•  

    Vive

     

    Un poisson vénéneux

     

    Vive est la douleur du baigneur malchanceux qui a posé le pied sur le dos de ce poisson. Sous le terme vive (famille des Trachinidae) , on trouve 9 espèces, notamment la grande vive (Trachinus draco) et la petite vive (Echiichthys vipera.Syn. Trachinus vipera), qui ont comme point commun une épine dorsale vénéneuse.

     
     
     

     

    Portrait de la vive

     

    Ce poisson vivant, surtout dans le sable des côtes, dont le nom vient de « wivre » (vouivre ou serpent fabuleux) et du latin vipera (vipère) a été surnommé « épine de Judas ». En Belgique, il est appelé « dragon marin »

     

    La petite vive (Echiichthys vipera) dépasse très rarement les 15 cm de long. Cette vive est la plus dangereuse en Europe, car son venin est très toxique et ce poisson est très fréquent sur nos côtes, particulièrement en période estivale.

     

    La Grande vive (Trachinus draco) mesure 25 à 30 cm en moyenne et jusqu'à environ 50 cm pour les mâles. Elle possède quatre épines situées par paires en avant et au-dessus des orbites alors que la petite vive n'en possède pas.

     

    Vive

    Grande vive. Trachinus draco. © dinosoria.com

     

    Grande chasseuse de petits mollusques, de petits poissons et de jeunes crustacés, la vive est un poisson côtier qui s’échoue volontiers à marée basse sur les grèves de l’Atlantique, de la mer du Nord, de la Baltique et de la Méditerranée.

     

    Pour survivre, la vive s’enfonce dans le sable. Au cours de cette étape critique, la vive repose sur le ventre, ses grands yeux affleurant la surface de la grève et le corps aux trois quarts enfoui dans le sable.

     

     

    Un piège dangereux

     

    Enfouie dans le sable, seul dépasse son dos brunâtre. Le piège est alors prêt à fonctionner au moindre contact

     

    La seconde nageoire dorsale est aussi longue et molle qu’inoffensive. Le piège se situe au niveau des deux épines qui prolongent comme des éperons chacun des deux opercules.


    D’autre part, quand le pied s’enfonce sur le poisson, la première nageoire se redresse. Elle est située à environ 8 cm de la tête.


    Le long de certains rayons s’ouvre une fine rainure par laquelle s’écoule un dangereux venin.

     

    Vive. Un poisson dangereux

    Trachinus draco. La vive se camoufle parfaitement dans le sable. © dinosoria.com

     

    Au XVIe siècle, pour rendre indolore la piqure d'une vive, on recommandait de piquer plusieurs fois avec l'épine responsable la partie atteinte.

     

    Il existait de nombreuses superstitions autour de ce poisson ; outre certaines conjurations censées apaiser la douleur, des remèdes étaient préconisés. Par exemple, on pouvait tuer le poisson puis écraser son fiel, ses tripes ou son cerveau sur la blessure.

     

     

    Les effets de la piqûre d’une vive

     

    On peut ressentir de très violentes douleurs plusieurs années après avoir marché sur une vive. C’est un poison pour le sang. Il peut progressivement paralyser le pied, puis la jambe et aller jusqu’à provoquer des troubles cardiaques et respiratoires.

     

    Vive. Poisson vénéneux

    La piqure d'une vive peut laisser des séquelles pendant longtemps. © dinosoria.com

     

    Même mort ce poisson reste dangereux. De ce fait, les cuisiniers qui s’en servent pour préparer la bouillabaisse doivent également prendre de grandes précautions.

     

    Le traitement consiste à tremper le membre atteint dans l'eau chaude à 40°C pendant 20 minutes ou d'approcher le bout incandescent d'une cigarette pendant 3 minutes, le venin étant détruit par la chaleur.

     

    Classification: Animalia. Chordata. Actinopterygii. Perciformes. Trachinidae

     

    V.Battaglia (10.2005). M.à.J 07.2012

     

    Références

    Echiichthys vipera sur FishBase
    Ocean Biogeographic Information
    Echiichthys vipera . Nomenclature ITIS
    P. Sebillot, Le folklore de France, 1904-1906
    Revue des traditions populaires, 1886

     

    Poissons:  Vive

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Truite

     

     

    La truite (Salmo trutta)  évoque immanquablement l’image d’un bon repas ou d’une partie de pêche. Effectivement, ce poisson est l’un des plus connus et représente un pôle économique important.

     

    La truite, comme le saumon ou le brochet, fait partie de l’ordre des Salmoniformes. Ce sont des poissons à chair grasse et savoureuse qui sont très prisés des consommateurs.

     

    La truite a la capacité d’évoluer tant en eau douce qu’en eau salée. Elle partage cette aptitude avec le saumon dont elle est très proche. La truite de mer n'est en fait qu'une forme migratrice de la truite de rivière.

     

    En effet, Salmo trutta ou truite commune existe sous plusieurs formes bien qu’il s’agisse de la même espèce.

     

    La truite arc-en-ciel ou Oncorhynchus mykiss est une espèce nord-américaine qui est élevée en bassins pour être commercialisée.

     
     
     

    Portrait de la truite

     

    La truite commune fait partie de l’ordre des Salmoniformes et de la famille des Salmonidae.

     

    On distingue différentes formes ou morphes de truites :

     

    • La truite de mer (Salmo trutta trutta) qui est une migratrice et qui provient des rivières
    • La truite de lac (Salmo trutta lacustris) qui remonte les affluents pour y frayer
    • La truite de rivière (Salmo trutta fario) généralement sédentaire mais qui peut migrer en mer et devient alors la truite de mer

    Plus trapues que les saumons, avec une tête plus ramassée aux yeux situés plus en avant, les truites sont parfois si proches du saumon que seul un examen de l’anatomie interne permet de les distinguer.

     

    Saumon rouge

    Le saumon rouge est reconnaissable entre tous (Oncorhynchus nerka). © dinosoria.com

     

    Anciennement classée dans le genre Salmo, la truite arc-en-ciel a été replacée dans le genre Oncorhynchus sous le nom de Oncorhynchus mykiss, genre auquel font partie le saumon du Pacifique et le saumon rouge.

     

    Le genre Salmo serait le plus ancien des Salmonidés comme en témoignent les fossiles d’Eosalmo qui remontent à l’Eocène, soit environ 50 millions d’années avant notre ère.

     

     

    La truite de mer

     

    Jadis répandue dans les mers du sud de l’Europe, la truite de mer est aujourd’hui circonscrite dans les mers du Nord-Ouest de l’Europe. La Méditerranée est devenue trop chaude pour elle.

     

    Cette forme naît en eau douce, migre en mer et revient en eau douce pour frayer.

     

    La truite de mer est argentée, ponctuée de noir sur les flancs et le dos. On la connaît également sous le nom de truite saumonée ou truite argentée.

     

    Truite de mer

    Truite de mer. By Shereen M

     

    Cette truite a besoin d’une eau froide et oxygénée pour la reproduction. Les alevins passent environ un an en eau douce avant de rejoindre la mer où ils y resteront pendant 5 ans.
    Elle retournera ensuite dans sa rivière natale, qu’elle remonte, pour à son tour se reproduire.

     

    En mer, elle se tient près des embouchures et remonte les fleuves généralement plus haut que le saumon. Comme lui, elle se nourrit de crustacés et de petits poissons.

     

    Cette forme mesure jusqu’à 1,40 m de long et peut peser jusqu’à 15 kg.

     

    Truite de mer

    La truite de mer est plus grosse que la truite de rivière. By Kasperbs

     

    La truite de mer vit une vingtaine d’années, durant lesquelles elle migre chaque année pour se reproduire.

     

     

    La truite de rivière

     

    La truite commune est le poisson roi de nos rivières. On la reconnaît facilement à son corps élancé et ses flancs constellés de points noirs et rouges.

     

    Elle aime les eaux froides, agitées et bien oxygénées. Elle accepte cependant les eaux plus calmes à condition qu’elles ne soient pas trop polluées et que leur température n’excède pas 18°C.

     

    Truite de riviere

    La truite de rivière. © dinosoria.com

     

    Poisson carnassier, la truite a un régime alimentaire très varié : vers, mollusques, insectes, larves, crustacés et petits poissons.

     

    A la belle saison, la truite se poste près de la surface pour attendre les éphémères qui dérivent au fil du courant. Elle guette également celles qui, fraîchement écloses, s’apprêtent à quitter par milliers le milieu aquatique.

     

    Truite. Salmo trutta

    La truite existe sous plusieurs formes. By Trout Lore

     

    Pour surprendre les vairons, elle s’embusque entre deux eaux, à des postes de chasse précis, situés tout près de son repaire.
    En règle générale, la plus grosse truite s’attribue le repaire le plus sûr et le poste le plus favorable.

     

    Le meilleur habitat pour cette truite est une rivière qui propose de nombreux herbiers afin qu’elle y trouve refuge. Le meilleur repaire ou poste se situe dans les rivières où les racines s’enchevêtrent et où de gros blocs de pierre dérivent le courant.

     

    Truite. Salmo trutta

    La truite peut être sédentaire ou migratrice. © dinosoria.com

     

    Territoriale, elle est souvent prête à défendre son domaine.

     

    A l’approche de l’hiver, les truites remontent les rivières, parfois sur plusieurs kilomètres. Ayant trouvé l’endroit favorable pour déposer leurs œufs, elles creusent les graviers en agitant leur nageoire caudale.


    Pendant ce temps, les mâles veillent, agressifs, prêts à se précipiter sur tout ce qui peut représenter un danger.
    Le mâle fertilise les œufs au fur et à mesure que les femelles les pondent.

     

    Truite de riviere

    La truite commune a été introduite sur plusieurs continents. By Neil Phillips

     

    Après la fécondation, la ponte est recouverte de graviers, puis abandonnée. Un an plus tard, les truitelles mesurent 12 cm. Adulte, elle mesurera environ 80 cm.

     

    Cette forme d’eau douce est originaire d’Europe mais a été introduite sur d’autres continents où elle est devenue invasive.

     

     

    La truite arc-en-ciel

     

    Cette truite est originaire de la côte Pacifique, du Nord de l’Asie au Sud de la Californie. Elle a été massivement implantée sur tous les continents.


    Peu sensible à la pollution, elle s’adapte à des eaux supérieures à 20°C. Elle est très vorace et grossit assez vite pour être rapidement consommable.


    Elle a généré des races sédentaires satisfaisantes sur le plan de l’élevage.

     

    Truite arc en ciel

    Truite arc en ciel photographiée au Canada. By Gmnonic

     

    C’est cette truite que nous trouvons à l’étal de notre poissonnier.

     

    Elle doit son nom à la bande colorée, allant du bleu au rose-pourpre, qui orne ses flancs.

     

    A l’état sauvage, selon l’endroit où elle vit, elle est migratrice ou sédentaire. Quand elle vit près de la côte, elle passe une grande partie de son existence en mer et remonte les cours des fleuves pour frayer, de novembre à mars.

     

    Elle dépose ses œufs sur un lit de graviers près de la source des rivières.

     

    Truite arc en ciel

    La truite arc en ciel est élevée en bassin pour être commercialisée. By Kasperbs

     

    Lors de la remontée des cours d’eau, cette truite cesse de se nourrir. Elle est alors victime d’artériosclérose, comme son cousin, le saumon du Pacifique.


    Mais contrairement à ce dernier, la truite arc-en-ciel n’en meure pas. En effet, dès qu’elle retourne en mer, après le frai, elle guérit de cette maladie caractérisée par un durcissement des artères.

     

    On a introduit cette truite en Europe dès 1880. Les poissons proviennent des Etats-Unis ou du Canada.

     

    Truite

    La truite possède une chair savoureuse très appréciée. By Trout Lore

     

    Au centre d’aquaculture de Roscoff, en Bretagne, elle est habituée à l’eau de mer et croit plus vite que celle que l’on élève en eau douce.


    Cette truite est élevée en bassins ou en enclos. Ces derniers sont peuplés avec des alevins obtenus par fécondation artificielle.

     

    Plus robuste que la truite de rivière, elle grandit vite. En deux étés, elle pèse 200 grammes et mesure 25 cm. Elle atteindra environ 80 cm à l’âge adulte.

     

    D’importantes populations de truites arc-en-ciel sont lâchées en rivière peu avant l’ouverture de la pêche.

     

    V.B (02.02.2006). M.à.J 11.2008

     

    Références et crédit photographique

    Atlas des poissons d'eau douce. Atlas. 1999
    Poissons. La carpe. Editions Proxima 2001
    Salmo trutta. Fish Base.org

     

    Toutes les photos, sauf copyright, sont sous Licence creative commons Attribution paternité Share Alike 3.0 unported

     

    Poissons:  Truite

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Squille mante

     

     

    Egalement appelée crevette-mante, la squille mante (Squilla mantis) fait penser à une mante religieuse, version marine.


    Ce crustacé qui est d’ailleurs comestible possède des pinces très puissantes qui peuvent broyer coquilles et carapaces.


    La squille-mante vit dans des trous d’où elle jaillit brusquement comme un diable de sa boite.

     

    Vous connaissez sûrement la squille-mante sous le nom de cigale de mer que l’on trouve en vente pendant les fêtes.

     
     
     

     

    Les antérieurs repliés, tel un boxeur en position de défense, la squille-mante est toujours prête à porter un coup fatal.

     

    Squille mante

    La squille-mante est vendue sous le nom de cigale de mer. By Sandstep

     

    Ce crustacé est très répandu dans l’Indo-Pacifique. Très appréciée pour sa chair, elle se défend vigoureusement quand on veut l’attraper et il n’est pas rare que des doigts soient ainsi amputés.


    Elle évolue également le long des côtes méditerranéennes.

     

    Squilla mantis

    Squilla mantis. By Jelantique

     

    La squille-mante peut atteindre près de 20 cm. Ce crustacé fait partie de l’ordre des stomatopodes et de la famille des Squillidae.

     

     

    L’extraordinaire vision de la squille-mante

     

    La squille-mante possède des yeux extraordinaires. Ses hémisphères oculaires sont divisés et chacun transmet des images séparées.


    Chaque hémisphère a 12 récepteurs différents pour les couleurs (alors que l’homme n’en a que trois, pour le rouge, le jaune et le bleu).

     

    Squille mante

    La squille-mante possède des yeux extraordinaires. By Dafrog 418

     

    Ce système de vision très sophistiqué lui permet de distinguer les plus petits détails et surtout, d’évaluer avec précision la distance qui la sépare de sa proie pour lancer une attaque éclair.

     

    Sa vitesse de frappe est incroyable : 1/200° de seconde. C’est une vitesse qui échappe à l’œil humain.

     

    Cigale de mer

    La squille mante est une prédatrice redoutable. By Chika

     

    Enfouie dans le sable, seuls ses yeux sont visibles. Sa technique est redoutablement efficace et fulgurante.


    La proie est empalée et déchiquetée en un éclair.

     

    Squille-mante enfouie dans le sable. By Chika

     

    Si l’on observe une de ces attaques, on peut voir la squille-mante puis sa proie, mais la proie disparaît si vite que l’on ne peut dire si quelque chose a bougé.

     

    Classification: Animalia . Arthropoda. Crustacea. Malacostraca. Stomatopoda. Squillidae. Squilla

     

    V.Battaglia (27.01.2007)

     

    Poissons:  Squille mante

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Rémora

     

     

    Bien accroché à son hôte, le rémora se fait transporter gracieusement par les requins, les tortues ou les cétacés dans les mers du monde entier.


    Il existe huit espèces de rémoras. Remora remora semble choisir exclusivement les requins pour voyager. Echeneis naucrates est la plus grande espèce.

     

     

     
     
     

     

    Habitat du rémora

     

    Ces poissons évoluent dans toutes les mers tropicales et tempérées : Océan Atlantique, mer méditerranée, océan Pacifique et océan Indien.

     

    remora

    Echeneis naucrates. By Edward callaghan 73

     

    Echeneis naucrates est souvent présent dans les secteurs côtiers peu profonds ainsi que dans les récifs de corail.

     

    8 espèces ont été décrites:

     

    Echeneis naucrates . Echeneis neucratoides . Phtheirichthys lineatus . Remora australis . Remora brachyptera . Remora osteochir . Remora remora . Remorina albescens 

     

     

    Portrait du rémora

     

    La taille varie selon les espèces, allant de 50 cm à plus d’un mètre. Mais toutes les espèces ont la particularité de porter une ventouse qui leur permet de se fixer sur d’autres poissons ou animaux marins.

     

     

    Pour se fixer à son support vivant, le rémora bénéficie d’un organe étonnant, issu de la transformation radicale de sa première nageoire dorsale.

     


    En effet, ses épines se sont muées en lamelles transversales, entourées d’une sorte de bourrelet ovale.

     

    Remora

    Rémora. By robstephaustralia

     

    Ces lamelles mobiles créent une dépression permettant à l’animal de se maintenir sans effort à son hôte. En outre, le corps très fin et hydrodynamique du rémora n’occasionne aucune gêne à son hôte.

     

    remora

    Rémora accroché au ventre d'un poisson. By Pony 33406

     

    Collé sur le dos ou sous le ventre de son hôte, ce poisson a trouvé un moyen sûr de voyager . Il s’agit là d’un exemple typique de commensalisme car le rémora tire bénéfice de sa relation avec son hôte, ce dernier n’en tirant ni préjudice, ni bénéfice tangible.

     

    Rémora sur un poisson porc-épic

    Rémora accroché à un poisson porc-épic. By divemecressi

     

    Ces poissons utilisent les requins, les cétacés, les tortues marines ainsi que les gros thons ou les raies pélagiques comme la raie manta ou la raie aigle.


    Il est donc rare de voir un rémora nager seul en pleine eau.

     

    rémoras

    Des rémoras sur une raie manta. By vonlohmann

     

    La mandibule inférieure du rémora dépasse nettement la supérieure et cette particularité lui permet de se nourrir sans quitter sa place.


    Il profite ainsi de la chasse des requins en récupérant les débris qui tombent de la gueule du squale.


    Il a le même avantage avec une raie manta qui se gave de plancton.

     

    La reproduction du rémora est peu connue. On sait qu’ils atteignent leur maturité sexuelle entre 3 et 5 ans.


    Les jeunes se fixent dès le début de leur existence sur des hôtes.

     

     

    Le rémora et le grand requin blanc

     

    Nager devant un grand requin blanc , c’est aller au devant des pires ennuis. Par contre, se coller juste au-dessous de son ventre est beaucoup moins risqué.


    Le requin ne voit pas ses passagers clandestins. De plus, dans les parages d’un tel prédateur, les propres prédateurs du rémora préfèrent s’éclipser.

     

    rémora

    Un rémora est accroché juste au-dessus de la gueule de ce requin blanc. By g-na

     

    Chaque fois que le requin blanc s’approche d’un banc de poissons, les rémoras se détachent de lui pour chasser. Une fois repus, ils retournent se fixer sur un nouvel hôte qui les entraîne vers de nouvelles aventures.

     

    Remora accroché à un requin

    Les rémoras apprécient la plupart des requins comme "taxis". By exfordy

     

    Les rémoras de petite taille  peuvent également rester fixés très longtemps sur le requin, près de la gueule pour profiter des débris des repas du squale.

     

     

    Le rémora et l’homme

     

    Ces poissons se fixent souvent sur les embarcations provoquant des dégâts. Quelques cas de baigneurs se retrouvant avec un rémora accroché dans le dos ont été signalés.


    Ces cas sont très rares mais également très douloureux.

     

    Requin baleine

    Poissons et Rémoras dans le sillon d'un requin baleine. By NeilsPhotography

     

    Les rémoras peuvent se coller contre leur hôte avec une force considérable. Certains peuples de l’océan Pacifique s’en servaient autrefois pour pêcher.


    On jetait à l’eau un rémora solidement relié à la barque et l’on attendait qu’il s’attache à un poisson ou un requin.


    On remontait ensuite le rémora, et en même temps que lui, le requin, le poisson ou la tortue qui y était attaché.

     

    Les différentes espèces ne font l’objet d’aucune exploitation commerciale.

     

    Classification: Animalia. Chordata. Actinopterygii. Perciformes. Echeneidae

     

    Genres: Echeneis . Phtheirichthys. Remora. Remorina

     

    V.Battaglia (18.01.2008)

     

     

    Références

    Poissons. Le rémora. P.78. Editions Proxima 2001
    Fabuleux monstres marins. Piero & Alberto Angela. Alberto Luca Recchi. Editions Solar 2002
    Partenaires. B. Stonehouse. Editions Casterman 2001
    Nomenclature SITI

     

    Poissons:  Rémora avec vidéo

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Régalec

     

    Si le serpent de mer n’est peut-être qu’un mythe, le régalec est lui bien réel. Certaines histoires de monstres marins ont certainement leur origine dans des rencontres avec le régalec ou « roi des harengs ».


    En effet, cet étrange poisson possède un long corps serpentiforme.

     

    Ce poisson est d'ailleurs le plus grand du monde, connu à ce jour.


    Le régalec fait partie de l’ordre des Lampridiformes qui regroupent les opahs et apparentés. Tous ces poissons sont assez méconnus car ils évoluent en profondeur.

     
     
     

    Portrait du régalec

     

    Le régalec ressemble à un long ruban argenté. Ce poisson mesure de 8 à 11 m de long. Le record serait de 17 m de long.


    Il vit habituellement à plus de 200 m de profondeur ce qui rend son observation très difficile. On en voit rarement à la surface et de temps en temps des spécimens s’échouent sur les plages.

     

    régalec

    Régalec. © islasanmarcos.com

     

    En 2007, un régalec a pu être observé en surface au Mexique.

     

    Comme tous les Lampridiformes, le régalec possède une bouche très protractile grâce à la disposition inhabituelle et spécialisée des mâchoires.


    Une bouche est appelée protractile quand elle peut être étirée vers l’avant. Il se nourrit de poissons et d’invertébrés.

     

    Il possède une longue nageoire dorsale qui s’étend sur toute la longueur du corps. Dépourvu d’écailles, le corps est orné de couleurs chaudes au niveau des nageoires.

     

    La répartition du régalec est mondiale. Il évolue dans toutes les mers tempérées et tropicales.

    4 espèces ont été décrites:

    Regalecus glesne . Regalecus kinoi . Regalecus pacificus . Regalecus russelii

     

     

    Les Lampridiformes

     

    Enigmatiques et peu connus, ces poissons sont pourtant très répandus dans toutes les mers chaudes. Ils vivent entre 100 et 1000 m de profondeur.

     

    Le mode de vie pélagique et en profondeur des Lampridiformes fait qu’ils sont rarement rencontrés.

     

    On pense que ce groupe est apparu il y a environ 65 millions d’années.

     

    Les Lampridiformes regroupent 7 familles, 12 genres et 26 espèces.

     

    Familles : Lamprididae . Lophotidae. Radiicephalidae. Regalecidae. Stylephoridae. Trachipteridae. Veliferidae

     

    Ce sont des poissons d’eaux profondes, souvent de grande taille. Le corps peut être massif et en forme de lune comme chez l’Opah (Lampris guttatus) ou bien allongé et serpentiforme comme chez le régalec ou le poisson crête (Lophotus capellei).


    Il est à noter que le poisson-crête est le seul poisson à posséder une poche à encre. Son nom lui vient de la grande crête qu’il a sur la tête.


    La poche à encre est une des caractéristiques des céphalopodes (Invertébrés). Ces animaux projettent une encre noire (sépia) pour perturber un prédateur.

     

    Regalec

    Régalec observé en surface au Mexique en 2007. © islasanmarcos.com

     

    Tous les Lampridiformes partagent certaines caractéristiques communes dont notamment cette bouche protractile.

     

    Ils sont généralement dépourvus d’écailles et possèdent des nageoires pelviennes situées très en avant.

     

    De nombreuses espèces possèdent des couleurs vives. Par exemple, l’opah possède des lèvres et des nageoires rouge vermillon.

     

    Opah

    Opah. By The L-Word . Licence

     

    D’après les observations, la plupart des espèces remontent à la surface pour se nourrir. On sait par exemple que Stylephorus chordatus, qui vit à 800 m de profondeur, remonte le jour pour se nourrir de petits crustacés dans une étrange position.


    Il garde la tête en haut et la queue en bas.

     

    Bien que l’on sache très peu de choses sur leur mode de vie et leur reproduction, on sait cependant que les Lampridiformes pondent de gros œufs (jusqu’à 6 mm de diamètre) de couleur rouge vif.


    Cette couleur les protégerait des rayons ultraviolets car ils flottent pendant un mois avant d’éclore.

     

    A la différence des autres poissons osseux, les jeunes se développent rapidement.

     

    Il n’existe aucune statistique sur les populations. On ne sait donc pas si ces poissons sont en déclin.


    Le peu que l’on connaît sur cet ordre provient de récits de marins et des observations de spécimens capturés et stressés.

     

    Classification: Animalia. Vertebrata. Actinopterygii. Lampridiomorpha. Lampridiformes

     

    V.Battaglia (16.01.2008)

     

     

    Références

     

    Larousse des Animaux. Les Opahs et apparentés. P.494. Edition Larousse 2006
    Poissons, éditions Proxima 2001
    Observation en surface d’un régalec en 2007. islasanmarcos.com

     

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique