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    En image : la superbe collerette d'un nouveau dinosaure

     

    Un fossile de cératopsien à la face cornue et pour le moins originale a été mis au jour dans la province canadienne de l'Alberta. Cette découverte confirme l'existence d'une nouvelle espèce de dinosaure, déjà suspectée grâce à un premier spécimen états-unien similaire.

     

     
     

    Mercuriceratops gemini était cornu et arborait sur son crâne une collerette en forme d'ailes de papillon. © Danielle Dufault

    Mercuriceratops gemini était cornu et arborait sur son crâne une collerette en forme d'ailes de papillon. © Danielle Dufault

     
     
     
     

    Lorsqu'ils ont trouvé leur tout dernier fossile de dinosaure en Alberta, au Canada, Michael Ryan, conservateur en paléontologie des vertébrés au Muséum d'histoire naturelle de Cleveland, aux États-Unis, et son équipe se sont réjouis pour deux raisons.

     

    La première est qu'il s'agit d'une nouvelle espèce de cératopsien qu'ils ont baptisée Mercuriceratops gemini et qui date du Crétacé supérieur, il y a 77 millions d'années environ. Le nom du genre, Mercuriceratops, signifie Mercure à face de cornes, en référence à la collerette de la tête de l'animal qui ressemble aux ailes du casque du dieu romain.

     

    Carrière du parc provincial Dinosaur de l'Alberta, au Canada, où le spécimen de Mercuriceratops gemini a été découvert (au niveau de la flèche rouge).
    Carrière du parc provincial Dinosaur de l'Alberta, au Canada, où le spécimen de Mercuriceratops gemini a été découvert (au niveau de la flèche rouge). © Philip J. Currie

     

    Cette excroissance rappelant aussi la forme d'un papillon est différente de tout ce qui a été vu jusqu’à présent, relatent les découvreurs de ce fossile, auteurs d'un article paru dans la revue Naturwissenschaften. Pour l'un d'eux, David Evans, conservateur en paléontologie des vertébrés au Musée royal de l'Ontario, au Canada, « Mercuriceratops montre que l'évolution a donné lieu à une bien plus grande diversité de dinosaures cornus que ce que nous soupçonnions ».

     

    Le dinosaure au physique inédit possédait aussi une bouche en forme de bec de perroquet et probablement deux longues cornes frontales au-dessus des yeux. Cet herbivore mesurait environ 6 mètres de long et pesait plus de 2 tonnes.

     

    Les restes fossiles du côté droit du crâne du Mercuriceratops gemini
    Les restes fossiles du côté droit du crâne du Mercuriceratops gemini. ©Naturwissenschaften

     

    Le dinosaure à collerette papilliforme vivait aussi aux États-Unis

     

    L'autre heureuse surprise des scientifiques se traduit dans le nom d'espèce :gemini fait en effet référence au terme de jumeau, car le spécimen canadien est presque similaire à un autre trouvé dans le centre nord du Montana, aux États-Unis. « J'ai tout de suite reconnu [le fossile] comme étant du même type que celui en provenance du Montana », se rappelle Michael Ryan. Les os mis au jour dans la province canadienne de l'Alberta ont ainsi confirmé que l'individu du Montana n'était pas un spécimen pathologique ou déformé par le processus de fossilisation.

     

    « Mercuriceratops a pris un chemin évolutif unique qui a façonné la grande vrille sur le dessus de son crâne en ailes saillantes », explique Michael Ryan. Cette ornementation faciale élaborée devait servir à ces dinosaures de moyen de protection contre les prédateurs, mais aussi d'identification et d'attraction auprès de leurs partenaires sexuels. « Les saillies en forme d'ailes sur les côtés de sa collerette peuvent avoir offert au mâle Mercuriceratops un avantage concurrentiel pour séduire des femelles », ajoute le spécialiste. Cette trouvaille vient donc enrichir les connaissances des cératopsiens du Crétacé supérieur d'Amérique du Nord et leurs capacités d'évolution au cours du temps.

     

    Les Dinosaures:  la superbe collerette d'un nouveau dinosaure

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    Calcul du poids des dinosaures

     

    D'après une étude menée sur la masse corporelle des dinosaures, il s'avère que le poids des plus gigantesques sauropodes et théropodes a très probablement été surévalué.
    Une nouvelle méthode de calcul a été mise en place par une équipe de biologistes, publiée dans la revue Biology Letters de la Royal Society britannique du 6 juin 2012.

     

    L'auteur principal de cette étude, Bill Sellers de l'Université de Manchester, a expliqué que l'utilisation des lasers permettait de calculer avec une plus grande précision le poids d'un animal.
    En effet, grâce à cette technologie, la quantité de peau qui recouvrait les grands dinosaures est calculée avec une marge d'erreur beaucoup moins importante.

    Cette méthode a tout d'abord été testée, afin d'en vérifier la fiabilité, sur 14 squelettes de grands mammifères actuels tels les bisons, les éléphants, les girafes, les rhinocéros ou les ours polaires.

    Chaque partie du squelette avec sa peau a fait l'objet d'un calcul afin d'estimer la masse corporelle globale. 
    Les résultats ont donné des poids inférieurs de 20 % aux poids réels de ces animaux.

    Pour estimer le poids des dinosaures, selon la même méthode, le résultat obtenu a été majoré de 20 %.

    Les biologistes ont travaillé sur le célèbre squelette de Giraffatitan brancai (Brachiosaurus brancai) exposé à Berlin.
    Ce gigantesque sauropode mesurait environ 25 m de long. Son poids a fait l'objet de plusieurs estimations, qui allaient de 40 à 80 tonnes.

     

    Giraffatitan

    Giraffatitan. Naturkunde Museum, Berlin . By chagaz

    Mais, d'après cette nouvelle méthode, notre Giraffatitan ne pesait que 23 tonnes.

    Le volume de peau et son épaisseur ont été largement surévalués ce qui explique l'énorme écart d'estimation du poids.

    Bill Sellers a déclaré que cette méthode était la plus fiable pour estimer le poids d'un dinosaure à partir d'un squelette reconstitué. Il pense également que la masse corporelle de nombreux dinosaures ne correspond pas à la réalité.
    Il a ajouté que l'écart n'est pas aussi important avec les petites espèces.

    Connaître avec précision la masse corporelle des grands dinosaures est très importante. Les nouvelles estimations qui ne manqueront pas d'être effectuées pourront permettre aux paléontologues d'avoir une meilleure compréhension du mode de vie des dinosaures.
    Le poids d'un animal a une incidence importante sur la physiologie, le comportement et l'interaction avec le biotope.

    Enfin, comme l'ont souligné les chercheurs, cette perte de poids ne rendait pas les grands prédateurs moins terrifiants, ni leurs proies moins monstrueuses. Nos dinosaures étaient simplement plus gracieux et donc très certainement bien plus actifs et dynamiques, qu'on le pensait.

    V. Battaglia (06.06.2012)

     

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    Tyrannosaurus contre Triceratops

     

    Un Tyrannosaurus Rex qui s’apprête à combattre un Triceratops. Cette scène est bien connue du grand public car elle a déjà été reproduite à plusieurs reprises dans des films. Mais, ce type d’affrontement s’est-il réellement produit ?

    Le Tyrannosaurus et le Triceratops vivaient sur le même continent, l’Amérique du Nord, à la même époque, le Crétacé supérieur. 
    Le Triceratops était un herbivore donc une proie pour tout grand carnivore de l’époque.

    Je vous invite à découvrir les découvertes effectuées sur l’éventuelle rencontre entre un Tyrannosaurus et un Triceratops.

     

    Connaissance des dinosaures grâce à la biomécanique

    Les questions que se sont posées les scientifiques sont les suivantes :
    Que se passait-il quand le chemin de ces deux dinosaures se croisait ? Le Triceratops était-il vraiment une proie pour le Tyrannosaurus Rex ? En cas de combat, qui remportait la victoire ?

    En mars 2003, le National Geographic avait publié un excellent article sur cette nouvelle génération de chercheurs qui utilisent les techniques modernes pour mieux comprendre le comportement et les capacités des dinosaures.

     

    Reconstitution d'un Tyrannosaurus Rex

    En 2005, la BBC a diffusé un documentaire qui retrace les dernières recherches s’appuyant sur la biomécanique pour recréer le portrait le plus réaliste possible de deux grands prédateurs du Crétacé supérieur : le Tyrannosaurus Rex et le Velociraptor.

