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    Santé du cœur: quels gras choisir,

    lesquels éviter?

     

    On se demande souvent quels gras on devrait privilégier et en quelle quantité on peut les consommer. Voici ce qu’il faut savoir pour faire les meilleurs choix pour son cœur.

    Wendy Haaf de la revue Châtelaine

     

    Santé 3:  Santé du cœur: quels gras choisir, lesquels éviter?


    Photo: istock.com/Roxiller

     

    Pendant des années, on nous a dit qu’un régime faible en gras était la solution pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires, mais nous savons aujourd’hui que c’était une erreur. En fait, la clé consiste plutôt à consommer de meilleurs gras – tels que ceux contenus dans les noix et l’huile d’olive –, à s’en servir pour se rassasier et, du même coup, à diminuer notre apport de calories provenant de glucides raffinés. Nous avons demandé aux experts quelle quantité de gras est convenable, quelles sources privilégier et comment les utiliser.


    Bons: les gras monoinsaturés

    Sources: Huiles d’olive, de canola, d’arachide et de sésame; avocats, amandes, margarines non hydrogénées en pot.

    Les gras monoinsaturés améliorent le taux de cholestérol et peuvent également jouer un rôle dans le contrôle du taux de glycémie. L’huile d’olive extra vierge possède même des effets bénéfiques plus grands que l’huile d’olive ordinaire, souligne Rosie Schwartz, diététiste de Toronto et auteure du livre The Enlightened Eater’s Whole Foods Guide [traduction libre : Le guide des aliments entiers du mangeur éclairé]. Non seulement elle est plus riche en polyphénols – des composés qui abaissent le taux de cholestérol –, mais elle renferme en outre une substance qui aide à prévenir la formation de caillots sanguins, de la même façon que l’aspirine.

    Utilisations: Parmi les huiles tout usage, les huiles d’olive, de canola et d’arachide représentent de bons choix. Pour ce qui est de l’huile d’olive extra vierge, qui remplace délicieusement le beurre sur le pain et qui est une excellente base pour les vinaigrettes, elle peut également être utilisée pour frire les aliments. «Son point de fumée est plus élevé qu’on le croit, précise Rosie Schwartz. C’est d’ailleurs celle dont on se sert dans la région de la Méditerranée.» L’huile d’olive extra vierge et l’huile de sésame (dont on peut arroser les légumes et qu’on peut ajouter aux sautés) devraient être conservées à l’ombre et au frais.

    Quant à la margarine en pot, voici un truc pour la choisir. Dans le tableau des valeurs nutritives, on additionne les quantités de gras «in» (monoinsaturés et polyinsaturés): si le total est de six ou plus, elle est bonne pour le cœur.

     

    Bons: les gras polyinsaturés

    Sources: Poissons gras, huiles de canola, de carthame, de tournesol et de lin.

    Les gras polyinsaturés abaissent le taux de mauvais cholestérol (LDL) et de triglycérides. Certains d’entre eux (les oméga-3) peuvent également aider à prévenir la formation de caillots sanguins qui peuvent être à l’origine des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des infarctus. Les principaux acides gras polyinsaturés qu’on trouve dans les huiles végétales sont toutefois les oméga-6. Précisons ici que toutes les huiles sont constituées d’un mélange de différents types de gras – y compris de gras saturés –, dans des proportions variables. Il peut être judicieux d’opter pour des huiles renfermant peu d’oméga-6. En effet, certaines études démontrent qu’une trop grande consommation d’oméga-6 peut favoriser l’inflammation diffuse associée à un risque accru de maladies du cœur. Les huiles contenant un pourcentage plus élevé d’oméga-6 sont notamment celles de maïs, de coton et de soya (couramment utilisées dans la préparation d’aliments transformés vendus sous emballage). Les sources végétales d’oméga-3, quant à elles, incluent les graines de lin, le canola, les noix de Grenoble, les pacanes et les noix de pin.

    Utilisations: Les huiles de canola, de carthame et de tournesol conviennent toutes à la cuisson au four, au rôtissage, à la préparation de sautés et à la friture. Cependant, l’huile de canola reste la meilleure en ce qui a trait à sa composition en gras. Il est à noter que, peu importe la sorte d’huile utilisée, les aliments frits ne devraient représenter qu’une très petite partie de notre alimentation. On peut arroser d’huile de noix ou de lin (qui doivent être conservées au frigo) les salades, le yogourt ou les céréales, et leur ajouter ainsi un délicieux goût de noisette.


    Mauvais: les gras saturés

    Sources: Viande, produits laitiers, huiles de palme et de noix de coco, margarines dures.

    Ce type de gras fait augmenter le taux de mauvais cholestérol (LDL). Il est donc préférable de les consommer avec modération, ce qui ne veut pas dire que l’on doit éliminer entièrement certains aliments. Ainsi, si on a du mal à se passer de beurre, «on peut réduire sa consommation de viande rouge ou opter pour des produits laitiers faibles en gras», suggère Carol Dombrow, diététiste et nutritionniste-conseil pour la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. Le reste de notre alimentation compte également, souligne Rosie Schwartz. Par exemple, le gras saturé contenu dans les huiles tropicales (telles les huiles de palme et de noix de coco) sera moins problématique pour les végétariens.

