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    Toungouska

     

    Qu’est-ce qui a frappé la Sibérie en 1908 ?

     

    La plus puissante explosion répertoriée ébranle toute la région de la Toungouska (ou Tunguska), au cœur de la Sibérie, dans la matinée du 30 juin 1908.

    Elle arrache tous les arbres et brûle les animaux. Heureusement, cette région est peu peuplée et seulement deux victimes sont à déplorer.

    Depuis 1927, les scientifiques cherchent à identifier la cause de la catastrophe de Toungouska.

     

    Une explosion au cœur de la Sibérie

    L'objet de la Toungouska est tombé le 30 juin 1908, à 7 h 17 min 11 s heure locale à 60 km de la petite ville de Vanavara. Le cataclysme est survenu précisément dans la région de la Toungouska Pierreuse, en Sibérie centrale, à 800 km au nord-ouest du lac Baïkal.

     

    Les habitants de la région ont raconté que, juste avant l’explosion, ils ont vu une boule de feu fendre l’air, et, à Kirensk, à environ 400 km de là, des témoins ont parlé d’une « colonne de feu ».

     

    Les ondes de choc sont si violentes qu’un cheminot du Transsibérien crut que sa locomotive avait explosé. Il se trouvait pourtant à 560 km du point d’impact.

     

    60 millions d'arbres sont brutalement couchés sur le sol et brûlés. A moins de 20 km de l’épicentre de Toungouska, environ 700 rennes et tous les chiens sont brûlés vifs. Tentes, nourriture et stock de bois des nomades partent également en fumée.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Toungouska . Photo de 1927 (Sélection du Rider's Digest)

     

    Les incendies brûlent pendant deux semaines et l’on peut voir une énorme colonne de flammes à plusieurs centaines de kilomètres de distance.

    Poussières et débris sont projetés dans l'atmosphère.

     

    Les témoins rapportent également que juste après l'effroyable bruit qui suivit l'explosion, le sol se crevassa. Au même moment, le séismographe de l'Observatoire d'Irkoutsk enregistre un séisme de magnitude 5 qui durera 51 minutes.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Toungouska . © N. A. Strukov, 1928

     

    Des perturbations magnétiques ont été enregistrées suite à l’explosion. La perturbation a duré plus de 6 heures. La tempête magnétique fut si intense que les boussoles de l'Observatoire d'Irkoutsk furent inutilisables à 977 Km de l'épicentre.

     

    Les autorités impériales russes passent l’évènement sous silence. Aucune allusion n’est donc faite dans la presse internationale.

     

    Ce n’est qu’après la révolution que le gouvernement soviétique charge un scientifique, Leonid Kulik, d’enquêter sur l’explosion.

     

    Des indices contradictoires

    Kulik conduit la première expédition au début de l’année 1927. Il part avec la certitude que l’explosion est due à une météorite entrée en collision avec la Terre.

    Arrivé sur le site, il remarque que les troncs des pins sont déracinés par milliers. En explorant le périmètre de l’aire dévastée, il constate que les cimes des arbres sont toutes tournées dans la direction opposée à celle d’un endroit qu’il pense être le foyer de l’explosion.

     

    Le scientifique découvre également des douzaines de trous très larges. Ce qu’il ignore à ce moment-là c’est que ces cavités sont très nombreuses dans toute la Sibérie. Elles sont dues aux fortes variations climatiques dans la région.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Leonid Kulik

     

    Persuadé qu’une météorite est responsable de la catastrophe, Kulik rapporte de son expédition des indices confus et contradictoires.

    A aucun moment, il ne fait allusion à l’absence de cratère. Si une énorme météorite avait frappé la Terre, elle aurait laissé des traces de son impact, en l’occurrence un cratère.

     

    Les expéditions modernes n'ont à ce jour récolté aucun fragment de la météorite mis à part de petites sphérules de silicates et de métal, certaines renfermant des gaz.

    On sait que la formation de telles structures n'est possible qu'à de très hautes températures.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Photo des microparticules (© Université de Bologne)

     

    Deux autres expéditions sur le site ont eu lieu en 1928 et en 1929-1930 qui n’apportèrent rien de nouveau.

     

    Les autorités russes ont accepté que des scientifiques étrangers viennent sur le site à partir de 1989. Il est bien sûr regrettable qu’un tel retard ait été pris car la nature a repris ses droits et a recouvert rapidement les traces de l’impact.

