atteindre les 420° C, chaleur suffisante pour faire fondre le zinc. La nuit, l'absence d'une atmosphère substantielle laisse la chaleur s'échapper dans l'espace et les températures chuter au-dessous de -170° C, refroidissement suffisant pour geler le dioxyde de carbone.

     

    Mercure

    Mercure. © Nasa

     

    Certaines observations récentes suggèrent la présence de glace dans les régions polaires. Ravivant l’intérêt pour la planète, elles suscitent aux États-Unis et en Europe de nouveaux projets de missions spatiales vers Mercure (sondes de survol ou orbiteurs).

     

    Le bassin Caloris

    Ce gigantesque cratère a été créé, il y a 3,8 milliards d'années, par l'impact d'un gros astéroïde d'un diamètre d'environ 100 km.

    V.Battaglia (05.04.2005) M.à.J 04.2007

     

    Photos de Mercure

    Références

    Astronomie, Hachette 2001
    L’Astronomie, éditions De La Martinière 2002
    Site de la NASA

     

    La Terre dans l'Univers:  Mercure

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Planètes du Système Solaire

     

    La Terre dans l'Univers - Planètes du Système Solaire

     

    Issus du même nuage de gaz, le Soleil et les planètes du système solaire se sont formés en même temps. Il y a environ 4,6 milliards d'années.

     

    Pour chaque planète du système solaire, vous trouverez les principales données techniques comme la distance de chaque planète par rapport au soleil ou leur composition atmosphérique ainsi que des photos.

     

     

    Rappel du calcul des distances

     

    Dans le système solaire, c’est la distance de la Terre au Soleil qui nous sert d’unité. On la nomme l’Unité astronomique.
    Cette unité vaut environ 150 millions de kilomètres.

     

    Si Pluton se trouve à 40 Unités astronomiques du Soleil, cela signifie qu’il en est 40 fois plus éloigné que la Terre.

     

    Données sur les planètes

     

    Planète
    Distance moyenne du Soleil (millions de km)
    Période de révolution (jours terrestres)
    Période de rotation (jours terrestres)
    Mercure
    57,9
    87,97
    58,65
    Vénus
    108,2
    224,701
    243,02
    Terre
    149,6
    365,26
    0,9972
    Mars
    227,9
    686,98
    1,029
    Jupiter
    778,3
    4 272,59
    0,41354
    Saturne
    1 427,0
    10 746,93
    0,44401
    Uranus
    2 877,38
    30 686,25
    0,71833
    Neptune
    4 497,07
    60 190
    0,76
    Pluton
    5 914,65
    90 583,49
    6,3872

    Note: Pluton n'est plus considéré comme une planète depuis le 24 août 2006

     

    La Terre dans l'Univers - Planètes du Système Solaire

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Système solaire . Les planètes du système solaire

     

    Le système solaire offre le spectacle d'un ballet incessant où chaque planète poursuit un voyage incessant autour du Soleil. Il est couramment accepté que la formation du système solaire remonte à environ 4,6 milliards d'années.

    Avec la Terre, huit autres planètes tournent dans notre système solaire et sont en orbite autour du Soleil à cause de la force d'attraction de celui-ci.

     

    L'évolution du système solaire

     

    Au cours des 4 derniers siècles, notre vision de l'Univers s'est transformée du tout au tout. Nous sommes passés d'un univers dont la Terre était le centre (géocentrique) à un univers avec le Soleil pour point central (héliocentrique) pour, finalement, aboutir à une conception moderne qui établit que le Soleil n'est, en fait, qu'une étoile parmi des milliards d'autres, se concentrant sur un bras spiral de la Voie lactée, à une distance de 30 000 années-lumière du centre de notre galaxie.

    Le système solaire s'est formé à partir d'un gigantesque nuage de gaz appelé nébuleuse solaire. Cette dernière, tournant au départ très lentement, se condensa, puis acquérant de la vitesse, forma un disque : le nuage primitif.

     

    La nébuleuse de la tête de cheval

    La nébuleuse de la tête de cheval est composée de gaz et de poussière. © Nasa

     

    La naissance du Soleil

     

    Au coeur du nuage primitif, la pression et la température ont considérablement augmentées. Des réactions nucléaires se sont déclenchées.

    Soleil

    Soleil. Credit: NASA/AIA

     

    Le coeur de la nébuleuse est devenu une véritable usine nucléaire naturelle et s'est allumé en une étoile. C'est ainsi qu'est né notre Soleil.

     

    La naissance des planètes

     

    Le reste du nuage primitif a donné naissance à des boules de poussière et de gaz. Ces boules ont attiré à elles toute la matière qu'elles ont croisée. Elles ont ainsi donné naissance à des planètes.

     

    Nébuleuse de l'éléphant

    Nébuleuse de l'éléphant qui se situe à l'intérieur de la nébuleuse IC 1396 dans la constellation de Cepheus.(Image credit: NASA/JPL-Caltech/W. Reach (SSC/Caltech)

     

    Le système solaire est né. Le Soleil éclairait les grumeaux qui tournaient autour de lui. D'une certaine manière, les planètes sont des étoiles manquées.

     

    La nébuleuse IC 1396

    La nébuleuse IC 1396 est une zone de formation stellaire. © Nasa

     

    En effet, quand le grumeau n'a pas pu accumuler suffisamment de matière, les réactions nucléaires n'ont pu s'amorcer.

    La planète était alors condamnée à tourner autour de son soleil en se refroidissant lentement. C'est ainsi que sont nées la Terre et les huit autres planètes du système solaire.

     

    Calcul des distances

     

    Dans le système solaire, c’est la distance de la Terre au Soleil qui nous sert d’unité. On la nomme l’Unité astronomique.
    Cette unité vaut environ 150 millions de kilomètres.

    Si Pluton se trouve à 40 Unités astronomiques du Soleil, cela signifie qu’il en est 40 fois plus éloigné que la Terre.

     

    Planète tellurique

     

    Une planète tellurique est une planète de petite taille ayant une forte densité et un sol solide. Dans notre système solaire, Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont telluriques.

    V. Battaglia (11.2005)

     

    Références

    Astronomie, Hachette 2001
    L’Astronomie, éditions De La Martinière 2002
    Au coeur des étoiles et galaxies. Hachette 2004
    Site de la NASA

     

    La Terre dans l'Univers

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    La naissance de la vie sur Terre

     

     

    Comment la vie est-elle apparue sur la Terre ? Cette question se posait déjà six siècles avant notre ère. Les penseurs grecs supposaient que la vie suivait un certain processus « évolutif ».

    Même si les scientifiques remontent toujours plus haut dans le temps, vers les étapes les plus primitives d'une évolution de plusieurs milliards d'années, un problème reste inexpliqué: qu'est-ce qui a déclenché, à un certain moment de l'histoire de la Terre, le processus de combinaison d'éléments inertes (molécules) qui a abouti à la constitution d'organismes vivants? Ainsi continue de se poser, pour les croyants, la question de l'existence d'une volonté extérieure - Dieu - qui expliquerait l'apparition de la vie au-delà du simple hasard.

    A la naissance de la Terre, la température du sol était trop élevée pour que la vie puisse naître. A sa naissance, notre planète subit en permanence un bombardement de météorites et de comètes.

    Moins d’un milliard d’années après la naissance de la terre, l’océan foisonnait d’organismes vivants dont les premières algues bleues.

    La reconstitution de l’apparition de la vie sur Terre est encore incomplète. Cependant, les différentes étapes commencent à être connues.

     

     

    Une atmosphère réductrice

    En 1924, des chercheurs russes et notamment Alexandre Oparine expliquent comment de simples molécules se sont combinées en composés organiques qui, à leur tour, ont engendré des cellules primitives destinées à former de véritables organismes vivants.

    Ce biochimiste avança l’idée que la vie était née dans une « atmosphère réductrice », c’est-à-dire dépourvue d’oxygène mais riche en hydrogène.
    Ses travaux ont montré que l’émergence de la vie s’est produite dans une atmosphère composée principalement de gaz carbonique, de méthane gazeux, d’ammoniac et de vapeur d’eau.
    Il fallait de plus que cette atmosphère soit riche en carbone (C) car le carbone est l’élément chimique à la base de la vie sur Terre.

    Les dernières découvertes ont confirmé les théories d’Oparine.

     

    Le processus de l'évolution de la vie

    On sait aujourd’hui que la vie résulte d’une longue évolution de la matière qui se poursuit d’ailleurs toujours.

    Après la naissance de la Terre, les molécules se sont organisées en macromolécules, celles-ci en cellules et les cellules en organismes.

    La naissance de la vie s’est effectuée durent un très court laps de temps, soit quelques millions d’années, qui se situent entre il y a 4 milliards d’années et 3,5 milliards d’années.

    La Terre il y a plus de 4 milliards d'années était bombardée par des comètes et des météorites.

    Naissance de la vie

    La Terre ensemencée par des météorites (Illustration Cosmos/SPL/Chris Butler)

     

    Faute d'oxygène dans l'atmosphère, les composés primitifs qui existent alors sur notre planète sont soumis à des quantités considérables de rayons ultraviolets solaires. C'est cette énergie solaire, renforcée par d'énormes orages électriques, qui aurait favorisé la formation de composés organiques.

    Après des millions d'années, les premiers composés capables de se reproduire seraient apparus: c'est en effet à 3,8 milliards d'années environ que remontent les plus anciens indices de photosynthèse (processus de transformation de l'eau et du gaz carbonique en oxygène et en glucides). Dès lors, l'atmosphère se charge en oxygène, ce qui rend les conditions terrestres de plus en plus favorables à l'expansion de la vie.

