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    Protèle

     

     

    Le protèle (Proteles cristata) fait partie de la famille des Hyaenidae (Hyènes).

    Les hyénidés ont une réputation de charognards mais sont finalement très méconnus. La hyène tachetée (Crocuta crocuta) est la plus connue. Pourtant, dans cette famille, l’animal le plus surprenant est sans conteste le protèle. 
    Si son allure générale rappelle celle des autres hyènes, le régime alimentaire du protèle est, lui, unique.

    L'ancienne classification du protèle est Proteles cristatus.

     

     

     

    Le protèle : une hyène insectivore

    Très craintif, le protèle s’est spécialisé dans un régime alimentaire particulier. Il se nourrit presque exclusivement d’une espèce précise de termites : les trinervitermes.
    Les repas sont uniquement nocturnes et le choix n’a pas été fait au hasard. Cette termite a une faible pigmentation du corps ce qui augmente la sensibilité au soleil.
    De ce fait, ces insectes ne sortent que la nuit. Lorsqu’elles quittent leur termitière pour aller moissonner aux alentours, les termites forment des colonnes serrées de un mètre de long.

    Protele

    Protèle. © dinosoria.com

     

    L’ouïe très fine du protèle est capable de détecter ces mouvements et il semble que l’odeur de l’acide formique soit également un moyen de repérage. Les soldats trinervitermes se défendent contre les prédateurs grâce à des fils soyeux de terpènes venimeux, à l'odeur d'aiguilles de pin. Le protèle tolère parfaitement cette arme chimique ce qui démontre sa longue adaptation.

    A l’aide de sa longue langue mobile, enduite d’une salive gluante, le protèle va laper consciencieusement la colonne d’insectes.
    Il est capable ainsi d’en absorber 250 000 par nuit. Sa dentition est adaptée à son régime car les dents jugales sont atrophiées. Les canines, par contre, sont très développées.

    Protele

    Le protèle est une hyène insectivore. © dinosoria.com

     

    Quand l’hiver et la saison des pluies s’installent, les trinervitermes réduisent leur activité ; le protèle mange alors d’autres insectes et à l’occasion des œufs ou de petits animaux. Il devient plus diurne en cette saison. Cependant, il peut perdre jusqu'à un quart de son poids.

    Malgré son aspect peu engageant, le protèle n’a rien d’un féroce prédateur africain, ni d’un charognard opportuniste. En hiver, il survit en restant inactif et se cache un mètre sous terre. Il économise son énergie en laissant baisser sa température corporelle.

     

    Portrait du protèle

    Il est rare de rencontrer un protèle en plein jour. Ces habitudes nocturnes sont liées à deux facteurs.
    Tout d’abord, il faut savoir qu’en Afrique lors de la saison chaude, l’air ambiant peut atteindre les 45°C et la température au sol jusqu’à 75°C.
    On comprend que le protèle préfère se reposer dans un terrier où la température ne dépassera pas les 30°C.

    Il est plus menu que les autres hyénidés. Son poids maximum est de 14 kilos.

    Protele

    Il est rare de rencontrer un protèle en plein jour. By Cml.1674 . Licence

    Contrairement aux autres hyènes, le protèle est généralement silencieux. Sous la menace, les cris vont de petits gloussements à un aboiement féroce, en passant par un rugissement étonnamment puissant.

    Le protèle ne vit que 13 ans en moyenne en captivité; le record est de 15 ans. En liberté, sa longévité n'est pas connue.

     

    Habitat du protèle

    Sa spécialisation alimentaire le confine à de petits territoires. Deux populations séparées occupent le continent africain : la population du sud s’étend du Cap occidental, en Afrique du Sud, au sud de la Zambie ; celle du nord, du centre de la Tanzanie à la pointe sud-est de l’Egypte.

    Il affectionne les plaines découvertes d’herbe ou de broussailles. Il partage une partie de son territoire avec la hyène brune.

    Protele

    Le protèle affectionne les plaines découvertes d’herbe ou de broussailles. By Iron Fillings . Licence

    Autour du domaine d’un protèle, on peut relever des bornes de marquage placées tous les 50 mètres. En deux heures de temps, un protèle est capable de déposer plus d’une centaine de balises odorantes.

    Tous les hyénidés partagent ce besoin de délimiter leur domaine vital. Le protèle comme ses parents est doté d’une poche, située à l’entrée du rectum, qui comprend deux glandes. La substance blanchâtre qui est produite est particulièrement odorante.

    Un couple occupe un territoire de 1 à 4 km².

     

    Vie sociale

    Le protèle est monogame. Le couple partage son domaine avec la dernière progéniture. Le territoire est défendu par les deux partenaires.

    Le mâle est plus agressif que la femelle surtout pendant la période des amours. Il dort dans un autre terrier et retrouve les siens au coucher du soleil. C'est un père attentionné qui protège ses petits des chacals et autres prédateurs.

    La saison de reproduction se situe entre juin et mi-juillet. Après une gestation de 90 jours, la femelle met bas 2 à 5 petits sous terre qui émergent au bout de trois semaines.

    Le mâle garde les petits pendant que la femelle s’alimente la nuit. Les petits sont sevrés à 4 mois. Ils deviennent indépendants vers un an.

    Les petits sont aveugles à la naissance. Leur mère les allaite et régurgite des insectes.

     

    L’avenir du protèle

    Le protèle, comme la hyène tachetée, dispose de nombreux atouts pour survivre.

    Au Niger, des charognes empoisonnées à la strychnine ont été placées sur les territoires des hyènes rayées entre 1976 et 1980.
    Malheureusement, outre les hyènes et de nombreux autres animaux, l’inoffensif protèle a également fait les frais de ce nettoyage par le vide.

    Les produits anti-criquets sont également des armes meurtrières.

    Cependant, bien que rare, sa population reste stable. Nul ne sait ce qu’il deviendra dans les quelques espaces qui resteront en Afrique dédiés au monde animal.

    Classification: Animalia . Mammalia. Carnivora. Hyaenidae. Proteles

    V.B (11.2004) M.à.J 03.2008

     

    Références

    La Hyène. Collection Marshall Cavendish 1994
    L’encyclopédie des animaux. Editions Larousse 2006
    Animaux d'Afrique. Editions Proxima 2001

     

     

    Mammifères 2:  Protèle

     

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    Potamochère

     

    Le potamochère (Potamochoerus porcus) fait partie de la famille des Porcs (Suidae) au même titre que le sanglier, le phacochère ou le babiroussa.


    A ce titre, le potamochère est omnivore et est doté de fortes canines qui peuvent servir efficacement d’armes.


    Ce dossier concerne le potamochère d’Afrique. Il existe une autre espèce, le potamochère du Cap (Potamochoerus larvatus), qui vit dans l’est et le sud-est de l’Afrique et  à Madagascar.

     

     
     
     

    Portrait du Potamochère

     

    Le potamochère d’Afrique vit en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Il occupe différents biotopes : forêts principales et secondaires, savanes, marais ou steppes.

     

    Il n’hésite pas à s’approcher des zones occupées par l’homme et à faire quelques incursions dans les villages.

     

    Ce porc africain pèse entre 46 et 150 kg pour une longueur qui peut atteindre 1 m à 1,50 m. La taille au garrot avoisine 1 m.

     

    Le potamochère a une pilosité fournie, s’écartant du corps en lui donnant un air ébouriffé. Ses canines sont trois fois plus petites que celles du phacochères.


    Sa particularité réside dans une extraordinaire couleur de pelage, d’un acajou parfois vif, agrémenté d’une véritable brosse de poils blancs, partant du postérieur, longeant la colonne vertébrale et s’écartant en favoris sur les côtés de la tête.

     

    Potamochère

    Le potamochère possède généralement un robe couleur brique. By chimothy27 . Licence

     

    Dans certaines zones, la robe peut être plus sombre voire presque noire. La face est plus claire chez beaucoup d’individus.

     

    Comme tous les Suidés, le potamochère possède, chez les deux sexes, de fortes canines. Les canines supérieures mesurent en moyenne 10 cm de long tandis que les canines inférieures peuvent atteindre 19 cm (16 cm en moyenne).

     

    Ces canines, transformées en défenses acérées, permettent de tenir en respect les lions ou les panthères, leurs principaux prédateurs.

     

    Potamochère

    Les canines du potamochère sont moins impressionnantes que celles du sanglier. ByHello, I am Bruce . Licence

     

    Cependant, les potamochères sont des animaux assez paisibles qui ne chargent que pour se défendre.

     

    Les mâles portent sur la hure (tête) un nombre variable de verrues, replis de peau amortissant les chocs lors des combats.

     

    Mode de vie

     

    Le potamochère est un animal sociable qui vit en petit groupe d’une dizaine d’individus. Néanmoins, on a déjà observé des groupes de plus de 100 individus.

     

    En général, le groupe est mené par un mâle dominant accompagné de quelques femelles et des marcassins.

     

    Essentiellement nocturne, le potamochère creuse un terrier pour s’y reposer le jour. La nuit, le groupe se met en quête de nourriture. Feuillages, racines, fruits, bulbes, insectes, escargots, œufs d’oiseaux, reptiles et charognes constituent l’essentiel de leur alimentation.

     

    Potamochere

    Le potamochère fouille le sol pour trouver sa nourriture. By ianduffy . Licence

     

    Ce sont en fait des opportunistes qui ne négligent aucune source alimentaire. Ils creusent le sol pour déterrer les racines ou gober des insectes et nagent très bien pour se nourrir de plantes aquatiques.

     

    Amateurs de fruits mais ne pouvant monter dans les arbres, ils suivent les singes en sachant qu’une partie de la récolte tombera sur le sol.

     

    Guidés par un odorat extrêmement développé, les potamochères pénètrent souvent dans les zones cultivées en créant de nombreux dommages ce qui ne les rend pas très populaires auprès des populations locales.