     

    Des effets semblables à la bombe d’Hiroshima

     

    Après le lancement de la bombe atomique sur Hiroshima, en août 1945, on a mis en évidence des analogies entre l’explosion sibérienne et une déflagration atomique.

    A Hiroshima, on a observé que peu de dommages autour du point d’impact. Plus curieux, les plantes et les arbres ont repoussé, sur les deux sites, à une vitesse extraordinaire.

    La croissance des végétaux serait de l'ordre de 5 à 10 fois plus rapide que la normale d’après les chercheurs soviétiques.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Toungouska. Le site aujourd’hui (© Université de Bologne)

     

    Ils ont également notifié que des mutations seraient apparues sur certaines espèces d’insectes. Leurs propos sont cependant contestés par les chercheurs européens. Il y a donc un doute sur ces mutations qui ne pourraient être dues qu’à une augmentation de la radioactivité.

     

    Les témoins sibériens ont parlé d’un gigantesque nuage de fumée après l’explosion, ce qui évoque le champignon provoqué par les armes nucléaires.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Bombe d'Hiroshima. © Library of Congress

     

    Si les traces laissées ressemblent à celles d’une bombe atomique, il est absurde de penser qu’une explosion nucléaire ait pu se produire 40 ans avant l’invention de l’arme atomique.

     

    Un objet venu de l’espace

     

    De minuscules morceaux de silicate et de magnétite ont été retrouvés dans les arbres proches du point d’impact.

    L’étude de ces matériaux a montré clairement qu’ils provenaient du cosmos. Ce qui s’est abattu en Sibérie en 1908 venait-il de l’espace ?

     

    Ufologie:  Toungouska

    Le site en 1991 (© Université de Bologne)

     

    Certains commentateurs ont bien sûr tout de suite évoqué un vaisseau spatial. Les matériaux retrouvés étaient, pour eux, les débris d’un engin extraterrestre qui se serait désintégré en pénétrant dans l’atmosphère.

     

    Leur hypothèse était étayée par des témoignages d’habitants disant avoir vu un objet cylindrique dans le ciel, descendant lentement vers la Terre, puis changeant subitement de direction.

     

    Les différentes théories

     

    Trois hypothèses principales s’affrontent actuellement sans qu’aucune d’ailleurs soit totalement satisfaisante :

     

    L'explosion d'une petite comète (théorie des astronomes F.Whipple en 1930 et L.Kresak en 1978)

    L’impact d’un astéroïde pierreux (théorie du géochimiste Yevgeniy Kolesnikov)

    L’impact d'une météorite mixte (théorie de S.N.Blazhko et Yu V.FilippovYu)

    Pendant longtemps, les experts ont affirmé que l’explosion avait été provoquée par un fragment de comète entré en collision avec l’atmosphère terrestre, donc à plusieurs kilomètres au-dessus du sol.

     

    Cela expliquait la nature des dégâts provoqués par l’onde de choc et l’absence de cratère.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Le grand cratère de Barringer, en Arizona, est d'origine météorique. © Nasa

     

    Cependant, cette théorie est loin de tout expliquer et est aujourd’hui abandonnée.

     

    Il pourrait également s’agir d’un météoroïde dont la définition est : un objet interplanétaire dérivant des astéroïdes ou des comètes dont la masse se situe entre 10-9 et 108 kg, soit plus grand qu'une molécule et plus petit qu'un astéroïde (définition de L'Union Astronomique Internationale).

    C’est plutôt flou et cela ne nous donne pas la solution de l’énigme.

     

    Ufologie:  Toungouska

    Vue aérienne de la réserve naturelle de Toungouska (© Université de Bologne)

     

    Soyons clairs, actuellement, malgré les très nombreuses expéditions, les scientifiques ne savent pas avec certitude s'il s'agit d'une comète, d'un astéroïde ou d’un autre objet.

     

    La région de Toungouska est presque déserte. Si elle avait été plus peuplée, le bilan aurait été effroyable. Ce qui est plus inquiétant c’est que nul ne peut dire si ce phénomène encore non expliqué se reproduira et où.

     

    V.Battaglia (16.03.2006)

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    Les pluies d'animaux et pluies d'objets étranges

     

    Partout dans le monde, des animaux, ou des objets sont tombés du ciel. Ces pluies sont parfois explicables, mais certaines théories ne s’appliquent pas dans tous les cas de figure. On a déjà observé du sang dégouliner du ciel, des quantités phénoménales de crapauds, de vers ou de serpents, mais également de la graisse, des haricots ou de la viande.

    Ces pluies étranges sont si nombreuses et variées que l’on a créé un terme pour les désigner : les fafrotskies.

    Il est impossible de citer tous les phénomènes tant ils sont nombreux. J’ai donc sélectionné les témoignages authentifiés et qui ne peuvent être remis en cause.

     

    Les témoignages anciens

    Ces témoignages sont moins nombreux que ceux des temps modernes. L’historien grec Athénée signale une pluie de poissons qui a duré trois jours et un déluge de grenouilles dans son Banquet des sophistes, écrit vers le IIe siècle de notre ère.

     

    La plupart des chutes célestes des temps anciens sont très comparables à celles que nous observons aujourd'hui. Cependant, certaines sont uniques et ne se sont jamais reproduites.

    Par exemple, il y a eu une pluie de grosses souris jaunes à Bergen, en Norvège en 1578.

     

    Une substance fibreuse ressemblant à de la soie bleue tomba en grande quantité à Naumburg, en Allemagne, le 23 mars 1665.

     

    Une substance nauséabonde, de la consistance du beurre, tomba sur un vaste territoire dans le sud de l’Irlande en 1696.

     

    Un objet nauséabond, recouvert d’une sorte de toile, tomba à Amherst, dans le Massachusetts, le 13 août 1819.

    Il fut examiné par le professeur Rufus Graves.

    Sous la « toile », il découvrit une substance pulpeuse, couleur chamois. Exposée à l’air, cette substance prit une teinte livide, semblable à « du sang veineux ».

    L’objet serait tombé en émettant un éclat lumineux.

     

    Les cheveux d’ange

     

    Ufologie - Les pluies d'animaux et pluies d'objets étranges

     

    Les cheveux d’ange sont sans doute les objets les plus étranges tombant du ciel. Cette mystérieuse substance est déjà mentionnée dans The Natural History of Selborne par Gilbert White.

    Ce témoignage remonte à 1741. 

    On décrit habituellement les cheveux d’ange comme des fils légers d’une substance blanche, brillante et solide, comme de la soie.

    Tous les récits ont en commun un phénomène étrange :

     

    Si on essaye de rassembler cette substance pour l’analyser, elle fond et disparaît.

     

    La théorie la plus commune serait que les cheveux d’ange ne sont que des fils d’araignée. Cette théorie repose sur un phénomène connu, celui de l’aérostation ou plus simplement, la migration de certaines espèces d’araignées. Elles utilisent en quelque sorte leurs fils comme des parachutes pour se laisser emporter par les courants ascendants.

    Mais, malgré les nombreux témoignages, nulle araignée n’a jamais été retrouvée au bout de ces fils.

     

    D’après les analyses incomplètes, cette substance est très instable et se dégrade au contact de l’oxygène.

    Un scientifique a réussi à préserver quelques spécimens en les déposant dans des récipients scellés.

    Ces « fils » contiennent du silicone, du magnésium, du calcium et du bore. Cette composition ne nous est pas étrangère, mais ne correspond à rien de connu, y compris les fils tissés par les araignées.

     

    Des pluies d’animaux et d’objets étranges

     

    Les pluies d’animaux ont été observées par centaines. Par exemple, en 1877, des serpents vivants sont tombés du ciel sur le sud de Memphis. Ils mesuraient de 30 à 45 cm et sont tombés par milliers.

     

    Poissons, batraciens ou insectes tombent ainsi assez régulièrement sur des zones très précises.

     

    Concernant les pluies de grenouilles, l’hypothèse la plus rationnelle est la suivante : les grenouilles émergent de leur gîte durant les pluies torrentielles, et les témoins imagineraient seulement qu’elles tombent du ciel.

     

    Cette théorie est peut-être valable dans certains cas, mais est contredite par de nombreux témoignages. 

    Par exemple, pendant la Seconde Guerre mondiale, Joe Alpin rapporta les faits suivants :

     

    Il se trouvait en garnison à Halton Tower, en Angleterre, quand un soir il traversa en voiture un parc.

     

    « Le ciel s’obscurcit brusquement [….] puis les grenouilles arrivèrent, des millions d’entre elles se mirent à pleuvoir du ciel […]. Elles nous tombaient dessus. Il plut des grenouilles pendant au moins une heure et quart. »

     

    Rien qu’en Australasie, on a enregistré plus de 50 incidents identiques entre 1879 et 1971, soit plus d’un tous les deux ans.

     

    En principe, ce sont des animaux de petite taille. Un événement isolé s’est cependant produit avec la chute d’un taureau.

     

    Outre les animaux, toute sorte d’objets bizarres tombent du ciel.

     

    Dans la nuit du 26 septembre 1950, deux officiers de police patrouillaient dans Philadelphie. Leurs phares éclairèrent un objet scintillant qui se posait dans un terrain vague.

    Ils se rendirent sur place et virent à la lumière de leurs torches électriques un disque bombé de gelée pourpre, tremblotante, de 1,80 m de diamètre.

    Ils éteignirent leurs torches et virent que l’objet dégageait une faible lueur pourpre.

     

    Ils appelèrent des renforts et l’un des policiers essaya de ramasser la chose. Mais, elle se défit comme de la gélatine.

    La chose avait complètement disparu une heure après.

     

    La « gelée des étoiles » est l’un des noms donnés à la substance gélatineuse que l’on trouve à l’endroit où est tombée une étoile filante. Cette gelée stellaire s’évapore et il est donc impossible de l’analyser.

     

    Parmi les autres masses gélatineuses qui sont tombées du ciel, certaines ont pu être identifiées comme des amas d’œufs de batraciens ou d’insectes.

    Une autre hypothèse suggère que certains amas pourraient être des régurgitations à demi digérées d’oiseaux de mer.

     

    Le 22 août 1968, du sang et de la chair tombèrent sur une zone d’environ 2 hectares au Brésil.

     

    Une mystérieuse pluie de charbon et de briques s’est abattue dans les rues de Kilburn, en 1877.

     

    Le vendredi 3 mars 1876, ce sont des morceaux de viande qui tombèrent sur une zone de 100 mètres de long sur 50 de large dans le Kentucky.

    Ces morceaux furent analysés par plusieurs spécialistes. Il en ressortit qu’il s’agissait selon les morceaux : de cartilage, de tissu musculaire et de tissu pulmonaire, soit de cheval ou d’enfant (leur structure est très voisine).

     

    On a préféré retenir l’hypothèse de la viande animale et supposer que des buses avaient régurgité leur repas.

    Mais personne n’a pu dire combien de buses il aurait fallu pour recouvrir 5 000 m² et pourquoi personne n’a vu d’oiseaux.

     

    La théorie des tornades et cyclones

     

    La théorie la plus scientifique actuellement qui prévaut serait celle de tornades inhabituelles qui emporteraient dans les airs objets et animaux.

     

    Comme toujours, cette théorie est sûrement la bonne dans de nombreux cas. Cependant, on peut objecter qu’une tornade n’opère aucune sélection et éparpille de manière aléatoire ce qu’elle a emporté.

    Or, les pluies étranges contiennent toujours qu’un type d’objet ou qu’une espèce animale. Il n’y a jamais aucun mélange et tous sont déposés dans un périmètre bien précis. 

    Les rares fois où plusieurs espèces, d’oiseaux notamment, sont tombées du ciel, des explications météorologiques ont pu être fournies.

     

    De plus, la théorie de la tornade ou du cyclone ne peut s’appliquer quand le phénomène se produit par temps clair et sur une longue période.

     

    Comme expliquer par exemple qu’une pluie de tanches, des poissons d’eau douce d’Europe, se soit abattue sur l’île de Guam, dans le Pacifique ?

     

    L’hypothèse des cyclones et trombes marines implique également d’admettre que des animaux ont pu survivre sur de longues distances dans l’atmosphère en supportant les brusques changements de températures et de pression.

     

    Enfin, reste à expliquer comment un phénomène peut se reproduire à plusieurs reprises au même endroit comme si les objets ou animaux venaient d’un point fixe dans le ciel.

     

    V.Battaglia (25.01.2007)

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    Des objets fabriqués tombés du ciel

     

    Ufologie:  Des objets fabriqués tombés du ciel

     

    Il y a de nombreux objets qui tombent du ciel un peu partout dans le monde. En principe, il s’agit surtout de pluies d’animaux.

    Mais, à intervalle régulier, on a observé des chutes d’objets manufacturés. Aucune explication n’a été fournie, à ce jour, pour expliquer ces étranges « pluies ».

     

    Le 28 août 1962, Grady Honeycutt était en train de pêcher dans un lac près de Concord en Caroline du Nord quand il vit un globe scintillant tomber dans l’eau.

     

    Il s’approcha de l’endroit de la chute et vit l’objet posé au fond du lac. Les eaux étant très claires, il pouvait l’observer avec précision.

    L’objet brillait et était couvert de courts piquants. Il était aussi gros qu’une boule de bowling.

     

    Honeycutt repartit pour appeler le bureau du shérif. Le temps que ce dernier arrive, l’objet s’était désintégré et ressemblait à un enchevêtrement de fils.

     

    Le lendemain, trois plongeurs de l’armée fouillèrent cette partie du lac. Ils ne retrouvèrent que des morceaux d’aluminium.

    S’agissait-il d’un engin militaire utiliser pour repérer ou tromper les radars ?

     

    En septembre 1962, un objet en acier de 10 kg tomba dans une rue à Manitowock dans le Wisconsin.

    Cela ressemblait à un fragment de machine. En plusieurs points de la surface, l’acier avait fondu.

    L’objet fut transporté au Smithsonian Museum pour analyses. Les experts confirmèrent qu’il s’agissait bien d’un objet fabriqué mais sans autre commentaire.

     

    En 1963, un objet semblable à celui du lac près de Concord tomba dans un autre lac, mais cette fois en Irlande.

    D’après les témoins, il était sphérique et portait quatre tiges de métal. Il était, lui aussi, incandescent.

     

    L’armée irlandaise récupéra l’objet puis ce fut le silence. Aucun rapport ne fut jamais communiqué au public.

     

    V.Battaglia (20.06.2007)

     

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    OVNI. Ufologie

     

    OVNI signifie « objet volant non identifié », mais le fait que ces objets ne soient pas identifiés ne signifie pas automatiquement qu'ils soient d'origine extraterrestre.

    Toute la controverse porte d'ailleurs non pas sur la réalité de ces objets, mais sur leur provenance.

     

    Quelques scientifiques ont bien entamé des recherches sur ces phénomènes célestes bizarres, mais la plupart répugnent à associer leur nom à de ridicules « soucoupes volantes ».

     

    L'Ufologie est une science pourtant sérieuse et la grande majorité des ufologues sont des gens parfaitement équilibrés.

     

    Seuls les sceptiques les plus endurcis peuvent encore soutenir que les ovnis n'existent pas. Mais de quelle manière sont-ils réels ? Il y a sans doute plus d'une réponse.

     

     

     

    Les Dogons

     

    Les grands prêtres des Dogons, une tribu africaine du Mali, connaissaient l’existence de certaines étoiles, notamment Sirius, bien avant qu’elles ne soient détectées par nos télescopes modernes.

     

    En 1950, deux anthropologues français, Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, déclarèrent que Sirius B, bien qu’absolument invisible à l’œil nu, était depuis des siècles la clé de voûte céleste de la cosmologie des Dogons.

     

    La mythologie des Dogons

    Il y a environ 300 000 Dogons qui vivent sur un plateau rocailleux du Mali. On ne sait pas grand-chose de leur passé à part qu’ils sont arrivés sur le plateau de Bandiagara entre le XIIIe et XVIe siècle de notre ère.

     

    Encore aujourd’hui, les Dogons vivent paisiblement dans leurs villages de pisés dressés face à la plaine du Niger.

    Au pied de ces falaises escarpées, ce peuple vit au rythme des saisons, chacune étant honorée de danses rituelles.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Village Dogon. By Tata Timbo

     

    Les Dogons pourraient être un peuple bien ordinaire si leur cosmogonie n’était pas si surprenante.

     

    La vie des Dogons est imprégnée des mythes venus du fond des âges. Leur dieu créateur, Amma, a lancé des boulettes de terre dans l’espace, où elles se sont transformées en étoiles.

    Amma a ensuite modelé deux poteries blanches symbolisant le Soleil et la Lune.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Masque de cérémonie. By Ferdinand Reus

     

    Selon leur mythologie, Amma a tiré la Terre d’un boudin d’argile. Huit nommo, des petits génies aux yeux rouges et au corps vert sont nés de cette argile.

    Ils ont donné naissance à huit familles qui sont devenues les huit tribus du peuple Dogon.

     

    Ces mythes deviennent intéressants quand les Dogons affirment que les huit nommo viennent de Sirius.

    De plus, les Grands prêtres savent depuis fort longtemps que Sirius est accompagnée d’une autre étoile, baptisée par les astronomes Sirius B.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Sirius. © Nasa

     

    Ce qui est extraordinaire c’est que depuis plusieurs siècles, toute la cosmogonie des Dogons est commandée par Sirius B.

    Or, cette étoile n’a été découverte qu’en 1836 et identifiée comme une naine blanche qu’en 1915.

     

    Le savoir des Dogons

    En 1931, deux ethno-anthropologues français partent s’installer dans ce qui était alors le Soudan français pour y étudier les Dogons.

    Pendant 20 ans, Marcel Griaule et Germaine Dieterlen vont partager la vie des Dogons.

     

    Après plusieurs années, les Dogons ont parfaitement accepté les deux Français. En 1946, ils acceptent de leur expliquer leur cosmogonie.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Village Dogon. By John Spooner

     

    Les sages de la tribu tracent alors sur le sol à l’aide de bâtons la voûte céleste telle qu’ils se la représentent.

    Médusé, Griaule voit apparaître la constellation du Grand Chien et, gravitant autour, une étoile plus petite ainsi qu’un autre corps.

    Cette étoile, confièrent-il au scientifique, met 50 ans pour faire le tour de Sirius. Pour fêter cet évènement, tous les 50 ans, ils célèbrent la fête de "Sigui", afin de régénérer le monde.

     

    Pour figurer cette petite étoile, les Dogons ont choisi l’objet le plus petit dont ils disposent : la graine de la variété fonio du millet, céréale qui constitue leur principale nourriture.

    Dans leur langue, « Po Tolo (Sirius B) est de taille minuscule mais très lourde.

     

     

    Ufologie - Les Dogons

    Jour de Marché. By Herr Hartmann

     

    On sait depuis 1920 que les naines blanches, des étoiles en train de mourir, bien que petites, ont une incroyable densité.

     

    Quand les deux scientifiques ont demandé aux prêtres d’où ils tenaient ces connaissances, ils ont été formels :

     

    « Des créatures amphibies ont atterri sur la Terre il y a fort longtemps. Elles ont transmis ce savoir à quelques initiés.

    Ces créatures, les nommo, sont les Guides de l’Univers, les pères du genre humain. »

     

    Ufologie - Les Dogons

    Art Dogon. By Pierre Pouliquin

     

    Les Dogons dessinent un peu partout des figures qui évoquent l’arrivée des nommo sur Terre. Ils sont d’ailleurs très précis quant à l’atterrissage de l’arche. Cette dernière s’est posée au nord-est du pays dogon, près de l’endroit d’où les Dogons sont partis pour venir s’installer sur les plateaux.

     

    Il est évident que, comme dans tous les mythes, les symboles sont omniprésents, ce qui ne rend pas facile l’interprétation de chaque élément.

     

    Ce qui est certain, c’est que les connaissances des Dogons en astronomie dépassent largement leurs capacités d’observation ou de calcul.

     

    Les Dogons et l’astronomie

    Peu après, Griaule découvrit que les Dogons avaient bien d’autres connaissances en astronomie.

    Ils savaient, par exemple, que Jupiter a quatre satellites principaux. Ils savaient que Saturne a des anneaux, que la Terre tourne autour du Soleil et que les étoiles sont des corps en mouvement perpétuel.

     

     

    Ufologie - Les Dogons

    Masque de danse. By Ferdinand Reus

     

    Ils savaient également que la Lune est une planète morte. Depuis des générations, les prêtres enseignent que la Voie lactée est animée d’un mouvement en spirale, auquel participe notre système solaire.

     

    Un autre fait étrange, ils affirment que Sirius serait accompagnée, non pas d’une étoile, mais de deux étoiles. 

    Nous savons que Sirius B existe, mais, à ce jour, aucune Sirius C n’a été détectée.

     

    Si un jour, on découvre cette deuxième étoile, invisible à l’œil nu, le savoir des Dogons serait spectaculairement confirmé.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Danse rituelle. By Ferdinand Reus

     

    La grande question qui se pose depuis maintenant 1976, année de la parution de l’ouvrage de Robert Temple “Le Mystère de Sirius”, est :

     

    De qui les Dogons tiennent-ils leur savoir ?

     

    Les hypothèses sur le mystère des Dogons

    L’hypothèse d’extraterrestres souhaitant partager leur savoir avec les Dogons ne semble pas très sérieuse.

     

    Bien sûr, la description que font les prêtres depuis plusieurs centaines d’années de l’arrivée de cette “arche” est assez troublante.

    “En descendant, l’arche a fait retentir un bruit terrible, qui a fait trembler les pierres”

    Robert Temple ajoute qu’ils font également allusion aux immenses colonnes de poussière qui s’élevaient dans le ciel.

     

     

     

    Ufologie - Les Dogons

    Danse rituelle Dogon. By El Rabbit

     

    Les Dogons se sont transmis cette légende oralement de génération en génération et ils s’expriment sous une forme mythique et symbolique.

    Il est donc difficile d’en faire une interprétation rationnelle.

     

    À la suite à la parution du livre de Robert Temple qui montre beaucoup d’audace dans ses conclusions, les prises de position se sont succédées.

    Si ce scientifique croit à l’hypothèse extraterrestre, ce n’est bien sûr pas le cas de tous ses confrères.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Stockage du grain. By El Rabbit

     

    Pour certains, ce savoir s’expliquerait d’une manière très simple. Les Dogons ont été soumis à l’école laïque dès 1907 par les Français. 

    Leurs connaissances proviendraient donc tout simplement de notre propre civilisation.

     

    Cet argument, très rationnel, ne tient malheureusement pas l’analyse. En effet, le savoir des Dogons est très ancien et se transmettait bien avant le début de la colonisation.

    De plus, il est très peu probable que les instituteurs enseignaient l’astronomie et encore moins les raisons anormales du pouvoir d’attraction de Sirius B.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Maisons à flanc des rochers. By El Rabbit

     

    L’autre hypothèse est déjà beaucoup plus plausible. On sait que dès la plus haute Antiquité, les peuples proches-orientaux se passionnaient pour l’astronomie.

     

    Les Dogons n’étaient pas une tribu isolée. Leurs villages bordent les grandes routes commerciales qui reliaient autrefois l’Afrique occidentale à l’ancienne Egypte.

    Ils sont établis au sud de Tombouctou, siège d’une université qui, il y a 400 ans, était l’un des grands centres intellectuels de l’Islam.

     

    Ufologie - Les Dogons

    Maison familiale "ginnu na". By El Rabbit

     

    Des échanges culturels ont donc forcément eu lieu. Il est donc possible que par l’intermédiaire des Égyptiens, une partie des connaissances des peuples de la Mésopotamie et même de Grèce soit parvenue jusqu’aux Dogons.

     

    On constate d’ailleurs que Sirius apparaît souvent dans les mythologies antiques. Cela n’a rien d’étonnant, car après tout, c’est l’étoile la plus brillante de notre ciel. Les Égyptiens connaissaient bien cette étoile, car elle était liée aux premières inondations du Nil.

     

    Dans la mythologie grecque, plusieurs légendes font référence à des créatures amphibies, mi-poissons, mi-hommes.

    Les Babyloniens y font également référence. D'ailleurs, la plupart des mythologies et notamment grecque mettent en scène de nombreux monstres.

     

    Ufologie - Les Dogons

    By Ferdinand Reus

     

    Il y a-t-il eu mélange des différents mythes ?

     

    Et qu’en est-il de Sirius B, qui elle est invisible à l’œil nu ? Certains avancent l’hypothèse que dans des temps plus reculés, cette naine blanche brillait suffisamment pour être vue et étudiée avec des instruments rudimentaires.

     

    Effectivement, de nombreuses civilisations aujourd’hui disparues, avaient de bonnes connaissances en astronomie.

     

    Cette dernière hypothèse n’explique pas tout mais apporte des éléments sérieux à ce dossier. Si un jour, il s’avérait que Sirius C existe bien alors il nous faudrait envisager d’autres hypothèses.

     

    V.Battaglia (04.09.2007)

     

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