    En 1953, un étudiant américain va confirmer cette théorie en reproduisant en laboratoire les conditions approximatives qui régnaient sur Terre voici 4 milliards d'années.

    Terre primitive

    La Terre primitive. Crédit Nasa

     

    La plus ancienne forme de vie connue, à ce jour, est celle de traces ressemblant à des stromatolithes (ou stromatolites), découvertes dans des roches australiennes.
    Elles sont datées d’environ 3,5 à 3,8 milliards d’années. Les stromatolites sont des colonies bactériennes qui fixent le carbonate dissous dans l'eau de mer et produisent de l'oxygène.

    Cependant, la formation sur notre planète des molécules complexes est loin d'expliquer entièrement l'apparition de la vie. C'est pourquoi on évoque aujourd'hui l'idée selon laquelle la vie s'est peut-être amorcée dans les espaces interstellaires.
    Des météorites auraient pu apporter sur la Terre des molécules organiques qui se seraient ensuite organisées en cellules.

     

    Les conditions nécessaires à l’apparition de la vie

    Il y a 4 milliards d'années, le flux des étoiles filantes était 100 000 fois plus important qu'aujourd’hui. Elles ont importé sur la Terre d'énormes quantités d'eau et de matières organiques.

    Il y a 3,5 milliards d'années, une atmosphère dense, jaunâtre, des plages de sable noir, volcanique, un bombardement continuel de météorites et comètes et une Lune beaucoup plus proche qu'aujourd'hui.

    Meteorite

    Météorite. © B. Dumez

     

    La Terre primitive n’était que volcans crachant lave et gaz brûlants. Il a fallu attendre 800 millions d’années de refroidissement pour que l’eau passe à l’état liquide, condition nécessaire à l’apparition des premiers êtres vivants.

    Toutes les conditions étaient rassemblées sur Terre pour que la vie puisse apparaître :

    • Distance appropriée de la Terre au Soleil
    • Atmosphère dense composée d’hydrogène, de méthane, d’ammoniac, de vapeur d’eau et de gaz carbonique
    • Eau liquide à la surface
    • Accumulation dans cette eau de molécules protégées des ultraviolets

    Après l’apparition des « briques » élémentaires de la vie à savoir les acides aminés qui sont les constituants mêmes de la molécule d’ADN, il a fallu une longue évolution pour parvenir jusqu’à des êtres intelligents.

    Etoiles filantes

    Etoiles filantes. © G. Hort

     

    Hubert Reeves est convaincu que ces conditions ne sont pas exceptionnelles et peuvent être réunies ailleurs dans l’univers.
    Ce qui revient à penser que la vie a certainement pu apparaître ailleurs que dans notre galaxie.

    Les premiers êtres vivants

    Jusqu’à présent, nul ne sait ce qui s’est passé entre les « briques » élémentaires, éléments appelés prébiotiques (ils précèdent la vie organisée) et l’apparition des premières cellules vivantes et de l’ADN.

    Où et comment trouver ce « premier vivant » qui, par une longue évolution biologique, a donné naissance à tous les organismes vivants actuels ?

    En 1996, une équipe de chercheurs a décelé, sur une île à l’ouest du Groenland, des traces d’activité biologique qui remontent à 3,85 milliards d’années.
    Les roches renferment des hydrocarbures et des acides aminés qui auraient pu provenir d’organismes vivants à l’époque de leur formation.

    Ammonite

    Ammonite fossile mise au jour en Antarctique témoigne de l'existence d'une très ancienne activité biologique sur terre (Photo Explorer/Parer Cook)

     

    Toutefois, des doutes subsistent et les morceaux étudiés pourraient être plus jeunes que la roche qui les héberge et donc provenir d’une contamination plus récente.

    On ne sait pas à quoi ressemblait cette première trace vivante. En effet, les stromatolites actuels sont produits par un type précis de bactéries, les cyanobactéries. On ne pense pas qu’il en était de même à cette époque.
    Les cyanobactéries actuelles sont des organismes trop complexes pour que l’on puisse envisager qu’il s’agisse des premiers vivants.

    La vie a dû commencer sous une forme plus simple ; peut-être sous la forme d’une simple molécule capable de se reproduire.
    La vie existait-elle avant 3,5 milliards d’années ?
    C’est très probable mais il est difficile de trouver des traces de vie qui remontent aussi loin.

    Stromatolithe

    Stromatolithes

     

    La fossilisation est un phénomène assez rare. D’après les scientifiques, seulement 0,1% de la faune disparue s’est fossilisée.

     

    L’espace et la naissance de la vie

    La vie a pu naître dans l’atmosphère, dans l’espace ou dans les océans. D’après les recherches actuelles, les trois éléments se sont probablement complétés.

