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    Santé 2:  8 habitudes dangereuses avec votre culotte

     

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    Prévenir et traiter les varices

     

    Environ 8 femmes sur 10 souffrent de problèmes de circulation sanguine. Avec, à la clé, des veines déformées visibles sous la peau. Comment prévenir et traiter les varices? Les solutions de nos experts.

     

    Prévenir et traiter les varices

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    C’est quoi, une varice?

     

    «Une varice est une veine dilatée et abîmée dans laquelle le sang a du mal à circuler correctement. La varice forme alors des cordons sinueux, bleuâtres ou violacés, apparents à la surface de la peau», explique le Dr Renaud St-Laurent, directeur médical des cliniques Epiderma. Le plus souvent, les varices des membres inférieurs se situent à l’intérieur du mollet ou à l’arrière et à l’extérieur de celui-ci. La majorité ne sont pas douloureuses, mais elles peuvent provoquer des soucis au quotidien, comme la sensation de jambes lourdes, des fourmillements, des crampes nocturnes et de l’enflure aux chevilles ou aux pieds. 

     

    Si les femmes sont les plus concernées à cause des hormones (les oestrogènes favorisent la vasodilatation), les hommes sont aussi touchés. Or, ces derniers consultent souvent trop tard, au stade des complications. En effet, avec cette maladie chronique évolutive, l’absence de traitement entraîne souvent une aggravation des symptômes (lourdeurs, douleur, oedème) et l’augmentation des varices. 

     

    Des complications peuvent également survenir au niveau de la peau (pigmentation, eczéma, inflammation et même ulcère) et à l’intérieur des veines, entraînant des phlébites.

     

    Les causes

    L’apparition de varices peut avoir de nombreuses causes (âge, sexe, posture, obésité, grossesse, ménopause), mais la principale reste l’hérédité. Le risque d’avoir des varices serait de 20% chez les patients sans parents atteints, de 44% si l’un des parents est touché et de plus de 70% si les deux parents sont concernés! «On ne peut malheureusement pas lutter contre la génétique, constate le Dr St-Laurent. En revanche, il est possible de limiter l’insuffisance veineuse et ses symptômes.»

     

    À faire au quotidien

    • On fait du sport. En se contractant, les muscles des mollets aident le sang à remonter vers le haut du corps. 
    • On évite la chaleur, qui accentue la vasodilatation: bains trop chauds, exposition des jambes au soleil ou près d’un appareil de chauffage, etc. 
    • On enfile des bas de contention dès que l’on reste longtemps debout ou assis (voyage en avion, position de travail statique, etc.). 
    • On se dégourdit les jambes régulièrement dans la journée et on les masse pour activer la circulation. 
    • On privilégie des vêtements amples, qui ne compriment pas les cuisses.

     

    Il est important de développer les muscles des membres inférieurs, qui jouent un rôle de contention naturelle en favorisant le retour veineux. Plus le muscle travaille, plus il pompe le sang et évite que celui-ci ne stagne dans la veine. À nous le vélo, la marche et la natation! Par contre, on évite la course, car les impacts au sol fragilisent les veines abîmées. «Mais la course à pied est tout de même préférable à aucune activité physique», modère le spécialiste.

     

    Contrôler son alimentation contribue aussi à ne pas aggraver les varices. «Il faut limiter la caféine, l’alcool et le sucre», affirme Mélissa Audette, naturopathe. «Les deux premiers créent une vasodilatation, et le sucre entraîne une inflammation du système circulatoire.» On suggère d’adopter une alimentation saine, incluant beaucoup de fruits et légumes. La raison? Ces derniers, riches en flavonoïdes et en vitamines, aident à résorber l’inflammation veineuse et à renforcer la paroi des capillaires sanguins. 

     

    Pour soulager les fourmillements et limiter la stagnation du sang, on surélève ses jambes quand on est assis ou au lit. «Pratiquer des massages à l’huile de menthe poivrée ou au calendula, du bas vers le haut, stimulera aussi la circulation et tonifiera les veines. En plus, leur effet de fraîcheur soulage immédiatement les lourdeurs.»

