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    Découverte d'une nouvelle espèce de

    dinosaure à cornes

     

    Proche cousin du Triceratops, ce dinosaure végétivore, a... (PHOTO REUTERS)

     

    Proche cousin du Triceratops, ce dinosaure végétivore, a été baptisé Regaliceratops peterhewsi, en référence à son énorme bouclier en forme de collerette derrière son crâne et du nom de son découvreur Peter Hew.

    PHOTO REUTERS



    Agence France-Presse
    WASHINGTON
     
     

    Des paléontologues ont découvert le spécimen d'une nouvelle espèce de dinosaure à cornes en Alberta, vieux de 65 millions d'années.

    Proche cousin du Triceratops, ce dinosaure végétivore, a été baptisé Regaliceratops peterhewsi, en référence à son énorme bouclier en forme de collerette derrière son crâne et du nom de son découvreur Peter Hew.

    Mais les scientifiques préfèrent le surnom qu'ils lui ont donné, «Hellboy» du nom d'un personnage de bandes dessinées, qui porte des cornes sur la tête.

    Cette découverte paraît cette semaine dans la dernière édition deCurrent Biology.

     

    Le crâne quasiment intact de ce dinosaure a été trouvé il y a une dizaine d'années. Il ressortait d'une falaise le long de la rivière Oldlman en Alberta.

    «Ce spécimen vient d'une région de l'Alberta où l'on n'avait pas découvert de fossiles de dinosaures à cornes avant, donc nous avons su immédiatement que cette découverte était importante», explique Caleb Brown, un paléontologue du Royal Tyrrell Museum de Palaéontologie.

    «Mais c'est seulement après que ces ossements eurent été dégagés de la roche dans le laboratoire que les scientifiques ont réalisé qu'ils étaient en présence d'une espèce totalement nouvelle», a-t-il précisé.

    Une reconstruction de «Hellboy» montre qu'il était similaire à de nombreux égards aux Triceratops mais avait une couronne autour de sa tête très distinctive, une corne plus imposante sur son nez et une petite corne au-dessus de chacun des yeux.

    Selon ces paléontologues la découverte de ce nouveau dinosaure, en lui-même une curiosité, est importante surtout pour ses implications pour l'évolution des dinosaures à cornes.

    Ces derniers se répartissaient en deux groupes. Tout d'abord les Chasmosaurus dotés d'une petite corne sur le nez et d'autres plus imposantes au-dessus des yeux ainsi que d'une longue collerette. Le second groupe, les Centrosaurus, se distinguaient par une grande corne sur le nez, de plus petites au-dessus des yeux et une collerette courte.

    «Le «Hellboy» appartient aux Chasmosaurus mais avec des ornements plus similaires aux Centrosaurus», précise Caleb Brown. «Il vivait aussi durant une période qui a suivi l'extinction des Centrosaurus», ajoute-t-il.

    Les Centrosaurus ont disparu de la planète plusieurs millions d'années avant les Chasmosaurus devenus éteints avec tous les autres dinosaures à la fin de la période du Crétacé il y a environ 65 millions d'années.

    La fin des dinosaures et de nombreuses autres espèces animales est attribuée à la chute d'une énorme météorite qui a bouleversé le climat terrestre.

    Le Regaliceratops peterhewsi constitue le premier exemple d'une convergence de l'évolution chez les dinosaures à cornes. Les deux groupes ont évolué indépendamment pour développer des caractéristiques anatomiques similaires.

    Ces scientifiques disent espérer trouver plus de spécimens de Regaliceratops.

    Ils prévoient enfin une reconstruction numérique du crâne de «Hellboy».

     

    Les Dinosaures:  Découverte d'une nouvelle espèce de dinosaure à cornes

     

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    Dinosaure qui vole et dinosaure qui nage

    Jusqu’à présent, on savait que reptiles volants et reptiles marins avaient conquis l’air et la mer. Par contre, les dinosaures quadrupèdes et bipèdes étaient censés ne pas savoir voler, ni nager.

    Il se pourrait bien que nous devions revoir notre vision des capacités des dinosaures bipèdes.

     

     

    Le dinosaure qui vole

    Le paléontologue Sankar Chatterjee et l’ingénieur aéronautique Joe Templin sont persuadés que le petit dinosaure à plumes Microraptor gui utilisait la même configuration que le premier avion des frères Wright pour voler.

    En 1994, le squelette de Bambiraptor, vieux de 75 millions d’années, avait révélé que ce petit théropode possédait des os dont certains contenaient des poches d’air, reliées aux poumons. Cette caractéristique se retrouve chez les oiseaux.
    On pense, sans en avoir la preuve, que
    Bambiraptor était recouvert de plumes duveteuses pour conserver la chaleur interne.

    Bambiraptor

    Bambiraptor. © dinosoria.com

    Depuis 1996, des sortes de plumes fossilisées ont été retrouvées en Chine sur de petits théropodes très bien conservés, dont deux dromaeosauridés : Sinornithosaurus « lézard oiseau de Chine » et Microraptor « petit voleur ».

