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    Compostelle : Aubrac, le « vertige

    l’horizontal »

     

    Par Hugues Dérouard
    source : Hors-série Compostelle
     

    Traversé obligatoirement pour le pèlerin venu du Puy, ce plateau fut longtemps synonyme de grand danger. Histoire, fleurs et faune remarquables... Dans les pas d'un pèlerin.

    Le lac de Saint-Andéol près de Marchastel.

    À cheval sur les départements de la Lozère, du Cantal et de l’Aveyron, le gigantesque plateau de l’Aubrac tire son nom de l’expression occitane alto braco, qui signifie « lieu élevé ». Ce plateau se présente comme une grande table basaltique dressée à 1 200 mètres d’altitude, et culmine à 1470 mètres au signal de Maillebiau. Jusqu’aux alentours de l’an 1100, il était couvert de forêts.

    Les brigands s’y cachaient et détroussaient les pèlerins sans aucune pitié. La rudesse du climat et l’insécurité de la traversée des lieux conduisirent un certain Adalard, comte d’origine flamande, à fonder une abbaye pour protéger les pèlerins : la dômerie d’Aubrac, dont la cloche, Maria, orientait les « vagabonds de Dieu » perdus, fut édifiée par des moines en 1120. Il reste de cet ancien monastère quelques vestiges : l’église romane, un bâtiment du XVe siècle, une tour carrée qui aurait été bâtie vers 1350 pour protéger la dômerie des attaques des Anglais.

    Tapis au creux des forêts de l'Aubrac du XIe siècle, les brigands détroussaient les « vagabonds de Dieu »

    On raconte que les moines pendirent les brigands et défrichèrent le plateau. Ces espaces étaient trop élevés en altitude pour cultiver rentablement des céréales, mais l’herbe y poussait merveilleusement bien. C’est ainsi que l’élevage a commencé et qu’est née la race rustique et très résistante d’Aubrac. Tapissé de pâturages à perte de vue, le territoire de l’Aubrac est divisé en quelque trois cents « montagnes », issues des grandes exploitations monastiques de l’Aubrac du XIIe siècle. Cette immense mer sauvage et mystérieuse, entrecoupée de murets de pierre, abrite une flore et une faune tout à fait remarquables.

    FLORE D'AUBRAC
    Le thé d'Aubrac. C'est une spécialité locale. Appelé aussi calament, il se reconnait à ses feuilles argentées, ses grappes de fleurs roses et son odeur suave. Ses fleurs, recueillies en été pour être séchées, produisent une infusion reconnue pour ses qualités sédatives, digestives et toniques.
    La gentiane. Portant haut ses fleurs jaunes, elle égaie de sa couleur vive les versants les plus sauvages de l'Aubrac. Il faut attendre une trentaine d'années pour que ses racines fourchues puissent être utilisées. Le gentianaire, à l'aide d'une pioche, les arrache. Elles sont appréciées pour leurs vertus toniques et fébrifuges. Elles entrent aussi dans la composition d'apéritifs.
    Les narcisses. Ils sont si abondants au moment de la floraison - fin mai, début juin - que les prés semblent couverts de neige ! Ils sont ramassés au peigne sur l'Aubrac pour être expédiés à Grasse qui les utilise en parfumerie.
    Lest jonquilles. Elles sont certes très répandues en France, mais vous n'en verrez rarement autant que dans l'Aubrac.
    Et aussi, la digitale, l'armoise, l'arnica, la menthe sauvage.

     

    Photos-Villes du Monde 2:  Compostelle : Aubrac, le « vertige l’horizontal »

     

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    Compostelle : d'Aumont-Aubrac à Nasbinals

     

    Par Hugues Dérouard
    source : Hors-série Compostelle
     

    Sur le chemin de Compostelle, d'Aumont-Aubrac à Nasbinals. Etape redoutable, étape redoutée... Témoignage. Dans les pas d'un pèlerin.

    Sur les plateaux de l'Aubrac, chaos granitique parcouru par La FolleDans l'Aubrac, chaos granitique parcouru par la Folle.

    Le plateau de l’Aubrac. Voici l’étape que l’on redoute mais que l’on espère toujours ! «Dans ces lieux d’horreur et de vaste solitude, les jacquets souffriront mille morts», avertissait Aymeri Picaud dans son guide, au XIIe siècle. Depuis près de mille ans, les récits des pèlerins ont en fait un véritable mythe. Aujourd’hui encore, lorsque l’on demande aux marcheurs l’étape qui les a le plus marqués, ils citent bien souvent l’Aubrac…


    À partir du gros bourg d’Aumont-Aubrac, recroquevillé au pied du plateau, le GR65 chemine durant de longs kilomètres à travers des forêts de pins que l’on a déjà longuement côtoyées les jours précédents…Il faudra attendre le carrefour des Quatre-Chemins, quelques kilomètres plus loin, pour avoir l’impression de se lancer dans l’aventure. Ici, une dernière halte s’impose «Chez Régine», bistrot-institution, ultime oasis avant d’attaquer le désert de l’Aubrac.

    Plateau de l'Aubrac sur le chemin de CompostelleSur les hauts-plateaux de l'Aubrac

    «Alors, on va dans la pampa?», lance, moqueur, un paysan du coin à des marcheurs. Le chemin s’élève ensuite vers les prairies. Nous empruntons les drailles, ces sentes bordées de murets de pierres sèches tracées au cours des siècles par les troupeauxde moutons, venant paître pendant l’estive.

    Aujourd’hui, vaches et taureaux aubrac les ont remplacés, matant de leur regard andalou – «de grands yeux charbonneux de mauvaise femme», disait l’écrivain Henri Pourrat – les improbables visiteurs. Les kilomètres qui vont suivre seront beaux mais désolés, solitaires, hostiles.


    Les étés sont brefs, les hivers rudes et longs sur cette grande table basaltique de l’Aubrac, qui s’étire sur quarante kilomètres et découpée en montagnes. Bientôt, il n’y aura plus aucun arbre à l’horizon, mais une prairie infinie, à l’herbe jaunie balayée par les vents. Les clôtures se confondent avec les roches et, quand le brouillard s’en mêle, les chaos granitiques deviennent fantomatiques, réveillent les légendes.

    Surtout, ne quittez pas le chemin sur la ligne de crête… si le brouillard persiste, nous glissait la veille l’hôtelier.

    Jadis, les pèlerins devaient ici se garder des loups – quelques-uns ont été aperçus récemment, venant d’Italie et rejoignant probablement les Pyrénées –, des aubergistes malhonnêtes, des bandits prêts à détrousser ceux qui s’égaraient dans la nuit, le brouillard ou la neige.

    Pelerins sur les routes de l'AubracPélerins sur les routes de l'Aubrac. Ici, à Saint-Chély-d'Aubrac, le pont sur la Boralde.


    Le marcheur ne compte plus les kilomètres. Son regard cherche à s’accrocher à quelque chose. En vain. Les hameaux sont rares et seuls quelques burons rappellent la présence de l’homme. L’immensité saisit la gorge. Un «morceau de continent chauve», écrivait Julien Gracq. Mais le paysage est splendide. Impossible de s’en lasser. Julien Gracq, encore : « Sur ces hauts plateaux déployés où la pesanteur semble se réduire comme sur une mer de la Lune, un vertige horizontal se déclenche en moi qui, comme l’autre à tomber, m’incite à courir, à perte de vue, à perdre haleine.»

    Sur cette grande table basaltique de l’Aubrac, l’immensité est saisissante. Un «morceau de continent chauve», disait Julien Gracq, mais les paysages sont splendides.

    Nasbinals, près du toit de l’Aubrac à 1470 mètres d’altitude, est d’un premier secours pour les marcheurs avec son église romane, typiquement auvergnate aux murs de basalte brun et au toit de schiste. Épuisés et heureux, ils profitent ici d’une halte bien méritée. Demain, les derniers pas sur le plateau de l’Aubrac ne seront pas les moindres.

    Le village de Saint-Chély-d'Aubrac, étape sur le chemin de CompostelleSaint-Chély-d'Aubrac, halte sur le chemin de Compostelle.

     

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    Compostelle : de Saint-Privat-d'Allier

    à Saugues

     

    Par Hughes Derouard
    source : Hors-série Compostelle
     

    Sur le chemin de Compostelle, parcourez le pays de la Bête, tout près du plateau du Gévaudan. Marchez dans les pas d'un pèlerin.

    Compostelle, sur le chemin du VelaySur le chemin du Velay, en route pour Compostelle.

    Mal aux jambes au réveil. «La première journée de marche est la plus diff icile, commente René, un Picard bien équipé. «Pensez à faire des étirements à la fin de la journée. » Il dispose d’un petit outil électronique dont il n’est pas peu fier : il permet de calculer le dénivelé, la vitesse à laquelle il marche et dispose d’un enregistreur du nombre de pas alignés !

    Le nid d’aigle de Rochegude surgit à la verticale peu après le départ. De son château, il ne reste aujourd’hui que des ruines çà et là ainsi qu’une charmante petite chapelle Saint-Jacques, accrochée à son rocher, d’où la vue sur les gorges de l’Allier est sublime. Le chemin s’engage ensuite dans une sente très escarpée, glissante sur des grosses roches. Il nous mène à Monistrol d’Allier, au coeur des gorges sauvages de la rivière. Halte à l’unique épicerie du village pour un pique-nique improvisé au bord du bruyant cours d’eau. Ici l’art roman (l’église est un ancien prieuré qui dépendait de l’abbaye de La Chaise-Dieu) côtoie une usine électrique.

    Après Monistrol-d’Allier, à 619 mètres d’altitude, la montée pour rejoindre Montaure, à 1022 mètres, sur le rebord du plateau du Gévaudan, est impressionnante. L’ascension est tuante, elle appelle quelques pauses réparatrices qui nous permettent de contempler les falaises de prismes basaltiques. Nous faisons une courte halte sur les marches de l’étonnante chapelle troglodytique dédiée à sainte Madeleine, dont la façade, du XVIIe siècle, ferme une grotte préhistorique. Et la route continue à grimper. Le soleil donne l’impression de taper fort pour cette fin du mois d’octobre. Antoine, qui a entrepris avec un groupe d’amis une randonnée sur les chemins de Compostelle jusqu’à Aumont-Aubrac, semble perdu. Il marche seul, titubant devant son petit groupe. À la pause, il s’allonge sans prononcer une seule parole. Il est épuisé. Ailleurs. Sa femme lui reproche de fumer. René va dans une ferme qui propose des bâtons de pèlerin à dix euros. « Cela devrait l’aider », dit-il ; c’est décidément monsieur Bons Conseils.

    Pelerin descendant vers SauguesPèlerin descendant vers Saugues


    La suite du parcours n’est plus qu’un cheminement tranquille où d’agréables bosquets bordent les nombreuses prairies. La dernière descente vers Saugues, capitale du Gévaudan bâtie au bord de la Seuge, nous permet d’admirer ce gros bourg regroupé autour de la tour des Anglais – un donjon carré du XIIIe siècle – et de la collégiale Saint-Médard, qui a, dans son trésor, une des plus belles vierges romanes assises ainsi qu’une pietà du XVe siècle. Mais voilà que le jour commence à baisser. Les nuages se font nombreux. On frissonne. N’est-ce pas le pays de la Bête ?

     

    Photos-Villes du Monde 2:  Compostelle : de Saint-Privat-d'Allier à Saugues

     

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    10 choses à faire absolument à Toulouse

     

    Par Léa Billon
     

    Il y a des incontournables dans ce chef-lieu de la Haute-Garonne. Alors pour ne pas passer à côté de la ville rose, voici notre liste des choses à ne surtout pas manquer !

    1 - Découvrir le Capitole

    Le Capitole de ToulouseSiège du pouvoir municipal depuis le XIIème siècle, ce chef d’œuvre néoclassique déploie sa majestueuse façade de briques et de pierres sur l’incontournable place du Capitole. Il a été agrandi, transformé, embelli au fil des époques. Les décors inscrits sur ses murs racontent les grands moments de l’histoire toulousaine : de l’épisode cathare à la création des Jeux floraux, des comtes de Toulouse au siège de la ville. Célèbre pour ses salles d’apparat ; ne manquez pas la Salle des Illustres : Henri Martin, Jean-Paul Laurens, Paul Gervais et bien d’autres artistes ont peint ou sculpté le décor de ces salles. Amateurs d’art lyrique ? Le Capitole, c’est aussi le célèbre opéra de Toulouse. 

    À faire au Capitole

    df_toulouse-galerue_ottoulouse.jpg
    • S’émerveiller des peintures, moulures et fastes des salles de réception du Capitole (1erétage de l’hôtel de Ville). 
    • Se prendre en photo sur la place du Capitole en se positionnant sur son signe astrologique sur la croix occitane de Raymond Moretti au sol au centre de la place.
    • Flâner sous les arcades de la Place du Capitole pour découvrir les 2000 ans d’art et d’Histoire de Toulouse via les peintures au plafond de la Galerue.
    • Boire au verre ou se restaurer dans la brasserie mythique « Le Bibent » classée par les monuments nationaux. 

    2 - Se refraîchir au bord de la Garonne

    Remerciements à Loic Bourniquel pour cette superbe photo !

    Quai de la Daurade à ToulouseDécouvrez le fleuve Garonne (idéal aussi pour faire un pique-nique) ou le Canal du Midi, classé par l’Unesco, à vélo ou en bateau ou le temps d’un jogging ou d'une activité aquatique ludique : bouée, paddle, wake board, ski nautique,...

    3 - Se découvrir une âme d’aviateur

    L’usine Airbus jean-Luc LagardèreMontez à bord d’avions de légende avec les visites du nouveau musée de l’aéronautique Aeroscopia (ouvert mi-janvier 2015) et de l’usine Airbus jean-Luc Lagardère où est produit le géant des airs, l’A380. Pour tout savoir sur les défis permanents rencontrés par Airbus, Let's Visit Airbus propose 3 circuits pour une visite guidée originale et attractive.

    4 - Prendre le temps d’une balade gourmande

    Navarre table d'hôtes à ToulouseDégustez les spécialités locales et régionales dans les marchés de Toulouse (attention, ils ne se tiennent que le matin, et jamais le lundi), notamment les marchés Victor Hugo et Des Carmes. Le 1er étage du marché Victor Hugo offre un panel de petits restaurants à ne pas manquer, ouverts uniquement pour le déjeuner, ils sont tous à des prix abordables et proposent des produits très frais. Le plus connu : Le louchebem (qui a son titre de maître-restaurateur). Ne pas manquer aussi le marché de Saint-Aubin qui se tient uniquement le dimanche matin (bourgeois bohème, ambiance de village, tout type de produits alimentaires, fleurs, prêt-à-porter, accessoires, volailles vendues vivantes, et même musiciens : très couru !)

    Les spécialités culinaires

    • La fameuse Saucisse de Toulouse avec son label « Véritable saucisse de Toulouse » 
    • L’incontournable cassoulet toulousain (à base de Haricots tarbais)
    • Les produits à base de canard et volaille (foie gras, magret, confit…)
    • Charcuterie à base de Porc Noir de Bigorre (du jambon blanc au chorizo) 
    • L’antique gâteau de voyage toulousain : le Fénétra 
    • Les cachous Lajaunie de Toulouse
    • Le gâteau régional le Pastis Gascon 
    • Les glaces de chez Octave 
    • Les fromages affinés de chez Xavier sur la place du marché Victor Hugo
    • Les Vins du Sud-Ouest (Fronton avec son cépage endémique La Négrette au goût de violette !, Gaillac, Cahors, Madiran, Côtes de Gascogne, etc…) sans oublier l’Armagnac.

    L'antique gâteau de voyage toulousain 

    Le Fénétra spécialité de Toulouse

    Composé de pâte d’amandes, de meringue et d’écorces de citron confites, le Fénétra est la spécialité gastronomique de Toulouse. Méconnu, ce gâteau aux origines gallo-romaines était consommé une fois par an, au mois de mars lors de la Férétralia, la fête des morts, où les Toulousains se rendaient en procession à la grande nécropole du sud de la ville. Il deviendra quelques années plus tard le dessert incontournable des repas de famille du dimanche. Une tradition qui va s’éteindre à l’entre-deux-guerres. Aujourd’hui et depuis 1963, la fête du Grand Fénétra a été remise au goût du jour. Chaque dernier week-end de juin, une grande fête, hommage à cette gourmandise, est organisée.

    Seules trois pâtisseries en vendent toute l’année.  À déguster principalement à la boutique Régals, aux pâtisseries la Bonbonnière et le Galonier. 

    Découvrez la recette du Fénétra sur le blog Gourmandise sans frontières.

    5 - Tout savoir sur la Violette

    Une violettePour déguster, sentir et tout savoir de la fleur emblématique la Violette de Toulouse (d’où son surnom de Cité des Violettes), rendez-vous à bord de la péniche Maison de la Violette. 

    6 - Déambuler de la Basilique St Sernin à l'exceptionnel Couvent des Jacobins

    La basilique Saint Sernin à Toulouse

    L'église Saint Sernin illumine le soir
    D'une fleur de corail que le soleil arrose

    Claude Nougaro

    Sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, la basilique Saint-Sernin, chef d’œuvre d'art roman, est inscrite parmi les joyaux du patrimoine mondial (UNESCO). Élevée en l’honneur de Saint Saturnin (ou Sernin), premier évêque de Toulouse, sa construction s’est étalée du XIème au XIIIème siècle. Déambulez autour de l’édifice et admirez le chevet élégant, échelonné des chapelles jusqu’au clocher octogonal, caractéristique de l’architecture toulousaine. A l’intérieur, 5 amples nefs voûtées convergent vers le chœur et le baldaquin de bois doré et de marbre. Accédez aux cryptes et au tour des corps saints, trésor de reliques qui témoigne du prestigieux passé de cette église de pèlerinage.

    Couvent des Jacobins à ToulouseCouvent dominicain édifié à partir de 1229, les Jacobins constituent un témoignage exceptionnel du gothique méridional. Cette architecture de briques applique les principes élaborés pour les cathédrales du royaume de France. Son église abrite les reliques de Saint-Thomas d’Aquin. Entièrement rénové depuis mai 2015, il offre un superbe cloître, un « palmier » architectural inéditt, des jeux de reflet de vitraux superbes projetés sur les murs,... Le cloître, l’ancien réfectoire et la chapelle Saint-Antonin, escales de fraîcheur et de tranquillité, sont également des lieux dédiés à des concerts et des expositions.

    7 - ​Partir à la conquête de l’Univers à la Cité de l’espace

    La cité de l'espace à ToulouseExplorez l'espace de manière inédite et percez tous les secrets de l'univers. Avec le cinéma sur écran géant IMAX et le planétarium, plongez dans l'image et devenez le passager privilégié d'un voyage aux confins du cosmos : immersion totale garantie ! Le parc de 4 ha permet de découvrir la réplique grandeur nature de la fusée Ariane 5 (53 mètres de haut), du vaisseau Soyouz et du satellite d'observation de la terre ERS2. Vous pouvez pénétrer à bord de la station spatiale Mir avec tous ses équipements et vous imaginer astronaute. L'Astrojump met au défi vos capacités physiques en testant votre sens de l'équilibre, en défiant la gravité. Sauriez-vous marcher sur la Lune et sur la planète Mars ?

    Cet été, vivez des expériences spatiales hors du commun

    Profitez des jardins de la Cité de l’espace lors d’une belle soirée d’été et d’une nocturne, chaque jeudi, du 16 juillet au 27 août. Suivez les missions Rosetta et Curiosity avec l’exposition temporaire Explorations Extrêmes. Vivez des expériences sensorielles inédites : installez-vous dans un vaisseau Soyouz, marchez comme sur la Lune avec le Moon Runner ou observez le ciel au télescope dans la Coupole de l’Astronome. A la Cité de l’espace les expériences étonnantes sont multiples et adaptées à tous les curieux, adultes comme enfants (renseignements : www.cite-espace.com)

    8 - Faire une pause culturelle

    Musée des AugustinsEnvie d'une escapade culturelle ? À Toulouse vous avez rendez-vous avec l'art, l'Histoire, les sciences,... En famille ou entre amis, la culture est à la portée de tous dans les trois principaux musées de la ville (Les Augustins/beaux arts, Les Abattoirs/art moderne et contemporain, le Muséum d’Histoire Naturelle) et la Fondation Bemberg. 

    Les incontournables

    • Le musée des Augustins, notamment pour son installation artistique temporaire avec Jorge Pardo jusqu’à mi 2016.
    • Le musée des Abattoirs  pour son hommage à Picasso, en deux temps : jusqu’au 30 août 2015 – Picasso, les 50 ans d’un don (relatif au don de Picasso à la Ville de Toulouse d’un gigantesque rideau de scène de Théâtre ponctuellement exposé en raison de sa fragilité). Du 18 sept 2015 au 31 janvier 2016 – Picasso, Horizon mythologique.
    • Le Muséum – le musée plus visité de Toulouse fête ses 150 ans en 2015  ! Récemment ré-ouvert en 2008, complètement rénové, il dépoussière le concept de muséum et sert d’exemples aux muséums d’autres pays. Il inclut notamment un étonnant et inédit « mur des squelettes ».
    • La Fondation Bemberg  pour sa superbe collection permanente de tableaux de Bonnard (la plus importante d’Europe) et son exposition estivale sur les Majoliques italiennes ( 25- juin – 27 sept 2015). 

    9 - Marcher dans les pas des marchands de pastel

    L'hôtel d'Assézat à ToulouseChef d’œuvre de la renaissance classique, l’Hôtel d'Assézat fut édifié pour Pierre d’Assézat, marchand pastelier et capitoul de Toulouse. Suivez la visite guidée « Bleu pastel » (tous les mercredis de juillet et août) proposée par l’Office de Tourisme. Vous déambulez dans les ruelles du centre historique à la recherche des hôtels particuliers bâtis à l’âge d’or toulousain par les marchands pasteliers. À l’hôtel Delfau, découvrez l’incroyable alchimie en direct grâce à une démonstration de teinture. La visite s’achève sur les usages actuels de la célèbre plante grâce à une démonstration de teinture et une séance de découverte de ses vertus cosmétiques. La visite inclut l’incontournable Hôtel d’Assézat.

    10 - Supporter le stade Toulousain

    Supporters du stade ToulousainParticiper à un match de rugby du Stade Toulousain ! Jouer les supporters en rouge et noir ou, à défaut, participer à la visite du Stade proposée par l’OT Toulouse .  Suivez le guide et mettez vos pas dans ceux des joueurs mythiques de l'équipe. Après avoir évoqué en images l'histoire du rugby toulousain, parcourez le stade et découvrez les espaces d'entraînements, les tribunes et les loges, le mur et les coupes du palmarès (renseignements et réservation).

     

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    Saint-Cirq-Lapopie : un village de rêve entre Lot et causse de Limogne

     

    Par Détours en France
    source : Hors Série - Les plus beaux villages de nos régions 2012, p.64
     
     

    Suspendue à près de 100 mètres au-dessus d’un méandre du Lot, la belle quercinoise bruisse d’une intense vie culturelle et artistique.  André Breton, un poète qui y avait notamment trouvé une clé essentielle de son existence.

    Panorama

    Un rêve vertigineux

    Il y a les villages dont on rêve et les villages de rêve. Saint-Cirq-Lapopie appartient aux seconds. Un site, incroyable, en surplomb vertigineux au-dessus du Lot et de ses mystères préhistoriques d’un côté, s’ouvrant sur le causse de Limogne de l’autre.

    Pour ne pas succomber à son charme, il faut avoir perdu l’usage de ses cinq sens !

    Une harmonie de vieilles maisons quercinoises qui se lovent au fil de ruelles fleuries, de carriéroux (ruelles) et d’escaliers. Le poète surréaliste André Breton y eut une révélation : celle d’y avoir trouvé son « paradis terrestre », rien que ça ! Saillant de sa terrasse rocheuse, l’église gothique fortifiée date du début XVIe siècle.

    Panorama

    C’est un spectacle inoubliable lorsque, après avoir emprunté, au départ de Cahors, la route bordée de falaises qui se faufile dans la vallée du Lot, on découvre Saint-Cirq-Lapopie. Perché à près de 100 mètres au-dessus de la rivière, ce village épouse majestueusement le relief rocheux.

    Saint-Cirq offre au soleil levant ses belles façades blondes et ses toitures pentues de tuiles brunes, étagées à flanc de colline. Au sommet se dresse le puissant clocher fortifié de l’église gothique du XVIe siècle, avec sa chapelle romane et sa terrasse offrant une vue inoubliable sur la vallée, dont le chemin de halage est taillé dans le calcaire.

    Eglise

    En contrebas, subsistent les ruines du château des seigneurs Cardaillac, détruit sur ordre de Charles VIII.

    Une touche florale

    Ici, pas une bâtisse ne vient rompre l’harmonie de l’ensemble. De rues en ruelles, de passages en escaliers se dévoilent des maisons où l'influence des seigneurs du Moyen Âge, celle des envahisseurs anglais, celle d’artistes et d’artisans s’entremêlent. 

    Maison fleurie

    Les bâtisses du XIIIe aux XIVe siècles, aux façades souvent hautes et étroites, ont des fenêtres à meneaux ou à arcatures, de fières portes travaillées, des encorbellements, des courettes fleuries. Les arcades des échoppes de chaudronniers, peaussiers ou tourneurs abritent de nos jours boutiques et auberges.

    L'histoire du bourg

    Lorsque l’on évoque Saint-Cirq, impossible de ne pas mentionner André Breton, l’une de ces figures les plus marquantes. Jusqu’à sa mort en 1966, il y occupe une ancienne auberge de mariniers du XIIIe siècle, place du Carol, en bas du village, où il passe tous ses étés.
    Le poète et écrivain a la « révélation » en 1950, lors de l’inauguration de la « Route sans frontières n° 1 » (imaginée par le mouvement pacifiste Citoyens du monde) qui passait par le village. Saint-Cirq lui apparaît telle « une rose impossible dans la nuit ».

    Maisons typiques

    Il écrivit : « Saint-Cirq a disposé sur moi du seul enchantement : celui qui fixe à tout jamais. J’ai cessé de me désirer ailleurs. Je crois que le secret de sa poésie s’apparente à celui de certaines Illuminations de Rimbaud, qu’il est le produit du plus rare équilibre dans la plus parfaite dénivellation des plans. »
    Rien que ça. Ses amis Tsuguharu Fujita, Max Ernst ou Man Ray viennent régulièrement le rejoindre, donnant à ce village si paisible une touche d’excentricité et de poésie. Ils refont le monde le soir dans les cafés, quand, dans la journée, ils partent sur les grèves du Lot en quête d’agates… Breton en trouve tant qu’il a l’impression, dit-il, de « fouler le sol du paradis terrestre ».

    Muraille

    Résident estival lui aussi, le peintre espagnol Pierre Daura, trouvera à Saint-Cirq l’inspiration pour ses toiles abstraites. À sa mort en 1976, il lègue à la région Midi-Pyrénées sa maison (XIIIe-XIVe siècles), métamorphosée en un prestigieux laboratoire accueillant en résidence des artistes du monde entier.

    Le dernier tourneur sur bois

    Au Moyen Âge et jusqu’au XIXe siècle, Saint-Cirq était renommé pour ses artisans, les « roubinetaïres ». Ces tourneurs sur bois étaient appelés ainsi car ils réalisaient surtout des robinets de tonneaux à vins, qui étaient ensuite transportés par gabares sur le Lot.
    Patrick Vinel, dernier d’une dynastie de cinq générations, a repris l’atelier familial il y a neuf ans et est aujourd’hui le seul à perpétuer la tradition. Son échoppe est dans la rue principale et toujours ouverte aux curieux.
    05 65 31 20 54

     

    Photos-Villes du Monde 2:

     

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