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    Un nouveau dinosaure ressemblant au

    T-Rex identifié en Patagonie

     

     

    Un nouveau genre de dinosaures carnivores a été identifié en Patagonie, une région de l'Argentine. Bien que pas vraiment parent des T-Rex, il possédait, comme eux, une paire de bras très atrophiés, terminés chacun par deux griffes. Il semble donc que ces caractères étranges soient un exemple de convergence évolutive.

     
     

    Une vue d'artiste du nouveau genre de théropodes découvert en Patagonie, Gualicho shinyae. Ses membres semblables à ceux du T-Rex s'expliquent peut-être parce qu'ils étaient mieux adaptés au type de chasse pratiqué par ces animaux carnivores. © Jorge González, Pablo Lara

    Une vue d'artiste du nouveau genre de théropodes découvert en Patagonie, Gualicho shinyae. Ses membres semblables à ceux du T-Rex s'expliquent peut-être parce qu'ils étaient mieux adaptés au type de chasse pratiqué par ces animaux carnivores. © Jorge González, Pablo Lara

     
     

    Lorsque l’on pense à des lieux de découverte de fossiles de dinosaures, l’Amérique du Nord s’impose immédiatement à l’esprit. On sait, bien sûr, que l’on peut en découvrir en France ou même au Maroc, mais les sites de ces pays sont largement éclipsés par les badlands canadiennes avec, par exemple, le parc provincial Dinosaur (qui renferme de nombreux restes fossiles vieux de 75 à 77 millions d'années, notamment plus de 60 espèces de dinosaures réparties en 45 genres et 14 familles), ou encore le Dinosaur National Monument, situé à la frontière entre les États du Colorado et de l'Utah.

     

    On sait moins que l’on fait aussi des découvertes intéressantes en Amérique du Sud, notamment en Argentine. Une publication récente dans le journal Plos One vient d’ailleurs de le rappeler. Elle concerne une nouvelle espèce de dinosaures découverte en 2007 sur un site de la formation Huincul, au nord de la Patagonie. Les fouilles étaient menées par une équipe internationale de paléontologues argentins et états-uniens dans une partie du bassin sédimentaire de Neuquén.

     

    C’est la préparatrice en fossile du célèbre Field Museum de Chicago, Akiko Shinya, qui a commencé à exhumer les restes d’un théropode carnivore vivant il y a 90 millions d’années. Le nouveau dinosaure a été appelé Gualicho shinyae. Le terme Gualicho renvoie à un évènement arrivé aux membres de l’expédition. En effet, dans la culture des indigènes Tehuelche de la Patagonie, Gualichu est un démon et, pour plaisanter, les paléontologues ont expliqué que c’est peut-être lui qui avait conduit leur véhicule à se retourner sur une piste à l’occasion d’un accident, heureusement sans gravité. Le terme shinyae renvoie quant à lui à la découvreuse du dinosaure.

     


    Une vidéo de présentation en espagnol de Gualicho shinyae. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © APNews

     

     

    Gualicho shinyae, un nouveau genre de

    théropodes carnivores

     

    L’étude de l’animal a montré qu’il devait peser 450 kg et qu’il était long de six à sept mètres pour une taille comparable à celle d’un ours. Il ressemble à un dinosaure africain du nom de Deltadromeus auquel il semble apparenté. Cependant, les années d’étude de son squelette le mettent plutôt en relation avec les Allosauroidea et laissent penser qu’il constituait tout à la fois une nouvelle espèce et un nouveau genre.

     

    En effet, ce qui frappe avec Gualicho shinyae, c’est qu’il possède deux bras de la taille de celle d’un enfant, terminés chacun par deux doigts griffus, exactement comme dans le cas d’un dinosaure mythique : le T-Rex. Or, bien que ce soit dans les deux cas des théropodes, ces animaux ne sont pas étroitement apparentés. Le dinosaure de Patagonie ne l’est pas plus avec les abélisauridés, retrouvés également en Argentine, et qui possédaient des membres antérieurs vestigiaux, faisant penser, eux aussi, à ceux des Tyrannosaures.

     

    Les bras de Gualicho shinyae doivent donc représenter un exemple de convergence évolutive. Rappelons qu’on entend par ce terme la présence chez deux espèces de caractères analogues, d’une même adaptation, mais qui n’ont pas été hérités d’un ancêtre commun. La convergence évolutive résulte de deux évolutions indépendantes dans un même type d’environnement. C’est donc une manifestation du fait que les lois de la physique et de la biologie restreignent les choix possibles des solutions adaptatives pour une même contrainte environnementale donnée. On peut s’en convaincre facilement avec l’exemple de l’hydrodynamisme du corps des dauphins et des ichtyosaures, qui ne sont pas apparentés puisque les premiers sont des mammifères et les seconds des reptilesmarins.

     

    Quelle était justement cette contrainte environnementale dans le cas des T-Rex et de Gualicho shinyae ? On ne le sait pas encore mais il semble bel et bien qu'elle soit à l'origine de leurs membres étonnants. Les paléontologues disposent donc maintenant d’une nouvelle pièce pour compléter ce puzzle.

     

    À découvrir en vidéo autour de ce sujet :


    Disparus il y a 65 millions d’années, les dinosaures ont cependant laissé quelques traces sous forme fossile. Mais quelles sont les conditions géologiques les plus propices à leur conservation et où peut-on en trouver ? Futura-Sciences a posé la question à Éric Buffetaut, paléontologue, au cours de cette interview.

    Les Dinosaures:  Un nouveau dinosaure ressemblant au T-Rex identifié en Patagonie + 2 vidéos

     

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    Les dinosaures ont été victimes de deux

    réchauffements climatiques

     

     

    L'extinction de masse de la fin de l'ère secondaire est-elle due à l'impact d'un astéroïde ou d'une comète, ou bien à des éruptions volcaniques massives survenues au Deccan ? Le débat pourrait prendre fin : les deux seraient impliqués, conclut une étude, qui a mis en évidence deux pics de températures, correspondant à ces événements. Un double réchauffement planétaire qui aurait été fatal à de nombreuses espèces, dont les dinosaures.

     

     
     


    Les scientifiques ont bien du mal, depuis toujours, à trouver un consensus expliquant l’extinction des dinosaures. Même si la théorie la plus grandement acceptée est celle d’une météorite, il persiste encore aujourd’hui des zones d’ombres. Futura-Sciences a interviewé Éric Buffetaut, paléontologue, pour qu’il nous éclaire sur la question.

     
     

    Au large de la péninsule Antarctique, face à l'île James-Ross et séparée de la Terre de Graham, l’île Seymour est devenue une célébrité chez les paléontologues. La formation Lopez de Bertodano y affleure, datant principalement du Crétacé supérieur à l'Éocène. Plusieurs de ces roches contiennent des fossiles témoignant de la vie marine de cette époque. Comme ce type de fossile se conserve mieux et se trouve en plus grand nombre que les autres, cette île constitue une excellente fenêtresur la Terre à l'époque de la « crise KT », il y a environ 66 millions d’années.

     

    Les chercheurs en géosciences à l’origine d’un article publié dans Nature Communications y ont étudié la composition isotopique des coquilles de plusieurs mollusques bivalves datant de cette période clé de l’histoire de la biosphère. La durée examinée, à cheval sur la disparition des dinosaures, était précisément de 3,5 millions d’années. L'étude a porté sur les isotopes d’oxygène18 et de carbone 13 présents dans les carbonates formant les coquilles de ces animaux.

     

    Parmi les 29 fossiles de bivalves en provenance de l'île Seymour étudiés par les chercheurs pour comprendre la disparition des dinosaures en voici 4. On peut voir de haut en bas et dans le sens des aiguilles d'une montre : Lahillia larseni, Cucullaea antarctica, Eselaevitrigonia regina, et Cucullaea ellioti. Ils vivaient il y a entre 69 et 65,5 millions d'années sur les fonds marins faisant face à un delta de la péninsule de l'Antarctique.
     

    Quatre des 29 fossiles de bivalves en provenance de l'île Seymour étudiés par les chercheurs pour comprendre la disparition des dinosaures. De haut en bas et dans le sens des aiguilles d'une montre : Lahillia larseni, Cucullaea antarctica, Eselaevitrigonia regina et Cucullaea ellioti. Ils vivaient il y a entre 69 et 65,5 millions d'années sur les fonds marins faisant face à un delta de la péninsule de l'Antarctique. © Sierra Petersen

     

    Le Crétacé a enduré deux réchauffements climatiques

     

    Les abondances de ces isotopes dans de tels fossiles marins constituent des paléothermomètres permettant d’estimer les températures des eaux dans lesquelles les coquilles se sont formées. Les géochimistes ont ainsi découvert deux pics de températures correspondant visiblement à des réchauffements climatiques à l’échelle de la Planète.

     

    Le premier montre une élévation de la température d’environ 7,8 °C et coïncide avec la mise en place des fameuses éruptions des trapps du Deccan, en Inde. Le second s’est produit environ 150.000 ans plus tard et il a été de 1,1 °C, à peu près au moment où un petit corps céleste, astéroïde ou comète, est entré en collision avec la Terre, créant l’astroblème de Chicxulub, au Yucatan. Ces résultats n’avaient pas pu être obtenus auparavant avec les méthodes paléothermométriques standards basées sur deux isotopes d’oxygène.

     

    Cette découverte ajoute du poids à d’autres travaux qui laissaient entendre que la crise KT s’était en fait déroulée en deux temps, avec deux pics d’extinctions rapprochés. Il est donc de plus en plus vraisemblable que dans le débat opposant d’un côté les partisans de Vincent Courtillot et, de l’autre, ceux de Walter Alvarez, tout le monde avait partiellement raison. Les éruptions basaltiques massives en Inde auraient lentement mais sûrement affecté la biosphère en émettant du CO2. Fragilisée, et déjà marquée par des extinctions, elle aurait reçu le coup de grâce avec la formation du cratère de Chicxulub.

     

     

    Un squelette de T-Rex visible au Field Museum of Natural History, à Chicago, aux États-Unis. © Terence Faircloth, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

    Un squelette de T-Rex visible au Field Museum of Natural History, à Chicago, aux États-Unis. © Terence Faircloth, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

     

    Les Dinosaures:  Les dinosaures ont été victimes de deux réchauffements climatiques + vidéo

     

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    Des scientifiques découvrent une

    nouvelle espèce de dinosaures

    Jordan Mallon à côté d'une reconstiturion d'un crâne... (Photo Martin Lipman, Associated Press/Musée canadien de la nature)

     

    Jordan Mallon à côté d'une reconstiturion d'un crâne de Spiclypeus shipporum.

     

    PHOTO MARTIN LIPMAN, ASSOCIATED PRESS/MUSÉE CANADIEN DE LA NATURE

     
    La Presse Canadienne
    Ottawa
     

    Une équipe de scientifiques dirigée par un Canadien a officiellement identifié une nouvelle espèce de dinosaure, dont les os avaient été découverts au Montana, il y a dix ans.

     

    Jordan Mallon, du Musée canadien de la nature à Ottawa, a complété l'analyse scientifique requise pour confirmer sa découverte.

     

    Le scientifique a donné le nom de «Spiclypeus shipporum» à la créature, qui comptait quatre pattes et qui était sur Terre il y a environ 76 millions d'années.

     

    Le «Spiclypeus shipporum» - ce qui signifie, en latin, «bouclier à épines» - était un dinosaure à cornes et il possédait une couronne d'épines triangulaire sur la tête.

     

    Selon les chercheurs, le dinosaure avait au moins 10 ans à sa mort. L'espèce est dans la famille des cératopsidés, dont faisait partie aussi le tricératops.

     

    Jordan Mallon et son équipe disent avoir fait neuf autres découvertes de dinosaures à cet endroit, soit dans la rivière Judith au Montana.

     

    La nouvelle espèce, dont on peut voir la moitié du crâne et des parties de jambes, de hanche et de colonne vertébrale, est maintenant exposée dans la collection de fossiles du Musée canadien de la nature. Selon le musée, la collection fait partie des meilleurs exemples de dinosaures à cornes au monde.