    En 2001, de nouveaux fossiles ont confirmé l’hypothèse que ces théropodes étaient étroitement apparentés aux oiseaux. Ils portaient des plumes primitives et non des écailles.

    Aujourd’hui, les scientifiques démontrent que les pattes de Microraptor ne pouvaient pas pivoter vers l’extérieur.
    Par conséquent, elles ne pouvaient pas venir se placer directement sous les ailes avant. Plus vraisemblablement, les ailes de l'arrière étaient déployées plus bas que les ailes avant, comme un avion à deux plans.

    Microraptor

    Microraptor gui. © dinosoria.com

    Cela ne prouve pas de manière formelle que Microraptor volait mais constitue un indice révélateur des capacités au vol de cette espèce.

    Le dinosaure qui nage

    Une autre équipe a annoncé la découverte, dans le Wyoming, aux Etats-Unis, de traces laissées par un dinosaure bipède adepte de la nage.
    De la taille d’une autruche, ce dinosaure se promenait sur les bords d’une ancienne mer intérieure il y a environ 165 millions d’années.
    Les empreintes, à trois doigts, de ce dinosaure côtoient les traces laissées par des crocodiles et d’autres animaux marins.

    Dinosaure qui nage

    Représentation du dinosaure se lançant à l’eau d’après les empreintes découvertes dans le Wyoming. (Debra Mickelson)

    L’identité de ce dinosaure est encore inconnue.
    Plus les traces s’éloignent de l’ancien rivage moins elles sont marquées, révélant que le reptile flottait, explique Debra Mickelson, de l’Université de Boulder (Colorado).

    Il est impossible de savoir sur quelle distance ce dinosaure était capable de nager.
    Les chercheurs poursuivent leurs recherches sur le site de cette ancienne mer, qui recouvrait le Colorado et le Wyoming, en quête de fossiles qui leur en apprendraient davantage sur le profil de ce nageur.

    V.Battaglia (20.10.2005

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  • Alimentation des Dinosaures

    Gastrolithes

    Depuis longtemps, les paléontologues se demandaient comment les grands herbivores pouvaient se nourrir. En effet, leur dentition ne leur permettait pas de mâcher.

    Le mystère fût résolu en 1985 avec la découverte de 64 pierres polies coincées entre le pelvis et les côtes d'un Barosaurus. A l'image des poules actuelles, les grands dinosaures végétariens possédaient des meules dans l'estomac pour pouvoir digérer.

    Ces gastrolithes (lithos = pierre) cisaillaient les morceaux de fougère et réduisaient en poudre les feuilles de ginkgos. Il est certain que la nourriture devait passer un bout de temps dans le système digestif, suffisamment longtemps pour que les bactéries vivant en symbiose avec l'animal fassent leur travail.

    En face rôdaient les prédateurs. Et là, personne n'est d'accord. Leur fallait-il de nombreuses proies et souvent ? Ou peu et rarement ?

    Ce que l'on sait avec certitude c'est que le cannibalisme n'était pas rare chez les Théropodes. Il faut savoir qu'actuellement ce comportement est la première cause de mortalité chez les dragons de Komodo et très courant chez les crocodiles.

    Alors pour les dinosaures, un manque de proies ou simplement de l'agressivité ?

     

    Les gastrolithes

    Certaines pierres fossilisées, appelées gastrolithes ou « pierres d’estomac » ont été retrouvées entre les côtes ou à l’intérieur de la cage thoracique de certains dinosaures herbivores. La théorie officielle veut que ces pierres écrasaient la nourriture, ce qui facilitait la digestion des dinosaures.
    Les paléontologues se sont basées sur la dentition de certains dinosaures herbivores, manifestement peu appropriée pour broyer des plantes coriaces.
    A l’image des autruches ou des poulets par exemple, la nourriture parcourait tout le système digestif tandis que les pierres, plus lourdes, ne quittaient pas l’estomac.
    Les crocodiles présentent également le même système digestif.

    Gastrolithes

    Gastrolithes fossilisés

    Plusieurs squelettes de psittacosaurus renferment à l’emplacement de l’estomac ces petites pierres polies.
    Apparemment, Psittacosaurus avalaient volontairement ces pierres qui s’incrustaient dans les parois de l’estomac.
    On pense que lorsque les muscles de l’estomac bougeaient, ces gastrolithes broyaient les aliments.

    De même, des gastrolithes ont été retrouvés parmi les restes fossiles de Seismosaurus. Cet énorme diplodocidé se nourrissait probablement de plantes coriaces qui devaient être écrasées pour être digérées.

    On a découvert des gastrolithes dans l’estomac de quelques prosauropodes, sauropodes et théropodes.

    Outre les dinosaures, des gastrolithes ont été mis au jour dans les restes fossilisés d’un Elasmosaurus, un plésiosaure du Crétacé supérieur.
    On en a donc déduit que ce reptile marin était un prédateur à l’affût qui utilisait ces gastrolithes comme une sorte de lest.

    Elasmosaurus

    Elasmosaurus. (Academy of Natural Sciences of Philadelphia). By Colin Purrington

    Parmi les oiseaux, le moa géant (Dinornis maximus) broyait lui aussi sa nourriture grâce à des gastrolithes. Ce moa était l’un des plus gros oiseaux du monde. Il vivait en Nouvelle-Zélande. Un adulte pouvait conserver 2,5 kg de pierres dans son gésier.

    Controverse sur les gastrolithes

    En 2007, deux paléontologues allemands (Oliver Wings et Martin Sander) ont remis en cause la fonction de « pilon gastrique » de ces gastrolithes.

    Les pierres polies, retrouvées à côté des squelettes des dinosaures ou entre leurs côtes, n’auraient pas servi à broyer la nourriture.
    Pour argumenter cette théorie, les deux chercheurs ont fait ingérer à des autruches des pierres de calcaire, de quartz rose et de granite.
    En effet, les autruches utilisent les pierres pour faciliter le broyage des aliments.
    Or, les gastrolithes utilisés par ces autruches puis récupérés étaient très usés et rugueux. Par contre, les gastrolithes retrouvés sur les fossiles de dinosaures étaient, eux, parfaitement polis.

    Il semblerait donc que les dinosaures n’utilisaient pas les gastrolithes dans le même objectif. Pour l’instant, ces pierres conservent leur mystère.

    Dents et déjections

    La meilleure façon de connaître le régime alimentaire d'un Dinosaure est de découvrir les restes de son dernier repas. En 1995, les chercheurs ont découvert un coprolithe (déjection) de Tyrannosaure. A l'origine, il devait peser 2,5 kg. L'examen révéla qu'il contenait des fragments d'os brisés, partiellement digérés, d'un jeune herbivore.

    Coprolithe de Tyrannosaure

    Coprolithe de Tyrannosaure

    De même, grâce à l'étude des dents, les paléontologues peuvent émettre certaines certitudes. Les dents des Théropodes comme Allosaurus ou Tyrannosaurus sont de véritables scies qui leur permettaient de découper la chair de leurs victimes avant de l'avaler.

    Allosaurus

    Allosaurus . © dinosoria.com

    Les dents de Théropodes, comme Spinosaurus ou Baryonyx, sont coniques et ressemblent à celles des crocodiles. C'est pourquoi, on pense que ces dinosaures se nourrissaient de poissons.

    Dent Spinosaurus

    Dent Spinosaurus. © R. Amiot, laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère / Vignette :CNRS Photothèque / Buffeteaut, Eric

    Quant aux ornithomimidés (ex: Deinocheirus), aux oviraptoridés (ex:Caudipteryx) , ou aux thérizinosauridés (ex: Therizinosaurus), ils ne possédaient pas de dents du tout.

    Caudipteryx

    Reconstitution d'un caudipteryx . By Kordite

    Certains chercheurs pensent que ces dinosaures sont devenus végétariens au fil du temps. D'autres pensent qu'ils mangeaient des insectes, de petits animaux ou des oeufs.

    L’herbe existait au Crétacé

    Jusqu’à présent, on pensait que l’herbe n’existait pas à l’époque où les dinosaures dominaient le monde.
    En effet, les plus anciennes preuves de l’existence de l’herbe avaient 55 millions d’années, soit à la fin du Paléocène.
    Les forêts tropicales étaient alors dominantes. En Europe, le paysage était constitué de marécages tropicaux avec des sous-bois composés de fougères, de prêles et de palmiers.
    La théorie voulait que ce soit surtout pendant l’Oligocène et le Miocène que les forêts tropicales cédèrent progressivement la place à des prairies plus sèches.

    Selon une étude publiée dans la revue Science en 2005, cette théorie est remise en cause.

    L’équipe de Caroline Strömberg, du muséum d’histoire naturelle de Stockholm, a découvert en Inde les traces de la consommation d’herbe dans des excréments fossilisés. Ces chercheurs étudiaient le régime alimentaire de grands dinosaures herbivores, les Titanosaures, qui vivaient dans le sous-continent indien. Dans les coprolithes se trouvent des cristaux de silice fabriqués par les cellules des plantes, les phytolithes. Strömberg et ses collègues s’attendaient à trouver des phytolithes issus de conifères ou de cycadées. Ils ont donc été surpris de tomber sur ces petits cristaux qui ne ressemblent qu’à ceux de l’herbe.

    Titanosaure

    Reconstitution d'un Titanosaure type. © discovery channel

    Pour l’instant, il serait abusif de penser que ces herbivores pâturaient dans des prairies herbeuses.
    L’analyse des coprolithes indique que les graminées représentaient une petite part de l’alimentation des dinosaures. L’herbe est donc longtemps restée une denrée rare à la surface de la terre.
    Cependant, cette découverte est primordiale pour la paléobotanique et donc la reconstitution des climats du passé.

    V.Battaglia (05.2003). M.à.J 03.2007

     

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    de la revue La Semaine

    10 découvertes récentes sur les dinosaures

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