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    Volcans et puys d'Auvergne : circuit touristique

    Par Dominique Le Brun
    Publié le 16/08/2016

    Partez à la découverte des volcans et des puys d'Auvergne à bord de votre camping-car. Délectez-vous d'une montagne à dimension humaine qui offre le plus vif des dépaysements. Avis de randonneurs : ce n'est pas toujours l'altitude qui fait la montagne, et le massif le plus exotique de France n'est peut-être pas celui qui compte les plus hauts sommets.

    carte-puy-volcans-auvergne.jpg

    En reliant Clermont-Ferrand à Aurillac par les monts Dôme et Dore ainsi que les monts du Cantal, puis en revenant par le plateau du Cézallier et les lacs, on parcourt tous les sites qui donnent à l’Auvergne sa dimension sauvage et dépaysante : sur les rondeurs de la vieille montagne, les étendues herbeuses ne prennent-elles pas des dimensions de steppes asiatiques ? Au bord des lacs bleu pastel ou gris anthracite, les bouleaux rabougris et les conifères aux troncs torturés, enracinés dans la roche grise, évoquent le Grand Nord scandinave ou canadien. Le vieux Clermont-Ferrand, lui, offre un visage qui n’appartient qu’à lui, avec ses hautes églises de lave noire pointant flèches et clochers au-dessus d’un fouillis de toitures en tuile rousse.

    def-camp-volcan-parc-naturel-regional-des-volcans-d-auvergne.jpgParc naturel régional des volcans d’Auvergne 

    Vers les Monts Dôme, chaîne de 112 volcans

    Avant de se lancer dans l’exploration de cette partie du Massif central, ce serait une bonne chose que de visiter Vulcania où, dans ce qui se présente comme un parc d’attractions, on apprendra tout ce qu’il faut savoir de la formation des volcans pour apprécier les paysages comme ils le méritent. Vulcania se trouve à 15 kilomètres au nord-ouest de Clermont-Ferrand, à Saint-Ours-les-Roches. On reviendra ensuite vers les Monts Dôme, chaîne de 112 volcans (éteints !) courant sur une trentaine de kilomètres. Depuis le sommet du Puy-de-Dôme, on domine un paysage de cratères et de landes rases, quasi lunaire. Une jolie promenade consiste à descendre son flanc nord par le sentier balisé qui offre la meilleure vue sur les puys de Pariou et de Côme, les plus caractéristiques de tous les volcans de la chaîne. À savoir : les formes arrondies du puy de Dôme viennent de ce que la lave s’est refroidie dès son apparition à l’air libre ; alors que le cratère du puy de Pariou révèle une éruption violente.

    def-camp-volcan-cratere-du-puy-de-pariou.jpgLe puy de Pariou

    Direction le Mont-Dore

    Entre le col de la Ventouse et le Mont-Dore, la route D983 multiplie les coups d’œil saisissants avec notamment les très sauvages lacs Servière et de Guéry, et surtout les roches Tuilière et Sanadoire. C’est du col de Guéry qu’on appréciera le mieux les énormes rochers dont le premier se compose d’un faisceau de colonnes prismatiques qui fut la cheminée d’un ancien volcan effondré.

    def-camp-volcan-mont-dore.jpgVue sur le Mont-Dore

    Autour du Mont-Dore, point de départ pour excursions

    Le Mont-Dore mélange l'ambiance des villes d'eau du XIXe siècle et celle des villages de montagne aux toits d'ardoise épaisse, devenus stations de sports d'hiver avec la mode du ski. Outre ses parcs et ses promenades, il offre un bon point de départ pour deux excursions incontournables : le puy de Sancy et la vallée de Chaudefour. Ses 1 886 mètres font du Sancy le point culminant du Massif central. On y accède par la station du Mont-Dore, un téléphérique dépose quasiment au sommet d’où, par beau temps, la vue porte jusqu’aux Alpes du Dauphiné. Mais pourquoi ne pas y monter à pied depuis le col de la croix-Saint-Robert ? « Faire » ce sommet demande 3 heures d’ascension facile, en suivant les balises du sentier GR4. La vallée de Chaudefour se trouve à 15 kilomètres du Mont-Dore par la D36. Du parking aménagé au bord de la route, un chemin s’enfonce dans une gorge qui conduit au pied du massif du Sancy qui, sous cet angle, montre des reliefs très acérés. Cette balade, quoique facile, demande une demi-journée.

    def-camp-volcan-puy-de-sancy.jpgPrenez le téléphérique pour monter au puy de Sancy

    1886 mètres

    Ses 1886 mètres font du Sancy le point culminant du Massif central.
 On y accède par la station du Mont-Dore, un téléphérique dépose quasiment au sommet d’où, par beau temps, la vue porte jusqu’aux Alpes du Dauphiné.

    De la Bourboule à Bort-les-Orgues

    7 kilomètres à l’ouest du Mont-Dore, la Bourboule est une autre station thermale typique du XIXe siècle, dont le grand parc est planté de séquoias. C’est d’ici qu’on se met en route vers le sud de l’Auvergne, via le plateau de l’Artense. Plateau granitique, l’Artense présente un relief tourmenté dont les creux sont occupés par des lacs et des tourbières, et les bosses par des pâtures et des bois. Tel est le paysage que l’on traverse en passant par La Tour-d’Auvergne, Bagnols et Bort-les-Orgues. De Bort, on admirera les constructions basaltiques qui lui ont donné son nom, et le barrage sur la Dordogne qui a créé un lac long de 15 kilomètres.

    def-camp-volcan-barrage-de-bort-les-orgues.jpgLe barrage de Bort-les-Orgues

    De Bort-les-Orgues à Salers, un des plus beaux villages de France

    La D679 sinue jusqu’à Champs-sur-Tarentaine avant d’entrer dans les gorges boisées de la Rhue, où on longe le lac artificiel de Vaussaire. Au bout de celui-ci, guettez la D47 qui conduit à Saint-Amandin. On y trouvera la D678 en direction de Riom-ès-Montagnes, Trizac et Mauriac. On s’arrêtera à Riom pour visiter la Maison de la gentiane, où on apprendra non seulement les secrets de fabrication de l’apéritif amer (la Suze). Puis, après Valette, on ne manquera pas les orgues basaltiques de Peyre-Grosse, avec de beaux points de vue sur la région de Bort. Passés Trizac puis Moussages, guetter sur la gauche la D22 vers Anglards-de-Salers et Salers. À juste titre classé parmi les «Plus beaux villages de France», Salers dresse ses demeures anciennes en belvédère au-dessus des vallées de l’Aspre, du Rat et de la Maronne. Parce que ce village devint, au tournant des XVe et XVIe siècles, chef-lieu de bailliage des Hautes Montagnes d’Auvergne, juges et officiers de justice s’y installèrent, édifiant les hôtels qui font aujourd’hui son charme. Au bout du village, l’esplanade de Barrouze offre une vue idéale sur les monts du Cantal, avec en premier plan le puy Violent.

    def-camp-volcan-auvergne-salers.jpgVue sur Salers et ses alentours

    det-hs-camp-auv-15_-_salers-41.jpgSalers, un fromage et une vache magnifiques

    Une caractéristique frappante des alpages auvergnats est la beauté – ainsi que la vivacité – des vaches qui y paissent : les salers. Du nom d’un charmant village situé dans l’ouest du Cantal, on les reconnaît de loin à leur robe acajou et à leurs longues cornes en forme de lyre. Fournissant une viande réputée (l’origine Salers signe généralement les bonnes tables), ces vaches fournissent aussi un lait de qualité, utilisé pour tous les fromages du Massif central : cantal, bleu d’Auvergne, saint-nectaire, fourme d’Ambert, et salers.

    Les monts du Cantal : départ de l'ascension du Puy Mary

    La D680 vers le col de Neronne nous fait entrer dans ce paysage grandiose, dominant le cirque du Falgoux avant d’atteindre le Pas de Peyrol. À 1 582 mètres d’altitude, c’est
 le plus haut col routier de tout le Massif central, et le départ de l’ascension du Puy Mary, point culminant des monts du Cantal avec 1 787 mètres d’altitude. Un sentier facile conduit au sommet : quelle vue ! Il faut prévoir 1 heure et demie pour l’aller-retour. Du Pas de Peyrol, la D17 descend vers la vallée de Mandailles, offrant un joli coup d’œil sur les 1 694 mètres du puy Griou. On longe ainsi la rivière Jordanne dont le lit contiendrait encore, disent certains, des paillettes d’or ! Pour ses vieux quartiers autour de l’église Saint-Géraud, Aurillac mérite une halte avant de revenir vers le Cantal. On suit pour cela la N122 en direction de Murat : s’y succèdent les très beaux villages de Vic-sur-Cère et de Thiézac. Les virages en lacet du col de Cère (1 294 m) annoncent qu’on a retrouvé les sommets. Voici en effet la station de ski de Super-Lioran, où un téléphérique donne accès au Plomb du Cantal (1855 m). Ici encore, le panorama est à couper le souffle.

    def-camp-volcan-puy-mary.jpgPanorama sur le puy Mary

    De Murat à Clermont-Ferrand en longeant le plateau du Cézallier

    Toujours par la N122, on atteint le pittoresque bourg de Murat, dont les maisons semblent s’accrocher au rocher de Bonnevie, faisant face à l’église de Bredons, de l’autre côté de l’étroite vallée. Et c’est ici qu’on prend le chemin du retour vers Clermont-Ferrand en longeant les confins du plateau du Cézallier. La D3 puis la D16 nous conduisent à Condat, village isolé à un carrefour de vallées boisées, au bord du lac artificiel créé par le barrage hydroélectrique des Essarts. Dominant ce dernier, la forêt de Maubert possède plusieurs arbres remarquables comme le hêtre Pierre et Paul Buffault, qui atteint 44 mètres de hauteur! En route pour Besse-en-Chandesse et Saint-Nectaire, on traverse la région des lacs, tous admirables à divers titres. Méritent ainsi l’arrêt, voire un léger détour : Montcineyre pour son caractère sauvage, Pavin pour la couleur de ses eaux, et Chambon pour son cadre bucolique. Mais il en existe d’autres! De Besse-en-Chandesse, on appréciera les demeures anciennes et les vestiges de rempart ; et à Saint-Nectaire, on dégustera un fromage fermier accompagné d’un de ces petits vins d’Auvergne qui mériteraient d’être mieux connus, comme le chanturgue et le châteaugay. Enfin, aux portes mêmes de Clermont-Ferrand, la montée sur le plateau de Gergovie s’impose. Le panorama sur toute l’Auvergne est tellement extraordinaire.

    det-hs-camp-auv-63_-_clermont-fd-4.jpgVéritable coeur de la ville, la place de Jaude à Clermont-Ferrand est un lieu de rencontre pour de nombreux habitants

     

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    Colmar : le berceau de Bartholdi

    Par Jean-Marie Steinlein
    source : Détours en France n°173, p. 67
    Publié le 07/11/2014

    Il est l’auteur de la statue la plus célèbre du monde. Mais pas besoin de traverser l’Atlantique pour découvrir la Liberté éclairant le monde d’Auguste Bartholdi ! La préfecture du Haut-Rhin, dont il était natif, concentre le plus grand nombre d’œuvres du sculpteur.

    La petite Venise, un quartier de la Krutenau arrosé par la rivière Lauch.
    Balade dans la Petite Venise, ce quartier de
la Krutenau arrosé par la rivière Lauch. La barque à fond plat longe le quai de la Poissonnerie.

    Imposante, majestueuse, elle surgit : la statue de la Liberté ! Non, ne nous sommes pas à New York, mais bien à Colmar. La réplique – de 12 mètres – de la fameuse « Liberté éclairant le monde » a été érigée sur un tristounet rond-point à l’entrée nord de la ville. Qu’on aime ou qu’on déteste l’idée d’une énième réplique, la préfecture du Haut-Rhin se devait bien d’honorer, en 2004, le plus illustre de ses enfants à l’occasion du centenaire de sa disparition... Oui, Auguste Frédéric Bartholdi est né à Colmar, un jour d’août 1834. Il est issu d’une famille aisée : son père, qui meurt alors qu’il n’a que deux ans, est conseiller de préfecture et sa mère est la fille d’un maire de Ribeauvillé. Sa maison natale se trouve au 30, rue des Marchands, au cœur du centre-ville historique. Ce vaste hôtel particulier du XVIIIe siècle, remanié au XIXe, abrite depuis 1922 un musée qui présente quantité d’œuvres de l’artiste et des documents exceptionnels relatifs à l’élaboration de la statue de la Liberté ou encore à celle du Lion de Belfort.

    La statue de la Liberté de Colmar

    Un mouvement précurseur

    Auguste Bartholdi étudie et apprend la sculture à Paris, mais jamais ce grand voyageur n’oubliera Colmar, où il reviendra régulièrement. Et pas besoin de traverser l’Atlantique pour admirer ses œuvres in situ : la ville en abrite la plus importante concentration. C’est même Colmar qui lui commande un de ses premiers chefs-d’œuvre. Rendez-vous place Jean-Rapp : une colossale statue en bronze du général d’Empire (1773-1821), sabre à la main, inaugurée en 1856. Au premier abord, elle apparaît classique... « Il faut se plonger dans le contexte, précise Régis Hueber, le conservateur du musée Bartholdi, qui vient tout juste de prendre sa retraite. Inspirée d’une statue, à Paris, du maréchal Ney par François Rude, elle est l’une des premières à avoir ce mouvement dynamique tournant, rompant avec cette frontalité et ces poses rigides qu’on voyait jusqu’alors. Elle fait partie de ces premières statues des hommes illustres de la France d’une telle expressivité. On ne s’en aperçoit presque plus parce que la statuaire a depuis beaucoup évolué, mais c’était quelque chose d’inédit, de totalement neuf à l’époque. » dirigez-vous ensuite devant la chapelle du musée Unterlinden. on y découvre une statue en grès rose représentant Martin Schongauer, un peintre et graveur né à Colmar vers 1450 : c’est un hommage tout en délicatesse à l’auteur de La Vierge au buisson de roses, chef-d’œuvre de peinture religieuse visible aujourd’hui dans l’église des dominicains.

    Le Petit Vigneron AlsacienLe Petit Vigneron Alsacien est installé en 1869 sur cette fontaine aménagée dans la niche sud-ouest de la halle du marché couvert.

    Une action embellissante

    Au détour de la balade dans le Vieux-Colmar, si vous êtes attentif, vous verrez également le Petit Vigneron Alsacien, une statue (l’original est au musée) nichée en 1869 à l’extérieur du marché couvert (à l’angle de la rue des vignerons et de la rue des Écoles) : un jeune homme s’abreuvant de vin, au réalisme stupéfiant. il faut encore emprunter la rue des têtes, l’une des plus pittoresques de Colmar avec ses enseignes de Hansi, pour dénicher une autre statue. Levez les yeux : au-dessus du pignon de la maison des têtes, une sculpture en étain, le Tonnelier Alsacien, une commande de la Bourse aux vins de Colmar, y est installée. « Les œuvres du sculpteur s’inscrivent en fait pleinement dans le programme d’embellissement du XIXe siècle, note le spécialiste de Bartholdi. Colmar, à cette époque, est alors un jeune chef-lieu qui se développe sur le plan urbain, se dote de nouveaux équipements, cherche à s’enjoliver avec des espaces verts, des fontaines... Et l’art de Bartholdi ne doit pas être appréhendé qu’ à la seule vue des statues, mais dans le décor architectural, dans la scénographie qu’il met en place...

    Les Grands Soutiens du monde, Justice, Travail et Patrie portent la Terre.
    Dans la cour du musée Bartholdi, l’une des ses œuvres Les Grands Soutiens du monde, Justice, Travail et Patrie portent la Terre.

    Lorsque l’Alsace-Lorraine est annexée par l’Allemagne en juin 1871, c’est un traumatisme pour le sculpteur, qui s’était engagé comme intendant auprès de Garibaldi durant toute la guerre de 1870. Celui qui rejoint la loge maçonnique « Alsace-Lorraine » à Paris devra désormais bientôt demander une autorisation pour se rendre quelques jours dans sa ville natale, où vit encore sa mère. Soudainement, son œuvre prend une tournure plus militante, comme on peut le comprendre au musée Bartholdi, avec La Malédiction de l’Alsace ou La Suisse secourant les douleurs de Strasbourg, une dénonciation du bombardement de la ville. L’artiste crée même des statues de « petites Alsaciennes » que n’aurait pas reniées Hansi ! « Bartholdi avait une vraie double culture. Sa famille était bilingue : la bibliothèque montre qu’on y lit autant Goethe que Molière, Hofmann que Rousseau... Lui qui a été très imprégné par le romantisme allemand ne comprend pas cette barbarie, impensable pour lui. D’un coup, cet aspect
 positif, humaniste, de la culture
 allemande est brisé. La figure
 de l’Alsacien, qu’il s’agisse de 
la mère vengeresse ou de la petite fille perdue, prend à un moment une importance, comme un exutoire à ce traumatisme : en réaction, il exalte, parfois violemment, un particularisme, pour se raccrocher à quelque chose. Au contraire, la statue de la Liberté, elle, se veut universelle. Il se détourne du Vieux Monde pour l’Ouest et l’idéal de la démocratie américaine.»

    La fontaine Schwendi sur la place de l'Ancienne-Douane.
    Même si la fontaine Schwendi
 (de Bartholdi) célèbre l’importateur supposé du cépage tokay en Alsace, c’est bien de l’eau qui coule. À voir sur la place de l’Ancienne- Douane.

    Un pied de nez à l’occupant

    Mais l’annexion de 1871 sera moins tragique pour ses œuvres que celle de la Seconde Guerre mondiale : non seulement elles ne sont pas démembrées ni détruites, mais le service d’embellissement de la ville continue à lui en commander ! – sans inauguration toutefois. Voyez l’emblématique place de l’Ancienne-Douane : à l’ombre des tuiles vernissées de l’imposant Koïfhus se découvre la célèbre fontaine dotée d’une sculpture dédiée à Lazare de Schwendi, brandissant un cep de vigne – la légende raconte que ce diplomate hongrois (1522-1583) est à l’origine de l’introduction du tokay en Alsace (le pinot gris). Et Bartholdi se permet même, tout près de la Petite Venise baignée par la Lauch, d’adresser un véritable pied de nez à l’occupant. Il édife en 1888, au milieu des façades à colombages de la place des Six-Montagnes-Noires, une sculpture représentant Jean Roesselmann. Pas n’importe qui, ce personnage : ce prévôt des marchands mourut en 1262 en défendant l’indépendance de la ville face aux partisans de l’évêque de Strasbourg. On peut même lire en latin un phylactère provocateur : « La Liberté aux citoyens de Colmar » ! « Qui plus est, précise le conservateur, le visage de Roesselmann prend les traits du maire de la ville, Hercule de Peyerimhof, qui avait dû abandonner ses fonctions après l’annexion de 1871 ! Il y avait une certaine tolérance à cette époque.»

    La fontaine Roesselmann
    Sur la place des Six-Montagnes- Noires, la fontaine Roessel- mann d’Auguste Bartholdi est un hommage appuyé à un prévôt du XIIIe siècle qui perdit la vie en défendant la liberté de Colmar face à l’envahisseur strasbourgeois, réalisée en 1888, alors que l’Alsace est allemande.

    Un monument d’art funéraire

    Mais, pour découvrir le chef-d’œuvre colmarien de Bartholdi, quittez le cœur historique pour rejoindre le cimetière municipal du Ladhof : l’artiste a signé là une extraordinaire Tombe des gardes nationaux, en 1872. « Ce monument funéraire, d’une simplicité terrible, figure parmi les plus expressifs du XIXe siècle. » Émergeant d’une lourde dalle, se découvrent seulement le bras et la main aux doigts encore tendus d’un soldat agonisant... Une visite sur les traces de Bartholdi ne saurait être complète sans se rendre à l’angle de l’avenue Joffre et de l’avenue Poincaré. Là, dans le parc de l’ancien château d’eau, une autre statue, élevée en 1907 présente un personnage... accompagné d’une statue de la Liberté en miniature. Le statuaire statufé.

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    Petite ceinture de Paris

     

    Petite ceinture de Paris
     

    De la Petite ceinture à La Recyclerie en passant par la Piscine Pontoise, les photographes en herbe de Grainedephoto Academy nous révèlent les endroits secrets de la ville de Paris. "Fermée au trafic des voyageurs depuis 1934, la Petite ceinture faisait le tour de Paris à la fin du XIXe siècle" explique l'auteur de la photo.
    ©  Guillaume Fummi

     

     

    Piscine Pontoise, 5e arrondissement

     

    Piscine Pontoise, 5e arrondissement
     

    "La piscine Pontoise fut construite en 1934 par l'Architecte Lucien Pollet. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1998. Lieu traversé par des générations de Parisiens, la piscine est ouverte tous les jours jusqu'à minuit. Elle offre un spectacle original de son et lumières qui défilent ou se figent en harmonie, selon le choix de son Directeur Mr Giraud, que je tiens à remercier ici de m'avoir permis un accès total au lieu" explique Stéphanie Fontaine, l'auteure de la photo. La Piscine Pontoise est nichée dans le 5e arrondissement de Paris, au 19 rue de Pontoise.
    ©  Stéphanie Fontaine

     

     

    Cité du Figuier, 11e arrondissement

     

    Cité du Figuier, 11e arrondissement
     

    Dominique Lemaire a immortalisé cet "havre de verdure à deux pas de la branchée et bruyante rue Oberkampf. Il est toujours surprenant de découvrir au gré de promenades quelques résurgences de ce vieux Paris que des riverains enthousiastes ont su à la fois préserver et réhabiliter. Au 104-106 rue Oberkampf se cache l'un des plus jolis secrets du quartier, la Cité du Figuier qui aurait bien pu disparaître sans la patience et la passion qui animent ses habitants."
    ©  Dominique Lemaire

     

     

    Le train Foyer Bercy, 12e arrondissement

     

    Le train Foyer Bercy, 12e arrondissement
     

    La jeune photographe Vaizanne Huynh nous fait découvrir "ce train entièrement transformé en centre d'hébergement d'urgence, accueillant des hommes isolés en situation de précarité. Ils peuvent ainsi se poser et disposer d'un minimum vital, à l'abri des regards, des vols et de la violence de la rue. Ce train foyer est composé de 6 voitures couchettes offrant 39 cabines. Un wagon est consacré à un usage collectif et convivial, et permet de tisser des liens entre les personnes accueillies. Un espace " salon " propose des tables, des livres et une télévision à disposition."
    ©  Vaizanne Huynh

     

     

    Hôtels particuliers, 3e arrondissement

     

    Hôtels particuliers, 3e arrondissement
     

    La jeune photographe Cécilia Cauville a immortalisé l'entrée des hôtels particuliers datant du XVIIème siècle dans le quartier historique du 3e arrondissement de Paris, situés le long des petites rues du Foin et Chapon. 
    ©  Cécilia Cauville

     

     

    La Recyclerie, 18e arrondissement

     

    La Recyclerie, 18e arrondissement
     

    La Recyclerie est une ancienne gare de la petite ceinture convertie en ferme urbaine et jardins partagés. Elle est située boulevard Ornano dans le 18e arrondissement.
    ©  Céline Dutrey

     

     

    Terrain d'athlétisme, 15e arrondissement

     

    Terrain d'athlétisme, 15e arrondissement
     

    Ce terrain de sport est perché sur la dalle du quartier Beaugrenelle dans le 15e arrondissement. Il reste invisible au regard des passants de la rue Emeriau.
    ©  Jessica Khawam

     

     

    Tunnel vagabond, Petite ceinture

     

    Tunnel vagabond, Petite ceinture
     

    "Les espaces de la Petite ceinture, désormais délaissés, laissent place aux balades vagabondes dans le silence d'une nature qui reprend ses droits et interroge l'homme sur son rapport à la ville".
    ©  Guillaume Fummi

     

     

    Parc André-Citroën, 15e arrondissement

     

    Parc André-Citroën, 15e arrondissement
     

    Le Parc André-Citroën est situé sur le site de l’ancienne usine Citroën, imaginé d'une manière à "faire plus confiance à la nature et accepter de lui laisser le champ libre", explique l'auteur de la photo Sébastien Dumas.
    ©  Sébastien Dumas

     

     

    Végétation luxuriante, Parc André-Citroën

     

    Végétation luxuriante, Parc André-Citroën

    "Imaginé par les paysagistes Gilles Clément et Allain Provost, ainsi que les architectes Patrick Berger, Jean-François Jodry et Jean-Paul Viguier, le parc André-Citroën abrite une végétation luxuriante", précise Sébastien Dumas, l'auteur de la photo.
    ©  Sébastien Dumas

     

    Photos-Villes du monde:  10 photos d'un Paris secret et caché

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