• Afrovenator

    Afrovenator abakensis est un dinosaure classé parmi les tétanoures (Tetanurae). Ce théropode a été mis au jour en 1993 dans le désert du Sahara au Niger par une équipe de l’Université de Chicago dirigée par Paul Sereno.
    Grâce au squelette très bien conservé, Afrovenator peut être décrit avec précision

     

     

    Portrait d’Afrovenator

    Afrovenator « chasseur africain » atteignait 9 mètres de long. Ce prédateur vivait au Crétacé inférieur, il y a approximativement 130 millions d’années.
    Bipède, comme tous les théropodes, ce prédateur était bien équipé pour chasser les sauropodes.
    Son crâne d’environ un mètre de long était équipé d’une mâchoire puissante. Ses dents en lame de couteau mesuraient 5 cm de long.
    Il possédait également trois longs doigts à chaque main munis de griffes crochues.

    Afrovenator

    Afrovenator. By ChezkO

    Comme pour tous les théropodes classés parmi les Tetanurae (à queue rigide), Afrovenator possédait une queue peu mobile.

    Afrovenator ressemble beaucoup à Allosaurus, un  théropode qui a vécu au Jurassique supérieur.
    Comme Allosaurus,  le crâne d’Afrovenator est allégé par de nombreuses cavités. Il présente une crête au-dessus des yeux.
    Cependant, ces crêtes et ornementations osseuses sont peu développées.

    On a retrouvé des traces fossiles de morsures d’Afrovenator sur les restes d’un jeune Jobaria tiguidensis.

    Allosaurus

    Allosaurus qui attaque un Iguanodon. © dinosoria.com 1987

    Ce sauropode qui, adulte, pouvait atteindre 20 m de long était très commun en Afrique au Crétacé inférieur.
    Il a été lui aussi découvert par l’équipe de Paul Sereno sur le site de Gadoufaoua  et dans la région In’Gall au Niger.
    Les très nombreux squelettes retrouvés laissent penser que ce sauropode devait vivre au sein de troupeaux assez importants.

    L’humérus d’Afrovenator est plus long que celui d’Allosaurus. Cela peut laisser penser que ce prédateur était assez rapide.

    Afrovenator est le premier théropode presque complet que l’on découvre en Afrique dans les couches du Crétacé inférieur.
    Cette découverte prouve que les tétanoures primitifs étaient toujours présents à cette période en Afrique.

    Classification

    Saurischia Theropoda Tetanurae Torvosauridae 
    Sereno, Wilson , Larsson, Dutheil & Sues, 1994

    V. Battaglia (25.11.2007

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    Albertosaurus

     

    Albertosaurus "reptile d'Alberta" est un tyrannosauridé d'Amérique du Nord.

     

    L'énorme crâne d'Albertosaurus était fait pour résister aux chocs quand il se jetait gueule ouverte sur ses proies.
    Ses mâchoires impressionnantes étaient pourvues de dents acérées. Des vertèbres très compactes donnaient au cou d'Albertosaurus sa courbure et sa mobilité. Quand ce dinosaure mordait une proie, les puissants muscles du cou soulevaient la tête massive et la tiraient en arrière, arrachant des lambeaux de chair.

     

    Albertosaurus était l'un des plus grands prédateurs de son époque: plus agile que le célèbre Tyrannosaurus qui vécut un peu plus tard.

      

     

    La découverte d’Albertosaurus

    Comme pour de nombreux autres dinosaures, l'histoire d'Albertosaurus a été assez mouvementée. Vers 1890, deux crânes incomplets de grands théropodes furent découverts sur le gisement de la Red Deer River, dans l'Alberta. Ils furent d'abord attribués à Laelaps en 1892.
    Puis, on les rapporta au genre Dryptosaurus « reptile blessant ».
    En 1905, H.F Osborn attribua encore un autre nom à ces fragments : Albertosaurus sarcophagus.

    En 1913, C.H Sternberg découvrit, près de Berry Creek sur la Red Deer River, un squelette de grand dinosaure théropode en excellent état.
    Les restes comprenaient un crâne ainsi que la plus grande partie du squelette.

    Albertosaurus

    Crâne d'Albertosaurus. Musée d'Histoire Naturelle de Londres © dinosoria.com 2003

    En 1914, ce spécimen fut nommé Gorgosaurus libratus « reptile dragon libre ».

    Ce n’est qu’en 1970 que Dale Russel révisa les grands théropodes de l’Ouest du Canada et constata que le spécimen décrit par Osborn sous le nom Albertosaurus sarcophagus était à peu près identique à celui de Lambe sous le nom de Gorgosaurus libratus. Ce dernier devint donc Albertosaurus libratus.

    Un autre squelette presque complet, décrit en 1923, sous le nom de Gorgosaurus sternbergi, fut également attribué à un jeune individu d’Albertosaurus.

    Portrait d’Albertosaurus sarcophagus

    Albertosaurus sarcophagus provient de couches géologiques plus récentes de l’Ouest du Canada. Il pourrait être un descendant d’ Albertosaurus libratus.

    Ce "petit" tyrannosaure de 8 m de long présente toutes les caractéristiques communes à cette famille. Ses jambes imposantes, terminées par des pieds pourvus de 3 orteils, supportaient son énorme poids.

    Albertosaurus

    Albertosaurus. © dinosoria.com

    Albertosaurus, de par sa légèreté, se différencie des autres tyrannosauridés plus robustes tels que Daspletosaurus ou Tarbosaurus.

    Comme d'autres théropodes, Albertosaurus possédait des bras chétifs et très courts. Ils étaient si petits qu'ils ne pouvaient atteindre la gueule. Chaque main était pourvue de deux doigts.

    Bien qu'il pouvait ouvrir grand ses mâchoires, les os du crâne étaient fixés rigidement, ne lui procurant pas le même degré de flexibilité que celui des allosaures.

    Cependant, Il devait être capable de chasser les Hadrosauridés. Ceux-ci n'étaient pas cuirassés. Albertosaurus pouvait très bien les tuer en leur brisant les vertèbres d'un fort coup de dent sur la nuque. Il pouvait également administrer à faible distance des coups ravageurs avec ses griffes tranchantes.

    Dents Albertosaurus

    Une mâchoire impressionnante. Musée d'Histoire Naturelle de Londres © © dinosoria.com 2003

    Les fossiles, datés du Crétacé supérieur, ont été mis au jour au Canada et aux Etats-Unis.

    Il est possible qu' Albertosaurus sarcophagus et Daspletosaurus torosus ne soient en réalité qu'une seule et même espèce. Cela reste à confirmer.

    Classification:  Saurischia Theropoda Tyrannosauria Tyrannosauridae Tyrannosaurinae Albertosaurini

    Liste des espèces décrites:

    • Albertosaurus (Alectrosaurus) olseni
    • Albertosaurus (Clevelanotyrannus) lancensis
    • Albertosaurus (Nanotyrannus) lancensis
    • Albertosaurus arctunguis
    • Albertosaurus incrassatus
    • Albertosaurus lancensis
    • Albertosaurus libratus
    • Albertosaurus megagracilis
    • Albertosaurus novojilovi
    • Albertosaurus olseni
    • Albertosaurus periculosus
    • Albertosaurus sternbergi
    • Albertosaurus sarcophagus

    V.Battaglia (09.2003). M.à.J 18.07.2007

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    Pachyrhinosaurus

    Ce dinosaure fait partie de la famille des cératopsidés. Pachyrhinosaurus « Lézard au nez épais » possédait un renflement osseux sur toute la longueur du museau.
    Ce renflement, d’une épaisseur de 18 cm, lui permettait peut-être de s’arc-bouter tête contre tête, quand il affrontait d’autres mâles de son espèce.

    Ce dinosaure à cornes ne possédait justement pas de corne sur le nez, ni sur le front, contrairement à la plupart des cératopsiens.

    Cependant, Pachyrhinosaurus est comparable aux autres cératopsidés par beaucoup de caractéristiques.

    Certains spécialistes pensent que le renflement osseux supportait une corne en kératine, comme celle des rhinocéros actuels. Mais, la kératine ne se fossilisant pas, on ne peut savoir si cette théorie est la bonne.
    Les crânes découverts montrent un grand coussinet d’os épais au-dessus des yeux, à l’endroit où se situent souvent les cornes frontales.

    Donc, soit ce dinosaure ne possédait pas de cornes, soit ces coussinets sont une cicatrice laissée par la chute des cornes frontales.

    Seule la découverte d’un spécimen bien conservé pourra mettre un terme à cette controverse.

    La collerette de Pachyrhinosaurus était ornée d’épines et de pointes : deux grandes pointes recourbées à l’arrière, et une pointe courte, juste au-dessus des yeux, vers l’avant.

    Elles servaient sans doute de signe de reconnaissance entre individus de la même espèce.

    La collerette était perforée par deux grands trous. Après avoir longtemps pensé que ces trous servaient à l’insertion des muscles des mâchoires, on suppose aujourd’hui qu’ils servaient à alléger le crâne, qui mesurait 2 m.

    La taille de Pachyrhinosaurus est estimée à 5,5 m de long pour un poids de 4 tonnes.

    Ce dinosaure, comme tous les cératopsidés, vivait au Crétacé supérieur (- 73 à – 65 millions d’années). Les fossiles ont été mis au jour en Alaska et au Canada.

    Classification

    Ornithischia.Genasauria.Cerapoda.Marginocephalia.Ceratopia.Neoceratopia.Ceratopidae.Centrosaurinae
    Description: Sternberg, 1950

    Pierre

    V.B (05.06.2006

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  •     Basilosaurus

    Quand les dinosaures s'éteignirent, disparurent avec eux les reptiles marins. Pendant près de 25 Millions d'années, les requins règnerent sans partage. Puis apparurent de nouveaux monstres des profondeurs: les Baleines carnivores et avec elles le Basilosaurus.

    Portrait de Basilosaurus

    Basilosaurus cetoides était un mammifère marin de 18 à 25 m de long ce qui en fait le plus grand cétacé connu à ce jour. Basilosaurus était sans conteste le plus grand prédateur des mers de l'Eocène supérieur.

    Les fossiles de Basilosaurus cetoides ont été retrouvés en Amérique du Nord (Alabama, Mississippi). Ces premières découvertes datent du 19e siècle.

    Depuis, deux autres espèces ont été décrites:

    • B. isis ( (1990) mis au jour au Pakistan
    • B. drazindai (1997) mis au jour dans le Sahara oriental

    Classification: Cetacea . Archaeoceti . Basilosauridae . Basilosaurinae

    Sous les sables de Wadi Al-Hitan, une vallée du Sahara égyptien, dorment un grand nombre d’ancêtres fossilisés de baleines et d’autres animaux marins. C’est là qu' en avril 2005 des paléontologues américains et égyptiens ont mis au jour le fossile le plus complet de Basilosaurus isis, un cétacé vieux de 40 millions d’années aux allures de serpent de mer. Selon Philip Gingerich, de l’université du Michigan, qui dirige les fouilles, il s’agit du fossile le plus complet de cette espèce.

    Le squelette mesure 18 mètres de long.

    Basilosaurus

    Squelette de Basilosaurus. By El Bichólogo Errante

    Il y a 20 Millions d'années, ses ancêtres étaient de petits animaux à fourrure qui vivaient dans les arbres.

    Basilosaurus a conservé de ses lointains ancêtres deux minuscules pattes arrière. Elles lui servaient pendant l'accouplement.

    Ces restes de pattes n'existent plus chez nos baleines modernes. Comme nos baleines, le Basilosaurus devait certainement se traîner sur les bancs de sable pour arracher la peau supérieure et avec elle les parasites et coquillages qui s'y incrustent. Maintenir un corps lisse est primordial pour pouvoir chasser avec rapidité.

    Fossile Basilosaurus

    Fossile Basilosaurus de Wadi Al-Hitan . By Further to Fly

    Basilosaurus avait un crâne d' un à deux mètres de long, ce qui est petit comparé à la taille de l'animal.

    Les vertèbres du dos et de la queue de Basilosaurus sont allongées et non pas courtes comme chez la plupart des cétacés. Basilosaurus devait donc être plus souple que nos cétacés actuels.

    Les mâchoires étaient garnies de dents antérieures incurvées et de dents postérieures triangulaires crénelées.

    Basilosaurus

    Crâne de Basilosaurus. By Brian Brarian

    Les liens de parenté précis des Basilosauridae avec les baleines actuelles sont encore incertains. Les baleines à dents primitives comme les Eurhinodelphidae étaient peut-être plus proches des dauphins et des marsouins. En effet, elles avaient des dents coniques et un museau allongé.

    A cette époque, des désastres naturels couvent. Dans l'Antarctique, pour la première fois en des centaines de millions d'années, la mer gèle aux pôles. Des courants océaniques froids remontent vers le nord.
    Le moindre déséquilibre dans la population de poissons est une menace directe pour une baleine qui a besoin d'une grande quantité de nourriture par jour. Elle est au sommet de la chaîne alimentaire.

    L'environnement de Basilosaurus

    Nous sommes à la fin de l'Eocène, la planète vit encore sous un climat chaud mais moins humide qu'autrefois. Dans les savanes, le gigantisme est de rigueur. Ce changement de climat n'a pas convenu à tous. Les grands oiseaux carnivores ont décliné. De nouveaux mammifères prédateurs les remplacent.

    Dans l'océan, une des proies du Basilosaurus est le Dorudon, un petit cétacé.

    Dorudon atrox

    Dorudon atrox. By Ryan Somma

    Andrewsarchus sème la terreur dans les plaines. Cet énorme carnassier a la taille d'un cheval et pèse près d'une tonne. Il a aux pieds de petits sabots et non des griffes. Ses plus proches parents modernes sont les ongulés comme le mouton. Ses mâchoires d'un mètre peuvent tout broyer. Cet animal est le dernier d'une lignée mourante qui ne s'adaptera pas aux changements climatiques de l'Eocène.

    Andrewsarchus

    Crâne Andrewsarchus mongoliensis. By Ryan Somma

    De nombreuses régions habituées à des pluies soutenues souffrent d'une sécheresse prolongée. Notamment, les Brontothères, lointains parents des chevaux et des rhinocéros. Ils sont deux fois plus gros que nos rhinocéros avec des cerveaux de 2/3 plus petits. Les fossiles retrouvés prouvent qu'ils vivaient en troupeau d'une centaine d'individus. Les excroissances ne sont pas des cornes mais des os assez fragiles.

    L'extinction

    Le chaos climatique marquera la fin de l'Eocène et provoquera la plus grande extinction du monde animal depuis la disparition des dinosaures.
    La glaciation progressive de l'Antarctique débouchera sur l'extinction de 20 % des espèces dont le Basilosaurus.

    Pierre

    V. Battaglia (05. 2003). M.à.J 04.2008

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    Gigantopithecus

     

    La famille des Hominidés actuels « qui ressemblent à des humains », comporte deux sous-familles, celle des hominidés (dont Homo sapiens) et celle des pongidés (Grands singes).
    Cette famille fait donc le lien entre les êtres humains et les grands singes actuels et leurs ancêtres.
    Gigantopithecus est un grand singe qui a vécu officiellement du Miocène supérieur au Pléistocène moyen.
    Certains pensent que ce King Kong de la préhistoire aurait pu survivre à une époque beaucoup plus récente.
    Certains vont même jusqu’à dire que certaines petites populations de Gigantopithecus existeraient toujours.

     

     Les Hominidés

     

    Les hominidés se distinguent des singes de l'Ancien Monde dans la mesure où leur queue tend à disparaître et où leur bras et leurs épaules se développent de façon à leur permettre la brachiation, à savoir le fait de se balancer de branche en branche.

     

    Outre les gibbons (hylobatidés) et les hominidés (êtres humains et grands singes), on trouve dans cette super-famille les pliopithécidés, une espèce éteinte qu'il faut rattacher aux hylobatidés, comme les gibbons.

     

     

    L'une des espèces de gibbons actuels. By Krypto Licence

     

    Les relations au sein de ce grand groupe sont redéfinies en permanence et font encore l'objet de nombreux débats. À mesure que de nouveaux fossiles sont découverts, on en apprend un peu plus sur l'histoire encore très fragmentaire aussi bien de l'espèce humaine que des grands singes. Les hominidés comprennent les plus grands primates connus à l'heure actuelle, même si certaines espèces éteintes, Gigantopithecus, par exemple, les égalaient en taille.

     

    Les grands singes

     

    La sous-famille des ponginae comprend les grands singes actuels et fossiles. Ces animaux sont presque bipèdes, à savoir qu'ils marchent à 4 pattes et parfois debout sur leurs 2 pattes arrière. Ils n'ont plus de queue.

     

    Aujourd'hui, le territoire des pongidés se limite à l'Afrique équatoriale et à l'Asie du Sud-Est, où l'on trouve deux espèces de chimpanzés et une seule espèce de gorille et d'orang-outang.

     

     

    Un orang-outan et un jeune gibbon en train de jouer au zoo de San Diego. By Alumroot Licence

     

    Cette famille était autrefois beaucoup plus variée, aussi bien par le nombre de ses espèces que par son importante répartition géographique. Les premières espèces sont apparues au Miocène inférieur, il y a 25 millions d'années.
    Ces espèces « quasi-humaines » sont étroitement liées malgré les différences subtiles de leur anatomie.

     

     

    Cette main "quasi-humaine" d'un gorille nous rappelle à quel point nous sommes proches des Grands singes. By Lemai13 Licence

     

    Il n’y a pas si longtemps, on pensait que les grands singes avaient divergé de la lignée ayant donné naissance aux australopithèques et aux êtres humains, il y a entre 15 et
    20 millions d'années.
    Avec les dernières découvertes, on sait que notre arbre généalogique est bien plus complexe.

     

     

    Regard triste et méditatif pour ce jeune chimpanzé. By Lightmatter Licence

     

    Cependant, les analyses, notamment de l’ADN, nous ont révélées de belles surprises.

     

    Ces études ont surtout surpris par les relations qu'elles ont révélées entre les hommes d'aujourd'hui et les grands singes que sont les chimpanzés et les gorilles. Si, à la surface, nous nous distinguons facilement de ces singes, en fait, nos systèmes biochimiques sont très semblables.

     

    Gigantopithecus

     

    Gigantopithecus était un animal très imposant. On distingue deux espèces : Gigantopithecus blacki en Chine du sud et Gigantopithecus bilaspurensis en Inde du nord.
    Des fragments de fossiles ont également été découverts au Pakistan.

     

    On a essayé d’établir un portrait robot mais il faut tout de même souligner que nous ne connaissons ce grand singe que grâce aux fragments de mâchoires et de dents. Dans la mesure où ces fragments sont deux fois plus grands que ceux d'un gorille actuel, on en a déduit que Gigantopithecus devait mesurer environ 3 m de haut pour un poids estimé entre 300 kg et 600 kg.
    Difficile d’être plus précis au vu de la pauvreté des fossiles.

     

     

    Gigantopithecus est un proche parent de Sivapithecus, un autre grand singe à la taille moins imposante (environ 1,50 m de haut) qui a vécu au Miocène.
    On considère Sivapithecus comme le représentant de la période transitoire entre la vie arboricole et la vie terrestre.

     

     

    Crâne de Sivapithecus (Source Internet)

     

    On s'intéressa à Gigantopithecus lorsqu'un paléontologue trouva 4 de ses molaires dans un magasin de Hongkong, dans les années 1930.
    Ces molaires fossiles gigantesques (2,5 cm de diamètre) étaient vendues comme des restes authentiques de dragon.
    Vers 1950, des mâchoires inférieures complètes furent découvertes.

     

    Gigantopithecus était un animal terrestre, qui ressemblait sans doute à un gorille malgré une mâchoire plus courte et des incisives et des canines relativement petites.

     

     

    Reconstitution du crâne d'un gigantopithecus © Bone Clones

     

    II se nourrissait probablement de racines, de tubercules et de graines, mais aussi de petits vertébrés.

     

    Gigantopithecus a certainement survécu jusqu'au Pléistocène, il y a environ un million d'années, peut-être même jusqu'à une époque plus récente.
    Ce grand singe a donc côtoyé l’homme.
    D’après certains chercheurs, notamment Jack Rink de la MCMaster University en Ontario, Gigantopithecus, dont certains fossiles ont été découverts dans le sud de la Chine, était un herbivore friand de bambous, à l’image de notre panda actuel. Certains indices laissent effectivement à penser que cette région était largement recouverte de bambous à cette époque.
    Cette alimentation, très sélective, a-t-elle entraîné sa disparition ?

     

     

    Illustration d'un gigantopithecus (Source Internet)

     

    Les amateurs de cryptozoologie pensent qu'il existe encore aujourd'hui. Ce serait le mystérieux yeti qui vivrait dans les cols rocheux et les versants inaccessibles de l'Himalaya, où il aurait parfois été observé.
    Mais, aucune preuve ne venant étayé cette théorie, notre King Kong est officiellement une espèce éteinte.

     

    Pierre

     

      

     

    V.B (14.02.2007 

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