     

    En parallèle à ces soins préventifs au quotidien, pour traiter les veines déjà atteintes, on consulte un médecin, qui choisira le traitement le mieux adapté en fonction de l’état de l’insuffisance veineuse. Dans les cas légers, il conseillera la contention veineuse grâce à des bas ou des collants exerçant une pression sur les jambes pour stimuler le retour du sang. 

     

    En cas de varices plus importantes, d’autres techniques sont utilisées. «La sclérothérapiefonctionne très bien, constate le Dr St-Laurent. Cette technique consiste à injecter dans la varice un produit qui rétracte et durcit la veine malade pour, finalement, la détruire.» Le traitement ne requiert pas d’anesthésie et permet de reprendre ses activités immédiatement. 

     

    Autre option: le laser endoveineux, utilisé pour détruire les varices de gros calibre et réalisé sous anesthésie locale. Les veines malades sont brûlées au moyen d’une fibre optique introduite par une petite incision pratiquée derrière le genou. Un traitement tout aussi efficace que la sclérothérapie, mais plus coûteux. 

     

    «Quant à la chirurgie, elle n’est quasiment plus pratiquée, ajoute notre expert, car cette méthode consistant à extraire la veine malade nécessite une convalescence de – 2 à 4 semaines – pendant laquelle le patient doit beaucoup limiter ses activités.»

     

    Infos

    Dr Renaud St-Laurent, directeur médical des cliniques Epiderma. epiderma.ca

    Mélissa Audette, naturopathe. melissaaudette.com

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    Mieux vivre sa ménopause

     

     

    Gain de poids, digestion difficile, bouffées de chaleur, insomnie, irritabilité, sécheresse vaginale: voici des astuces pour combattre les principaux désagréments de la ménopause.

     

    Mieux vivre sa ménopause

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    La ménopause débute officiellement 12 mois après les dernières menstruations. En moyenne, elle survient à 51 ans, mais plusieurs femmes vivent une ménopause précoce dans la quarantaine. Cette période, qui annonce la fin de la fertilité, est associée à plusieurs symptômes qui, durant un certain temps, peuvent réduire plus ou moins la qualité de vie des femmes. Gain de poids, digestion difficile, bouffées de chaleur, insomnie, irritabilité, sécheresse vaginale comptent parmi les principaux désagréments. Mes astuces pour mieux vivre sa ménopause! 

     

     

    Contrôler le gain de poids 

     

    Déjà, en périménopause, le métabolisme ralentit. Et la majorité des femmes prennent alors de 8 à 10 livres. C’est que le métabolisme brûle moins de calories au repos (environ 200 de moins). Un changement d’habitudes alimentaires est donc essentiel si on ne veut pas voir grimper l’aiguille du pèse-personne. Couper 200 calories par jour peut sembler facile. Mais ce n’est pas vraiment le cas quand l’alimentation de base est déjà exemplaire. Il est parfois plus avantageux de faire 30 minutes d’exercice par jour, histoire de dépenser ces 200 calories. D’ailleurs, une étude menée à l’Université Laval a montré que les femmes qui entreprenaient un programme d’activité physique quotidien à la ménopause non seulement freinaient le gain de poids, mais amélioraient leur profil lipidique! Comme quoi bouger a de multiples avantages. 

     

    10 façons de couper 200 calories au quotidien 

     

    • Prendre ¼ tasse (60 ml) de noix plutôt que ½ tasse (125 ml). 
    • Manger 1 toast au beurre d’arachide plutôt que 2. Prendre 1 tasse (250 ml) de pâtes plutôt que 2 (500 ml). 
    • Manger 3 oz (90 g) de viande plutôt que 6 oz (180 g) par repas. 
    • Manger 3 biscuits plutôt que 6. 
    • Consommer des muffins maison plutôt que ceux du commerce. 
    • Prendre 3 tasses de maïs soufflé plutôt que 2 tasses de croustilles régulières. 
    • Remplacer un grand café aromatisé avec crème fouettée par un moyen latte au lait écrémé. 
    • Remplacer les 2 saucisses du déjeuner par une tranche mince de jambon. 
    • Prendre 75 g de fromage réduit en gras (20% et moins) plutôt que 100 g de fromage ordinaire. 

     

    En plus de voir leur ventre prendre de l’expansion, plusieurs femmes en ménopause souffrent de ballonnements et d’autres problèmes digestifs. Voici quelques conseils. 

     

    • Attendre une heure après le plat principal avant de s’offrir un dessert, même s’il s’agit d’un fruit ou d’un yogourt
    • Diminuer la consommation de bulles: eaux minérales pétillantes, jus pétillant ou boissons gazeuses font entrer de l’air dans le système digestif. 
    • Consommer des probiotiques tous les jours afin d’améliorer l’équilibre de la flore intestinale. 
    • Réduire la consommation d’aliments gazogènes comme le chou, les choux de Bruxelles et les légumineuses. 
    • Prendre des repas légers qui ne surchargent pas l’estomac. 
    • Bien mastiquer chaque bouchée. 

     

    En Occident, 70 à 80% des femmes ménopausées souffriraient de bouffées de chaleur contre 10 à 14% des femmes asiatiques. Les boissons chaudes, la caféine, les mets épicés, l’alcool et le stress sont des facteurs qui peuvent entraîner ce malaise. 

     

    Les phytoestrogènes sont des composantes que l’on trouve dans le règne végétal et qui agissent comme l’oestrogène, principale hormone féminine. En Amérique du Nord, la consommation moyenne quotidienne de phytoestrogènes est de moins de 1 mg, alors qu’en Asie elle se situe entre 20 et 40 mg. L’ajout de phytoestrogènes au menu quotidien pourrait donc apporter certains bénéfices, bien que les résultats soient encore controversés. 

     

    Une étude récente a montré que l’ajout de 100 mg de phytoestrogènes par jour diminuait considérablement les bouffées de chaleur comparativement à ce qui se passait pour un groupe prenant un placebo. Si les bouffées de chaleur sont importantes et que vous n’avez pas recours à un traitement de substitution hormonale les soulageant, je vous suggère d’essayer de consommer plus de phytoestrogènes, que l’on trouve principalement dans le soja (voir les meilleures sources). 

     

    Les femmes qui souffrent d’hypothyroïdie devraient toutefois consulter d’abord leur pharmacien, car le soja nuit à l’action de la lévothyroxine (Synthroid).

     

     

     

    Beaucoup de femmes qui deviennent irritables à la ménopause ont aussi le moral à plat. Pour pallier les sautes d’humeur, je conseille la prise de suppléments d’oméga-3 en encourageant la dose de 1 g d’EPA (acide eicosapentaénoïque) par jour. Mon deuxième conseil: faire régulièrement de l’exercice afin de libérer des endorphines, bénéfiques pour le moral. Enfin, il ne faut pas retirer les produits céréaliers de son menu quotidien, au risque de voir les niveaux de sérotonine, l’hormone du bien-être, chuter en même temps que sa joie de vivre! 

     

     

    Réduire son risque de maladies cardiovasculaires 

     

    Quand le taux d’oestrogène décline, le risque de maladies cardiovasculaires (MCV) augmente. Pour améliorer son profil lipidique, il faut réduire sa consommation de mauvais gras (saturés et trans) au profit des bons gras (huile d’olive, d’avocat, de canola) et augmenter son apport en fibres solubles (avoine, chia, légumineuses). La consommation de 3 fruits et de 5 légumes par jour est aussi encouragée pour obtenir une bonne dose d’antioxydants.

     

     

    Puisque l’hypertension est un autre facteur de risque de MCV, il faut limiter son apport en sodium (2 300 mg au maximum par jour) et consommer beaucoup de potassium (fruits et légumes). L’ajout de phytoestrogènes pourrait aussi légèrement réduire le LDL-cholestérol (mauvais cholestérol). 

     

    La perte osseuse s’accélère à la ménopause, ce qui peut entraîner une fragilité des os et, par conséquent, des fractures. Pour freiner cette perte, il faut consommer suffisamment de calcium et de vitamine D. On arrive normalement à répondre à ses besoins en calcium en consommant 3 produits laitiers (ou substituts) par jour. Quant à ses besoins en vitamine D, étant donné qu’ils sont difficiles à combler avec les aliments uniquement, la prise d’un supplément de vitamine D3 de 600 à 1000 UI par jour est conseillée.

     

     

     

    La ménopause est souvent accompagnée d’insomnie. Or on sait que le sommeil joue un rôle important dans la régulation des hormones de la faim et de la satiété. Par conséquent, le manque de sommeil contribue au gain de poids en plus d’affecter l’humeur. Mes conseils pour mieux dormir! 

     

    • Le soir, prendre un repas léger qui inclut un féculent (pâtes, riz, pomme de terre, couscous, etc.). 
    • Ne pas prendre plus d’un verre de vin, car le vin perturbe le sommeil. 
    • Limiter la caféine et la théine après 14 h (thé, café, chocolat, boissons de type cola). 
    • Ne pas faire d’exercice en soirée. 
    • S’offrir une collation à base de produits laitiers le soir (yogourt ou lait, par exemple).
    • Prendre une tisane relaxante (camomille, valériane) en soirée. 
    • Bien aérer la chambre et prévoir un pyjama de rechange pour les nuits où les bouffées de chaleur sont importantes. 

     

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    Comment aider son conjoint malade?

     

     

    Le diagnostic est tombé: la personne qu’on aime souffre d’une grave maladie. Cette période de grands bouleversements entraîne de nombreux défis pour les proches. Nos conseils pour aider son conjoint malade … et tenir bon! 
     

    Comment aider son conjoint malade?

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    Quand le mari de Céline a appris qu’il avait le cancer, ce fut un véritable choc pour eux deux. «En quelques minutes, notre vie a basculé, confie-t-elle. Comme si on avait frappé un mur.» Pas surprenant... L’annonce d’une maladie grave génère inévitablement toute une gamme d’émotions, tant chez le malade que chez son partenaire.

     

    «Un tel diagnostic change immanquablement la vie du couple, sa vision des choses et ses priorités, confirme Brigitte Bolduc, conseillère à l’Appui pour les proches aidants d’aînés. Quand la maladie survient, la plupart des gens ressentent un sentiment d’impuissance, de désarroi et de peur face à l’inconnu. Les étapes qui suivent l’annonce ressemblent à celles vécues lors d’un deuil. D’abord, le choc et le déni (le malade réfute le diagnostic, le minimise, refuse d’en parler). Après surviennent la colère, la tristesse et, finalement, l’acceptation. S’il n’y a pas de guérison possible, le conjoint devra éventuellement faire aussi le deuil de la personne qu’il a connue, de la vie qu’il aurait aimé avoir avec elle et des projets qu’ils avaient ensemble. Cela dit, personne ne réagit de la même façon. Une partie des malades seront rapidement dans l’action, tandis que d’autres prendront plus de temps. Certains peuvent même vivre une période de régression où ils se replient sur eux-mêmes et deviennent dépendants de leur partenaire.»

     

    Forcément, la vie de l’être aimé va changer... et la nôtre aussi! On est rarement préparé à se retrouver dans un rôle de proche aidant. «Tout au long de sa maladie, j’ai soutenu et accompagné mon conjoint, même dans les moments de découragement, avoue Céline. Mon seul regret: avoir refusé l’aide qu’on m’offrait. J’ai failli y laisser ma peau.»

     

    C’est que vivre avec un conjoint malade est exigeant, physiquement et émotionnellement. Dans Quand la vie se fragilise, l’infirmière France Cardinal Remete rappelle les diverses contraintes qu’entraînent la maladie: projets reportés, routine perturbée, frustrations inattendues, irritants dans la gestion du quotidien, manque de sommeil, perte de liberté... La personne atteinte peut se sentir isolée et démunie face à ce qui lui arrive, alors que ses proches doivent composer avec un surplus de démarches et d’obligations à assumer.

     

    «Le problème, c’est qu’on sait quand la maladie frappe, mais pas quand elle se termine, déclare l’auteure. Entre les deux, l’aidant doit traverser plusieurs étapes, comme la coordination des rendez-vous, l’accompagnement aux consultations et aux traitements, les soins à prodiguer à domicile, la gestion des tâches quotidiennes et administratives... Sans compter tout l’aspect émotionnel, avec le stress, les changements d’humeur du malade (impatience, angoisse, irascibilité, abattement, refus de se battre) ou les moments de découragement. On frôle souvent le surmenage. Aider et soutenir son conjoint malade ne doit pas se faire au détriment de sa propre santé.» 

     

    S’informer 

    «Plus on comprend la maladie et ce que vit la personne atteinte, plus ce sera facile de l’aider», assure Brigitte Bolduc.

     

    S’organiser 

    La meilleure façon de composer avec les exigences reliées au soutien d’un proche, c’est d’être bien organisé. France Cardinal Remete suggère entre autres d’organiser une rotation de visites (à l’hôpital ou au domicile) avec la famille et les proches, de dresser une liste des démarches à effectuer et de planifier son horaire au quotidien.

     

    Demander de l’aide 

    On ne peut pas y arriver seul! Il faut apprendre à dire oui aux propositions d’aide. Avoir un réseau de soutien autour de soi (proches, amis, voisins, groupes d’entraide pour les aidants, services de répit) est essentiel. Rencontrer des aidants dans la même situation pour discuter et échanger permet de ne pas se sentir seul et de vaincre la solitude. On s’informe des ressources disponibles pour nous et notre proche le plus tôt possible après l’annonce de la maladie, même si on n’en ressent pas encore la nécessité. De cette façon, on pourra planifier et mettre rapidement sur pied des ressources pour aujourd’hui et pour les mois à venir, lorsque la tâche deviendra plus lourde. On s’efforce également de communiquer nos besoins et de partager les tâches.

     

    Accompagner 

    «C’est important d’être aux côtés de notre conjoint lors des consultations médicales, rappelle Brigitte Bolduc. Le malade éprouve parfois de la difficulté à se concentrer sur le discours du médecin et à retenir tout ce qui est dit. La présence d’un proche permet de mieux se souvenir de certaines informations et d’en discuter à la maison.» En l’accompagnant, on sera également bien informé du déroulement des examens et des traitements.

     

    Maintenir l’autonomie 

    Tant que son état le permet, on évite de tout faire à la place de notre partenaire. «Souvent, le proche aidant décide de prendre un maximum en charge pour soulager l’autre, explique Brigitte Bolduc. Mais c’est une erreur: même si ses capacités physiques sont diminuées, il peut accomplir des tâches ou prendre ses propres décisions. On lui offre notre aide, on le conseille, mais on ne fait pas les choix à sa place.» Plus il est actif et maintient sa qualité de vie, plus on peut souffler.

     

    Communiquer 

    «C’est important d’offrir un soutien non seulement dans les activités de la vie courante, mais aussi au niveau émotionnel, en étant à l’écoute, soutient France Cardinal Remete. On reste disponible, dans un esprit de communication sincère et constructive qui laisse place à l’expression des émotions et de ce qui se vit au quotidien.» Et on s’assure que ce qu’on fait correspond réellement aux besoins de l’autre, afin de prévenir les conflits.

     

    Établir une routine 

    Quand on traverse une aussi grosse tempête, un quotidien régulier est rassurant pour tous. On prend aussi le temps de manger sainement, de dormir suffisamment, de s’accorder des périodes de repos et de faire un peu d’exercice.

     

    Rester actifs 

    On propose des activités de détente, des loisirs et des sorties adaptées à la condition physique de notre partenaire. Ainsi, on pourra tous deux se changer les idées et garder le moral.

     

    Bien s’entourer 

    Prendre soin d’une autre personne requiert beaucoup d’énergie. Que ce soit pour ventiler ou partager, il est essentiel de maintenir les liens avec notre réseau social et familial, ainsi qu’avec les intervenants des réseaux de soutien.

     

    Penser à soi

    Une journée au spa, une sortie au cinéma, une rencontre avec des amis au restaurant, une visite chez nos enfants ou petits-enfants, un cours de yoga ou de tricot... Ces moments de répit permettent de refaire le plein d’énergie et d’exercer notre rôle de proche aidant plus sereinement. On se les offre donc sans culpabiliser, même si ce n’est pas facile. Une journée au spa, une sortie au cinéma, une rencontre avec des amis au restaurant, une visite chez nos enfants ou petits-enfants, un cours de yoga ou de tricot... Ces moments de répit permettent de refaire le plein d’énergie et d’exercer notre rôle de proche aidant plus sereinement. On se les offre donc sans culpabiliser, même si ce n’est pas facile.

     

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    Huit astuces pour garder la mémoire!

     

    Oublier le prénom du nouveau voisin ou l’endroit où on a posé nos clés dans la maison ne révèlent pas forcément un trouble plus grave. Comment remédier à ces manques d’attention? Voici huit astuces pour garder la mémoire.

     

    Huit astuces pour garder la mémoire!

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    1- On joue

    La cervelle ne s’use que si on ne s’en sert pas! En étant soumise, sur une base quotidienne, à des épreuves lui demandant un effort supplémentaire, elle conserve sa vivacité. «L’objectif, nous rappelle Kathleen Gallant, ergothérapeute à la Clinique de la mémoire MoCA, est d’atteindre un niveau de difficulté qui représente un défi.» Parmi les exercices bénéfiques: mots croisés, sudoku, jeux de mémoire et de stratégie, applications pour tablette ou téléphone intelligent. Et on n’hésite pas à varier. «Selon des recherches, on devrait participer à 12 activités mentales différentes par semaine pour solliciter diverses parties du cerveau.» 

     

     

    2- On mange

    Les polyphénols, antioxydants et oméga-3 protègent nos neurones et en assurent le bon fonctionnement. Avec son apport élevé en fruits, légumes, légumineuses, céréales à grains entiers, poissons, huile d’olive et noix, le régime méditerranéen inclut tous ces champions. On l’adopte sans hésiter!

     

     

    3- On apprend

    En semant chaque jour des petites graines de connaissance et de découverte dans notre mémoire, on enrichit les connexions entre les neurones, messagers de l’information. Pourquoi ne pas s’initier à une deuxième ou une troisième langue, s’adonner à la couture ou aux mathématiques, regarder un documentaire, s’inscrire à un cours? «Il peut aussi s’agir de préparer une bonne vieille recette de manière différente, de rédiger des courriels ou de débattre d’un sujet avec des amis», ajoute l’ergothérapeute.

     

     

    4- On ne lâche pas

    La meilleure façon d’être en mesure de poursuivre une activité… est de ne jamais cesser de la pratiquer! Si on est futé en fiscalité ou en finances, autant persister à produire notre déclaration de revenus ou à gérer notre budget, même quand on a l’impression que notre calculatrice interne fait parfois défaut.

     

     

    5- On se fait un film

    Les combinaisons mnémotechniques et les images mentales aident à fixer les souvenirs. «Pour plus de succès, on évite les automatismes en formant des associations inusitées et élaborées», nous conseille Carol Hudon, chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Par exemple, on relie le pot de miel qu’on ne veut pas oublier d’acheter à quelque chose d’amusant, comme une ruche d’abeilles gigantesque ou une autre figure qui frappe notre imaginaire.

     

     

    6- On lit

    Pour ne perdre aucune info, M. Hudon nous recommande de lire un article de magazine en parcourant d’abord les éléments principaux: titre, préambule, sous-titres. «Puis on s’attaque au corps du texte. On se soumet ensuite à un miniquiz personnel avant de retourner à l’article pour vérifier l’exactitude de nos réponses.»

     

     

    7- On s’entraîne

    Plus on consacre de temps à travailler notre cerveau, moins le déclin cognitif sera important. «Pour rester motivé sans que cela devienne une corvée, on choisit des activités plaisantes et qui correspondent à nos intérêts», précise Mme Gallant. Par exemple, si on est mélomane, on s’exerce à retenir les paroles de chansons ou le nom de groupes musicaux.

     

     

    8- On bouge

    L’activité physique favorise une meilleure oxygénation des neurones et améliore nos capacités d’attention. Pour un maximum d’effet, les exercices d’endurance ou d’aérobie, pratiqués sur une base régulière, sont tout indiqués.

     

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