    Les molécules du vivant sont des assemblages d’atomes de carbone et d’atomes d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre.
    Certains ingrédients sont indispensables à la naissance de la vie. C’est le cas des acides aminés. Ce sont des molécules carbonées qui constituent la base des protéines.
    C’est également le cas des molécules d’ADN et d’ARN qui renferment toutes les informations génétiques.

    Comète

    Hale-Bopp dans le ciel crépusculaire japonais. Crédit: NASA

     

    La Terre, à ses débuts, était bombardée de pluies de météorites. Dès que les molécules naissent dans l’atmosphère, elles tombent en pluie dans l’océan.
    Ces molécules organiques sont tombées pendant environ 500 millions d’années.
    Les astrophysiciens ont découvert l’existence de molécules organiques un peu partout dans l’univers. Cela démontre que ces pluies se sont produites sur d’autres planètes.

    Titan

    Vue artistique de Titan. © Nasa

     

    Cependant, les premières synthèses auraient pu échouer. Sur Terre, la chaleur et les ultraviolets n’étaient pas trop intenses.
    Les océans ont protégé les molécules organiques. Si elles étaient restées à l’air libre, elles auraient été détruites.
    Bien sûr, le Soleil a joué un rôle prédominant. Les premières cellules se sont servies de l’énergie solaire pour produire l’oxygène.
    L’oxygène a donné de l’ozone dans la haute atmosphère qui a son tour a protégé les cellules des ultraviolets.

    Donc, même si des pluies ont apporté sur d’autres planètes les mêmes ingrédients, encore fallait-il que les bonnes conditions soient réunies pour que la vie puisse naître.

     

    L’eau : élément indispensable à l’épanouissement de la vie

    La vie est apparue dans les océans mais également les marécages et les lagunes ainsi que grâce aux sources hydrothermales du fond des océans.

    Plusieurs théories se complètent.

    Les milieux humides qui s’assèchent et se réhydratent comme les marécages constituent un environnement favorable à l’émergence de la vie.
    Ils contiennent du quartz et de l’argile dans lesquels les molécules se retrouvent piégées. De ce fait, elles s’associent entre elles et forment des petites chaînes d’acides nucléiques qui sont des formes simplifiées de l’ADN.

    Il y a plus de 30 ans, on a découvert au fond des océans des sources hydrothermales. L’eau qui s‘en échappe contient de l’hydrogène, de l’azote, du dioxyde de carbone ainsi que des hydrocarbures.
    Les « fumeurs noirs » regorgent également de minéraux.

     

     

    La vie n’est pas née dans cet environnement mais les sources hydrothermales ont joué un rôle dans l’émergence de la vie.

    La chimie prébiotique s’est formée ailleurs mais elle a profité des conditions favorables des sources hydrothermales.

    Actuellement, il reste encore beaucoup de points d’interrogation. Certaines phases de la naissance de la vie sont mieux connues mais nous ne sommes pas encore capables de reconstituer tout le scénario.

     

    L’émergence de la vie ailleurs que sur Terre

    La vie sur Terre repose sur deux éléments indispensables : l’eau et le carbone. Pour envisager que la vie puisse avoir émergé sur d’autres planètes, il faut que soit les mêmes éléments aient été réunis, soit que la vie soit née avec d’autres éléments.

    Certains scientifiques pensent que l’atome de silicium pourrait remplacer l’atome de carbone. Le méthane pourrait lui remplacer l’eau.

    C’est pourquoi l’exploration de Titan, la plus grosse Lune de Saturne, est si importante. Titan semble réunir les bons éléments.

    Titan

    Vue artistique de Titan. Nasa/Stan Richard

     

    La température y est en surface de – 185°C en moyenne. Une température inférieure à 0°C est indispensable pour la formation de molécules base de silicium.

    L’eau liquide est absente de Titan mais pas le méthane.

    L’atmosphère est principalement constituée de diazote.

    Des recherches sont actuellement en cours pour tenter de recréer la vie à partir d'atome de silicium et de méthane.

    D’ici une dizaine d’années, la NASA enverra une nouvelle sonde sur Titan pour explorer les lacs de méthane liquide. Peut-être y découvrirons-nous des microorganismes ?

    Tout cela reste bien sûr hypothétique pour le moment.

    Une autre question n’a toujours pas trouvé de réponse. Une vie basée sur des processus chimiques totalement différents des nôtres est-elle possible ?

    V.Battaglia (05.2003) M.à.J 09.2009

     

    Références

    Hubert Reeves. Patience dans l’azur. Seuil 1981 . Joël de Rosnay. Les origines de la vie. Seuil 1966
    Joël de Rosnay. L’Aventure du vivant. Fayard 1989

    La Terre dans l'Univers:

     

     

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique