•  

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    La turbulette stresserait les bébés en

    les privant d'autocontacts

     

    Des chercheurs français ont comparé le comportement de bébés prématurés vêtus d'une turbulette et ceux habillés d’un simple body. Résultat : la turbulette semble plus stressante car elle entrave les mouvements du nouveau-né et limite les autocontacts réconfortants.

     

     
     

    Dans une turbulette, les bébés sont moins libres de leurs mouvements. © Daniel, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

    Dans une turbulette, les bébés sont moins libres de leurs mouvements. © Daniel, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

     
     

    Il est bien connu, en particulier grâce aux études sur les animaux, que les premières expériences de vie peuvent avoir un impact durable sur le développement émotionnel et social des individus. Ainsi, des chercheurs du laboratoire Éthologie animale et humaine, à Rennes, ont montré que la contention et la manipulation des poulains, pratiquées dans certains élevages juste après la naissance, ont des effets comportementaux durables.

     

    Chez les nouveau-nés humains, l'impact éventuel, immédiat ou à plus long terme, des pratiques de routine (soins habituels donnés au nouveau-né de manière systématique après la naissance, comme par exemple la pesée, le bain, le changement de couchage ou le dépistage systématique de certaines maladies par prise de sang) reste une question largement ouverte. Ceci est particulièrement vrai pour les enfants nés avant terme, dont l'expression comportementale peut être moins visible.

     

    Dans une nouvelle étude réalisée en collaboration avec le service de médecine néonatale du CHRU de Brest, les chercheurs ont questionné l'impact de l'habillement sur le comportement de bébés nés avant terme. Les enfants prématurés (nés avant 38 semaines de grossesse) passent d'un incubateur fermé à un incubateur ouvert surmonté d'une rampe chauffante.

     

    Puis, lorsqu'ils commencent à pouvoir réguler leur température, la rampe est éteinte et ils sont alors vêtus d'un pyjama et d'un gilet, et recouverts d'une turbulette (aussi appelé gigoteuse, il s'agit d'une sorte de sac de couchage attaché aux épaules) à la place d'un simple body. Grâce à des enregistrements vidéo, les scientifiques ont étudié sur plusieurs heures (réparties sur 2 à 4 jours) le comportement de 18 nouveau-nés prématurés âgés de 34 à 37 semaines post-conception. Neuf d'entre eux, encore sous néon chauffant, étaient vêtus d'un body (permettant une liberté de mouvement), alors que l'autre moitié portait l'ensemble pyjama, gilet et turbulette. Les résultats paraissent dans Scientific Reports.

     

    L’étude a porté sur des bébés nés prématurément.
    L’étude portait sur l'analyse du comportement d'une vingtaine de bébés nés prématurément. © Joshua Smith, Flickr, CC by-sa 2.0

     

    Les bébés en body plus actifs que ceux en turbulette

     

    Les bébés en body se sont révélés plus actifs que les bébés en pyjama-turbulette : leurs bras étaient plus souvent pliés et leurs mains plus souvent en contact avec leur environnement ou leur tête (seule partie du corps accessible). Les bébés en turbulette avaient plutôt les bras tendus et les mains closes, et ne touchaient rien. Lever les bras avec cet ensemble de vêtements semblait demander des efforts physiques trop importants à ces bébés pesant moins de 2 kg.

     

    Or, l'autocontact est reconnu comme un moyen employé par le jeune enfant pour diminuer son niveau de stress. Chez les prématurés hospitalisés, sans contact tactile fréquent avec un parent, l'autocontact pourrait même être un mode de compensation crucial. Par ailleurs, voir ses mouvements entravés augmente le niveau de stress d'un individu, lui conférant un sentiment d'impuissance.

     

    En empêchant ce contact et en imposant une contrainte physique, l'ensemble pyjama-gilet-turbulette pourrait donc avoir un double impact en termes d'inconfort immédiat mais peut-être aussi de développement émotionnel et moteur. Pour tester cette hypothèse, l'équipe de chercheurs compte désormais explorer l'impact comportemental à plus long terme de la turbulette, sur un groupe plus large d'enfants prématurés. Cette étude souligne l'importance de porter davantage d'attention aux pratiques de routine, même paraissant anodines, dans la période périnatale.

     

    Santé:  La turbulette stresserait les bébés en les privant d'autocontacts

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    5 aliments beauté à adopter

     

     

    Histoire d’avoir bonne mine, voici 5 aliments  à mettre au menu. Des aliments beauté qui ont l'avantage d'être excellents pour notre santé! Pourquoi s'en priver?
     

    5 aliments beauté à adopter

    iStockphoto.com

     

    Boire au moins 1,5 litre d'eau par jour 

    Rien de tel qu’une bonne hydratation pour donner de l’éclat à la peau et au teint. 

     

    Ajouter du germe de blé au menu 

    On aime sa richesse en gras essentiels et en vitamine E, des alliés pour une peau et des cheveux souples. 

     

    Mon conseil: ajouter chaque jour 15 ml (1 c. à soupe) de germe de blé à ses yogourts, compotes ou céréales

     

    Garnir son assiette de fruits et de légumes colorés pour faire

    le plein d'antioxydants, lesquels freinent le vieillissement

     

    Mon conseil: consommer 3 fruits par jour dont au moins une portion de petits fruits (bleuets, fraises, framboises, mûres) et 5 légumes dont au moins un légume orangé (patate douce, carotte, courge) et un légume vert foncé (épinard, cresson, brocoli). 

     

    Manger du poisson gras deux fois par semaine 

     

    Les études le montrent, les grands consommateurs de poissons riches en oméga-3 (thon,saumon, sardines, maquereau) ont la peau moins ridée que les autres! Avec, en prime, leur potentiel anti-inflammatoire, les poissons gras sont véritablement des atouts beauté. 

     

    Manger souvent mais peu 

     

    De gros repas affectent le travail de digestion et un foie engorgé donne mauvaise mine. 

     

    Mon conseil: 3 repas légers et 2 ou 3 collations. Idéalement, on devrait manger toutes les 3 heures, sans jamais se sentir trop plein.

     

    Santé:  5 aliments beauté à adopter

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    10 produits soupçonnés d’être cancérigènes

    Cigarette électronique : fausse solution ?

    L'effet à long terme des cigarettes électronique est encore mal connu © mimagephotos - Fotolia
    La cigarette électronique est-elle aussi dangereuse que la cigarette classique ? Dans une étude publiée en janvier 2015, des chercheurs de l’Université de Portland (Etats-Unis) démontrent que le réchauffement (à 5 volts) du liquide à l’origine de la vapeur aspirée par les fumeurs produit du formaldéhyde. Or, cette substance est classée parmi les « cancérigènes avérés » par le Centre international de recherche sur le cancer. Quelques mois plus tôt, l’Organisation mondiale pour la santé avait déjà conseillé d’interdire la vente de ces produits aux mineurs. L’étude a cependant été critiquée : les fumeurs évitent naturellement de faire surchauffer le liquide des cigarettes, en raison d’un goût amer et désagréable. L’impact de ces produits sur la santé des vapoteurs reste flou.

    Alcool : une influence avérée

    Dès le premier verre, le risque augmente © Jacques PALUT - Fotolia
    Selon l’Institut national du cancer, c’est la deuxième cause de cancer évitable après la cigarette. La consommation d’alcool est responsable de 15 000 décès chaque année en France, notamment en raison de cancers de la bouche, du sein, du foie ou du colon. Quatre cancers de l’œsophage sur cinq seraient liés à la consommation d’alcool et la probabilité d’être atteint est proportionnelle à la quantité ingérée. Mauvaise nouvelle pour les adeptes de la modération : il n’y a pas de seuil minimum en dessous duquel la consommation est sans danger. La boisson (bière, vin, spiritueux…) n’a pas d’influence particulière sur la molécule cancérigène… Allié à la cigarette, l’alcool peut multiplier par 45 les risques de cancer.

    Charcuterie : des risques augmentés

    Haro sur le saucisson... © felix - Fotolia
    Encore une mauvaise nouvelle pour les adeptes du combo saucisson-verre de rouge. Une étude publiée en 2013 réalisée sur plus de 400 000 personnes montre que les plus gros consommateurs de charcuteries - plus d’une tranche de saucisson par jour - ont un risque supérieur d’être victime d’un cancer que le reste de la population (+ 11 %). L’Institut national du cancer recommande ainsi de limiter sa consommation, notamment pour les produits très gras ou très salés. Saucisses et saucissons pourraient être à l’origine de nombreux cancers colorectaux. Pour l’industrie de la viande, le lien établi n’est pas suffisant : la consommation de charcuterie pourrait être liée chez les individus à d’autres mauvaises habitudes (alcool…).

    Téléphone portable : des ondes négatives ?

    Les effets demeurent inconnus à long terme : la prudence est de mise © LoloStock - Fotolia
    Et si on se parlait différemment au téléphone ? En mai 2014, des chercheurs de l’Université de Bordeaux ont montré qu’une utilisation intensive d’un téléphone portable est le plus souvent retrouvée chez les malades ayant eu un cancer du cerveau (principalement de type gliome, le plus redoutable). Le cancer du système nerveux central concerne 0,66 % des hommes et 0,43 % des femmes selon un recensement de 2012. Si cette étude portant sur 450 malades et 900 témoins ne permet pas de tirer des conclusions définitives, elle invite à la prudence. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé vous conseille de téléphoner avec une oreillette, de limiter l’exposition ou de limiter vos appels dans les zones de mauvaise réception. 

    Viande rouge : des risques de cancer colorectal accrus

    La viande rouge doit être consommée avec modération © mariemilyphotos - Fotolia
    C’est l’un des sujets les plus disputés. L’Institut national du cancer recommande ne pas consommer plus de 500 grammes de viande par semaine et de leur substituer œufs, poissons, volailles… Et pour cause... Plusieurs études établissent un lien entre la consommation de viande rouge et les probabilités d’être victime d’un cancer colorectal. Selon l’INSERM, cette augmentation est estimée à 29% pour 100 grammes de viande par jour. Récemment une autre étude (Université de Harvard) a mis en lumière un lien supposé entre viande rouge et cancer du sein. Certains scientifiques accusent ce type d'aliment, riche en protéines ou en nitrates, d'accélérer la division cellulaire et la croissance des tumeurs. 

    Gaz d’échappement : pollution mortelle

    Zz Richard Villalon Fotolia © Richard Villalon - Fotolia
    L’automobile tue, mais pas que sur les routes. Selon le classement du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les gaz d’échappement de moteurs diesel sont des "cancérogènes avérés" (depuis 2012), tandis que ceux des moteurs essence figurent parmi les "cancérogènes suspectés" (le mot "cancérogène" est plus volontiers utilisé par les scientifiques que "cancérigène"). Une grande étude américaine sur les mineurs de fond avait déjà mis en évidence un risque accru (par deux ou trois) de cancer du poumon chez les personnels les plus exposés aux gazs. Une conclusion très inquiétante dans un pays comme la France, où le parc automobile est constitué à plus de 60 % de véhicules diesel...

    Sel : une influence sur les cancers de l’estomac ?

    Le sel est-il un ennemi de l'estomac ? © Sebalos - Fotolia
    Le sel pourrait être le pire ennemi de notre estomac. Une étude publiée en 2012 par des chercheurs italiens (portant sur plus de 250 000 personnes) estime que le risque de cancer gastrique est augmenté de 70 % chez les plus gros consommateurs. Un organisme de recherche britannique estimait pour sa part qu’un cancer de l’estomac sur sept est évitable en réduisant les doses de sel ingérées chaque jour… L’organisation mondiale de la santé recommande de ne pas dépasser les 5 grammes de sel par jour. Ce cancer – le quatrième plus fréquent dans le monde - est particulièrement meurtrier car il est détecté souvent trop tard pour être soigné efficacement.

    Café : un rôle ambivalent

    Ami ou ennemi ? © Konstantin Yuganov - Fotolia
    Difficile de se faire une opinion sur l'impact de la consommation de café sur le cancer. En 2011, une étude espagnole épinglait le café en dosettes : ce mode de conditionnement empêcherait l'évaporation du furane, une substance classée "potentiellement cancérigène" par le CIRC. L'effet ne se ferait néanmoins sentir qu'après 20 cafés par jour... Par ailleurs, les scientifiques ont découvert des vertus anticancéreuses à la boisson : selon l'American cancer society, elle réduirait les risques de cancer de la bouche ou de la gorge. L'effet bénéfique irait même croissant avec le nombre de tasses consommées... Difficile donc de classer avec ces résultats contradictoires. 

    Soda : un effet sur la prostate ?

    Une canette par jour ferait déjà progresser le risque © pixindy - Fotolia
    Une canette par jour est-elle nocive pour la prostate ? En 2012, une équipe de scientifiques suédois a publié une étude fort inquiétante, après avoir suivi 8 000 hommes de 45 à 73 ans pendant 15 ans en moyenne. Ceux qui conommaient des sodas avaient 40 % de risque suplémentaire d'être victime d'un cancer de la prostate nécessitant un traîtement. Le sucre présent dans les boissons pousserait le corps à produire de l'insuline. Or, cette production s'accompagne de l'émission de l'IGF, une molécule qui stimule le développement de toutes les cellules, même cancéreuses... Par ailleurs, la consommation de soda pourrait également avoir des effets sur les cancers de l'oesophage, affirment des chercheurs indiens. 

    Jouets, biberons... Le bisphénol A dans le viseur

    Le bisphénol A avait été retiré des biberons en 2010 © NICOLAS LARENTO - Fotolia
    C'est peut-être l'un des dangers les plus inquiétants. Le bisphénol A est un composé chimique de synthèse - accusé d'être un perturbateur endocrinien - présent dans des dizaines de produits disponibles dans le commerce : jouets, câbles, articles de sport, etc. Il a été interdit seulement le 1er janvier 2015 dans ses usages alimentaures, comme par exemple les bouteilles en plastiques ou le revêtement des boites de conserves. En 2013, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation) avait émis un avis très sévère, évoquant notamment la possibilité accru de contracter un cancer du sein pour un enfant à naître en cas d'exposition de la mère enceinte. Aux Etats-Unis, une équipe de chercheurs a également constaté de forts taux de BPA dans l'urine de 60 malades du cancer de la prostate...

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique