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    Strasbourg : la petite France

     

    Par Jean-Marie Steinlein et Dominique Roger
     
    source : Détours en France n°173, p. 32
     

    À Strasbourg, l’Ill est bien plus qu’une rivière, elle s’apparente à une « alma mater » qui enlace son cœur dans ses deux bras et lui procure la forme d’une île.

     

     

    Le quai de la Petite France à Strasbourg
     
     

    Parfaitement conservée, la pittoresque Petite France ne fut pas toujours un but de promenade où s’extasier devant tant de romantisme. Pêcheurs, tanneurs et meuniers y travaillèrent âprement, loin d’imaginer, qu’un jour, on se damnerait pour un café sur le quai de la Petite France.

     

    La passerelle de l'Abreuvoir à Strasbourg
     
     

    Sur les bords de l'Ill face au quai des Bateliers, la cathédrale et la passerelle de l'Abreuvoir. Une facette d'un Strasbourg intime.

     

    Petite France, drôle de nom pour « l’île strasbourgeoise ». Le quartier tire son nom du « mal français », la syphilis, que les mercenaires de Charles VIII venaient soigner à leur retour des campagnes d’Italie dans un hôpital proche. La Renaissance, tardive, débute en Alsace dans les années 1520-1525. Les plus anciennes maisons à pans de bois et encorbellements datent de la fin du XVIe siècle.

     

    Place Benjamin Zix à Strasbourg
     
     

    La place Benjamin- Zix, dessinateur de l’épopée napoléonienne. De vélos en canaux, on aime son petit air hollandais.

     

    Place Benjamin-Zix, la maison des Tanneurs – convertie en une bonne table, tabernacle dédié à la déesse choucroute ! – comporte des galeries, fermées au premier étage, ouvertes au second, qui étaient utilisées pour le séchage des peaux. C’est là que se réunissait la corporation des tanneurs. Longtemps, cette enclave parcourue par l’Ill fut extrêmement pauvre, et son urbanisme, laissé quelque peu à l’abandon. Il faut attendre les années 1970 pour que le quartier commence à sérieusement se transformer. L’interdiction à la circulation automobile donnera le feu vert à l’installation d’une petite « campagne en ville » où les Strasbourgeois viennent pour le charme romantique des petits jardins et pour y établir, dans les tavernes et les bonnes tables, leurs « stammtischs » (tables d’hôtes) dominicales (L’Ami Schutz, le Lohkas ou La Cambuse tenue depuis plus de trente ans par Babeth Lefebvre ...).

     

    Excursions sur l'Ill
     
     

    La Petite France se découvre lentement, au fil de l’eau. Les excursions sur l’Ill sont toujours instructives.
     

    Des histoires d'eaux

    L’emprise aquatique est très présente à la Petite France, et longtemps on pensait que c’était la Bruche qui ceinturait Strasbourg, et non l’Ill. La Bruche, qui vient du massif vosgien, était censée avoir un débit supérieur. C’est pourquoi l’on trouve encore aujourd’hui au pied des Ponts-Couverts... un quai de la Bruche. À l’entrée, l’Ill se divise en cinq bras, l’un partant vers le nord appelé canal du Faux-Rempart, et quatre autres bras qui vont se rejoindre à la sortie de la Petite France. L’eau a conditionné les activités de ce quartier de meuniers et de tanneurs. Ainsi qu’une troisième activité à laquelle on pense moins : les bains de vapeur. Rue du Bain-aux-Plantes, on prenait soin de son hygiène tout en se délassant. On se baignait dans des bains abrités, dans des cuveaux avec une eau améliorée parfois de soufre, de soude ou de plantes. Certains bains étaient à ciel ouvert. Avec le principe de précaution voulu par la municipalité, les bains Mathis, extérieurs, ont fermé à partir de 1957.

     

    Le passage Georges-Frankhauser à Strasbourg
     
     

    En face des Ponts-Couverts, le barrage Vauban (qui n’a pas été construit par Vauban) se traverse par le passage Georges-Frankhauser. Et comme l’art est partout à Strasbourg, pensez à jeter un œil derrière les grilles : une quarantaine de statues, dont des originaux en plâtre du palais des Rohan, sont exposées.

    L’ancien et l’actuel se côtoient

    Avec l’électricité, les glacières s’installent dans le quartier de la Petite France afin de bénéficier de la force hydraulique. Le bâtiment de l’une d’entre elles a été transformé en hôtel de luxe, le Régent Petite France, qui a conservé l’ancien appareillage restauré de ses glacières. En plein cœur du quartier, les Ponts-Couverts, trois ponts enjambant l’Ill et quatre tours fortifiées, et le barrage Vauban composent avec l’hôtel du Département et le musée d’Art moderne et contemporain un ensemble architectural où l’ancien et l’actuel se côtoient dans une belle harmonie. Les Ponts-Couverts ont constitué l’élément défensif qui a permis de protéger Strasbourg contre une éventuelle attaque fluviale. Louis XIV fera de la ville une place forte et d’importants travaux seront confiés par Vauban à son ingénieur général, Jacques Terrade. Les fermetures des vannes de ce barrage provoquaient l’inondation du sud de la ville, bloquant ainsi l’avancée de l’ennemi. Depuis les travaux de rénovation du barrage Vauban, il est possible d’accéder à nouveau à la terrasse panoramique : vue majestueuse sur la cathédrale et la « grande île », classée au patri- moine mondial de l’Unesco.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Strasbourg : la petite France

     

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    Nîmes mise sur son passé romain

     

    Le musée de la Romanité est organisé autour... (Photo AFP)

     

    Le musée de la Romanité est organisé autour d'une rue intérieure suivant le tracé de l'ancien rempart augustéen.

    PHOTO AFP

     
    ISABELLE LIGNER
    Agence France-Presse
    Nîmes
     

    Avec un nouveau musée dont l'architecture contemporaine face aux arènes est vertement critiquée par des experts internationaux du patrimoine et une candidature laborieuse à l'Unesco, Nîmes, au sud de la France, mise tardivement sur son passé romain.

    Inauguré samedi par la ministre française de la Culture Françoise Nyssen, le musée de la Romanité est organisé autour d'une rue intérieure suivant le tracé de l'ancien rempart augustéen. Il est doté d'un toit terrasse offrant un panorama exceptionnel et d'un jardin, ouverts à tous.

    Mosaïques, fresques, statues, objets de la vie quotidienne...: quelque 5000 oeuvres antiques sont désormais présentées dans un espace ultramoderne de métal et de verre de 9200 m2, selon un parcours chronologique et thématique allant du 7e siècle avant notre ère jusqu'au Moyen-Âge.

    Symboliquement, le projet muséographique est «centré autour de l'atrium de 17 mètres dans lequel est exposé un fragment du Sanctuaire de la Fontaine, en allusion à la source originelle et à sa divinité, Némausus, qui ont donné naissance à Nîmes», explique la conservatrice en chef Dominique Darde.

     

    Les riches collections archéologiques nîmoises étaient jusqu'ici à l'étroit dans un musée du 19e siècle alors que la ville d'Arles voisine avait créé dès 1995 son vaste «musée bleu» le long du Rhône.

     

    Pour abriter ces trésors antiques, la municipalité nîmoise a voulu «face aux Arènes, un geste architectural contemporain comparable à celui de Norman Forster et son Carré d'Art» construit en 1993 face à l'un des autres monuments romains phare de la ville, la Maison Carrée, explique Daniel-Jean Valade, adjoint au maire chargé de la culture.

    Mais, comme en 1993, ce choix et son coût - près de 60 millions d'euros - sont loin de faire l'unanimité. Certains Nîmois qualifient de «chef d'oeuvre» la façade carrée constituée de milliers de lames de verre sérigraphié rappelant le drapé d'une toge ou une mosaïque. D'autres dénoncent «une pollution visuelle horrible et coûteuse».


    Photos-Villes du Monde 4:  Nîmes mise sur son passé romain

    Quelques sculptures que l'on peut admirer au musée de la Romanité.

    PHOTO AFP

     

    «Réticences»

    «La construction du musée de la Romanité situé à proximité de l'amphithéâtre» constitue «une menace grave pour l'intégrité» du patrimoine de Nîmes, assènent de leur côté les experts du Conseil International des monuments et des sites (Icomos) dans un rapport d'évaluation en vue de la session du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco qui doit décider fin juin/début juillet à Bahreïn du sort du dossier nîmois.

    «On observe souvent des réticences concernant la juxtaposition de bâtiments contemporains au patrimoine antique, comme on l'a déjà fait avec la pyramide du Louvre ou encore le Carré d'Art face à la Maison Carrée, et le musée de l'Acropole à Athènes», rétorque Elisabeth de Portzamparc, qui a imaginé le musée de la Romanité. «L'architecture moderne a aussi détruit des villes, mais il serait étrange de se positionner contre l'architecture contemporaine qui produit des chefs d'oeuvre dignes de ceux du passé....», estime l'architecte.

    «L'analyse comparative n'a pas démontré» que Nîmes «se distingue suffisamment d'autres villes aux origines romaines similaires», déplorent également les experts de l'Icomos.

    Alors que des sites voisins comme Arles, le Pont-du-Gard ou Orange, ont accompli les démarches et obtenu un classement au patrimoine mondial dès le début des années 1980, le processus est aujourd'hui beaucoup plus long et complexe, souligne Mary Bourgade, adjointe au maire de Nîmes en charge du tourisme et du dossier Unesco.

    «On a été surpris par cet avis (de l'Icomos) mais on est confiants, on a un bon dossier», assure-t-elle. «Ce qui est important c'est que l'État français nous soutienne».

    La ville espère développer le tourisme national et international grâce à son nouveau musée, un possible classement Unesco et un «circuit» qui la relierait à d'autres sites comparables et «complémentaires», souligne Mme Bourgade.

    Mais là encore les experts internationaux lancent un avertissement sévère à Nîmes sur «les effets potentiellement néfastes» du tourisme sur son patrimoine alors que la fréquentation de ses monuments romains a bondi de 50% en 10 ans.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Nîmes mise sur son passé romain

     

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    Bons plans à Tallinn

     

    Remparts, tours et vieux clochers font partie intégrante... (Photo Isabelle Gonthier, La Presse)

     

    Remparts, tours et vieux clochers font partie intégrante du paysage de Tallinn.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     
     

    Remparts, tours et vieux clochers font partie intégrante du paysage de Tallinn. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, la vieille ville fortifiée regorge de trésors à découvrir. Au-delà de son histoire, la capitale estonienne plaira aux voyageurs friands d'architecture, de culture et de gastronomie.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Érigée au XVe siècle, la tour d'artillerie Kiek in de Kök a été transformée en musée consacré à l'histoire des remparts de Tallinn.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour explorer les fortifications: Kiek in de Kök

    Jadis protégée par des fortifications, la vieille ville regorge aujourd'hui de vestiges qui ont su résister au temps.

    Érigée au XVe siècle, la tour d'artillerie Kiek in de Kök a été transformée en musée consacré à l'histoire des remparts de Tallinn.

     

    Les menaces contre lesquelles la cité a dû se défendre sont racontées à l'aide d'armes, de maquettes et de vidéos.

    On peut ajouter une visite guidée des tunnels qui ont servi à la fois d'abri en temps de guerre, de repaire pour les sans-abri et de lieu de rassemblement pour des fêtes.

     

    2, Komandandi tee

    Consultez le site du musée Kiek in de Kök (en anglais): http://linnamuuseum.ee/en/kiek-de-kok/

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Aménagée pour les Jeux olympiques de Moscou de 1980, la Tour de la télévision est devenue un symbole.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour une dose d'adrénaline: Tour de la télévisionAménagée pour les Jeux olympiques de Moscou de 1980, la tour de la Télévision est devenue un symbole lorsque le pays a reproclamé son indépendance, en août 1991.

    Lorsque les troupes russes ont tenté de prendre le contrôle de l'édifice, des Estoniens se sont réfugiés à l'intérieur et ont résisté à l'assaut.

    Le 21e étage accueille aujourd'hui les visiteurs qui veulent profiter d'un panorama à 360 degrés sur les environs de Tallinn.

    Des ronds de vitre disposés sur le plancher donnent l'impression de se tenir dans le vide à 170 m de hauteur.

    Une sortie sur la plateforme extérieure garantit une généreuse dose d'adrénaline aux plus audacieux.

     

    58A, Kloostrimetsa tee 

    Consultez le site de la Tour de la télévision (en anglais): http://www.teletorn.ee/en/

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

     

    Les cinq coupoles noires de la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski sont facilement repérables dans le ciel de Tallinn.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour visiter une église orthodoxe: Cathédrale Alexandre NevskiLes cinq coupoles noires de la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski sont facilement repérables dans le ciel de Tallinn.

    En s'approchant de l'église située sur la colline de Toompea, on repère de nombreux détails dans les mosaïques et les moulures de sa structure.

    Ne ratez pas la chance d'y entrer pour découvrir ses superbes icônes. En contemplant les nombreuses décorations aux murs, il se peut que vous soyez témoin des rituels russes de prière, puisque des gens viennent s'y recueillir à tout moment de la journée.

    Discrétion exigée pour tous les touristes.

     

    10, Lossi plats

    Consultez le site de la cathédrale Alexandre Nevski (en anglais): http://tallinnanevskikatedraal.eu/en/

     

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Le Musée de plein air nous transporte dans la campagne estonienne des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour une escapade en forêt: Musée de plein airLe Musée de plein air nous transporte dans la campagne estonienne des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

    Des fermes, une école, une chapelle et un magasin général ont notamment été déménagés sur cet immense terrain pour illustrer la vie des villageois.

    Pour ajouter du réalisme, des comédiens incarnant les cultivateurs, les cuisinières ou les artisans sont présents le week-end.

    Il y a aussi une taverne ancienne, le Kolu Inn, où il est possible de goûter des plats typiques, dont l'assiette traditionnelle de fête composée de porc, de pommes de terre bouillies, de choucroute et de sauce aux canneberges.

     

    12, Vabaohumuuseumi tee

    Consultez le site du Musée de plein air (en anglais): http://evm.ee/eng/home

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Le Restoran O mise sur des produits locaux pour servir une cuisine aux influences nordiques.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour une expérience gastronomique: Restoran OClassé parmi les meilleures tables du pays, le Restoran O mise sur des produits locaux pour servir une cuisine aux influences nordiques.

    Au gré des saisons, les chefs étalent leur créativité pour concocter un menu fixe de 7 ou 11 services. De l'agneau, du sandre, du wapiti, auxquels on mélange de la cladonia, de la sève de bouleau fermentée ou du sarrasin...

    Chaque assiette se démarque par ses saveurs et sa présentation. Un réel plaisir pour le palais et pour les yeux!

    Et pourquoi ne pas s'offrir l'accord mets et vins pour rehausser l'expérience? Un repas qu'on n'est pas près d'oublier.

     

    6e, Mere puiestee

    Consultez le site du Restoran O (en anglais): http://restoran-o.ee/en/

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    C'est au Hell Hunt que nous avons repéré la meilleure sélection de bières.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour prendre un verre: Hell HuntOn s'aventure dans la rue Pikk en franchissant la porte de la tour Grosse Marguerite. Une promenade dans cette populaire artère vous permettra notamment d'observer l'architecture diversifiée de Tallinn.

    Parmi les nombreuses options de bars et de cafés où faire une pause, c'est au Hell Hunt que nous avons repéré la meilleure sélection de bières.

    Ce pub offre des produits locaux et importés, servis en bouteille ou en fût, dans un décor industriel et une ambiance décontractée.

    Attention, les collations offertes pour accompagner sa pinte (dumplings, hareng, pain à l'ail, etc.) pourraient vous donner le goût d'en commander une deuxième.

     

    39, Pikk 

    Consultez le site du Hell Hunt (en anglais): http://www.hellhunt.ee/eng/headquarters

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

     

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    Bons plans à Tunis

     

    La vue sur le golfe de Tunis et... (Photo Marie-Sophie L'Heureux, collaboration spéciale)

     

    La vue sur le golfe de Tunis et le cap Bon, du Café des Délices, à Sidi Bou Saïd, est époustouflante.

    PHOTO MARIE-SOPHIE L'HEUREUX, COLLABORATION SPÉCIALE

     
    MARIE-SOPHIE L'HEUREUX

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    Que ce soit pour s'imprégner de l'air salin de la Méditerranée, faire un saut dans l'histoire des civilisations ou savourer la culture maghrébine dans toute sa splendeur, Tunis est une destination incontournable de l'Afrique du Nord. Avec ses mille et une odeurs, saveurs et douceurs, y séjourner est toujours un festival des sens des plus dépaysants.

     

    Pour une vue époustouflante sur le golfe de Tunis et la Méditerranée: Le Café des Délices, à Sidi Bou Saïd

     

    Avec ses constructions blanches  aux légendaires portes bleues, Sidi Bou Saïd est l'endroit le plus prisé des touristes à Tunis, et avec raison, puisque la vue de la terrasse de son légendaire Café des Délices est à couper le souffle.

    Sidi Bou Saïd attire les artistes et écrivains depuis des siècles, de Gustave Flaubert à André Gide en passant par Simone de Beauvoir et Patrick Bruel, qui en a même tiré une chanson avec Félix Gray.

     

    Si on veut s'en mettre plein les yeux, c'est à voir.


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tunis

    Aux thermes d'Antonin, à Carthage, attention à ne pas photographier le palais présidentiel, juste à côté !

    PHOTO MARIE-SOPHIE L’HEUREUX, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour une promenade historique: Le site archéologique des thermes d'Antonin, à Carthage

    Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979, l'ancienne cité punique, située dans la partie nord de Tunis, se parcourt très bien à pied - et même sans guide -, ne serait-ce que pour s'imprégner de l'esprit du temps et se rappeler avec humilité à quel point on est soi-même peu de choses dans le cours de l'histoire et des civilisations.

    Prenez garde toutefois à ne pas prendre en photo la résidence officielle du président de la République juste à côté, au risque de recevoir un avertissement !

    http://www.patrimoinedetunisie.com.tn/fr/monuments/antonin.php

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tunis

    Un délicieux brick au Saf-Saf, à La Marsa

    PHOTO MARIE-SOPHIE L’HEUREUX, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour manger dans de succulents bouis-bouis: Le Saf-Saf, à La Marsa

    La Marsa est une station balnéaire du nord-est de Tunis très chic et très appréciée pour sa promenade en bord de mer, mais aussi pour son Saf-Saf, un café bordant une grande place où l'on trouve badauds et joueurs d'échecs.

    Profitez-en pour déguster un «fricassé» dans l'une des roulottes juste à côté de la place principale.

    Le fricassé, un petit pain frit farci de thon, d'olives noires, d'oeufs durs et d'harissa, tout comme le brick et le bambalouni - un délicieux feuilleté tunisien et un immense beignet très sucré - fait partie des mets qu'il faut absolument goûter à Tunis (en plus des olives et des dattes deglet nour).

    https://www.facebook.com/le.safsaf/

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tunis

    Le pittoresque désordre de la médina de Tunis

    PHOTO MARIE-SOPHIE L’HEUREUX, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour s'imprégner d'odeurs, de sons, et vivre au rythme de la ville: La médina de Tunis

    Située tout au bout de l'avenue Bourguiba et se déployant dans toutes les directions, la médina - ou vieille ville - est le coeur historique de Tunis.

    Elle s'étale sous vos yeux au détour de ruelles étroites, d'étals bien garnis et de marchands un brin (trop) insistants.

    En son centre se dresse l'immense mosquée Zitouna.

    Ne soyez donc pas étonné d'entendre la forte voix du muezzin dans tous les recoins de la médina alors que vous êtes en train de négocier une djellaba ou un sac en cuir de chèvre.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tunis

    Des escaliers qu'on dirait sortis d'un décor de Gaudí, au Ksar Ezzhara.

    PHOTO MARIE-SOPHIE L’HEUREUX, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour prendre le thé et s'extasier devant la beauté des lieux: Le Palais Zahra (Ksar Ezzhara)

    Bien caché dans la médina, le Ksar Ezzhara est un immense espace historique et culturel sur trois étages qui fait office à la fois de café, de salle de mariage et de salle d'exposition.

    Dans ce lieu très coloré, tout est peint à la main, des murs aux plafonds, et les escaliers semblent tout droit sortis d'un décor de Gaudí.

    On s'y rend aussi pour s'asseoir à la formidable terrasse intérieure et siroter un thé à la menthe bien sucré ou, plus tunisien encore, un thé aux pignons.

    32, rue Kotteb Louzir

    https://www.facebook.com/khasrelzhraatunislemdina/

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tunis

    L'hôtel Royal Victoria, dans l'ancienne ambassade de Grande-Bretagne.

    PHOTO MARIE-SOPHIE L’HEUREUX, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour dormir comme la royauté et contempler la ville sur les toits: L'hôtel Royal Victoria

    Situé dans l'ancienne ambassade de Grande-Bretagne et à un jet de pierre de la Bab El Bhar (porte de la Mer), cet hôtel est une attraction en soi.

    Avec ses murs et plafonds peints à la main, ses dorures, son minuscule ascenseur et ses céramiques colorées, l'édifice a pris sept ans à terminer simplement en raison du souci du détail de ses bâtisseurs.

    Il faut voir les suites princières de l'hôtel à l'ambiance mi-britannique, mi-mauresque, ou encore, monter sur le toit de l'hôtel pour écouter la rumeur urbaine, contempler les toits blancs se découpant sur fond bleu ou regarder le soleil se fondre doucement dans le ciel virant au rose orangé en fin de journée.

    5, place de la Victoire, porte de France

    http://hotel-royalvictoria.com/

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tunis

     

     

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    À la découverte de Porto

     

    Outre ses grandes places et ses églises, Porto... (Photo Thinkstock)

     

    Outre ses grandes places et ses églises, Porto recèle de nombreux endroits agréables.

    PHOTO THINKSTOCK

     
     
     
     

    À Porto, il y a certes le quartier médiéval avec ses rues pavées, ses grandes places et ses églises. Mais en dehors du charme du centre historique, la ville portugaise - souvent moins fréquentée par les touristes - , recèle nombre d'endroits agréables. Un Québécois installé là-bas nous les fait découvrir.

     

     

    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

     

    Mathieu St-Onge, sa femme Claudia et leur fils Thomas aiment marcher sur la plage.

    PHOTO NATHAËLLE MORISSETTE, LA PRESSE

     

    Le Portuan-Québécois    Au cours des deux dernières décennies, les allers-retours entre le Québec et Porto ont été fréquents pour Mathieu St-Onge et sa femme d'origine portugaise, Claudia. Le Plateau, L'Île-des-Soeurs, Porto... avant de rentrer au Québec pour atterrir à Saint-Lambert. Mais voilà que depuis la fin de 2008, le couple a officiellement élu domicile à Porto, en compagnie d'un fils aujourd'hui âgé de 13 ans.

    «À ce moment-là, ce n'était pas ma décision», admet d'emblée Mathieu St-Onge, attablé dans une pâtisserie de Porto où il a ses habitudes. Mais quand on lui demande s'il souhaite revenir vers sa terre natale, l'homme répond «non» sans hésiter. «Je m'ennuie de faire du ski la fin de semaine, mais je ne m'ennuie pas de l'hiver la semaine», dit-il pour illustrer son choix de demeurer au pays de sa femme.

    «Le mode de vie est plus agréable ici qu'au Québec. Le rythme est un peu décalé. Les gens sont plus relaxes. On peut inviter des amis à souper à 8 h le soir. Ils arrivent à 9 h. On prépare le repas ensemble et finalement, on mange à 10 h. Personne n'est stressé.»

     

    Et il se plaît dans son coquet quartier de Foz, situé dans l'ouest de la ville, face à l'océan Atlantique. Il fréquente deux fois par semaine la même pâtisserie, où les employés semblent bien le connaître. Tout juste à côté se trouvent le nettoyeur et un autre petit restaurant dans lequel il mange à l'occasion. À quelques rues de là se situe le lycée français fréquenté par son fils. Et tout cela se fait à pied de chez lui.

    Grâce à Claudia, qui a grandi à Porto, Mathieu St-Onge s'est vite tissé un réseau social où il est le seul expatrié. «Il est pas mal bien intégré, mon Québécois, n'est-ce pas?», lance fièrement son épouse dans un français impeccable.

    Mais entre ses soupers avec des amis, ses séances de jogging sur la plage et ses activités avec son fils Thomas, Mathieu St-Onge a toujours un pied au Québec. «Le matin, j'écoute la radio québécoise... même pour entendre les nouvelles sur la circulation!»

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    Une partie des frais de ce voyage ont été payés par Air Transat qui n'a exercé aucun droit de regard sur le contenu du reportage.

     
     

    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

     

    La pâtisserie-boulangerie Padaria Ribeiro, dans le quartier Foz à Porto.

    PHOTO NATHAËLLE MORISSETTE, LA PRESSE

     

    Les bonnes adresses de Mathieu St-Onge    S'il aime aller se promener dans la vieille ville, tantôt pour essayer un nouveau restaurant, tantôt pour aller marcher rua das Flores (la rue des Fleurs), histoire d'y admirer l'architecture, Mathieu St-Onge passe beaucoup de temps dans son quartier de Foz. Voici ses bonnes adresses.

    Padaria Ribeiro

    C'est dans cette pâtisserie-boulangerie que Mathieu St-Onge nous avait donné rendez-vous. Jus d'orange frais, café, petit sandwich au beurre et au jambon, voilà ce que commande généralement le Québécois qui fréquente régulièrement l'endroit. La terrasse et les employés souriants sont également des atouts qui incitent le Portugais d'adoption à venir s'y attabler.

    Rua Joao de Barros 313, Porto

    Circuit de course

    Toujours dans son quartier de Foz, Mathieu St-Onge se plaît à aller faire son jogging en passant par le Parque da Cidad (parc de la Ville), considéré comme le poumon de Porto. Il poursuit sa course en descendant l'avenue Boavista vers le bord de mer, où de nombreux marcheurs profitent chaque jour de la plage.

    La rue des restos

    Pour manger du poisson frais, rien de mieux que d'aller se balader du côté de la rue Herois da França. Ici, l'odeur du charbon se mêle à celle des produits de la mer grillés. Sur cette petite artère où sont alignés plusieurs restaurants, on prépare en effet le poisson à l'extérieur. Reste maintenant à choisir à quel endroit on désire s'attabler.

    Trouver un cadeau

    Au cours de notre passage, Mathieu St-Onge et sa conjointe Claudia nous ont entraînée dans la rue Sehnora da Luz, où se trouve une multitude de petites boutiques. Ils ont jeté leur dévolu sur Officina. L'établissement vend des colliers et des bracelets faits à la main. Il est également possible de choisir ses billes et ses perles et le personnel fabriquera un collier sur mesure.

    Rua Senhora da Luz, 219, Porto

    Manger en bord de mer

    C'est à la Casa da Guripa que Mathieu St-Onge va souper en famille ou avec des amis. Sa femme y a même célébré son anniversaire l'an dernier. Située à une quinzaine de kilomètres de Porto, cette petite maison blanc et bleu ainsi que sa jolie terrasse couverte offrent un environnement fort agréable à quiconque vient y siroter un verre ou y déguster un plat de poisson accompagné d'un morceau de pain préparé sur place.

    Tv de Angeiras, 20, Praia De Angeiras, Porto

    https://www.facebook.com/Casa-da-Guripa-1448141142154514/


    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

    Chez Pinhais, les sardines sont mises en conserve une à une.

    PHOTO NATHAËLLE MORISSETTE, LA PRESSE

     

    La «banlieue» et ses sardines     MATOSINHOS - En 1920, l'entreprise Pinhais a élu domicile dans un immeuble de style Art déco en plein coeur de Matosinhos, une ville de la banlieue de Porto qui a davantage des allures de petit village qui a résisté au passage des années.

    Et il n'y a pas que l'immeuble abritant la mythique entreprise qui semble être resté figé dans le temps. À l'intérieur, la méthode de mise en conserve est demeurée la même. Presque tout le processus - de l'arrivée du poisson frais à la sélection des sardines, en passant par le taillage des queues jusqu'à la mise en boîte - est pris en charge par des dizaines et des dizaines de femmes qui travaillent avec des gestes rapides et précis.

    Dans l'huile d'olive, épicées ou à la sauce tomate, les sardines mises en conserve ici sont de première qualité. Elles sont charnues et l'arête est fondante. Voilà un produit de luxe qui goûte résolument le Portugal.

    Les visiteurs et les habitants du coin peuvent même se rendre sur place pour s'en procurer. Il suffit de pousser l'énorme porte de la bâtisse. On se retrouve alors dans un hall aux céramiques colorées et aux rambardes d'escalier d'origine. Derrière le comptoir, un employé vient s'occuper de notre commande. On repart ensuite avec notre cargaison de sardines.

    L'achat de ce souvenir que l'on rapporte avec plaisir dans sa valise - attention de ne pas laisser les conserves dans son bagage à main, car on vous les confisquera à la sécurité - ne sonne pas nécessairement la fin de la visite de Matoshinos.

    En sortant de la fabrique, il suffit de descendre l'avenue Menéres et c'est la plage que l'on apercevra. En marchant sur le sable, on constate la présence de nombreux surfeurs qui profitent des fortes vagues. Tout près, on a aménagé une piste cyclable pour les adeptes du vélo. De nombreux bars et cafés ont également été aménagés afin de permettre aux passants de s'asseoir pour admirer le paysage.

     

    Se rendre à Matosinhos à partir du centre historique de Porto

    À la station de métro Bolhao, prendre la direction Senhor de Matosinhos, puis sortir à la station Câmara de Matosinhos. L'entreprise Pinhais se trouve à quelques minutes de marche.

    700, avenue Menéres

    www.pinhais.pt/

     

    Se rendre à Porto

    Air Transat propose un vol aller-retour par semaine vers l'aéroport de Porto pendant l'été. Air Transat et Air Canada offrent la liaison Montréal-Lisbonne, qui se trouve à trois heures de train de Porto.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

     

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