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    La Nouvelle-Zélande: Île du Sud,

    île d'aventures

    Randonnée sur le sentier Hooker Valley... (PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE)

     

    Randonnée sur le sentier Hooker Valley

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     
     

    Sur terre comme sur mer, sur un lac ou dans les airs, l'île la plus méridionale de la Nouvelle-Zélande constitue un formidable terrain de jeu pour les adeptes de plein air et les chasseurs de paysages à faire baver Instagram.

     

    Kaikoura

    Kaikoura, en maori, signifie « repas de langoustes ». Littéralement. Et pour cause ! Les eaux qui bordent la ville côtière sont gorgées de planctons, poussés par les courants marins qui remontent le long d'une faille océanique profonde de 2000 m, causée par la rencontre de deux plaques tectoniques. Résultat : la faune est riche dans les environs. Baleines, dauphins, otaries, pingouins et oiseaux de tout plumage peuvent être observés à faible distance de la côte.

     

    • Avec les otaries...

     

    Vous avez peut-être vu la vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, d'un kayakiste qui reçoit un poulpe en plein visage, gracieuseté d'une otarie à fourrure qui se débattait avec sa proie.

    La scène a été captée à Kaikoura, où le kayakiste a eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment (certains diront au bon endroit au bon moment, c'est selon). En effet, les otaries à fourrure sont en général actives surtout la nuit, quand les poulpes remontent des profondeurs. Le jour, elles passent plus de temps à paresser sur les rochers, au large.

    Depuis le tremblement de terre qui a touché Kaikoura en 2016 (7,8 de magnitude sur l'échelle de Richter), le littoral a changé considérablement dans la région. « À certains endroits, la côte s'est haussée de près de 2 m », raconte notre guide, Cowan Fearn. Des rochers submergés jadis sont désormais bien visibles, même à marée haute. Ce sont eux qui accueillent désormais les otaries venues se reposer.

    Il est donc possible de les approcher en kayak de mer sans susciter généralement d'autres réactions qu'un regard curieux. L'entreprise Kaikoura Kayaks offre plusieurs sorties guidées pour les observer.

     

    • ... et les dauphins

    Photos-Pays du Monde 3:  La Nouvelle-Zélande: Île du Sud, île d'aventures

    Il est possible de nager avec les dauphins près de Kaikoura.

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     

    Peu d'animaux sont aussi amusants à observer que les dauphins obscurs (dusky dolphins). Véritables gymnastes des mers, ils multiplient les saltos hors de l'eau et les zigzags acrobatiques dans le sillon laissé par les moteurs des bateaux.

    L'une des activités les plus populaires de Kaikoura consiste à aller nager en apnée en compagnie de ces dauphins, dans leur environnement naturel, au large. Pas d'enclos déprimants ni de dauphins gardés en captivité ici. Il faut partir à leur recherche et espérer qu'une fois à proximité, les dauphins seront assez curieux pour s'approcher.

    C'est l'entreprise Encounter Kaikoura qui propose ces sorties en mer, à bord de bateaux qui peuvent contenir un maximum de 16 nageurs (en plus de spectateurs désireux de rester au sec). Les capitaines connaissent bien le secteur, les dauphins sont nombreux dans ces eaux riches en nutriments et ils vivent en groupe. Bref, il est quasi impossible de ne pas en apercevoir. Mais il est aussi impossible de prédire si les dauphins s'approcheront ou non des apnéistes. Pour les attirer, Jordan, notre guide, nous suggère de chantonner ou de siffler dans nos tubas. Le résultat est cacophonique, mais ça marche. Les dauphins passent tout près. En trois plongées, plus d'une trentaine sont passés à proximité de nos masques... Magique.

     

    Lake Tekapo

    Photos-Pays du Monde 3:  La Nouvelle-Zélande: Île du Sud, île d'aventures


    Observation d'étoiles dans une piscine chauffée à 38°C: voilà un échantillon des activités proposées par l'entreprise Tekapo Stargazing.

    PHOTO FOURNIE PAR TEKAPO STARGAZING

     

    Le ciel est clair au-dessus du lac Tekapo :  la pollution lumineuse est quasi inexistante et les montagnes font barrière au brouillard de l'océan Pacifique. En 2012, la région de Mackenzie en entier a d'ailleurs été déclarée Réserve mondiale de ciel étoilé. Il s'agit de la seule réserve du genre dans tout l'hémisphère sud. Ici, la beauté s'étend bien au-dessus des têtes, en particulier une fois la nuit tombée.

     

    • Astronomie et légendes maories

    Les Maoris ont suivi les étoiles pendant des millénaires pour se déplacer sur le Pacifique. « Ils étaient de grands navigateurs qui lisaient dans les étoiles », explique William Beauchamp, guide-conteur chez Tekapo Stargazing. Chaque soir, l'entreprise propose des soirées d'astronomie hors norme : après l'observation des étoiles, planètes et nébuleuses à partir de plusieurs télescopes de pointe, les visiteurs sont invités à enfiler leur maillot de bain. La soirée se poursuit dans des hamacs flottants, au milieu d'une piscine chauffée à 38 °C. Sous la Voie lactée, les baigneurs peuvent apprécier le spectacle des étoiles, dont les constellations diffèrent de celles de l'hémisphère nord, pendant que le guide raconte des légendes maories, notamment celle sur la séparation du Ciel (Rangi) et de la Terre (Papa). Une soirée sous le signe de la sérénité.

     

    • Vu du ciel

    Photos-Pays du Monde 3:  La Nouvelle-Zélande: Île du Sud, île d'aventures


    Le ciel de la région de Mackenzie est propice aux vols panoramiques au-dessus des Alpes du Sud.

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     

    Les conditions climatiques à Lake Tekapo favorisent aussi les vols panoramiques, en avion ou en hélicoptère, au-dessus de la région. D'ici, on peut atteindre facilement par la voie des airs le mont Cook et les 23 autres sommets de plus de 3000 m qui s'alignent pour former la chaîne de montagnes des Alpes du Sud.

    Le vol de 45 minutes avec Air Safaris (à bord d'un avion GA8 qui accueille six passagers) permet d'apercevoir un paysage changeant, mais toujours spectaculaire : les glaciers qui étendent leurs langues de glace hérissée sur des kilomètres, les vallées enclavées où coulent des rivières paresseuses, de grandes fermes d'élevage de moutons mérinos et, bien sûr, le lac Tekapo, avec ses eaux turquoise. Une envolée inoubliable.

     

    Aoraki

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    Le sentier de Hooker Valley est situé au pied du mont Cook.

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     

    La légende raconte que les fils du dieu Rangi exploraient l'océan quand leur canot a heurté un récif. Les trois frères et leur canot furent pétrifiés par le vent glacial. C'est ainsi que naquit l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande. L'aîné, Aoraki, devint alors la plus haute montagne du pays. Les Maoris continuent de l'appeler Aoraki ; pour eux, il s'agit d'une montagne sacrée. Les Occidentaux l'ont, de leur côté, baptisée mont Cook pour rendre hommage à l'explorateur britannique James Cook.

    Il faut, pour conquérir son sommet qui trône à 3724 m, de solides connaissances en alpinisme. Les avalanches sont fréquentes, et les versants sont abrupts. Les grimpeurs sont d'ailleurs déposés dans les refuges en hélicoptère. Bref, ce n'est pas à la portée de tous.

    Situé au pied du célèbre mont, le magnifique sentier de Hooker Valley l'est davantage. Pendant 10 km (aller-retour), on longe ou on enjambe par trois ponts suspendus la rivière Hooker. Partout autour, les sommets enneigés montent la garde. La randonnée, sans grand dénivelé, mène à un lac glaciaire aux eaux laiteuses. La vue sur Aoraki et le glacier Mueller est splendide. Du pur bonheur pour les yeux et les semelles !

    Mais attention avant de vous y présenter : le premier pont suspendu a été endommagé par des inondations, fin mars, et le sentier est fermé jusqu'à ce que les travaux soient terminés. Aucune date n'est avancée, mais étant donné la grande popularité du sentier, ça ne devrait pas traîner. Les travaux sont déjà en branle.

     

    Wanaka

    Photos-Pays du Monde 3:  La Nouvelle-Zélande: Île du Sud, île d'aventures


    Surf à pagaie debout sur le lac Wanaka, avec le guide Austin Davis-Bunn

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     

    À Wanaka, il suffit d'un minimum d'imagination pour apercevoir dans les montagnes qui bordent la rive ouest du lac la silhouette d'une femme endormie, les mains croisées sur le ventre. « C'est Takiana, la dame du lac. Selon la légende maorie, elle est morte gelée, un jour de tempête, alors qu'elle était venue décorer les montagnes sculptées par son époux Tamatea. Ce dernier a tant pleuré sa belle que ses larmes ont rempli la vallée pour créer le lac Wanaka. »

    Austin Davis-Bunn n'est pas maori ; il est américain. Mais le guide de surf à pagaie a eu un tel coup de foudre pour Wanaka qu'il a vite appris les légendes locales. Planté bien droit sur sa planche de surf, il raconte l'importance du lac dans la culture maorie. Les eaux abritent en effet une île sacrée, Mou Tapu, où les tribus de la région allaient jadis enterrer leurs morts. Nous n'irons pas jusque-là lors de l'excursion de surf à pagaie proposée par Paddle Wanaka. Le lac étant immense - 192 km2 -, il faudrait des jours pour tout explorer...

     

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    Le mur d'Hadrien: ici s'arrêtait

    l'Empire romain

     

    Mesurant jusqu'à 5 m de hauteur à l'origine, le... (Photo Jean-Christophe Laurence, La Presse)

     

    Mesurant jusqu'à 5 m de hauteur à l'origine, le mur d'Hadrien ne dépasse plus guère que les 2 m aujourd'hui, mais fait parfois jusqu'à 3 m de largeur.

    PHOTO JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE, LA PRESSE

     

    (CARLISLE, Angleterre) Le mur d'Hadrien reste un incontournable en Grande-Bretagne, tant pour les amoureux d'histoire que pour les amateurs de randonnées pédestres.

    Comme un long serpent de pierres, il s'étire depuis près 2000 ans entre la côte est et la côte ouest du nord de l'Angleterre. On a tendance à l'oublier, tant il se confond avec le paysage. Mais on aurait tort de le tenir pour acquis.

    Long d'environ 120 km, le mur d'Hadrien est le monument historique le plus étendu d'Europe du Nord. Le visiteur pourrait n'y voir qu'un autre de ces nombreux murs de pierres s'élevant au milieu les vallées pleines de moutons. Mais on mesure assez vite l'importance de ce vestige archéologique, classé par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.

    Et pour cause: construite entre l'an 122 et l'an 126 de notre ère par l'empereur Hadrien, cette fortification militaire, qui servait de rempart contre les Pictes venus d'Écosse, a été, pendant 300 ans, la frontière la plus au nord de l'Empire romain, qui s'étendait alors jusqu'à l'Égypte. On ose à peine imaginer comment ont réagi les barbares devant cette imposante merveille d'ingénierie. Mais elle devait être efficace, vu sa longévité.

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Le mur d'Hadrien: ici s'arrêtait l'Empire romain

    Long d'environ 120 km, le mur d'Hadrien est le monument historique le plus étendu d'Europe du Nord.

    PHOTO JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE, LA PRESSE

     

    Le temps a forcément élimé cette muraille, d'où les légionnaires surveillaient l'horizon. Mesurant jusqu'à 5 m de hauteur à l'origine, le mur d'Hadrien ne dépasse plus guère que les 2 m aujourd'hui, mais fait parfois jusqu'à 3 m de largeur.

    Plusieurs pans du mur ont également disparu dans les brumes de l'histoire. Des pierres auraient été volées au fil du temps pour des constructions environnantes. Mais on en trouve encore de grands tronçons dans la partie centrale, à mi-chemin entre les villes de Carlisle et Newcastle, longue colonne de vestiges pierreux, jalonnée de forts romains en ruine (Housesteads, Vindolanda) et de musées divers (Senhouse, Hancock, Roman Army Museum) qui témoignent de la présence romaine au Royaume-Uni. Si le mur en lui-même est accessible gratuitement en des centaines de points, les forts et les centres d'interprétation, eux, sont payants.

     

    Une randonnée inoubliable

    Pas trop porté sur Astérix? Sachez qu'au-delà de sa valeur historique, le mur d'Hadrien offre aussi l'une des plus belles randonnées pédestres d'Angleterre. Si vous partez de la ville de Newcastle vers l'ouest, il vous faudra entre trois et huit jours pour traverser les comtés de Northumberland et de Cumbria, avant d'arriver à l'embouchure du fleuve Solway, qui se jette dans la mer d'Irlande.


    Photos-Pays du Monde 3:  Le mur d'Hadrien: ici s'arrêtait l'Empire romain

    Le promeneur ne peut qu'être enchanté par ce parcours en montagnes russes, résolument bucolique, parsemé de rivières, de lacs, de vallons verdoyants et de petits villages.

    PHOTO JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE, LA PRESSE

     

    Le promeneur ne peut qu'être enchanté par ce parcours en montagnes russes, résolument bucolique, parsemé de rivières, de lacs, de vallons verdoyants, de petits villages, de troupeaux divers et de points de vue parfois imprenables, voire vertigineux, sur la région environnante (rappelons que le mur a en partie été construit dans les hauteurs). On a croisé des dizaines de randonneurs pendant notre visite au fort romain de Housesteads. Certains faisaient le trajet au complet, armés de leurs bâtons de marche, tentes et autres sacs à dos. D'autres avaient plutôt choisi l'excursion d'un jour et laissé leur voiture en amont, à quelques kilomètres de là.

    Quelle que soit l'option choisie, l'internet ne manque pas de suggestions d'itinéraires. Mais que ces trajets soient longs ou courts, les amateurs de plein air seront comblés.

    Attraction touristique la plus populaire du nord de l'Angleterre, le mur d'Hadrien est accessible en voiture ou en train, quoique cette dernière option exige plus de logistique et de préparation, on en témoigne. C'est aussi un excellent prétexte pour découvrir une région moins connue de l'Angleterre, ce «no man's land» intrigant se trouvant juste au-dessous de la frontière écossaise. Plaisir garanti, que vous soyez plein air ou vieilles pierres.

     

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    Trésors de Tanzanie

     

    Archipel de Kilwa... (PHOTO THINKSTOCK)

     

    Archipel de Kilwa

    PHOTO THINKSTOCK

     

    RODOLPHE LASNES

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    Un séjour en Tanzanie rime généralement avec Serengeti, Kilimandjaro et Zanzibar. Ce grand pays d'Afrique de l'Est offre pourtant d'autres merveilles, aussi passionnantes et bien moins visitées. Sélection de six destinations qui sortent des dépliants touristiques, pour voyageurs curieux et indépendants.

     

    Archipel de Kilwa: Histoire et sable fin

    À quelques encablures de la côte, ces îles racontent la richesse passée de la côte swahilie. Entre le XIIe et le XVe siècle, elles furent au centre des routes maritimes reliant l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Inde. Le commerce de l'or, de l'ivoire et des esclaves fit prospérer deux fastueuses cités comptant près de 10 000 habitants. Aujourd'hui, les îles ne sont peuplées que de petits villages de pêcheurs, et les vestiges des palais, mosquées et forteresses sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. Un paysage bucolique et historique, parsemé de baobabs, foulé par bien plus de chèvres que de visiteurs.

     

    Monts Usambara: La Suisse tanzanienne

     

    Dans le nord-est du pays, les monts Usambara sont un terrain de jeu rêvé pour randonner tout en découvrant des villages et la culture locale. Pendant quelques heures ou plusieurs jours, les sentiers font passer de collines en vallées, au coeur de bourgades bien souvent animées par de colorés marchés, et réservent des panoramas à couper le souffle. Pour reprendre des forces, on se délecte de gourmands repas concoctés avec des ingrédients bios du coin, avec en prime d'excellents fromages.


    Photos-Pays du Monde 3:  Trésors de Tanzanie

    Mont Meru

    PHOTO THINKSTOCK

     

    Mont Meru: La haute montagne accessible

    Non, ce n'est pas le Kilimandjaro, et c'est ce qui fait toute la différence! Le deuxième sommet de Tanzanie n'attire pas les foules et n'exige pas des tarifs exorbitants pour accéder à ses 4566 m d'altitude. Bien d'autres attraits le rendent encore plus attirant: la marche d'approche traverse le parc national d'Arusha, où buffles, zèbres et girafes ne sont pas rares; les 3000 m de dénivelé assurent un beau défi sportif (à réaliser en trois ou quatre jours); et d'en haut, le lever du soleil sur le Kilimandjaro est de toute beauté. 

     

    Île de Chole: Loin de tout

    Blottie aux abords de l'île de Mafia, la petite île de Chole ne compte qu'un seul véhicule motorisé: le side-car-ambulance de la clinique! La balade sur ce bout de terre boisé est donc plutôt paisible: quelques coups de marteau du côté du chantier naval fabriquant des dhows traditionnels, des coups de pinceau dans l'atelier du peintre de Tinga Tinga... L'île est située au coeur du parc marin de Mafia; la plongée et l'observation des merveilles sous-marines (dont le requin-baleine) occupent donc sainement les journées. Et les nuits sont confortables dans les maisonnettes nichées dans les baobabs du Chole Mjini Lodge, qui prouve que luxe et tourisme responsable font un beau mariage.

     


    Photos-Pays du Monde 3:  Trésors de Tanzanie

    Village de Mulala

    PHOTO TIRÉE DU SITE FACEBOOK DE MULALA CULTURAL TOURISM

     

    Village de Mulala: Savourer la culture locale

    Sur les contreforts du mont Meru, Mama Anna et son groupe de femmes du village de Mulala invitent chaleureusement les voyageurs à partager leur quotidien. Récolte du café, danses traditionnelles, cours et dégustation de la cuisine locale (dont le fromage maison), randonnée à travers monts et plantations sont au programme. Pour faire durer le plaisir, on peut même séjourner sur place. Une excellente façon d'échanger avec l'une des 120 ethnies qui peuplent la Tanzanie. Tout en contribuant à la communauté, une partie des profits de cette initiative touristique finance une école des environs. 

     

    Parc national de Mkomazi: Safari à prix d'ami

    Dans le nord du pays, ce parc national est un secret bien gardé. Girafes, zèbres, éléphants, autruches, quelque 400 espèces d'oiseaux et de plus rares lions déambulent librement dans cette vaste plaine entourée de majestueuses montagnes. À la différence des parcs plus connus du pays, celui-ci est très peu visité, facilement accessible même sans voiture tout-terrain, et propose des activités, dont des safaris à pied, qui satisferont tous les portefeuilles.

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Trésors de Tanzanie

     

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    Tomber sous le charme du Maroc

     

    Les ruelles bleues de la médina offrent à... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

     

    Les ruelles bleues de la médina offrent à tout moment des scènes pittoresques.

    PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

     
     
     

    Entre le couru circuit des villes impériales, Casablanca et la populaire station balnéaire Agadir, le Maroc est un pays qui se découvre aussi par des lieux un peu moins fréquentés, mais tout aussi envoûtants.

     

     

    La beauté de Chefchaouen

    Devant ce qui pourrait bien être la plus belle ruelle de la médina de Chefchaouen, des jeunes touristes prennent la pose tour à tour. Il y a de quoi refaire sa photo de profil Facebook ou alimenter son compte Instagram dans cette ville qui propose à tous les détours des ruelles bleutées. Mais la petite ville fondée en 1471 a bien plus à offrir qu'un décor.

    Ici, les habitants prennent un soin jaloux de leurs habitations, presque toutes peintes en bleu. Si ce n'était de l'appel à la prière qui résonne cinq fois par jour, la comparaison avec un paysage grec serait aisée.

     

    Au coeur des montagnes du Rif, Chefchaouen attire son lot de touristes, mais contrairement à d'autres villes du Maroc, on déambule ici en paix, sans se faire haranguer par les rabatteurs. Sise au pied du djebel el-Kelaâ, une impressionnante montagne de 1600 mètres, la ville se parcourt en marchant, au gré des découvertes. Sur la grande place Outa el Hammam au centre de la ville, les restaurateurs rivalisent d'astuce pour attirer les gens à leur table, sans trop d'insistance. Quelques ruelles plus loin, un marché: les figues de Barbarie côtoient les olives et quelques lapins dans une cage. Dans un coin, une femme propose ses services de tatoueuse au henné.

    La petite ville a pendant longtemps été sur le circuit de touristes qui venaient s'approvisionner en haschich, mais semble s'être assagie, au gré de l'arrivée des touristes internationaux, certes, mais aussi marocains.

    Sur la route de notre hôtel, un vieil homme qui tient ce qu'il conviendrait d'appeler au Québec un dépanneur ne se fait pas prier pour raconter le passé plus bohème de la ville, mais se désole : il peine à trouver avec qui fumer aujourd'hui. Reste que Chefchaouen est la porte d'entrée d'une région toujours connue pour sa production de haschich, une activité économique centrale pour cette région, bien qu'illégale et de plus en plus réprimée par le régime.

     

    Découvrir la région à pied

    Les amateurs de randonnée seront servis dans cette région montagneuse. Pour une courte marche suivie d'une baignade, c'est à une trentaine de kilomètres de Chefchaouen, vers le parc national de Talassemtane, qu'il faut converger. C'est là que se trouve la grande cascade d'Akchour, que l'on gagne au terme de deux heures de marche. Tout le long du sentier, des bassins invitent à la baignade, et des petits kiosques proposent thé à la menthe et tajines cuits sur le feu.

     

    Où dormir

    Chefchaouen se visite en une journée à partir de Fès, mais il vaut la peine d'y dormir une ou plusieurs nuits pour apprécier le calme qui s'y installe une fois la nuit tombée, après que le dernier appel à la prière a résonné à l'unisson à partir des différentes mosquées de la ville.

    L'hôtel Dar Echchaouen, situé à quelques pas de la médina, est adossé à la montagne et offre une belle vue sur la ville. Les chambres sont confortables sans être particulièrement marquantes, mais le vrai charme de l'hôtel réside dans sa piscine et l'agréable jardin qui l'entoure.

    Chambres à partir de 125 $ la nuit

    darechchaouen.com

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Tomber sous le charme du Maroc


    Les mouettes d'Essaouira sont redoutables et n'hésiteront pas à venir voler un bout de pain dans votre assiette!

    PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

     

    Côte atlantique

    Pour certains, le Maroc évoque surtout le désert. Or, la majorité de la population habite sur ses côtes. Voici trois escales à mettre à son itinéraire sur les côtes de l'océan Atlantique.

     

    Essaouira

    La plupart des Marocains vous le diront: il faut aller à Essaouira, cette ville venteuse où la mer n'est jamais bien loin. La ville branchée, qui est l'hôte chaque année du populaire festival Gnaoua de musiques du monde, mérite sans contredit qu'on s'y attarde un peu. La longue plage de sable est prisée de ceux qui pratiquent le kite surf, mais la baignade peut y être dangereuse, vu l'agitation de la mer.

    En y allant hors saison, il est possible d'y trouver du calme et de profiter des bonnes tables et des hébergements de choix qu'offre l'endroit.

    Une visite au port de pêche d'Essaouira s'impose: le coeur de la ville y bat. Les chats et les mouettes y trouvent eux aussi leur compte...

     

    Huîtres et surf à Oualidia

    Oualidia illustre bien ce qui rend le Maroc si intéressant: il est pluriel. Ici, par exemple, on ne s'arrête pas pour la médina: il n'y en a pas. En revanche, la lagune de Oualidia est impressionnante, avec ses eaux peu profondes, qui attirent les masses de touristes marocains l'été. Au large de la lagune, les vagues de l'Atlantique font le bonheur des surfeurs.

    L'endroit est un rêve pour quiconque aime les fruits de mer. Oualidia est réputée pour la culture des huîtres, qu'on achète à environ 1 $ pièce dans des caisses posées à l'arrière de scooters et qu'on avale avec un trait de jus de citron. Si l'on s'aventure sur la plage, c'est alors une vaste poissonnerie qu'on découvre. On choisit son poisson, le vendeur l'apprête devant nos yeux et le fait ensuite griller sur du charbon de bois. On mange les pieds dans le sable, avec la vue sur la mer.

     

    Le charme métissé d'Assilah

    Petite ville située à un peu moins d'une heure en voiture de Tanger, Assilah attire son lot de touristes européens, qui ne sont qu'à un détroit du Maroc. Fort heureusement, la ville a su garder son charme et son calme.

    Il faut dire que ce n'est pas d'hier que cette petite ville fraie avec l'Europe. Les remparts qui entourent la médina ont été construits par les Portugais, qui avaient renommé la ville Arzila. Les rues de la médina sont calmes, une ambiance renforcée par la blancheur des murs.

    La longue plage est parfaite pour faire de longues balades ou pour la parcourir à dos de dromadaire.

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Tomber sous le charme du Maroc


    Les remparts de Chefchaouen ceinturent la vieille ville. Au loin, le djebel el-Kelaâ.

    PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

     

    Repères

    Il est facile de rejoindre le Maroc de Montréal. Pour sortir des sentiers battus, il vous faudra un peu d'organisation... Voici quelques pistes.

     

    Y aller

    De Montréal, deux lignes aériennes desservent sans escale Casablanca: Royal Air Maroc et Air Canada Rouge le font toute l'année. De Casablanca, vous gagnerez la plupart des régions mentionnées dans cet article en combinant le train et les autobus, mais pour s'aventurer dans les plus petites villes, la voiture s'avère pratique, voire indispensable.

     

    Conduire ou pas?

    Les autoroutes marocaines relient quelques grandes villes et sont parfois quasi désertes, parce que payantes. Les emprunter est un charme pour les conducteurs, mais le paysage n'est guère intéressant. Pour les éviter, il faut rouler sur des routes à deux voies, où les codes nord-américains ne tiennent plus. Dépasser dans une courbe ? Pour plusieurs conducteurs, la chose ne semble pas poser problème. Mieux vaut avoir le coeur solide pour conduire au Maroc.

     

    La sécurité

    Jamais voyage n'aura suscité autant de conseils avisés, tant avant de partir que de la part des Marocains: on dira aux femmes comment s'habiller, à tous de faire attention aux escrocs, à se méfier le soir. Bien entendu, les précautions d'usage sont de mise. Mais ce pays à majorité musulmane a vu passer l'an dernier 10 millions de touristes ; ses habitants ont donc l'habitude de voir des étrangers et les femmes en bikini côtoyer sur les plages les femmes en burkini. Rien, donc, pour s'empêcher d'y aller.

     

     Note de Frawsy:  Je suis allée à Marakech et j'ai adoré..

     

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    Pourquoi pas le Panama?

     

    Qu’on cherche une formule tout-compris ou un endroit où se poser pour un long séjour, le Panama remplit les conditions idéales. La destination soleil parfaite pour cet hiver, épargnée par les ouragans récents et sécuritaire.

     

    Pourquoi pas le Panama?

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    En 2016, le Panama s’est retrouvé en première position du classement annuel «Global Retirement Index» du magazine américain InternationalLiving.com. Outre le climat tropical et le faible coût de la vie, on y offre en effet une foule de prestations sociales aux retraités. Une loi leur accorde d'ailleurs les mêmes droits qu'aux résidents du pays. De plus, le programme Pendionado, mis en place en 1987, offre aux étrangers de 60 ans et plus disposant d’une retraite d’au moins 1 000 $ par mois (montant suffisant pour vivre au Panama) de nombreuses réductions, et ce, même s’ils ne sont pas propriétaires d’un logement. Des exemples? De 30 à 50 % de rabais sur des nuitées à l’hôtel, 30 % sur des trajets en bus, en train ou en bateau, et 50 % sur différentes activités culturelles comme le cinéma et les salles de concert. Même si on ne souhaite pas s’y installer à l’année longue, le pays reste un excellent choix pour fuir l’hiver pendant quelques mois.

     

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    Une capitale qui a tout pour elle

    Panama City figure sans contredit dans les incontournables du pays. Les gratte-ciel, dont le Tornillo, en forme de spirale, font réaliser qu'on se trouve dans une ville résolument moderne. Mais le passé de la ville est aussi peuplé de conquistadors et de pirates, et son centre historique, Casco Viejo, est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Souvent comparé à la Vieille Havane, le secteur donne un aperçu de la vie quotidienne. On y croise autant des groupes en pleine visite guidée que des enfants qui jouent sur les trottoirs. Absolument charmant! La capitale a été déplacée à l’emplacement actuel de Casco Viejo en 1673, deux ans après l'attaque de l'ancienne ville par les pirates. Quand on s’arrête pour visiter certains sites archéologiques, le contraste saisit: devant nous, des pierres anciennes, alors qu’à l’horizon se découpe une silhouette similaire à celles de plusieurs grandes villes du continent américain. L’un et l’autre définissent son identité.

     

    Focus sur le canal 

    Quiconque se rend au Panama pour la première fois voudra sans doute voir de plus près son légendaire canal, qui traverse l’isthme de Panama et relie les océans Pacifique et Atlantique. Construit par les Français et les Américains, il a été inauguré en 1914. Si l’idée germait déjà au XVIe siècle, il aura fallu attendre 1880 pour que la France se lance dans les travaux. Sa tentative se solde toutefois par un échec, et ce sont les Américains qui en termineront la construction. Considéré comme l’un des projets d’ingénierie les plus complexes réalisés à ce jour, le canal a eu un impact considérable sur le commerce maritime. Avant son ouverture, les navires devaient passer par le cap Horn et le passage de Drake, complètement au sud de l’Amérique. Un sacré détour! 

    Une bonne entrée en matière pourrait être la visite du Musée du Canal de Panama, sur la Plaza de la Independencia, à San Felipe, dans le district de la Vieille Ville de Panama City. Et pour observer les opérations du canal, le Centre de visiteurs de Miraflores est une excellente option. De larges balcons permettent d’être aux premières loges et de voir les écluses s’ouvrir et se refermer.

    Pour pousser l’expérience plus loin, préférez-vous monter à bord d’une embarcation imposante ou plutôt d’un modeste bateau ayant appartenu à Al Capone? Une traversée complète de 10 à 12 heures ou une excursion plus courte? Les possibilités d’excursions sont nombreuses…

     

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    Les tout-inclus, une bonne idée?

    Autant Transat que Sunwing et Vacances Air Canada proposent la formule tout-compris au départ du Québec. Plusieurs hôtels offrant cette formule se trouvent du côté de la populaire Playa Blanca, sur la côte ouest. C'est une option intéressante pour un premier séjour, quand on veut surtout se reposer. Par contre, il faut compter, par exemple, deux bonnes heures pour se rendre dans la capitale ou au port d’où partent les croisières sur le canal de Panama. Un bon plan pourrait être de s’installer d’abord du côté de Panama City pendant une ou deux semaines (ou plus!) et de filer ensuite vers Playa Blanca pour une ou deux autres. 

    Une des sorties les plus populaires est la visite d’un village Emberá, qui permet d’avoir un aperçu du mode de vie traditionnel de cette tribu originaire de la jungle du Darién, en Colombie. Les Emberá sont venus s’installer dans la région dans les années 1950. En 1984, quand le gouvernement a décidé de créer le parc national Chagres, ces derniers ont perdu plusieurs droits: chasser, cultiver le sol, couper des arbres… Le tourisme est alors apparu comme une solution. Seul hic: ils sont parfois capricieux, les touristes! Ainsi, les femmes Emberá ont dû se mettre à se couvrir la poitrine parce que certains s’offusquaient de les découvrir à demi-nues. Les hommes, pour leur part, ne se baladent plus vêtu d’un seul pagne, ils portent aujourd’hui une jupette.   

     

    San Blas authentiques

    Les voyageurs à la recherche d’une destination moins fréquentée, loin des gros resorts, devraient considérer les San Blas. L’archipel de 365 îles est un territoire autonome habité par les Guna, peuple fier qui préserve farouchement sa culture. Appelés «Sahilas», les chefs n’ont jamais accepté que des gens de l’extérieur achètent des îles ou y investissent. Ainsi, aucune chaîne hôtelière n’a pu s’installer dans le secteur. Les Guna administrent eux-mêmes de petits lodges et proposent des excursions, comme la visite d’un village. Découvrir les îles en voilier est une autre option très prisée. On peut s’y rendre en avion depuis l'aéroport national d'Albrook.

    Sachez toutefois qu’il se gagne, ce coin de paradis! L’organisation du séjour est plus ardue que pour un forfait tout-compris. Pour se simplifier la vie, mieux vaut passer par une agence de voyages ayant des contacts avec des opérateurs locaux, comme Esprit d’aventure.

     

    En pratique

    On y va idéalement de janvier à avril, mais le pays se visite aisément à n’importe quel moment. Le climat se situe entre 24° et 29°C.

    • Le Panama est très sécuritaire.

    • L’aéroport de Rio Hato se trouve à une quinzaine de minutes de Playa Blanca. Ne comptez pas y faire vos achats avant de rentrer à la maison, car il est tout petit! 

     

    • Pour plus d’info, procurez-vous l’excellent guide Panama des éditions Ulysse et consultez le site de Visit Panama (accessible en français): fr.visitpanama.com.

     

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