     

    «Ce spécimen vient enrichir de façon spectaculaire notre collection de dinosaures à cornes qui vivaient en Amérique du Nord il y a de 85 à 66 millions d'années. Ce nouveau fossile témoigne de la diversité qui existait chez les dinosaures de la fin du Crétacé dans une région qui vraisemblablement offrira encore de nouvelles découvertes», s'est réjoui Jordan Mallon, dans un communiqué.

    Les Dinosaures:  Des scientifiques découvrent une nouvelle espèce de dinosaures

     

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    Les dinosaures se battaient pour leur

    survie bien avant la chute de l'astéroïde

     

    Les dinosaures se battaient pour leur survie plusieurs dizaines de millions... (PHOTO PC)

     

     
    Agence France-Presse
    Miami
     

    Les dinosaures se battaient pour leur survie plusieurs dizaines de millions d'années avant leur extinction attribuée aux conséquences sur l'environnement de la chute d'un astéroïde sur la Terre, selon une étude publiée lundi.

     

    Les scientifiques sont engagés depuis de longues années dans un débat sur la santé des dinosaures à la fin de leur présence sur la planète, certains affirmant qu'ils étaient en pleine forme et d'autres soutenant qu'ils connaissaient un fort déclin.

     

    Pour cette étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques ont épluché les dossiers de fossiles du monde entier.

     

    Selon leurs analyses, différentes espèces de dinosaures disparaissaient à un rythme plus rapide que celui de l'apparition de nouvelles espèces au moins 40 millions d'années avant la collision dévastatrice dans l'actuel Mexique.

     

    «Nous ne nous attendions pas à ce résultat», a indiqué Manabu Sakamoto, paléontologue à l'université britannique de Reading.

     

    «L'impact de l'astéroïde est toujours le principal suspect pour l'extinction des dinosaures, mais il est clair qu'ils n'étaient déjà plus dans la fleur de l'âge au sens de l'évolution», a-t-il poursuivi.

     

    Par exemple, les dinosaures végétariens à long cou sauropodes, plus gros animal terrestre ayant jamais existé, déclinaient le plus rapidement, a relevé l'étude. Les théropodes, groupe auquel appartient le célèbre carnivore Tyrannosaurus rex s'amenuisaient aussi mais moins vite.

     

    La séparation des continents et la forte activité volcanique font partie des facteurs expliquant ces tendances, a avancé l'étude.

     

    «Cela suggère que pendant des dizaines de millions d'années avant leur ultime trépas, les dinosaures avaient commencé à perdre de leur superbe en tant qu'espèces dominantes sur Terre», a estimé M. Sakamoto.

     

    Lorsque l'astéroïde géant a frappé la Terre il y a 66 millions d'années, un énorme nuage de poussières a bloqué les rayons du Soleil, entraîné une baisse des températures et la mort des plantes. Sans végétation, source alimentaire et d'abri, les dinosaures ont dépéri.

    Cette étude offre également une perspective sur l'avenir car de nombreuses espèces luttent actuellement pour leur survie à cause du changement climatique.

     

    «Notre étude indique avec force que si des animaux connaissent un rythme rapide d'extinction (...), ils risquent une annihilation en cas de catastrophe majeure», a prévenu M. Sakamoto.

     

    «Cela a des implications importantes pour notre biodiversité actuelle et future, étant donné le rythme d'extinction sans précédent de certaines espèces à cause du changement climatique causé par l'homme», a-t-il ajouté.

     

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    Le plus grand dinosaure à plumes avait des

    ailes mais ne volait pas

     

    Cousin des vélociraptors de Jurassic Park et Jurassic World, et de même taille que lui,Zhenyuanlong suni, découvert en Chine, avait des plumes et des ailes. Même s'il ne pouvait très probablement pas voler, il s'agit néanmoins du plus grand dinosaure avien à plumes connu à ce jour. Une pièce de plus dans le puzzle de l'adaptation au vol.

     

     
     

    Sur cette représentation d'artiste, Zhenyuanlong suni est couvert de plumes richement colorées. L'hypothèse est plausible car ce dinosaure ne devait pas s'en servir pour voler mais, sans doute, pour parader. Ces ailes l'aidaient peut-être aussi à chasser en courant après ses proies. © Zhao Chuang

    Sur cette représentation d'artiste, Zhenyuanlong suni est couvert de plumes richement colorées. L'hypothèse est plausible car ce dinosaure ne devait pas s'en servir pour voler mais, sans doute, pour parader. Ces ailes l'aidaient peut-être aussi à chasser en courant après ses proies. © Zhao Chuang

     
     

    Yixian est l'une des formations dites de Jehol, qui doivent ce nom à la plus célèbre d'entre elles, dans la province chinoise du Liaoning, à la frontière avec la Corée du Nord. La formation de Jehol est en effet mondialement connue pour son abondance en fossiles du Crétacé, en particulier en spécimens de dinosaures à plumes. C’est en rapport avec le biota de Jehol que l’on a découvert depuis 1996 un certain nombre de fossiles de théropodes à plumes qui ont révolutionné notre connaissance des dinosaures, comme le Sinosauropteryx.

     

    La formation de Jehol et donc celle de Yixian sont, pour les paléontologues, des Lagerstättes (en allemand, littéralement, lieux de stockage), c’est-à-dire des dépôts sédimentaires qui contiennent des fossiles d'une grande diversité ou très complets. Une nouvelle illustration de la qualité de ce gisement de fossiles vient d’être donnée avec la découverte dans la formation de Yixian d’un nouveau dinosaure à plumes. Les deux chercheurs qui font la description de ce nouvel animal dans un article de Nature, Junchang Lü de la Chinese Academy of Geological Sciences (Pékin) et Stephen Brusatte de l’université d’Édimbourg (Écosse), l’ont baptisé Zhenyuanlong suni. Les restes fossilisés retrouvés appartiennent à un dromaeosauridae qui vivait il y a environ 125 millions d’années.

     

    Les traces des larges plumes dont était doté Zhenyuanlong suni sont bien visibles sur ce fossile très complet. Elles équipaient de petits bras et ne devaient donc pas permettre à l'animal de voler. © Nature
    Les traces des larges plumes dont était doté Zhenyuanlong suni sont bien visibles sur ce fossile très complet. Elles équipaient de petits bras et ne devaient donc pas permettre à l'animal de voler. © Nature

     

    L'origine des plumes de dinosaures reste énigmatique

     

    Rappelons que les dromæosauridés, ou droméosauridés, sont une famille éteinte de dinosaures théropodes carnivores ressemblant à des oiseaux qui ont abondé au cours du Crétacé. Le nomdromaeosauridae signifie « lézard coureur », du grec dromeus qui signifie « courir » et sauros qui signifie « lézard ». On retrouve leurs fossiles aussi bien en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique, qu’au Japon, à Madagascar mais aussi en Argentine et en Antarctique. Apparus au milieu du Jurassique, ils ont survécu jusqu'à l'extinction Crétacé-Tertiaire.

     

    Zhenyuanlong suni est remarquable à plus d’un titre. Il est d'abord, à ce jour, le plus grand dinosaure à plumes connu. Il mesurait environ 1,65 m de long, c'est-à-dire un peu plus qu’un condor de Californie, et devait peser 20 kg. Mais la présence de grandes plumes accrochées sur de petits bras indique que, pour un tel poids, des ailes si modestes ne devaient pas lui permettre de voler. C’est une indication précieuse pour mieux comprendre les mécanismes évolutifs ayant mené à l’apparition des plumes et du vol chez les dinosaures aviens et donc les oiseaux.

     

    Zhenyuanlong suni n’est pas le plus ancien dinosaure à plumes connu mais son exemple prouve que des plumes et des ailes pouvaient se trouver chez d'anciens dinosaures aviens sans être associées au vol. Or, parmi les hypothèses avancées pour expliquer l’apparition des plumes et des ailes, certaines supposent qu’elles sont apparues et puis ont été sélectionnées par l’évolution parce qu’elles permettaient, par exemple, de garder des œufs à la bonne température ou pour parader afin d’attirer un partenaire pour la reproduction.

     

    Toutefois, on ne peut pas écarter l’hypothèse que, comme dans le cas des autruches et des manchots actuels, Zhenyuanlong suni ait en fait évolué à partir d’animaux plus anciens qui, eux, volaient, que ce soit en planant ou en battant des ailes.

     

     

     

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