|
|
| UNE RECETTE QUI TOURNE MAL Il était une fois, dans une vieille petite maison, un vieil homme et une vieille femme qui vivaient tranquillement. Un jour, la vieille dame eut mal au ventre et fut obligée de prendre le lit. Son gentil mari, qui était handicapé et confiné sur une chaise roulante électrique super puissante, décida de lui faire une surprise. Il eut l'idée de lui préparer un gâteau, même s'il n'était pas vraiment bon cuisinier. Il façonna donc un petit bonhomme de pain d'épice et le décora de quelques pépites de chocolat, de jujubes, et de raisins secs. Le brave homme se trompa dans la recette et mit beaucoup trop de levure dans sa pâte à gâteau. Il plaça son chef d'œuvre dans le four, sur une plaque, et attendit. Au cours de la cuisson, le bonhomme se mit à grossir, à grossir, à grossir... ! Tout à coup, le four explosa en mille morceaux et, dans un nuage de fumée, apparut un géant de pain d'épice. Surpris, le vieil homme essaya d'attraper ce géant, mais il se brûla les mains, car il était encore très chaud. Le géant était très grognon, car la levure contenue dans la pâte lui avait donné très faim. Il cherchait à manger : "Je suis le géant de pain d'épice ! J'ai faim, j'ai très faim ! J'ai encore faim ! Courez, courez, je vais vous attraper pour vous manger ! " LA PREMIÈRE VICTIME Lorsque le géant de pain d'épice aperçut le très vieux monsieur sur sa chaise roulante électrique-super-puissante, il se dit qu'il avait l'air succulent et il décida de le manger sur le champ. Il sauta donc sur sa victime et l'avala d'une seule bouchée. " Je suis le géant de pain d'épice ! J'ai faim, j'ai très faim ! J'ai encore faim ! Monsieur le Vieux, tu étais vraiment délicieux. Monsieur le Vieux, tu m'as créé… Et maintenant, je t'ai mangé." De sa chambre, la vieille femme avait tout vu et voulut s'enfuir. En criant très fort, elle enfourcha la chaise roulante super-rapide de son défunt mari et se sauva à grande vitesse. Dans son affolement, elle se trompa et, au lieu de sortir par la porte qui menait à la route, elle se retrouva à l'arrière de sa maison, dans un champ en pente. La chaise roulante dégringola dans la prairie en cahotant follement. Soudain, la roue du véhicule heurta une roche très, très grosse. Le choc fut terrible. La vieille dame fut éjectée de son siège et fit un vol plané remarquable avant d'atterrir sur le dos d'une énorme vache. LA POURSUITE INFERNALE Lorsqu'elle reçut la vieille femme sur son dos, la vache sursauta. Paniquée, elle s'enfuit à travers champs, poursuivie par le géant de pain d'épice. Comme elle ne faisait pas très attention où elle mettait ses pattes, elle trébucha sur un petit lapin. À nouveau, voilà la vieille femme qui s'envole et cette fois, elle atterrit sur le dos d'un gros cheval de labour. Le géant de pain d'épice ne perdit pas son temps et se tourna vers la vache qui chancelait sur ses pattes : " Je suis le géant de pain d'épice ! J'ai faim, j'ai très faim ! J'ai encore faim ! Madame la vache, cache-toi car je te chasse. Cours, cours, aussi vite que tu peux car, te manger, moi je veux ! " Et le géant de pain d'épice avala la vache d'une seule bouchée ! À son tour, devant ce spectacle, le cheval se mit à hennir et prit la poudre d'escampette. Malheureusement, au bout de quelques foulées de galop, le pauvre animal essoufflé trébucha et tomba sur le sol. Encore une fois, la vieille dame fit un vol plané et atterrit dans les roseaux, près de la rivière. Caché dans la végétation, un renard assista à toute la scène. Comme il était intelligent, il se dissimula à la vue du géant. Il se doutait bien qu'il voudrait le manger, lui aussi. Il fallait qu'il trouve une idée pour lui échapper. Pendant ce temps, le géant de pain d'épice se tourna vers le cheval encore tout étourdi. " Je suis le géant de pain d'épice ! J'ai faim, j'ai très faim ! J'ai encore faim ! Cheval, cheval, ceci n'est pas un carnaval, car je suis un géant cannibale ! " Et le géant de pain d'épice l'avala d'une seule bouchée ! La vieille dame qui en avait vraiment assez de se faire poursuivre par un vulgaire géant de pain d'épice, décida d'aller se battre contre lui. La suite est facile à deviner Tout comme le vieil homme, la vache et le cheval, le géant l'avala d'une seule bouchée ! " Je suis le géant de pain d'épice ! J'ai faim, j'ai très faim ! J'ai encore faim ! " LE PONT FATAL Le renard avait sa petite idée. Il avait inventé une stratégie pour sauver sa vie. Surgissant devant le géant de pain d'épice, il lui assura qu'il était bien trop maigre pour lui servir de repas. Il se proposa pour le conduire dans un village voisin où il pourrait manger plusieurs délicieuses personnes. Sans se méfier, car il était bien naïf, le géant de pain d'épice accepta. Rusé, le renard conduisit le géant jusqu'à un vieux pont branlant qui traversait la rivière. Comme il était léger, le renard traversa le pont vermoulu sans problème. Il encouragea son compagnon à faire la même chose : - Viens me rejoindre, monsieur de pain d'épice ! Sans réfléchir, le bonhomme s'engagea sur le pont branlant, ne sachant pas qu'il était aussi fragile. Il était à mi-chemin lorsque le pont s'effondra dans un bruit de tonnerre sous son poids. Et il se retrouva dans la rivière. Dès qu'il toucha l'eau, le géant se sentit tout drôle. Ses jambes se ramollirent, puis, ce fut le tour de son corps. Un grand trou s'ouvrit dans son ventre et la vieille femme, le cheval de labour, la grosse vache, le vieil homme en sortirent chacun leur tour et remercièrent le renard. " Bravo, Renard, tu as arrêté la bagarre ! Rusé Renard, tu as stoppé le géant qui était vraiment méchant ! " Le renard aida tout le monde à regagner la rive, mais avant que le vieil homme ait le temps de le remercier, il se sauva en courant car il se méfiait des humains autant que des géants de pain d'épice. Le vieil homme et la vieille femme retrouvèrent leur vieille maison et ne fabriquèrent plus jamais de bonhomme de pain d'épice. Lorsqu'ils pensaient à lui, ils ne pouvaient s'empêcher de dire : " Pauvre géant de pain d'épice, pour toi, nous sommes si tristes. tu étais trop grand et un peu trop méchant. Maintenant, c'est fini ! Le géant s'est évanoui ! Écris par les enfants de 6è année et leur professeur Mme Josée Mondoux et Mme Angèle Delanois de l'école Beaconsfield au Québec mai 2003 Tous drois réservés |