     

    Potamocheres

    Les potamochères vivent en clans familiaux. By Made_in_Salford . Licence

     

    Les zones marécageuses et les abords des rivières restent leur habitat de prédilection.  Comme notre sanglier, le potamochère adore se vautrer dans la boue afin de se protéger des fortes chaleurs, des parasites et des insectes.

     

    Les groupes empruntent les mêmes chemins en les balisant. Ils utilisent leurs canines pour marquer les buissons et les arbres tout en laissant derrière eux des traces olfactives.

     

    En cas d’intrusion, les mâles dominants n’hésitent pas à engager le combat que ce soit vis-à-vis de prédateurs ou d’autres mâles.


    En cas de combat entre mâles, ils se donnent de grands coups de tête, front contre front, se frappent avec leurs groins et se fouettent à coup de queue.

     

    Potamochères qui dorment

    Le jour, les potamochères dorment dans un terrier creusé dans le sol. By Drew Avery .Licence

     

    Combats et attitude défensive s’accompagnent de sourds grognements.

     

    Le potamochère, comme tous les porcins, possède une excellente ouïe. Il peut analyser le moindre bruit dans un large rayon, qu'il s'agisse du bruissement des feuillages ou des déplacements de petits animaux, voire d'insectes.

     

    Reproduction

     

    Selon les régions et les sources alimentaires disponibles, la période de reproduction s’étale de septembre à avril.
    La période du baby boum se situe pendant la saison des pluies soit de novembre à février.

     

    Dès l’âge de 3 ans, les femelles peuvent se reproduire. Après une gestation moyenne de 122 jours, la femelle met au monde en moyenne 4 petits par an appelés marcassins.
    Les jeunes pèsent entre 650 et 900 g.

     

    Femelle potamochère et ses marcassins

    Une femelle potamochère et ses marcassins. By jeremy_tarling . Licence

     

    La femelle (laie) met bas dans un terrier aménagé avec des végétaux qui ressemble à une grande cuvette de 3 m de large pour 1 m de profondeur.

     

    Les potamochères sont monogames. Le mâle assure la protection de son clan. Menacé, le mâle hérisse sa crinière et ses pinceaux auriculaires pour paraître plus imposant.

     

    A la naissance, les petits ont un pelage rayé qui les camoufle mieux. Cette livrée disparaît vers 3 mois.

     

     

    Le potamochère et l’homme

     

    Avec la réduction des effectifs des panthères, les populations de potamochères se sont développées.

     

    Cette augmentation des effectifs pose un problème pour les cultures mais également pour le bétail. Comme la plupart des suidés, le potamochère est porteur de la peste porcine, qui ne l’affecte pas, mais qui est transmissible au porc domestique chez qui la maladie est fatale.

     

    En Afrique, la peste porcine est véhiculée par un genre de tique mais les porcs sauvages sont des porteurs sains qui résistent très bien à cette maladie.

     

    Ce problème est à l'origine de grandes campagnes d'éradication de phacochères, d'hylochères et de potamochères. De plus, les motifs sanitaires de l'abattage sont renforcés par la fait que certaines maladies d'origine porcine sont transmissibles à l'homme. C'est notamment le cas de la maladie du sommeil, liée à un parasite du sang, le trypanosome. En effet, la mouche tsé-tsé est friande du sang des suidés et des bovins comme de celui des humains.

     

    Le potamochère est également chassé pour sa chair.

     

    Concernant la présence du potamochère à Madagascar, deux hypothèses s’affrontent. Soit l’homme a introduit l’espèce sur l’île à une date indéterminée, soit l’animal a colonisé l’île en se laissant flotter sur des lits de papyrus.

     

    Classification: Animalia. Vertebrata. Mammalia. Artiodactyla. Suidae. Suinae. Potamochoerus

     

    V. Battaglia (20.07.2009)

     

    Références

    Encyclopédie Larousse des Animaux. La famille des Porcs, p.200 et 201. 2006
    Animaux d'Afrique. Potamochère; p.154. Proxima 2001
    Les Suidés. Collection Marshall Cavendish. 1994

    Mammifères 2:  Potamochère

     

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    Porc-épic

     

    L’un des plus gros rongeurs est le porc-épic. C’est également l’animal terrestre qui possède les plus grands piquants.


    En Afrique, le porc-épic (Hystrix galeata) est craint par tous les prédateurs.


    Présents sur la majorité des continents, les porcs-épics sont rangés en deux grandes familles bien distinctes : celle des Hystricidae regroupe les espèces vivant dans l'Ancien Monde (Afrique, Asie, Europe), et la famille des Erethizontidae , les spécimens du Nouveau Monde (Amérique).

     
     
     

    Le porc-épic : un rongeur

     

    Les porcs-épics font partie du grand ordre des rongeurs, et du sous-ordre des caviomorphes, c'est-à-dire des rongeurs dont l'apparence est proche du cobaye.


    À l'image de mammifères issus d'autres groupes, hérissons ou échidnés, les porcs-épics ont développé un système de défense face aux prédateurs consistant en la modification des soies en épines rigides.

    Longtemps réunies dans un seul groupe, les deux familles sont aujourd'hui séparées : au-delà d'une robe pleine de piquants et de leurs moeurs nocturnes partagées, de nombreuses et profondes différences les séparent.

     

    Porc-épic

    Porc-épic . (CC BY-SA 3.0)

     

    Les porcs-épics de l'Ancien Monde se répartissent à travers l'Afrique, l'Asie et l'Europe méridionale. Plutôt trapus, ils sont avant tout terrestres, même si certains savent nager et peuvent grimper aux arbres.

     

    Comme les espèces américaines, ils vivent la nuit et n'aiment pas la lumière. On les divise en deux sous-familles : les Athérurinés (à queue longue) et les Hystricinés (à queue courte).

     

    L’origine des porcs-épics

     

    L'origine des porcs-épics du Nouveau Monde n'a pas encore été totalement élucidée. Certes, les plus vieux fossiles de caviomorphes américains, trouvés en Bolivie, sont datés de l'Oligocène inférieur, mais la provenance exacte de ces rongeurs reste inconnue.

     

    Porc-épic Nord-américain

    Porc-épic nord-américain (Erethizon dorsatum) . © dinosoria (CC BY-SA 3.0)

     

    L'hypothèse la plus probable est celle d'une origine africaine : vers 45 millions d'années avant notre ère, durant l'Éocène moyen, des rongeurs auraient réussi à traverser l'Atlantique sur des radeaux de fortune tels que des troncs d'arbres arrachés, pour coloniser l'Amérique du Sud puis celle du Nord lors du rattachement des deux continents. Des parasites intestinaux semblables à ceux connus en Afrique et trouvés sur des caviomorphes sud-américains renforcent cette théorie.

     

    Squelette d'un porc-épic

    Squelette d'un porc-épic africain (© Élisabeth Smith)

     

    Le porc-épic américain

     

    Les porcs-épics du Nouveau Monde occupent la quasi-totalité du continent américain. On les retrouve aussi bien dans les forêts de type boréal du Grand Nord que sur les hauts plateaux des Andes.

     

    Porc-épic nord américain

    Porc-épic nord américain . © dinosoria (CC BY-SA 3.0)

     

    II existe dix espèces réparties en quatre genres de porcs-épics du Nouveau Monde. Les deux formes à la fois les plus connues et les plus répandues sont les coendous sud-américains (genre Coendou) et l'ourson coquau, unique porc-épic nord-américain, mais couvrant une zone allant de l'Alaska au nord du Mexique (genre Erethizon).

     

    Porc-épic

    Porc-épic. By g-na . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Les porcs-épics du Nouveau Monde ont en commun un mode de vie arboricole. Ainsi, en dépit d'un corps assez lourd , la moyenne est inférieure à 7 kilos, mais certains spécimens atteignent plus du double, les porcs-épics américains possèdent des outils adaptés aux déplacements dans les arbres :

     

    De grandes griffes puissantes leur permettent de grimper facilement aux troncs (4 à l’avant et 5 à l’arrière)
    La plante de leurs larges pieds est formée de coussinets plissés, fortement adhérents, qui leur confèrent agilité et équilibre dans les branches

     

    Ourson coquau

    Ourson coquau . By dvs . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Comme tous les porcs-épics, ces espèces possèdent une ouïe très fine et un excellent odorat, mais sont quasiment myopes.

     

    Anecdotes sur le porc-épic

     

    Un ordre du porc-épic a existé en France, fondé en 1394 par Louis de France, duc d'Orléans. L'emblème représentatif du porc-épic servit ainsi de décoration honorifique, portée en sautoir à l'extrémité d'une chaîne en or. On pouvait y lire gravée la devise « De près et de loin ».

     

    En Amérique, les tribus indiennes utilisaient les piquants du porc-épic en guise de décoration. Ils les laissaient d’abord s'assouplir dans l'eau avant de les teindre. La chair tendre de l'animal leur permettait par ailleurs de se nourrir en période de disette. À ce titre, le porc-épic était considéré avec beaucoup de respect.

     

    Porc-épic

    Porc-épic. © Emme Interactive

     

    Dans l'île de Sumatra, en Indonésie, les porcs-épics ont appris à côtoyer les éléphants. En effet, ils suivent ces derniers dans des grottes aux parois friables, où les pachydermes extraient des blocs de roches à coups de dos ou de défenses, puis les piétinent pour les réduire en petits morceaux. Ces concentrés de sels minéraux, sodium et potassium, font la joie des rongeurs avisés qui savent profiter de cette aide providentielle.

     

    Porc-épic

    Porc-épic dans la neige. By Chaletlaforet . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    L'un des plus vieux porcs-épics venait de Malaisie, où il vécut 27 ans en captivité. Un cousin d'Afrique, également issu d'un zoo, avait atteint 21 ans. À l'état sauvage, le porc-épic à crête et l'ourson coquau peuvent vivre 18 ans. Captif, un coendou a vécu 17 ans.

     

    Réputé pour la succulence de sa chair dès son introduction par les Romains, le porc-épic à crête vit ses piquants utilisés, en Europe, de nombreuses manières. Encore aujourd'hui, ils servent de flotteurs que les pêcheurs apprécient pour leur légèreté et de leur résistance.

     

    Porc-épic

    Porc-épic. © Emme Interactive

     

    Le porc-épic à crête d'Europe vient en fait d'Afrique. II fait partie de l'espèce la plus commune dans les zoos.


    Importé par les Romains, Hystrix cristata ne fut en fait introduit que dans le sud de l'Italie et en Sicile, ainsi qu'en Albanie et en Grèce.

     

    Poils et piquants du porc-épic

     

    Généralement, la majeure partie du corps est couverte d'épines en forme de stylets ; raides et aplatis, ces poils rigides ont une pointe acérée et des cannelures longitudinales.

     

    Un porc-épic peut posséder jusqu’à 30 000 piquants. Ces pointes très aiguisées atteignent 30 cm de long.

     

    pointes d'un porc-épic

    Zoom sur les pointes d'un porc-épic. By Steven Erat . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Le dos et la croupe sont les plus fournis et la défense se pratique en présentant le postérieur. Les piquants se détachent facilement pour mieux pénétrer dans la peau des adversaires. Ils sont pourvus de petits crochets qui, une fois entrés dans la peau, s’ouvrent et font progresser la pointe dans la chair à la vitesse d’un millimètre à l’heure. Ils peuvent finir par atteindre un organe vital.

     

    Le ventre est dépourvu de défense et n’est recouvert que de soies raides. Il constitue le point le plus vulnérable.

     

    Tous ces piquants sont mélangés à de longs poils de jarre.

     

    Porc-épic

    Porc-épic. By Biomimetica . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    La souplesse des soies leur confère un rôle plutôt sensoriel telles des vibrisses tactiles utiles aux déplacements nocturnes.

     

    La crinière est une touffe de longs poils ornant le haut du crâne, et dont l'érection en cas d'attaque renforce l'effet dissuasif de l'ensemble.

     

    Porc-épic

    Porc-épic. © dinosoria (CC BY-SA 3.0)

     

    Enfin, les soies les plus admirables sont les capsules sonores que l'on trouve en petit nombre à l'extrémité de la queue. Ces poils ont une pointe creuse et gonflée qui, en s'entrechoquant aux autres, produit un bruit annonçant au prédateur tout le danger qu'il encourt.

     

    Tous les porcs-épics ne présentent pas la même structure de piquants. Les pics peuvent avoir l'apparence d'un poinçon à la pointe dure et acérée ou celle d'un petit clou, voire d'un enchevêtrement de barbelés. Dissimulés par les longues soies, ils peuvent paraître inexistants... mais attention, ils sont bien là!

     

    Stratégie de défense du porc-épic

     

    La stratégie de défense des porcs-épics repose avant tout sur la dissuasion, mais lorsque l'intrus ne déguerpit pas, il faut alors contre-attaquer. Après avoir poussé force grognements, gratté furieusement le sol avec ses pattes, le porc-épic se déplace alors à reculons ou latéralement, tout en lançant sa queue musculeuse et hérissée vers son adversaire.

     

    Porc-épic africain albinos

    Porc-épic africain albinos . By Dwaas76 . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Si elles atteignent leur but, les épines peuvent causer des dégâts importants et même entraîner la mort : un carnivore fouetté en pleine tête risque un oeil crevé ou une gueule si chargée d'épines qu'il lui deviendra impossible d'avaler toute nourriture... parfois jusqu'à l'inanition.

     

    Porc-épic

    Porc-épic. By Scubadive 67 . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Pour venir à bout d'un porc-épic, il faut le retourner et l'attaquer au ventre, c'est-à-dire à l'endroit le moins protégé.

     

    La martre est, avec le glouton et certains rapaces, l'ennemi le plus redoutable du porc-épic nord-américain. Des piquants ont été retrouvés dans des crottes de jaguars, ce qui suggère que ces félins sud-américains peuvent digérer un coendou sans que leur estomac et leurs intestins en souffrent.


    En Afrique, on a également retrouvé des marques de blessures infligées par des porcs-épics à de gros prédateurs tels des lions ou des léopards.

     

    Les porcs-épics de l'Ancien Monde : des terriers en commun

     

    Les porcs-épics de l'Ancien Monde ont une conception sociale de l'habitat qu'ils partagent avec leurs congénères. Le porc-épic d'Afrique du Sud, notamment, vit en colonie. Une dizaine d'individus peuvent partager un même terrier et ses réseaux. On a ainsi déjà trouvé un tunnel long de dix-huit mètres, creusé à 1,50 m sous terre, menant à une chambre carrée à usage individuel de plus de 1 m² pour 50 cm de hauteur.

     

    Porc-épic sud-américain du Cap

    Porc-épic sud-américain du Cap (Hystrix africaeaustralis). © dinosoria (CC BY-SA 3.0)

     

    S'ils vont généralement chercher la nourriture seuls, les membres d'un tel clan se divisent le travail de fabrication des tunnels, garde-manger et autres «travaux d'intérieur». Leurs tunnels peuvent être utilisés pendant des dizaines d'années et assurent, surtout en zone désertique, un taux d'humidité constant.

     

    Crane d'un porc-épic

    Crâne du porc-épic nord-américain (© Élisabeth Smith)

     

    Seule la famine pousse les porcs-épics bâtisseurs de terriers à quitter leur antre. Ils n'hésitent pas à réaliser des raids alimentaires d'une vingtaine de kilomètres, énorme distance pour un petit animal terrestre.


    L'aptitude du porc-épic sud-africain à vivre en groupe se cumule avec un don d'adaptation étonnant. Sa résistance lui permet de vivre jusqu'à 15 ans dans un environnement très difficile.

     

    Porc-épic à crête

    Porc-épic à crête (Hystrix cristata) . By Joachim S.Muller . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Les porcs-épics possèdent un gros cerveau et une bonne mémoire. Comme d'autres rongeurs tels que le rat ou le castor, ils manifestent un degré d'intelligence certain et savent s'adapter à un environnement nouveau.

     

    Régime alimentaire du porc-épic

     

    Son régime alimentaire varié illustre la souplesse d'adaptation du porc-épic. Tous les porcs-épics se nourrissent principalement de plantes : feuilles, bourgeons, fruits, menus branchages, pousses, racines et tubercules... tout leur semble bon et même l'écorce.


    Les porcs-épics ont une dentition qui se prête remarquablement bien à ce type de régime : les quatre incisives orange du porc-épic nord-américain, longues d'environ 2,5 cm, sont de véritables ciseaux à bois capables de découper rapidement toute matière fibreuse et rugueuse.

     

    Dégats causés par un porc-épic

    En tant que rongeur, le porc-épic est souvent considéré comme une espèce nuisible . By J.S .Bouchard . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    À l'instar de tous les rongeurs, le porc-épic est en effet un animal dont les dents sont à croissance continue.

     

    Crane porc-épic africain

    Crâne du porc-épic africain (© Élisabeth Smith)

     

    Le coendou, essentiellement phyllophage, fait quelques exceptions en cas de disette et donne la chasse à de petits lézards ou des insectes, fort abondants dans son royaume. Quelques porcs-épics de l'Ancien Monde ont été observés en train de se délecter de carcasses abandonnées, mais ce cas semble exceptionnel car d'ordinaire, les porcs-épics se contentent de ronger des os.

     

    Porc-épic

    By Mary Harrsch . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Le porc-épic nord-américain est quant à lui attiré par le sel comme par un aimant. Le moindre objet laissé par un être humain qui a sué et donc déposé dessus une infime quantité de sel devient une friandise.

     

    La reproduction du porc-épic

     

    La différence essentielle entre les deux familles réside dans le caractère asocial des porcs-épics américains par rapports à ceux de l’Ancien Monde.

     

     

    Porcs-épics américains

     

    La cour que le mâle offre à sa partenaire consiste en une série de danses énergiques ponctuées de cris et de gémissements. Le point d'orgue de cette sarabande amoureuse est une séance d'arrosage d'urine.

     

    Au terme de cette période de séduction, cette dernière s'offre à son galant, mais le repoussera immédiatement après l'accouplement.

     

    Le nourrisson naîtra à la bonne saison, entre les mois d'avril et de juin. Contrepartie d'une gestation longue : chez toutes les espèces, les nouveau-nés font preuve d'une précocité remarquable.


    Les petits porcs-épics ont les yeux ouverts et marchent dès la naissance. Même si leurs piquants sont encore doux, ils ont déjà le réflexe d'une attitude défensive. Au bout de quelques jours seulement, ils sont déjà capables de monter aux arbres.

     

    Leur croissance est très rapide : à la naissance, ils pèsent entre 450 et 600 grammes.

     

    Les petits tètent le lait de leur mère durant près de deux mois. À l'état sauvage, le nourrisson peut quasiment survivre seul avec le régime alimentaire d'un adulte au bout de deux semaines, se nourrissant déjà de feuilles ou de racines. Cette capacité à survivre dès le plus jeune âge explique un taux de mortalité infantile faible.

     

     

    Porcs-épics de l’Ancien Monde

     

    Les petits porcs-épics viennent au monde dans le terrier familial, dans une chambre tapissée d'herbes ; ils pèsent alors 300 g environ. Ils peuvent se nourrir comme des adultes au bout d'une dizaine de jours, mais continuent à téter le sein de leur mère pendant 4 à 5 mois.

     

    Bébé porc-épic

    Bébé porc-épic. By Duncan . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Élevés en colonie, les jeunes porcs-épics font l'objet de tous les soins et chaque membre du clan est concerné par cette tâche. Les mâles s'occupent des éventuels agresseurs, qu'ils repoussent avec la plus grande énergie, et les deux parents accompagnent leurs enfants dans la quête de nourriture jusqu'à l'âge de six mois!

     

    La femelle a un cycle de réceptivité oscillant entre 28 et 36 jours. C'est elle qui prend l'initiative vis-à-vis du mâle. Le ou les deux nourrissons, puisqu'une femelle sur trois met bas à des jumeaux, naissent au bout de 100 jours environ.

     

    Classification : Animalia. Mammalia. Rodentia. Hystricognatha

    V.Battaglia (20.09.2006)

     

     

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    Pipistrelle

     

     

    La Pipistrelle (Pipistrellus pipistrellus) est une chauve-souris qui est très répandue en Europe. Cette espèce a pris l’habitude de s’installer dans nos villes. La pipistrelle commune est insectivore et, comme toutes les chauves-souris, elle est très utile pour réguler les populations d’insectes nuisibles.


    Il est donc très important de protéger les sites de reproduction de cette chauve-souris.

     
     

     

    Portrait de la pipistrelle commune

     

    Cette petite chauve-souris est présente partout en Europe. Son aire de répartition s’étend vers l’Asie jusqu’à la Chine.

     

    C’est une des plus petites chauves-souris avec une envergure qui varie de 18 à 24 cm pour un poids qui n’excède pas 8 g.

     

    Le pelage est généralement brun et les ailes d’un brun sombre. Les ailes, étroites,  sont dépourvues de poils.

     

     

    Mode de vie

     

    La pipistrelle s’est adaptée à l’homme en s’installant dans les zones urbaines. On peut l’observer dans les parcs.


    Elle niche volontiers dans les fissures  ou les caves des vieilles bâtisses ou au sommet des monuments, tout particulièrement les églises qui offrent un abri grâce au clocher.

     

    En dehors des villes, elle privilégie les zones forestières.

     

    Pipistrelle. Chauve-souris

    Pipistrelle (Pipistrellus pipistrellus) . © dinosoria.com

     

     

    Comme toutes les chauves-souris, la pipistrelle possède un système d’écholocation très sophistiqué. Grâce à leur sonar, elles peuvent localiser dans l’obscurité leurs proies favorites : les moustiques.


    Le menu est complété avec des petits papillons de nuit et d’autres insectes.

     

    La plupart des populations européennes sont sédentaires. Les migrations s’effectuent sur de courtes distances.
    En hiver, les colonies en hibernation regroupent jusqu’à 2 000 pipistrelles.

     

    Cette espèce est protégée mais elle est cependant menacée en Autriche et en Allemagne.

     

     

    Reproduction

     

    La saison des accouplements s’effectue en août et en septembre. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à un an et les mâles à deux ans.


    Pendant la saison des amours, les mâles deviennent territoriaux et défendent un petit domaine sur lequel des femelles ont installé leur gite de reproduction.

     

    Pipistrelle. Chauve-souris

    Pipistrelle (Pipistrellus pipistrellus) . © dinosoria.com

     

    Les mâles reproducteurs émettent une odeur musquée. Mâles et femelles s’adonnent à une parade nuptiale avant l’accouplement. Le mâle qui domine le territoire assure l’essentiel de la reproduction.

     

    La femelle met  au monde un jeune ou des jumeaux en juin ou début juillet après une gestation de 35 à 51 jours.

     

    Durant le premier mois, les nouveau-nés restent accrochés à leur mère. Puis devenant trop lourds, ils sont regroupés dans des pouponnières. Comme pour les autres mammifères, les petits sont allaités.


    Les nurseries atteignent 600 individus.

     

    Les jeunes prennent leur premier envol vers 4 semaines.

     

    Classification: Mammalia. Chiroptera. Vespertilionidae. Vespertilioninae

     

    V. Battaglia (16.12.2009)

     

    Mammifères 2:  Pipistrelle

     

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    Pika

     

     

    Le pika est un herbivore qui fait partie du même ordre que les lapins et les lièvres, les Lagomorphes.


    Cependant, contrairement à ses cousins, il n’est pas très rapide et bondit plus qu’il ne court.


    Il existe 30 espèces de pikas regroupées dans le Genre Ochotona. L’espèce la plus répandue est le pika d’Amérique (Ochotona princeps).


    De la taille des cobayes, les pikas sont les plus petits des lagomorphes.

     

     
     
     

     

    Caractéristiques générales des pikas

     

    Les pikas vivent en Asie (Sibérie, Mongolie, nord-est de la Chine, Japon) et en Amérique du Nord (Alaska, Canada, et ouest des Etats-Unis).


    Le pika vit dans un habitat inhospitalier. On le trouve sur les pentes rocheuses des montagnes, jusqu’à 5 000 m d’altitude, et dans les steppes rocheuses entourées de végétation.

     

    Pika

    Pika photographié en Inde. By Wildxplorer

     

    Cet animal a un aspect rondouillard avec des pattes très courtes. Le pika américain pèse en moyenne 100 g.
    Bien que les pattes antérieures soient courtes, elles sont puissantes. La physionomie ronde, les membres courts et un centre de gravité bas, permettent au pika une bonne adaptation aux environnements rocheux.

     

    Contrairement au lapin ou au lièvre, le pika ne court pas et circule peu. Il se déplace par petits bonds.
    Les griffes sont aiguisées.

     

    Il ne craint pas le froid et peut sortir à des températures inférieures à – 20°C. Il peut vivre à très haute altitude. Dans la chaine de l’Himalaya, on le rencontre au-delà de 5 000 m, ce qui est un véritable exploit pour un mammifère.

     

    Pika americain

    Pika d'Amérique (Ochotona princeps). By Mahalie

     

    Le pika siffle comme la marmotte, ce qui lui vaut le surnom de « lièvre siffleur ».


    Pika veut d’ailleurs dire « lièvre siffleur » en tibétain.

     

    Les populations de pikas ne sont pas en danger. Leur habitat difficilement accessible les protège.

     

     

    Mode de vie

     

    Le pika est un animal sociable qui vit en petit groupe familial dans un terrier construit parmi les rochers ou les racines.
    Il fait des réserves importantes de végétaux pour passer l’hiver, mais reste actif toute l’année.

     

    Pika en hiver

    Le pika ne craint pas le froid. By Kimon Berlin

     

    Il récolte, souvent assez loin de son terrier, de l’herbe, des tiges hautes, des morceaux d’écorce et même du bois.
    Le bois lui permet d’user ses dents lorsqu’il sera contraint de rester dans son terrier en période de forte neige.

     

    A la fin de l’été, les pikas amassent diverses plantes fourragères qu’ils font sécher au soleil, puis entassent en meules, d’où leur nom russe qui signifie entasseur de foin.
    Ces meules peuvent atteindre 6 kg !

     

    Pika d'Amerique

    Le pika fait des réserves pour passer l'hiver. By Kimon Berlin

     

    Le pika de Mongolie transporte même des pierres dans sa bouche afin de renforcer les meules, battues par les vents glacés.


    Les meules sont dressées à découvert et font l’objet de la convoitise d’autres herbivores comme le campagnol ou le renne.

     

    Pika

    Le pika s'épanouit dans un environnement rocheux. By Mahalie

     

    Généralement, le terrier est un abri naturel. Il se présente comme un couloir souterrain pourvu d’une ou deux ouvertures. Chaque terrier abrite un petit clan familial d’un à cinq adultes accompagnés des jeunes.

     

    Les pikas sont diurnes et pâturent généralement de l’aube à la fin de l’après-midi.

     

     

    Communication

     

    Les pikas sont plutôt bruyants. Leurs vocalises servent à maintenir le contact entre congénères. Il existe deux types de cris aux fonctions spécifiques qui ont été identifiées.

     

    Pika

    Le pika ne court pas contrairement au lapin ou au lièvre. By Mahalie

     

    Les mâles comme les femelles émettent des sons brefs constitués de deux notes afin de signaler la présence de leur territoire aux autres colonies, mais également pour avertir les autres de la présence d’un prédateur.

     

    Sur un registre différent, les mâles émettent de longs sifflements durant la période de reproduction, dont le but est unique : communiquer aux femelles leur disponibilité.

     

    Cri du pika (sifflement)

     

     

    Les cris des pikas sont très puissants pour de si petits animaux. On peut les entendre à deux kilomètres à la ronde.

     

     

    Reproduction

     

    Contrairement aux lapins et aux lièvres, les pikas sont monogames. Il n’y a guères de concurrence entre les mâles dans le choix des partenaires.

     

    Pika

    Le pika est monogame. © dinosoria.com

     

    A partir du mois de février, le mâle élargit son rayon d’action pour rencontrer une femelle réceptive. Le choix est rapide et l’accouplement également.


    Puis, le couple partage le même domaine jusqu’à l’automne, moment où la femelle recouvre son indépendance.

     

    Une femelle peut avoir deux portées par an avec une moyenne de trois bébés. La gestation dure en moyenne 30 jours.

     

    Pika

    Les populations de pikas sont encore abondantes. By Chrisgrier

     

    A leur naissance, les nouveau-nés, nus et aveugles,  sont totalement dépendants de leur mère. Grâce à l’attention de cette dernière dans l’élaboration du nid et à la richesse du lait, les pikas sont sevrés en 21 jours.

     

    Leur espérance de vie sera de 3 ans.

     

    Classification : Animalia . Chordata. Vertebrata. Mammalia. Lagomorpha. Ochotonidae. Ochotona

     

    V. Battaglia (25.02.2009)

     

     

    Références

     

    Jill Mason; The Hare. Merlin Unwin Books 2005
    Joseph A. Chapman & John E.C. FluxRabbits; Hares, and Pikas: Status Survey And Conservation Action Plan. World Conservation Union 1991

     

    Mammifères 2:  Pika

     

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