     

    Les pires: les gras trans

    Sources: Aliments cuits et frits du commerce, plusieurs aliments transformés vendus sous emballage, saindoux, shortening.

    Quand il est question de gras et de risque de maladies cardiovasculaires, «les gras trans sont les pires», affirme Carol Dombrow. À quantité égale en grammes, les gras trans sont cinq fois plus nocifs que les gras saturés. Ils font augmenter le taux de mauvais cholestérol (LDL) et de triglycérides, tout en diminuant le taux de bon cholestérol (HDL). La bonne nouvelle? Des mesures sont en cours pour qu’ils soient interdits au pays.

     

    Combien de (bons) gras peut-on consommer?

    «Cela varie d’un individu à l’autre, répond Rosie Schwartz. La modération est très importante – manger beaucoup d’aliments qui baignent dans l’huile n’est certainement pas judicieux, mais une proportion de 35 à 40 % des calories totales est généralement acceptable, avec un maximum de 10 % de gras saturés.» Pour une femme dont les besoins sont de 1 500 calories par jour, cela représente de 4,5 à 5,5 c. à table environ, mais il faut se rappeler que cela inclut les gras de toutes sources, y compris ceux contenus dans les noix, le beurre d’arachide, les produits laitiers ou les avocats.

     

    Santé 3:  Santé du cœur: quels gras choisir, lesquels éviter?

     

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    La lavande, une fleur surdouée

     

    La lavande ne se contente pas d’embaumer: elle aurait de nombreuses vertus thérapeutiques, dont certaines sont prouvées scientifiquement.


    Anne Fleischman de la revue Châtelaine

     

    Santé 3:  La lavande, une fleur surdouée

    Photo: iStock.com/Brwozowska


    En tisane ou en huile essentielle, la lavande vraie (Lavandula angustifolia) est une championne pour soigner petits et gros bobos. Elle peut à la fois apaiser les coups de soleil et atténuer les symptômes du stress.


    La lavande aide-t-elle vraiment à se relaxer?

    La lavande réduit l’anxiété et améliore la qualité du sommeil chez les adultes et les enfants, selon des dizaines d’études scientifiques. La Commission E, un conseil consultatif allemand qui fait autorité en matière de plantes médicinales, confirme son utilité contre la nervosité et l’insomnie.


    Atténue-t-elle la douleur?

    Oui, car elle contient de l’acétate de linalyle, une molécule aux propriétés antalgiques et anti-inflammatoires reconnues. « On peut, par exemple, détendre un muscle contracté en le massant avec de l’huile essentielle de lavande », indique Dominique Baudoux, pharmacien, aromatologue et directeur du Collège international d’aromathérapie, en Belgique. Dans le cas de maux de tête, la lavande pourrait même exercer une double action. « Elle calmera la douleur, et si le mal de tête est provoqué par la tension nerveuse ou l’hypertension, la plante agira aussi sur sa cause en réduisant le stress ou la tension artérielle », avance-t-il. Plusieurs études ont aussi démontré son effet apaisant pendant l’accouchement, ainsi que pour calmer les douleurs menstruelles.


    Peut-elle soulager les maux de ventre et d’estomac?

    Il semblerait que oui. « C’est probablement lié à son côté sédatif et au fait qu’elle diminue l’intensité des spasmes », explique Alain Cuerrier, ethnobotaniste à l’Institut de recherche en biologie végétale de l’Université de Montréal. La Commission E a d’ailleurs approuvé son emploi pour traiter les ballonnements.


    Et quels sont ses effets antiseptiques?

    Grâce à un autre composé, le linalol, la lavande est un bon désinfectant. « Le linalol détruit les bactéries et les champignons, en plus d’avoir un effet cicatrisant », souligne Dominique Baudoux. La lavande n’est cependant pas la seule plante à en contenir. « La plupart des huiles essentielles sont antimicro-biennes. Celle qui est fabriquée à base de thym est selon moi un meilleur antiseptique », dit Alain Cuerrier.

    Quelle est la différence entre la lavande vraie et la lavande aspic, qu’on trouve aussi sous forme d’huile essentielle?

    En raison de leur composition chimique légèrement différente, les deux plantes ont chacune leurs forces. « La lavande aspic (Lavandula latifolia) est plus efficace contre les brûlures et comme désinfectant, alors que la lavande vraie agit davantage sur le système nerveux », précise Dominique Baudoux. Et s’il fallait n’en choisir qu’une? La lavande vraie remporte la palme, selon les experts.


    Massage, infusion, gélules… Que choisir?

    Tout dépend de ce dont on souffre. « Sur un coup de soleil, deux ou trois gouttes d’huile essentielle mélangées à une crème apaisante font effet rapidement. Pour les maux de ventre, on opte pour les infusions ou les gélules », indique Olivier Escudier, botaniste au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. Il rappelle que la lavande ne devrait jamais remplacer une ordonnance médicale en cas de maladie grave. Quant aux symptômes de stress et à l’insomnie, « l’huile essentielle en diffuseur atmosphérique fonctionne bien si le problème est léger. S’il est plus intense, un massage des tempes avec de l’huile essentielle diluée dans un corps gras permettra à la lavande de pénétrer dans la peau. Son efficacité sera donc renforcée », fait valoir Dominique Baudoux.


    Vers un médicament?

    La lavande a des superpouvoirs. Pourquoi n’existe-t-elle pas sous forme de médicament? « Les plantes renferment des centaines de substances chimiques dont chacune possède une ou plusieurs propriétés, explique le botaniste Olivier Escudier. À l’inverse, un médicament n’en contient la plupart du temps qu’une ou deux, qui ont des actions ciblées. Synthétiser toutes les molécules de la lavande dans un médicament coûterait une fortune. »

     

    Santé 3:  La lavande, une fleur surdouée

     

     

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    La santé n'a pas d'âge, une entrevue

    avec Denis Fortier

     

     

    Avoir mal au dos, oublier certains détails, perdre de la force musculaire, c’est normal à un certain âge? « Pas du tout! » répond le physiothérapeute Denis Fortier, qui déboulonne ces mythes dans un nouveau livre.


    Andréanne Moreau du magazine Châtelaine

     

    Santé 3:  La santé n'a pas d'âge, une entrevue avec Denis Fortier


    Photo: Getty Images/Hero Images

    Photo: Hugo B. Lefort


    Quelles sont les fausses croyances les plus répandues au sujet du vieillissement?

    D’abord, qu’il est naturel de souffrir de douleurs articulaires. Je vois des personnes de 40 ans qui se sont fait dire par leur médecin que leurs douleurs aux genoux sont normales. C’est ridicule. Dans la très grande majorité des cas, la douleur se traite et se prévient.

    Les pertes cognitives sont, elles aussi, souvent considérées comme banales. Pourtant, même s’il est vrai que le cerveau exécute moins efficacement certaines fonctions, il peut encore acquérir de nouvelles capacités. Cet organe répond très vite lorsqu’il est stimulé et il gagne en puissance, peu importe l’âge. Les problèmes de mémoire sont loin d’être une fatalité.

    De la même façon, les muscles peuvent toujours se développer davantage. Ce n’est pas l’âge qui diminue les capacités physiques, c’est l’inactivité. Les seuls êtres humains qui ne peuvent pas maintenir leurs performances physiques pendant toute leur vie sont les athlètes d’élite, car ils ont poussé leur corps à son maximum. Pour les autres, il est toujours possible d’être plus en forme. Il n’y a pas d’âge au-delà duquel on est condamné au déclin.


    Quelles conséquences ont ces préjugés?

    Cela incite à se résigner et à endurer, même quand on pourrait encore améliorer son état ou sa qualité de vie. Et quand un professionnel de la santé entretient de telles idées reçues, c’est grave. Croire que certaines maladies sont normales avec l’âge, c’est oublier tous les autres facteurs qui influencent l’état de santé. Des facteurs sur lesquels on peut agir.


    Alors, que peut-on faire pour améliorer son état de santé?

    Même si on n’a aucun pouvoir sur la génétique, ses antécédents ou son âge, on n’est pas impuissant, loin de là. Ce qui rend malade, c’est surtout le tabagisme, la malbouffe, la suralimentation, l’inactivité physique… bref,
    les habitudes de vie modernes. Et, sur ces éléments, on a une emprise réelle. Sans changer de vie du tout au tout, il suffit d’adopter une bonne habitude à la fois pour améliorer nos chances de vivre longtemps et en santé. Et il n’est jamais trop tard!

     

    Santé 3:  La santé n'a pas d'âge, une entrevue avec Denis Fortier

     

    On pourrait inverser les effets du vieillissement?

    On ne peut pas éviter les rides ou les cheveux blancs – des signes de l’âge qui sont immuables –, mais on peut renverser plusieurs autres processus. Le vieillissement est un mécanisme qui s’échelonne sur le très long terme. Tenter de le combattre, c’est un peu comme essayer de gagner une course contre la personne la plus lente du monde. On peut tous y arriver. Je traite des octogénaires qui parviennent à améliorer leur état en à peine quelques mois. Grâce à des exercices simples, ils améliorent leur équilibre et deviennent plus autonomes.

    Bien sûr, l’idéal est d’agir tôt, en prévention. Si on se donne vraiment la peine d’expliquer aux gens les bienfaits d’un mode de vie sain, qu’on leur propose un petit changement d’habitude plutôt qu’une pilule pour se soigner, je suis persuadé qu’on verra des progrès. Et puis, comme société, on a tout intérêt à faire ces changements. À long terme, la prévention coûte beaucoup moins cher que les médicaments.

     

    Santé 3:  La santé n'a pas d'âge, une entrevue avec Denis Fortier

    C’est normal, à votre âge ? – Arguments musclés pour prendre votre santé en main, par Denis Fortier, Éditions Trécarré, 24,95 $

     

    Santé 3:  La santé n'a pas d'âge, une entrevue avec Denis Fortier

     

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    MON CORPS À MA FAÇON

     

     

    Mon corps à ma façon

     

    Tout le monde a ses complexes physiques, et certains les acceptent mieux que d’autres. C’est notre choix de sérieusement considérer (ou non) la chirurgie, mais mieux vaut d’abord se renseigner quant aux autres possibilités avant de passer sous le bistouri.

    Régler ses bêtes noires

    Même en ayant de saines habitudes, en mangeant bien et en restant actif, le temps finit par nous rattraper… et c’est tout à fait naturel. Normal, donc, que notre ventre soit un peu plus mou, nos bras un peu moins toniques ou notre chevelure moins dense qu’il y a quelques années. Selon le trajet parcouru – grossesses, fluctuations de poids, maladie –, cette évolution peut grandement varier, d’autant plus que certains aspects sont génétiques. Travailler à s’aimer et à s’accepter est un bel objectif, mais lorsque nos petits «défauts» en viennent à prendre une importance disproportionnée dans notre vie, les corriger peut dans certains cas être bénéfique. Il existe une panoplie d’options et de traitements. «La chirurgie pour le corps la plus commune est la liposuccion, qui vient au quatrième rang des interventions esthétiques les plus fréquentes», affirme le Dr Jacques Haddad, chirurgien plastique et esthétique en clinique privée ainsi qu’au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. À partir de la cinquantaine, l’abdominoplastie et le redrapage des seins chez les femmes suivraient en termes de popularité. Du côté des technologies non invasives, la cryolipolyse (ou  «CoolSculpting»), qui sert à détruire le gras par le froid, est extrêmement populaire: «Cette technologie inventée par des scientifiques de l’Université Harvard rend les gens très satisfaits», déclare Marilyne Gagné, présidente et fondatrice des cliniques d’esthétique Dermapure. Un survol de différentes procédures s’impose si on pense passer à l’action. 

     

     

    Redrapage des seins

    C’est pour moi? Cette procédure s’adresse aux femmes avec un gros relâchement au niveau du buste. À la suite de la chirurgie, «on obtient des seins plus hauts avec une plus belle forme, qui sont plus stables dans les soutiens-gorge», observe le Dr Haddad. À noter: si on désire améliorer aussi le galbe et la fermeté de sa poitrine, on peut complémenter cette chirurgie par la pose d’implants.

    Bon à savoir Selon le Dr Haddad, cette chirurgie aurait un taux de satisfaction de 93 %! Ce serait aussi une procédure bien tolérée, dont la convalescence dure environ une semaine. Par contre, les cicatrices sont apparentes, surtout la première année. En matière de prix, on peut s’attendre à payer entre 5000 $ et 6500 $.

    Si je préfère éviter Du côté des technologies non invasives, il n’existe malheureusement pas d’alternative. Même si ces suggestions n’offrent en rien des résultats comparables à une chirurgie, un soutien-gorge ajusté ou des exercices ciblant les pectoraux peuvent donner un coup de main au niveau de la fermeté, tout comme les crèmes raffermissantes et lissantes.

     

    Gel concentré galbant cou Contour+, de Jouviance (75 $). 

    Crème rajeunissement du décolleté et des mains, de NIA24 (66,10 $).

    Gel cou et décolleté Dragon’s Blood, de Rodial (80 $).

    Crème galbante buste, d’Institut Esthederm (69 $).

     

    Abdominoplastie 

    C’est pour moi? L’abdominoplastie vient réduire l’excédent cutané au niveau du ventre. «Elle peut aussi être combinée avec une liposuccion pour améliorer le contour», explique le Dr Haddad. 

    Bon à savoir L’abdominoplastie a l’avantage d’avoir un très haut taux de satisfaction et d’offrir un beau contour abdominal. En revanche, c’est une procédure qui demande une convalescence de deux semaines et laisse des cicatrices, d’autant plus qu’elle nécessite une anesthésie générale et présente donc davantage de risques opératoires. Le candidat ou la candidate idéale aura un poids stable près de son poids santé et sera dans une bonne forme générale. Le prix commence à environ 8000 $.

    Si je préfère éviter Quand un relâchement de peau nous tracasse, on peut se tourner vers le Thermage, une technologie qui utilise la radiofréquence pour resserrer les tissus et stimuler la production de collagène. Selon Marilyne Gagné, cette technologie est souvent utilisée de pair avec le CoolSculpting pour d’abord enlever un peu de gras, puis raffermir la peau pour un résultat optimal. Ces traitements peuvent déjà faire une belle différence.

     

    Gel minceur-tenseur Slim Design, d’Elancyl (50 $, dès le 27 mars).

    Crème anti-âge pour le corps Black Tea, de Fresh (85 $).

    Crème exfoliante drainante pour le corps, de Lotus Aroma (34 $).

    Roller Minceur rondeurs rebelles, de Puressentiel (29,99 $).

    Lotion corps lissante Smoothing + Coconut Coffee, d’OGX (8,99 $).

     

    Redrapage des bras

    C’est pour moi? Si on présente un gros excédent ou un relâchement de peau au niveau des bras, cette chirurgie s’avère une option. On peut s’attendre à de bons résultats, mais aussi à des cicatrices assez longues et quand même visibles, surtout la première année suivant la procédure. «On peut aussi avoir une certaine perte de sensibilité au niveau des avant-bras», estime le Dr Haddad. 

    Bon à savoir Cette procédure peut aussi être combinée avec une liposuccion, si nécessaire. En matière de convalescence, on parle d’une à deux semaines. On peut s’attendre à débourser à partir de 5600 $. 

    Si je préfère éviter La technologie Thermage pour resserrer la peau s’avère, ici aussi, une option. On peut aussi travailler notre musculature avec des exercices qui ciblent les bras: «Une personne musclée aura une apparence moins flasque que quelqu’un qui ne l’est pas», révèle la Dre Marie-Andrée LeBlanc, propriétaire de la clinique LeBlanc Médecine Esthétique. 

     

    Laser vaginal

    C’est pour moi? Assez nouveau comme traitement, le laser vaginal diVa traite certains inconforts auxquels font face bon nombre de femmes en préménopause ou ménopausées: le manque de lubrification lors de rapports sexuels et l’incontinence. «La moitié des femmes ménopausées ont un problème de sécheresse vaginale», avance la Dre LeBlanc. Selon elle, le sujet demeure assez tabou. Souvent, les femmes n’osent pas parler de leurs symptômes, alors que le laser serait un traitement efficace. «Nous avons le laser depuis le mois d’octobre, et jusqu’à maintenant, nous avons un taux de satisfaction de 100 % au niveau du traitement de la sécheresse et de l’incontinence.»

    Bon à savoir Chaque patiente est évaluée afin de cerner si elle est une candidate pour ce traitement. Son PAP test doit être à jour. La procédure elle-même dure environ trois minutes et ne requiert pas d’anesthésie. Selon la Dre LeBlanc, il n’y a pas de convalescence, mais on doit éviter les rapports sexuels, les bains tourbillon et les trempettes au spa pendant les 48 heures suivantes. Le traitement se fait en trois fois, avec un entretien une fois par année par la suite. Il coûte environ 3700 $ au total, puis 1200 $ pour cet entretien.

    Si je préfère éviter Avant de considérer le laser en cas de sécheresse, notre médecin peut commencer par nous prescrire un œstrogène vaginal sous forme de crème, de comprimé ou d’anneau, par exemple. En pharmacie, on peut aussi se procurer un lubrifiant ou un hydratant vaginal. Quant à l’incontinence, la physiothérapie périnéale peut être tentée, mais les résultats ne seraient pas aussi immédiats.

     

    Greffe capillaire

    C’est pour moi? «La greffe capillaire cible les hommes et les femmes souffrant d’alopécie androgénétique, donc héréditaire et hormonale», révèle le Dr Yves Hébert, omnipraticien expert en restauration capillaire. La perte de cheveux doit être légère à modérée, et notre chevelure, bien fournie à l’arrière de la tête: c’est à cet endroit que le chirurgien prélève les greffons transposés là où on recherche davantage d’épaisseur. 

    Bon à savoir Bien qu’il soit impossible d’obtenir la même densité de cheveux qu’auparavant, on peut tout de même retrouver un certain volume. La procédure laisse toutefois des traces: dans le cas d’une chirurgie classique par bandes, on aura une longue cicatrice linéaire à l’arrière de la tête. Dans une chirurgie par excision folliculaire, les greffons sont prélevés de manière plus dispersée sur le cuir chevelu à l’arrière de la tête. «Les désavantages résident surtout dans l’inconfort entourant le processus chirurgical et dans le retrait social de quelques jours nécessaires à la convalescence», indique le Dr Hébert. On devra débourser au minimum 4500 $ pour cette procédure.

    Si je préfère éviter Selon notre degré de calvitie, on peut recourir au finastéride, un médicament pris quotidiennement qui agit sur la cause hormonale de la condition, ou au minoxidil, une mousse appliquée deux fois par jour directement sur le cuir chevelu afin de stimuler la circulation sanguine et favoriser un meilleur apport nutritif aux follicules. Une autre alternative, le PRP («plasma riche en plaquettes»), consiste à injecter du plasma extrait de notre propre sang dans le cuir chevelu dans le but de régénérer le follicule pileux.

     

    Photorajeunissement

    C’est pour moi? «Le meilleur traitement et le plus reconnu au monde pour les taches pigmentaires, c’est l’IPL, aussi appelé “lumière pulsée” ou “photorajeunissement”», assure Marilyne Gagné. Il mise sur une lumière qui décharge son énergie afin d’éliminer la tache, et s’utilise autant sur le visage que sur le décolleté ou les mains. 

    Bon à savoir Grâce à ce traitement, on peut s’attendre à une diminution des taches pigmentaires d’environ 50 à 100 %, selon l’experte. On fait en général un à trois traitements selon la quantité de taches à traiter et leur avancement. Mieux vaut procéder en hiver (ou au plus tard en juin), car on doit éviter l’exposition au soleil pendant au moins six semaines avant le traitement. La procédure même dure environ 30 minutes et coûte aux alentours de 300 $.

    Si je préfère éviter Il y a moyen d’estomper un peu les taches pigmentaires en utilisant les bons soins à la maison. «En matière d’ingrédients actifs, le rétinol, la vitamine C et l’acide glycolique viennent vraiment travailler les taches», poursuit Marilyne Gagné. On n’oublie pas que les sérums pour le visage conviennent tout aussi bien au décolleté et aux mains! Et porter un écran solaire au quotidien nous aidera à réduire grandement l’apparition de nouvelles taches.

     

    La Crème Main texture riche, de Chanel (70 $).

    Sérum éclaircissant anti-taches, de Reversa (49 $).

    Crème de secours mains Dark Spot Rescue, de Vaseline (àpd. 6,77 $).

    Vernis éclaircissant visage et corps au curcuma, de Volition (48 $).

     

     

    Se faire traiter à l’étranger?

    Le tourisme médical semble prendre de l’ampleur depuis quelques années; mais y a-t-il des avantages concrets à se faire traiter dans un autre pays? Si l’idée d’économiser sur notre chirurgie tout en combinant convalescence et vacances peut s’avérer alléchante, d’autres facteurs sont à considérer. «On ne peut pas toujours garantir ou contrôler la qualité des soins et des infrastructures», avertit le Dr Haddad. Lorsqu’il est question de santé et de beaux résultats, surtout dans le cas d’une chirurgie esthétique, c’est peut-être jouer avec le feu. «Il y a aussi la question du suivi après le traitement», soulève la Dre LeBlanc. En cas de complication, il faudra prévoir un vol de plusieurs heures pour retourner voir son chirurgien. Un pensez-y bien!

     

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    La nature comme médicament

     

     

    Un billet du médecin pour aller jouer dans le bois? De plus en plus de scientifiques croient que le contact avec l’air pur et les petits oiseaux est parfois aussi efficace qu’une pilule.


    Marie-Hélène Proulx du magazine Châtelaine

     

     

    Santé 3:  La nature comme médicament

     


    Faire du camping ne correspondait pas à la définition du bonheur de Jacinthe (prénom fictif), plus portée sur les draps en soie des quatre étoiles à Paris que sur les toilettes sèches. Ce sont pourtant les expéditions en roulotte qui l’ont sauvée, il y a huit ans. Ça, et charrier des roches, de l’engrais et encore des roches à travers les 13 acres de son lopin de terre situé au pied d’une montagne en Estrie.


    « Je ne vivrai jamais assez longtemps pour payer ma dette à la nature », confie-t-elle alors que nous arpentons sa propriété enclavée dans des vergers, escortées de Valentin, son guilleret pitou. De sa maison deux fois centenaire s’échappe une odeur de rôti de palette à corrompre une végétarienne. Des sources souterraines se déversent dans l’étang, des rectangles de bonne terre grasse attendent les semis et des scilles frondeuses percent le sol malgré le froid de canard. « Dans une couple de semaines, ça va faire un beau tapis bleu ! Faudra que tu reviennes. »


    Difficile d’imaginer que cette sexagénaire pétulante, cultivée et curieuse ait un jour avalé une dose potentiellement létale de morphine, dégoûtée qu’elle était de son quotidien miné par la dépression et l’alcoolisme. « Moi-même, je m’explique mal pourquoi je me suis rendue là. J’avais tout pour être heureuse – des gens qui m’aimaient, une belle carrière, une vie confortable… Une chose est sûre, c’est en m’en remettant à mon jardin et à la beauté sauvage des parcs nationaux que je suis peu à peu passée de la noirceur à la lumière. Ces paysages m’ont apaisée. Et je n’ai jamais rechuté. »


    La pilule verte

    Que les sceptiques se rhabillent : Jacinthe ne se raconte pas d’histoire. Des centaines d’études publiées dans les revues scientifiques les plus sérieuses démontrent que le contact avec la nature aide à prévenir certaines maladies mentales et physiques, et même à s’en rétablir. « Mais c’est méconnu et sous-utilisé, affirme François Reeves, cardiologue d’intervention au CHUM et auteur de Planète Cœur – Santé cardiaque et environnement (Éditions MultiMondes et du CHU Sainte-Justine, 2011). Quand je suis invité dans les facultés de médecine pour en parler, j’ai droit à une standing ovation. Sauf que les médecins n’ont pas encore intégré cette approche. Ils ont plutôt le réflexe d’envoyer leurs patients à la pharmacie. »


    La docteure Melissa Lem, de Vancouver, est l’une des rares au pays à prescrire des promenades en milieu naturel à titre de traitement, entre autres pour les troubles de l’humeur et de l’attention, l’anxiété et la dépression. « Lorsque j’ai commencé à proposer ça, il y a cinq ans, j’étais un peu inquiète de la réaction des gens, témoigne l’omnipraticienne. Mais ils ont été super réceptifs. Il semble que ça leur fait beaucoup de bien. » Bien sûr, ces « moments verts » s’accompagnent souvent d’une ordonnance pour des médicaments ou d’autres recommandations, comme faire davantage de sports ou modifier son alimentation. Bien malin qui saurait dire ce qui contribue le plus à remettre les gens sur le piton. « Chose certaine, des études prouvent que les gens sont plus portés à faire de l’exercice quand ça se passe au grand air qu’au gym, dit-elle. Aussi, des patients m’ont confié avoir vu leur niveau de stress augmenter à la suite d’un déménagement dans une ville moins verdoyante. »


    Cet état de bien-être en nature, on le doit beaucoup au bon air qu’on y respire, a constaté François Reeves, alors qu’il préparait un livre sur les facteurs de risque des maladies du cœur, il y a 10 ans. « Avant, si vous m’aviez demandé à quel point l’environnement a un impact sur la santé, j’aurais répondu : “Bof, peut-être un peu…” Jusqu’à ce que je réalise que la possibilité de subir une crise cardiaque ou un AVC peut être multipliée par 10 quand on habite un endroit où le béton a chassé le vert. »


    C’est que les particules en suspension crachées par les usines et les voitures ont des effets dévastateurs sur nos systèmes immunitaires et cardiovasculaires. Comme les arbres ont la faculté de purifier l’air de ces saletés, plus on en retrouve dans son milieu, mieux on se porte. D’ailleurs, une vaste enquête menée au début des années 2000 auprès de 40 millions de Britanniques a démontré que, peu importe son revenu, le fait de vivre dans un secteur vert – y compris en ville – réduit de 6 % le taux de mortalité prématurée. Et ce, même si on n’y pratique pas d’activités physiques. En plus de jouer les super purificateurs d’air, les arbres auraient le pouvoir de booster notre production de « cellules tueuses de cancer ». Ils permettraient aussi d’abaisser la tension artérielle et le niveau d’hormones du stress, grâce aux composés organiques volatils qu’ils émettent pour se protéger des insectes et des microbes. Ces molécules, dont certaines sont merveilleusement odorantes – pensons au parfum revigorant des pins, par exemple –, auraient un effet protecteur qui perdure une semaine après un séjour de trois jours dans la forêt.


    Du vert, svp !

    Plus de la moitié de la planète réside aujourd’hui en zone urbaine. Au Québec aussi, les régions métropolitaines se densifient. Or, une tonne d’études montrent que le trafic, le bruit et la pollution affectent gravement la santé mentale et physique. « D’où l’importance de ramener la nature en ville pour des raisons sanitaires », insiste le cardiologue François Reeves.


    Une saucette dans le bois

    Ce sont des Japonais qui ont fait cette découverte, eux qui croient depuis longtemps aux vertus thérapeutiques du contact avec la nature. On leur doit notamment le concept du shinrin-yoku ou « bain de forêt ». Des chercheurs nippons ont observé que passer 40 minutes au milieu des arbres deux fois par jour diminue la fatigue, l’anxiété, la déprime, la tension et la confusion. Une sorte de Prozac naturel, quoi. C’est tout à fait ce que ressent Anick Gaucher dès qu’elle sort du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine pour regagner sa vieille maison de bois au milieu des champs, à Saint-Antoine-sur-Richelieu. « Ma façon de respirer change au fur et à mesure que je me rapproche. C’est comme si je me déposais », raconte l’enseignante en psychologie au cégep Ahuntsic, à Montréal.


    Son amoureux n’en revient pas encore de voir son ex-citadine de blonde revêtir des guenilles pour ramasser des feuilles et corder du bois, elle qui était plutôt escarpins, rouge à lèvres et tailleur chic. Mais ce n’est pas la métamorphose la plus étonnante à laquelle il a assisté. « Ça faisait 20 ans que je prenais des médicaments pour contrôler mon trouble d’anxiété généralisée, dit-elle. Avant qu’on déménage ici, il y a huit ans, je faisais deux ou trois attaques de panique par jour. Mon chum ne savait plus quoi faire pour m’aider. Mais depuis quatre ans, c’est fini. J’ai cessé toute médication. »


    Son quotidien n’est pas dénué de stress pour autant. Mais elle trouve désormais en elle les ressources pour le maîtriser. Les heures de voyagement entre le cégep et sa campagne valent le coup, juge-t-elle. « Je suis sortie de la bulle artificielle dans laquelle je vivais pour me reconnecter au rythme des saisons. Là, tu vois, les bernaches sont arrivées. En face de la maison, il y a un boisé où je peux observer l’évolution des feuilles. À côté, mon voisin va bientôt semer… Assister à tout cela aux premières loges me calme. » Au-delà des bénéfices qu’apporte l’air pur produit par les arbres, le spectacle de la nature permet aussi au cerveau de se remettre de l’attention soutenue qu’on exige de lui pour résoudre des problèmes au travail et effectuer de multiples tâches.

     

    Santé 3:  La nature comme médicament

     

    Photo : Jean-Philippe Sirois


    Côté jardin

    Les centres-villes, aussi admirables soient-ils pour leur architecture, n’ont pas cette action restauratrice – les rues grouillantes de monde, les klaxons, les feux de circulation, les façades des boutiques sollicitent nos sens à l’extrême. Tandis qu’observer le fourmillement des insectes, le débit d’une rivière ou le vent dans les arbres exerce une fascination douce qui, en plus de tirer peu de jus, nous divertit de nos ruminations. Au terme de ce répit mental, on raisonne mieux, on est moins anxieux, et peut-être même plus altruiste, selon des recherches coréennes.


    Il y a longtemps d’ailleurs que les hôpitaux psychiatriques ont compris ça. « Ce n’est pas un hasard si la plupart ont été construits à la campagne, explique Rob Whitley, spécialiste de la psychiatrie sociale au centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal. À l’époque, la décision de s’y établir s’appuyait surtout sur des croyances folkloriques quant aux propriétés curatives de la nature mais, aujourd’hui, les preuves scientifiques s’accumulent. »


    C’est pour cette raison que Douglas tient tant à son programme de thérapie par l’horticulture. L’établissement, qui opérait une ferme au temps où l’arrondissement Verdun était rural, possède toujours deux vieilles serres bien entretenues et des ­jardins extérieurs.

     

    Santé 3:  La nature comme médicament


    Photo: iStock

     

    On y est à peine depuis quelques secondes que déjà les épaules se relâchent. Effet ­combiné de l’odeur du terreau, de Chopin à la radio et des sourires bienveillants de Marielle Contant et Jacques St-Hilaire, horticulteurs en résidence. Sous leur supervision, des groupes de personnes souffrant de problèmes de santé mentale se succèdent pour bichonner les plantes. Aujourd’hui, des filles aux prises avec des troubles alimentaires viennent préparer 150 boutures de coléus. D’autres s’activent à monter de ravissantes jardinières en papotant.


    Cela fait plus de 20 ans que Marielle et Jacques travaillent aux serres et jamais ils n’ont eu de « code blanc », cet appel d’urgence lancé à la sécurité quand un patient devient trop agressif. Une situation tout à fait exceptionnelle, selon leur patronne Christianne Bourgie, chef du rétablissement et de l’intégration sociale. « Ça arrive régulièrement à l’hôpital, et à l’occasion dans les autres ateliers qu’on offre, dit-elle. C’est dire à quel point l’environnement ici est apaisant. » Assez pour faire baisser la tension artérielle, améliorer la concentration et rendre plus tolérant au stress, selon les tests effectués.


    « Beaucoup nous disent que le fait de repiquer, désherber, arroser, ça chasse leurs idées noires, dit Jacques St-Hilaire. Il faut voir leur fierté à la fin de l’été, quand leurs efforts se matérialisent en belles grosses tomates ! » Certains ne les mangent même pas, trop heureux d’avoir enfin l’occasion d’en faire cadeau aux autres, eux qui ont souvent bien peu de moyens. « J’ai travaillé longtemps comme préposé aux bénéficiaires en psychiatrie avant d’aboutir aux serres, ajoute-t-il, et je peux affirmer que je n’ai jamais vu autant d’entraide entre les patients. » C’est le contact étroit avec la vie qui leur fait tant de bien, estiment ses collègues. « Il y a quelque chose de magique dans le fait de planter une graine, qui n’a l’air de rien au début, puis de la voir croître et donner des fruits, avance Christianne Bourgie. Ça tient du miracle. Et ça suscite de l’espoir. L’espoir qu’on peut croître, nous aussi. »

     

    Santé 3:  La nature comme médicament

     


    La géographie du bonheur

    Où se trouve-t-on précisément lorsqu’on se sent le mieux ? C’est ce que deux chercheurs anglais ont entrepris de découvrir grâce à l’application pour téléphone intelligent mappiness (une contraction des mots map et happiness). Les gens qui la téléchargent doivent communiquer leur état d’esprit, ce qu’ils font et avec qui ils sont au moment où ils reçoivent une notification du système. Un GPS détermine leurs coordonnées géographiques. À ce jour, l’analyse des données fournies par 20 000 participants indique que c’est lorsqu’ils sont en pleine nature que les gens sont le plus heureux.

     

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