    D’étranges traces de morsures

    Quelles que soient les méthodes modernes employées, toute étude sérieuse commence par l’analyse des fossiles.

    Nous savons que le Tyrannosaurus Rex était un Théropode muni d’une mâchoire exceptionnelle.

    Squelette de Tyrannosaurus Rex

    Squelette de Tyrannosaurus Rex

    Cependant, on peut se demander si sa morphologie particulière lui permettait de terrasser l’autre titan du Crétacé supérieur : le Triceratops.
    Ses 8 tonnes faisaient de lui un adversaire redoutable, même pour un Tyrannosaure.

    Triceratops

    Reconstitution d'un Triceratops

    Pendant longtemps, il n’a existé aucune preuve que ces deux dinosaures avaient été en contact. Mais, un jour  Gregory Erickson observa de plus près un fragment du bassin d’un Triceratops.
    Cet os présentait de curieuses traces de blessures.
    On y voit des entailles et une perforation profonde. Sur l’ensemble de l’individu, on trouve 80 lésions différentes.

    Ce paléontologue a utilisé les mêmes techniques que celles employées par la police scientifique.
    Il a comblé les perforations avec de la pâte à modeler pour obtenir un moulage de la dent responsable des morsures.

    Moulage dent Tyrannosaurus

    Moulage de la dent comparé à une dent de Tyrannosarus Rex

    Le moulage montre qu’il s’agit d’une dent d’un Tyrannosaurus Rex. Ce dernier a donc bien dévoré ce Triceratops.
    Mais cela ne prouve pas qu’il l’ait tué. Il a très bien pu tomber sur une carcasse.

    Evaluation de la puissance des mâchoires d’un Tyrannosaure

    Deux techniciens, spécialisés dans les effets spéciaux pour le cinéma, ont aidé les scientifiques à évaluer la puissance de la mâchoire d’un Tyrannosaurus.

    Ils ont reconstitué la tête d’un T Rex biomécanique à partir du fossile de Stan, un spécimen au crâne presque complet.

    Tête biomécanique d'un Tyrannosaure

    Tête biomécanique d'un Tyrannosaurus

    C’est en se basant sur la puissance des mâchoires d’un alligator que Greg Erickson a évalué la puissance de la morsure d’un Trex en la rapportant à la taille de l’animal. 
    Il a capturé un alligator puis a inséré dans sa gueule un appareil de mesure. La pression est d’une tonne à une tonne et demie.

    Alligator

    Alligator qui sert de cobaye

    A partir de là, le paléontologue a calculé que la pression des mâchoires d’un Tyrannosaure devait être d’au minimum 4 tonnes.

    Cela prouve qu’un Tyrannosaure pouvait tuer d’une seule morsure un Triceratops mais cela ne prouve pas que notre star chassait activement ce type de proie.

    Une corne incomplète qui nous en apprend beaucoup

    Une corne incomplète de Triceratops a été découverte dans le Montana. Cette corne a été soigneusement analysée. C’est encore un Tyrannosaurus qui est responsable des dégâts.
    Il a non seulement tranché net la corne mais a également creusé avec ses dents un sillon dans la collerette du Triceratops.

     

    Cependant, l’os s’est ressoudé après la blessure. Le Triceratops était donc bien vivant quand il a été attaqué. Il a survécu à cette attaque et a vécu suffisamment longtemps pour que les tissus osseux puissent se reformer.

    Cela prouve que le Tyrannosaurus n’était pas un simple charognard. Il a bel et bien arraché le bout de la corne puis planté ses immenses dents dans la collerette.

    Reconstitution Tyrannosaure

    Reconstitution d'un Tyrannosaure par la BBC

    Mais, cela prouve également que le Triceratops n’était pas une proie facile puisque l’individu a survécu.

    Technique de chasse du Tyrannosaurus

    Pour attraper un zèbre ou une gazelle, un groupe de lionnes utilise l’attaque surprise. Elles se camouflent dans les hautes herbes puis bondissent brutalement. 
    Si elles sont assez près de leur proie, elles ont une chance suite à une course rapide de la rattraper.

    Pour attaquer par surprise un Triceratops, un Tyrannosaurus devait donc courir assez vite. Pour connaître la vitesse exacte de ce dinosaure en pleine course, il faudrait trouver des traces fossiles d’empreintes.
    Ce n’est malheureusement pas le cas à  ce jour.

    Tyrannosaurus

    Squelette de Tyrannosaurus stanwinstonorum qui permet de voir les minuscules membres antérieurs. By Rich Anderson ( La célèbre Sue au Field Museum de Chicago)

    C’est donc en se basant sur la course de l’autruche, 65 km/h, que les scientifiques ont estimé la vitesse du Tyrannosaure.
    Cependant, selon les chercheurs, les estimations diffèrent beaucoup car d’autres se basent sur la course d’un éléphant.
    Toujours est-il qu’aujourd’hui, la plupart des paléontologues sont d’accord pour dire que Tyrannosaurus Rex n’était pas très rapide et ne devait pas dépasser les 25 km/h.
    C’est d’ailleurs la vitesse  maximum estimée pour un Triceratops.

    Triceratops

    Triceratops. (American Museum of Natural History)By Micro serf

    Il y a cependant une différence fondamentale entre ces deux dinosaures de par leur morphologie.
    Le poids du Triceratops est bien réparti sur ces quatre membres. Par contre, le Tyrannosaurus est déséquilibré par sa queue à l’arrière et par son buste massif à l’avant.
    Ses deux pattes postérieures sont ses seuls points d’appui. La forme de son cops est donc un handicap pour une course rapide et surtout pour changer rapidement de direction.
    On peut en conclure qu’il manquait d’agilité.

    S’il n’utilisait pas la vitesse, ce dinosaure aurait-il pu utiliser la ruse pour planifier son attaque ?

    Evaluation de l’intelligence d’un Tyrannosaurus

    Pour évaluer l’intelligence d’un dinosaure, il faut pouvoir étudier le cerveau de l’animal. Malheureusement, le cerveau ne se fossilise pas, il se décompose.

    Jusqu’à présent, les paléontologues utilisaient la boue fossilisée qui remplissait les crânes en réalisant des moulages de ce crâne.

    Moulage crâne Tyrannosaure

    Moulage d'un crâne

    Mais, un scientifique a eu l’idée de regarder à l’intérieur d’un moulage grâce au scanner.
    Il voulait voir s’il restait des traces de cerveau dans la boue fossilisée.
    Ce qu’il a vu est vraiment extraordinaire puisque c’était la première fois que l’on pouvait observer les restes du cerveau d’un Tyrannosaurus.
    Il a ainsi constaté qu’il y a une forte ressemblance avec le cerveau d’un alligator.

    Traces de cerveau d'un Tyrannosaurus

    Boue fossilisée passée au scanner

    L’alligator est d’une intelligence rudimentaire. Il ne met pas en œuvre de grandes stratégies pour chasser. Quand il flaire une proie, il se jette dessus sans se poser de questions.

    Alligator

    Alligator

    On sait cependant, d’après des découvertes effectuées en 2005, que le Tyrannosaurus ne chassait peut-être pas toujours seul mais parfois à plusieurs individus.
    On ne sait pas par contre si une stratégie de groupe était mise en place.

    Le moulage du cerveau d’un Triceratops montre qu’il était encore moins intelligent que le Tyrannosaure.
    En cas de danger, chargeait t-il comme notre rhinocéros ?

    Quand un Triceratops charge un Tyrannosaurus

    Nos experts en effets spéciaux ont réalisé une maquette grandeur nature d’une tête de Triceratops qu’ils ont lancé à 25 km/h contre la maquette d’un Tyrannosaure.

    La technique est la même que celle utilisée pour tester la résistance aux chocs d’une voiture.

    Les cornes ont bien pénétré dans la chair mais le crâne n’était pas assez résistant et s’est brisé sous le choc.
    Il semblerait donc qu’un Triceratops ne pouvait pas charger tel un rhinocéros. 

    De nombreuses anomalies ont été découvertes sur des spécimens. Il s’agit de blessures qui ont été faites par d’autres congénères. Les Triceratops se battaient donc entre eux, cornes contre cornes.
    S’ils ne chargeaient pas les Tyrannosaures, par contre, ils devaient se défendre comme nos buffles, c’est-à-dire en éventrant l’adversaire à coup de cornes.

    La mâchoire du Tyrannosaurus Rex

    De son côté, le Tyrannosaurus se comportait comme notre grand requin blanc. En effet, des traces découvertes sur le bassin d’un Triceratops expliquent très bien comment le Trex attaquait une proie.
    Il mordait sa proie jusqu’à l’os puis lui arrachait de grands lambeaux de chair en tirant de toute sa masse.
    Les traces découvertes sur le Triceratops sont très semblables à celles découvertes sur une baleine attaquée par un grand blanc.

    Les scientifiques ont reproduit la morsure d’un Tyrannosaure à l’aide d’un crâne grandeur nature biomécanique. 

    L’expérience a montré qu’il pouvait arracher jusqu’à 150 kg de chair en une seule morsure soit le poids de deux hommes adultes.
    Il aurait pu broyer une voiture sans problème.

    Qui remportait la victoire ?

    Le Tyrannosaurus avait une meilleure vision. La taille des orbites indique que ses yeux avaient la taille d’un grain de raisin.
    Leur position ressemble à celle du loup. Il disposait d’un champ de vision très large et avait une bonne vision du relief.
    C’est indispensable pour un prédateur qui doit pouvoir appréhender avec exactitude les distances.

    Comparatif vision tyrannosaure et loup

    De son côté, le Triceratops avait des yeux disposés sur les côtés de la tête comme la plupart de nos herbivores actuels.
    Il était gêné par un angle mort provoqué par son immense collerette.

    Triceratops

    Le Tyrannosaure courrait sensiblement plus vite en ligne droite mais était moins agile dans les mouvements et les changements de direction.
    Il possédait une puissante mâchoire mais son adversaire pouvait l’éventrer avec ses cornes.

    Toutes les preuves scientifiques actuelles penchent pour un match nul. En fait, c’était le premier qui commettait une erreur qui le payait de sa vie.
    Un seul faux pas de l’un ou de l’autre et la mort était au rendez-vous. Ce Triceratops qui avait perdu une partie d’une de ses cornes a probablement réussi à éventrer le Tyrannosaurus. Du moins, c’est mon opinion car je doute que ce formidable prédateur ait laissé sa proie en vie alors qu’elle était si grièvement blessée.

    V.Battaglia (14.02.2008)

     

    Les Dinosaures:  Tyrannosaurus contre Triceratops

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    Etrange découverte d’un dinosaure à plumes :

     

     

    "le poulet de l’enfer"

     

     

     

      

     

     

    Des chercheurs ont procédé récemment à la reconstitution d'un étrange dinosaure qui vivait en Amérique du Nord il y a 66 millions d'années. Son physique particulier lui a valu le surnom de "poulet de l'enfer". Les chercheurs ont indiqué que la reconstitution avait été rendue possible grâce à 3 squelettes qui avaient été trouvés à la fin des années 1990 aux Etats-Unis dans les montagnes du Dakota du Sud et du Nord.

    Anzu Wyliei : un dinosaure hors du commun

    Le dinosaure est haut de 1.5 mètre aux hanches et long de 3.5 mètres. Son poids est estimé aux alentours de 200 à 300 kilos. Le poulet géant avait un cou très allongé, un bec sans dent ainsi qu’une crête ronde au sommet de la tête. Cela le fait ressembler aux casoars, ces oiseaux d’Australie de la famille des autruches. Le dinosaure disposait aussi de puissantes griffes au bout de ses longues pattes fines. La description, plus poussée, donnée par les scientifiques est disponible sur le site américain Plos One qui a publié les études des chercheurs. Les paléontologues ont décidé de baptiser la bête Anzu Wyliei.

    Une nouvelle espèce assez terrifiante

    Anzu Wyliei fait partie d’une nouvelle espèce appelée caenagnathidae, qui appartient à la famille des dinosaures oviraptorosaures. Emma Schachner, chercheuse à l’université d’Utah qui a participé aux recherches, indique que ce groupe de dinosaures est très étroitement apparenté aux oiseaux, en bien plus terrifiant, bien entendu !

     

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    Un titanosaure argentin prétendant au titre de plus grand dinosaure

     

    Des paléontologues argentins annoncent par voie de presse avoir découvert quelques os du plus grand dinosaure ayant foulé cette terre. Ce titanosauridé aurait mesuré jusqu’à 20 m de haut pour 40 m de long. Mais les restes demeurent trop parcellaires pour avoir la certitude des proportions avancées.

     

     
     

    Un nouveau titanosauridé, comme ces Alamosaurus, a été découvert en Argentine. Ce pourrait être l’un des plus grands dinosaures à avoir existé, bien que la concurrence soit rude. © DiBgd, Wikipédia, cc by sa 3.0

    Un nouveau titanosauridé, comme ces Alamosaurus, a été découvert en Argentine. Ce pourrait être l’un des plus grands dinosaures à avoir existé, bien que la concurrence soit rude. © DiBgd, Wikipédia, cc by sa 3.0

     
     
     
     

    Quel fut le plus grand animal à avoir un jour vécu sur notre belle planète ? Les scientifiques ne disposent que d’une certitude : il s’agissait d’un dinosaure sauropode. Mais la liste des concurrents est longue, et elle vient voir un nouveau prétendant s’y ajouter. Dépourvu de nom pour l’instant, cette créature du début du Crétacé supérieur (environ 90 à 95 millions d’années) vivait dans l’actuelle Argentine. Et d’après José Luis Carbadillo et ses collègues du musée paléontologique Egidio Feruglio, ce titanosauridé aurait très bien pu surclasser tous les autres.

     

    La découverte fait suite à l’alerte donnée par un fermier en 2008, qui signalait la présence d’os géants dans son champ, à 250 km à l’ouest de la ville de Trelew, à La Flecha, dans la province de Chubut. Les fouilles n’ont commencé que cinq ans plus tard, en 2013, alors que le paysan est décédé entretemps. En tout, quelque 150 os environ ont été exhumés, appartenant à 7 spécimens différents. Les estimations de la taille se basent sur le plus grand fémur sorti de terre.

     

    De sa longueur de 2,4 m et de son épaisseur, les scientifiques ont déduit que son propriétaire devait être capable de soutenir une masse de 77 tonnes, et que sa longueur devait atteindre 40 m pour une hauteur de 20 m. À titre indicatif, c’est le poids d’une bonne dizaine d’éléphants, une longueur supérieure à celle de la baleine bleue et la hauteur d’un immeuble de 7 étages. Ce véritable géant surpasserait donc l’Argentinosaurus, un cousin qui, comme son nom l’indique, vivait dans la même région, mais aussi durant la même période.

     

    L’Argentinosaurus compte parmi les plus gros dinosaures. C’était un cousin de ce nouveau sauropode découvert dans le sud de l’Argentine, peut-être plus grand encore.
    L’Argentinosaurus compte parmi les plus gros dinosaures. C’était un cousin de ce nouveau sauropode découvert dans le sud de l’Argentine, peut-être plus grand encore. © Nobu Tamura, Wikipédia, cc by sa 3.0

     

    Un dinosaure géant ? Oui. Le plus grand ? On ne sait pas…

     

    Ce dinosaure, qui sera baptisé ultérieurement en fonction de son gigantisme, de son lieu d’excavation et en hommage au fermier, est décrit comme particulièrement bien conservé, tandis que les scientifiques espèrent même retrouver encore 200 os supplémentaires, appartenant à des individus plus jeunes, ainsi que des restes de carnivores de l’époque, dont des dents, déjà sorties de la roche.

     

    Si les découvreurs n’hésitent pas à clamer haut et fort qu’ils ont exhumé le plus grand dinosaure, il faut néanmoins nuancer ces propos qui demeurent un peu précipités. D’une part parce qu’il existe plusieurs méthodes de calcul des dimensions de ces géants disparus et qu’elles ne sont pas toujours cohérentes entre elles. D’autre part car il est compliqué et présomptueux de fournir des données précises à partir de squelettes très incomplets : il ne peut s’agir que d’extrapolations, peut-être erronées, notamment en ce qui concerne la hauteur, qui apparaît légèrement démesurée en comparaison de ses cousins titanosauridés. Attendons une publication scientifique pour plus de précisions.

     

    Enfin, d’autres sauropodes auraient pu avoir une taille semblable, voire supérieure encore. AmphicœliasSupersaurusSeismosaurus (parfois renommé Diplodocus hallorum) ou encore Sauroposeidon comptent parmi les principaux rivaux de ce nouveau géant découvert. Difficile, avec le peu de restes dont on dispose, de déterminer le plus grand de tous. Peut-être même gît-il encore sous la terre…

    Les Dinosaures:  Un titanosaure argentin prétendant au titre de plus grand dinosaure

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